lundi 11 juin 2012

Nicolas Moulin, donation volume 3

Un peu à l'Est, avec Nicolas Moulin. N'oublions pas que ce dernier a séjourné en Hongrie dans le cadre de Germination 9, résidence pour jeunes artistes européens.
Pour commencer cette visite, je vous propose :



Nous sommes à Prague (Praha) devant le Palais de la Culture grâce à cette belle carte postale Press-Photo dont la photographie serait de Milan Racek.
On aimera l'ambiance étrange due au soleil qui fait vibrer d'un éclat puissant la façade de verre. Dans un grand style soviétique comme Frédéric Chaubin nous les a fait redécouvrir, la construction serait de l'architecte Jaroslav Mayer et daterait de 1975.
J'avoue beaucoup aimer cela. Regardons aussi le traitement des niveaux du sol, les combinaisons de passerelles et contre-forts qui ajoutent à la massivité de l'ensemble. A Prague, la Culture c'est... solide !
Les deux pointes qui grattent le ciel font un beau signal à cette architecture.
Pour la détente :





Nous sommes en Hongrie à Hajduszoboszlo dans ce qui est toujours un hôtel le Hunguest Hotel Beke. Avouez que cela est bien beau non ?
Dans une ville thermale hongroise, une piscine extérieure est bordée par un belle courbe ouverte qui couvre à son tour une piscine. L'ensemble s'articule ainsi courbe contre barre et l'ensemble existe toujours ! Voici quelques images piquées sur le site de l'hôtel... cela laisse rêveur, on dirait bien que Martin Parr a inventé le mot "boring" pour ce type de photographies :




Dans la même ville :



C'est bien plus brutal ! Et j'adore ça ! 
J'aime beaucoup la "sécheresse" de la piscine au pied de la tour de la "Recréation Home EDOSZ of the Trade Union " ! J'irai sans doute un jour car cet hôtel existe encore et une fois de plus admirons le sens de la communication de cet hôtel en regardant des images prises sur son site...


On continue avec la Hongrie :



Cette fois nous sommes à Bük-Gyógyfürdő devant "Trade Union Recreation Home" ! Pas grand chose à en raconter. On pourrait regarder la curieuse grille de sa façade où chaque fenêtre possède un petit auvent rose, on pourrait s'interroger sur le volume orange du toit. L'artiste a-t-il séjourné dans ce lieu ? La photographie de cette carte postale est due à Konya Guido.
Beaucoup, beaucoup plus à l'Est et aussi beaucoup beaucoup plus... sévères deux cartes postales de monuments provenant de Pyongyang en Corée du Nord ! Le premier est le "Monument to Party Founding" et le second la "Tower of the Juche Idea " (sic).





Finissons avec une beauté mystérieuse :



Je ne sais pas si nous sommes encore en Corée mais j'imagine vu la calligraphie au dos de la carte postale et vu la qualité d'impression que nous devrions bien encore y être.
Je sais que ce n'est pas bien mais j'aime énormément ce genre de monstre puissant. On remarquera que là aussi, le réflexe de premier plan en verdure est respecté ! Il s'agit vraiment d'une mode internationale !  Je vous donne le verso également, on ne sait jamais si quelqu'un peut nous traduire cette carte postale...
Je vous rappelle également que Nicolas Moulin a réalisé à partir d'une architecture coréenne et nordique  des travaux qui me fascinent... le Datchotel Ryugyong.





dimanche 10 juin 2012

Nicolas Moulin, une donation Volume 2

Reprenons de suite l'exploration de cette donation.
Et reprenons en n'oubliant pas que c'est un artiste qui nous envoie ces cartes postales. On pourrait ainsi, l'air de rien, remarquer et isoler un petit groupe de cartes postales provenant d'une ville qui fut importante pour ce dernier puisque c'est celle de son école des Beaux-Arts : Cergy !
Ce n'est donc certainement pas un hasard que Nicolas Moulin ait pu posséder des images de cette ville. Les a-t-il achetées sur place pendant sa formation ? Forment-elles une sorte de corpus nostalgique ? Sont-elles simplement des cartes postales comme les autres ?
On ne peut en tout cas mettre de côté le fait que l'image d'une telle ville et ce type de représentation soient un signe de son travail presque un contre-pied à celui-ci !
Et vlan !



