Je crois pour ma part que les cartes postales ont souvent le goût du vide. Un goût qui m'autorisa à nommer l'un de mes classeurs de rangements de cartes postales du terme "les absents". Il s'agit, c'est vrai, surtout de vues d'hôtels, de restaurants ou de collectivités où il semble que tout le monde ait disparu d'un coup. Les cartes postales de villes vidées existent bien également. Je n'ai eu aucun mal à en trouver dans ma collection. Mais connaissant un tout petit peu Joachim, je suis certain que celui-ci, à l'image de la célèbre séquence de Blow Up d'Antonioni, trouvera à la suite d'agrandissements et de recadrages successifs une présence dans ces images. J'espère qu'il ne s'agira pas comme dans ce film d'un assassinat !


Une carte postale de Courrières, les Blocs (sic !) aux éditions de l'Europe en Eurolux. Des automobiles mais toujours personne...
Ici à Argenteuil, la place Diderot chez Lynacolor. Personne quoique... regardez bien... vous voyez ?


L'autre est une carte postale de Millas qui nous présente le terrain de Sport et le Canigou en Romacolor chez Apa expédiée en 1970, le vide ici est sidérant.
Je n'ai effectué aucune recherche sur les architectes concernés. Cela viendra un autre jour.
2 commentaires:
Sur la place Diderot d'Argenteuil, c'est la petite tache blanche près du premier arbre à partir de la gauche le personnage caché ? Ou bien une vague silhouette à la troisième fenêtre du haut à partir de la gauche ? Tout le monde est-il au salon de thé-glacier ? Le soleil est au zénith mais l'herbe est trop verte pour qu'on soit en plein été.
certains ont l'oeil bien pointu ...
Bravo Claude !
Je vais vous proposer bientôt un exercice du type Blade Runner !
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