Cette carte postale Lyna nous montre donc Cergy dans une vue générale bien axée. Au premier plan les constructions de Bofill qui n'arrive pas depuis ce point de vue à camoufler les tuyauteries extérieures. Les corniches moulées ici ne servent à rien ! On voit une ville encore en construction et une grue s'amuse elle, à se désaxer derrière la pendule ! Sans doute que d'ici, le photographe des éditions Lyna, Paul Viard, voulait nous dire la densité de l'urbain et l'horizon campagnard...
Descendons un peu...



...Même éditeur et toujours Monsieur Viard comme photographe pour cette carte postale qui nous montre la Place du Marché et la Mairie de Cergy. Le Photographe, bien campé sur ses deux pieds, se place exactement dans l'axe évoqué plus haut. Quelque chose d'italien, quelque chose de Sienne dans une géométrie dure pourtant adoucie par une coloration pierreuse blonde et chaude. Il faudrait enlever les parasols et les chaises en plastique, les géraniums toujours inutiles pour trouver un point de vue digne d'une cité idéale vide, parfaite, presque terrifiante.
Malheureusement la pendule dans son design digne d'une swatch trouvée dans un leader price brise un rien cette capacité onirique. Nicolas Moulin, assis en terrasse, a dû un jour de mai un peu chaud, lire ici l'autobiographie de Claude Parent et s'éveiller encore un peu plus à l'espace qui l'entourait. La prise de conscience dans un lieu tel que celui-ci est redoutable, troublante et motrice.
Il a alors marché, le nez au vent, regardant le ciel au travers...



...des jeunes arbres chétifs. Il a compris, son corps passant dans la Place de la Fontaine que les espaces qu'il aimait il devrait bien plus souvent les inventer que les parcourir. Et la brique encore, le béton moulé encore, et les messieurs sérieux qui vivent là lui donnèrent à jamais l'envie d'être celui qui fabrique, qui manipule, qui génère ses lieux. Il a levé la tête. Novomond. Il a levé la tête et l'horizon presque seul a basculé.
Les formes grandes des architectures, les formes sont devenues étranges, inconnues et de nouveau...



...elles s'offraient comme des sculptures, hors d'un programme utile : déprogrammées. La préfecture de Cergy devenait aztèque, perse, babylonnienne comme tombée là. Il voulait arracher les fleurs, piétiner l'inutile décorum, faire venir la terre rouge. Il voulait être seul devant son soudain éclaircissement. Tout était à la fois clair et confus. Il voulait le réel comme point d'appui...



...il voulait sa vulgate. Les couleurs des céramiques chutant des façades de la bibliothèque de Cergy formées au sol comme des cailloux venus d'ailleurs. Les échafaudages de sa restauration comme une antenne mystérieuse et le vide de l'espace ponctué d'hommes en bleu était le signe d'une fiction bien orchestrée mais maintenant dévoilée. Il avait soudain la sensation d'une extralucidité sur ce monde. Il percevait.



Derrière le buisson misérable, il regardait l'architecture de l'ESSEC. Il cherchait alors dans l'anagramme les définitions possibles, les signes d'un code secret. Il croyait que tout soudain était langage à décrypter. Il avait raison. Il suffisait de ce pas de côté, de ce regard à l'oblique pour briser l'évidence. Pourtant aucune image ne rendait compte encore de ce bouleversement. Aucune. Il devra les faire, il devra montrer à tous ce qu'il avait vu là.
Et...



...le bleu trop fort d'un ciel trop chaud, le blanc trop dur d'une arcade inventée le réveilla. La silhouette vert pomme d'une jeune fille au loin, lui rappelèrent sa vie, sa joie.
On rira de cette architecture, on l'aimera aussi parce qu'elle dit aussi son onirisme et qu'il faut lui reconnaître d'avoir inventé un lieu. Le jeune artiste alors, le corps collé contre la colonne de marbre blanc de Dani Karavan visera ce ciel. Il verra alors la surface du monolithe blanc comme un gigantesque terrain de jeu, une piste infinie sur un sol inconnu. Superstudio.
Plus aucune expérience architecturale ne sera ignorée. Plus aucune. C'était la promesse qu'il se faisait à lui-même en glissant dans l'ombre grasse du monolithe.
C'était à jamais son Axe Majeur.

samedi 9 juin 2012

Nicolas Moulin, une donation Volume 1

130 cartes postales !
Voilà ce que je viens de recevoir d'Allemagne de la part de Nicolas Moulin.
C'est l'une des plus belles et fortes donations de ce blog à n'en point douter !
Vous connaissez sans aucun doute le travail de Nicolas Moulin car sur ce blog nous avons déjà évoqué notre jalousie à son égard. Il fait partie de ces artistes dont je suis avidement les productions en me réjouissant toujours d'y retrouver mes références, mes utopies, mes désirs et mes belles constructions. C'est Nicolas Moulin qui m'avait également invité au Maroc pour faire une conférence au mois de septembre dernier. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore son travail, je vous invite vivement à aller le voir  ici par exemple ou encore sur son site consacré à son Label Grautag. Nicolas Moulin est inscrit dans les 100 déclarations du Comité de Vigilance Brutaliste, cela va de soi.
Alors comment vous faire partager 130 cartes postales ? Comment le remercier ?
Nous allons faire comme d'habitude, par quelques volumes un peu brutaux puis, distillées dans des articles plus fouillés, nous trouverons alors certaines images. Il ne faudra pas oublier aussi que "cette collection dans ma collection" est aussi une forme de portrait de l'artiste dont ses exégètes pourront à loisir analyser les références et les appuis à son travail. Un classeur particulier sera dévolu à cette donation comme celui de Monsieur Persitz de Claude Lothier afin que soit préservée son unicité. Je ne sais rien de la provenance de cet ensemble de Nicolas. Certaines cartes postales sont marquées au dos par des traces de colle provenant sans doute d'un album de photo avec feuilles autocollantes, d'autres comportent des traces de Patafix et d'autres furent même expédiées à l'artiste à son adresse parisienne ! Peut-être ont-elles décoré les murs des appartements successifs de l'artiste, peut-être a-t-il trouvé un album complet, peut-être avait-il démarré à son tour une collection.
On commence ?
En France...



La Grande Motte, le quai d'Honneur par Combier. Puis...



Les Résidences fleuries par Yvon et...



La Ville de L'An 2000, la Motte Fleurie (sic !), rue du port par les éditions Mar. Encore...



Le Palais des Congrès inauguré en 1983 par Yvon éditeur. Enfin...



La Place des Cosmonautes ! Mais où sont-ils ?
Presque pareil...



Port-Camargue toujours de Jean Balladur par Combier éditeur, on retrouve bien là le registre formel de l'architecte.
De l'incroyable ? Allez en voilà !



Cette carte postales des Orgues de Flandres (1969-1975) à elle seule aurait pu faire un article. On retrouve de manière superbe le bel ensemble si spectaculaire de l'architecte Martin S. Van Treeck. Nous sommes bien à Paris dans le 19ème arrondissement. Mais depuis quel bâtiment cette vue fut-elle prise ?
Sans aucun doute depuis cette tour non ?
















Continuons dans Paris et retrouvons la gare Montparnasse vue il y a peu ici :



Cette fois il s'agit d'une édition Lyna dont la tenue de l'image provient de la couleur unifiée : bleu, gris.
Puis plusieurs cartes du Forum des Halles :



Cette carte postale est relativement récente mais déjà historique ! Il s'agit d'une édition Ovet par J.C. Pinheira, photographe.
Entrons dans le "trou" :



Magnifique carte postale aux éditions Chantal par D. Barbier, photographe. L'église St-Eustache est prise dans le réseau de la structure et dans ses reflets. La coloration est irréelle, étrange comme un soir finissant, une agonie programmée. Sans aucun doute l'une des plus belles cartes postales du Forum. En voici deux autres quasiment identiques que je vous montre d'un coup. Hop !





Vous voyez le petit décalage de point de vue ?
La première aux éditions Yvon va chercher elle aussi St-Eustache, la seconde aux éditions Chantal semble viser un peu plus le très beau et disparu mur peint de Fabio Rieti malheureusement un peu loin.
On remarquera que les deux images ne furent pas prises en même temps car des spots et des fils électriques affirment bien la différence. Poursuivons et finissons notre balade d'aujourd'hui avec le Palais des Congrès de Guillaume Gillet. On notera que l'éditeur La Cigogne nous donne aussi H. Guibout et S. Maloletenko comme architectes. Aujourd'hui ce Palais des Congrès est agrandi par une extension de Monsieur de Portzamparc.
A demain pour la suite !

vendredi 8 juin 2012

Cuisine brésilienne

Ils m'avaient demandé de venir rapidement. Ils avaient lu mon article sur la cuisine brésilienne dans la revue "Les arts de la table". Ils m'avaient envoyé tickets d'avion, voiture avec chauffeur et m'avaient promis une rémunération tout cela au téléphone vers les 2 heures du matin en s'excusant du décalage horaire.
J'arrivai un peu étourdi par la soudaineté de ce transport, encore sous la surprise de cette demande. L'hôtel Méridien de Bahia était là, blanc contre le bleu.



La chaleur m'était tombée dessus, ma chemise de lin était déjà trempée mais l'organisation sans faille répondait parfaitement par la fraîcheur de la climatisation de l'aéroport, de la limousine Ford, de l'accueil de l'hôtel.
J'étais enrhumé...
"Votre mission, si vous l'acceptez..." aurait pu être la première phrase que j'entendis dans le bureau du directeur de l'Hôtel Méridien dans un français impeccable au léger accent du Béarn puisque ce dernier venait de cette région.
Ma mission consistait, après une analyse fine des menus et des repas de l'hôtel, à fournir une étude nette et sérieuse sur la manière de concilier une cuisine typiquement brésilienne avec une cuisine sagement internationale et en même temps si je pouvais y ajouter un zest de chic et un parfum de cuisine française cela serait parfait et on saurait me remercier comme il faut...
Je devais commencer maintenant !
J'avais comme un imbécile oublié mon carnet fétiche à Paris et j'avais dû demander du papier et un crayon pour vite me mettre au travail. Le service du midi était en route, on m'installa et on m'apporta pour écrire deux crayons noirs défectueux et un paquet de cartes postales de l'hôtel...
Devant ma surprise, le jeune serveur me dit que je pourrais bien écrire sur le verso des cartes mes notations ! Ce que je fis. Je vous en montre deux.



Ces deux-là firent la route vers Paris, coincées comme marque-pages dans le roman de Thomas Pynchon et celui d'Edmund White. J'avais cru pouvoir m'éterniser aux frais de la princesse sur les bords de la piscine mais la rédaction de Paris m'appela pour une enquête sur les poulets de Bresse...
Je remis donc mon rapport rapidement à l'hôtel. Je conseillais... de ne rien changer...
Le cuisinier était en fait un ami d'enfance, un ami de Nevers, un ami de ce petit monde de la cuisine internationale et nous avons ri en cuisine de nous retrouver là. Pour faire bonne figure, j'organisai un peu mieux la carte des vins, dessinai l'ordre des plats, proposai l'audace de thématiques comme "Un jour en France", "Fleurs du matin", "Proust Oriental" et le fatal "Poudre aux yeux" que j'avais déjà fourgué au Club Med.
Je garde pourtant de l'hôtel Méridien de Bahia le souvenir imprenable d'une vue magnifique depuis son restaurant panoramique, des retrouvailles amicales et ces deux cartes postales identiques ornementées.


jeudi 7 juin 2012

de Mailly sous bois

Nous allons regarder deux cartes postales du même endroit, l'Hôtel de Ville de Rosny-sous-Bois par Jean de Mailly architecte et nous allons nous amuser (eh oui!) à comparer les choix de cadrages des deux photographes ou du même photographe d'ailleurs.
En effet, les deux cartes postales sont chez Combier éditions et ne donnent aucune information sur leur photographe. Elles sont toutes deux éditées en 1966, ce qui pourrait bien être le signe d'une même campagne photographique donc... d'un même photographe. Pourtant les deux images sont très différentes. Allez, regardons d'abord...



...L'hôtel de ville de Rosny-sous-Bois ici porte bien son nom puisque le photographe nous place l'architecture de Jean de Mailly sous une frondaison d'arbres centenaires et romantiques. Nous sommes bien "sous bois"!
Des vieux sont assis sur leur banc, les parterres sont à leur place, bref une vraie carte postale à la fois champêtre, pittoresque et bien construite car la tour de l'hôtel de ville réussit à surgir tout de même dans un trou des branchages. On aurait voulu dire la modernité et en même temps l'adoucir par la végétation qu'on ne s'y serait pas pris autrement !
Pour les puristes, la carte fut expédiée le 8 décembre 1966 et elle est une exclusivité de la Maison de la Presse dans la collection Merle (sic). L'architecte est également nommé.
Une autre ?



Ça change non ?
Pourtant nous sommes bien chez le même éditeur, dans la même collection et à la même époque. Il devait y avoir une clientèle pour le pittoresque boisé et une pour la radicalité moderniste et frontale. Devinez à laquelle j'appartiens ? Oui ! Gagnez !
Quelle belle image ! Quelle belle architecture !
Regardez la quasi-symétrie rompue simplement par le drapeau national. Regardez le traitement du claustra du rez-de-chaussée de la salle des fêtes et comment l'ensemble gris bleu du métal fait son effet. La tour de l'Hôtel de Ville ne vous rappelle rien ? Arrondie au coin...
Il vous faudra retourner ici à la Défense où vous retrouverez la Tour Nobel du même Monsieur de Mailly en collaboration avec Jean Prouvé. Au fait, est-ce que ce dernier aurait aussi participé à la construction de l'Hôtel de Ville de Rosny-sous-Bois ?

mardi 5 juin 2012

Montparnasse trois horaires



Regardez-moi ça !
Une barre parfaite, tendue, dure, trouve son écho dans des wagons de trains alignés sur le même plan dont tout à la fois on se réjouit de la proximité en jubilant des contrastes : fixité-mobilité, lumière-ombre, étroitesse-ampleur, unicité-multiplicité.
Et, miracle du point de vue, le photographe des éditions Hachette, Phedon Salou trouve une ouverture à gauche pour caser la Tour Eiffel. Le Dix-neuvième siècle, celui du métal et de la vapeur fait un signe lointain à l'électrification des lignes et à l'architecture métallique contemporaine.
Cette image est sévère je vous l'accorde et je m'en réjouis.
J'aurais même pour ma part fermé mon cadre et conservé uniquement la grille contre les lignes...
Une frontalité...



...un peu comme ça !
Toujours la gare Montparnasse par, cette fois, Abeille-cartes éditions. Savoir l'heure du cliché est aisé : 13h14. Sur le parvis, les voyageurs font leur chemin sous un vent fort venant du Nord-Est qui plaque leurs vêtements.
J'avoue beaucoup moins aimer l'image que produit cette architecture depuis ce point de vue. Surtout le pied de la barre avec son bourrelet brun. Mais comme le dit parfaitement la phrase notée au verso de la carte postale expédiée en 1986 : "en parlant peu on entend davantage !"
Et ainsi les heures passent...



...il est maintenant 17h55. La nuit donne alors une grande beauté plastique à l'ensemble en effaçant le bâti au profit des percées lumineuses. La grille se révèle presque festive et aussi comme un carton perforé des vieux réseaux informatiques. Temps de pose long qui étire en néon les feux arrières des automobiles. La carte postale Yvon se veut pédagogique et son verso nous donne le plein d'informations : Façade principale vue de nuit. La Gare la plus moderne et la plus belle de France, par son étendue et ses installations (10 000 m2 de surface au sol). Construite par la S.I.G.M de juin 1966 au printemps 1969. Les études architecturales ont été réalisées par l'O.A.M. messieurs Beaudouin, Cassan, de Marien, Saubot, architectes.

lundi 4 juin 2012

prototype Claude Prouvé

Une exposition à ne pas manquer si vous êtes dans la région de Nancy, celle consacrée au prototype SIRH de Claude Prouvé. Le sauvetage de l'un des modules est en route.
L'exposition a lieu à la Maison de L'architecture du 7 au 13 juin 2012, Galerie 9 rue Gustave Simon.
exposition SIRH_7 au 13 juin 2012 Nancy.jpg