vendredi 26 décembre 2008

EcologiK, une revue


La boucle est bouclée.
Je trouve une carte postale d'une Caisse d'épargne à Bordeaux.
Je la publie sur mon blog.
J'apprends le nom de son architecte : Edmond Lay.
Un Monsieur m'écrit et m'envoie pleins de photographies et d'informations à son sujet.
J'en publie une partie et je le remercie vivement.
L'article est lu, vu par une journaliste de la revue Ecologik qui veut faire un article sur Edmond Lay.
Je la mets en contact avec le Monsieur (qui veut rester anonyme).
L'article est publié dans la revue EcologiK de décembre 2008/Janvier 2009.
Mention y est faite de mon blog.
La boucle est bouclée !
La revue propose en effet un bel article très complet sur la maison Auriol. L'article est signé Nadine Labedade et les photographies en noir et blanc sont de Arnaud Saint-Germès. C'est superbe. (Beau portrait de l'architecte et la maison est bien mise en valeur).
Dans ce numéro vous trouverez également des articles sur l'université technique d'Helsinki avec des projets et réalisations en bois incroyables, un article sur l'île de Nantes et sa restructuration, un article sur le chai du monastère de Solan par l'architecte Gilles Peraudin, et aussi une invraisemblable construction de l'italien Mario Cucinella en Chine sorte de lanterne toute de biais et bien d'autres choses encore.
L'ensemble est clair, parfaitement informé et luxueusement imprimé. Une revue à suivre donc.

Buckminster Fuller et l'Amérique




J'ai cherché ce matin dans mon classeur "Foires-Expositions" si je n'avais pas par hasard d'autres architectures de Monsieur Fuller.
J'ai trouvé ça : trois cartes postales du dôme Epcot Center en Floride. On peut définir ce que c'est grâce à ce que nous en dit un correspondant.
"Epcot Center est un parc d'attractions voisin de Disney World (4kms de distance par monorail aérien (on voit les lignes bétonnées sur piliers au milieu de la hauteur de la carte). Deux grandes parties : le monde du futur et l'équivalent d'une petite exposition universelle, onze pays dont la France, le Mexique, le Maroc, l'Italie, la G.B etc. ont construit leurs pavillons avec restaurants, boutiques et attractions (films en 360° par exemple)..."
Merci à ce correspondant.
Cette carte postale nocturne met bien en valeur la boule qui semble de métal blanc et flotte légèrement au-dessus du parc. Cette carte est une édition du centre et fut expédiée en 1982.
Les cartes postales de jour sont éditées par le centre également. Aucune mention de l'architecte. On retrouve le monorail de mon enfance. Mais où est-il passé ?
Tout cela est propre, artificiel. Je crois voir surgir à tout instant James Bond ou les Thunderbirds !
Ah ! je les aimais ces marionnettes !

jeudi 25 décembre 2008

Buckminster Fuller et l'Afrique


La ressemblance est troublante.
Lorsque j'ai déniché cette carte postale de Calabar au Nigéria, je l'ai choisie parce que les petites constructions bleues du premier plan me faisaient furieusement penser à des dômes du génial Buckminster Fuller. Puis j'ai oublié cette carte, pensant sans aucun doute qu'il ne s'agissait là que d'une proximité lointaine (c'est un oxymoron non ?) sans plus.
Mais...
Ce matin j'ouvre le livre "Buckminster Fuller scénario pour une autobiographie" de Robert Snyder aux éditions Images Modernes et je trouve page 137 des images très troublantes d'un dôme de l'inventeur : même taille, même dessin et placement des ouvertures, il s'agit d'un exemplaire qu'utilisaient les Fuller comme habitation privée. Mais que faisaient alors ces dômes en Afrique, étaient-ils commercialisés et exportés vers ce continent ? Qu'abritaient-ils ici ? Habitations, services ? Malheureusement aucune réponse dans l'ouvrage.
La carte postale ne nous renseigne pas non plus, le correspondant ne donne aucune piste sur qui il est et pourquoi il choisit cette image et ce qu'elle représente. Il y a un mât, un drapeau, peut-être un lieu officiel.
Donc si vous avez des idées...
Voyez la comparaison et l'image de l'intérieur tirée de l'ouvrage.


La carte postale est une édition Elisabeth Seriki envoyée en 1984.

mercredi 24 décembre 2008

Merci ArchiGuide

Parfois l'œil glisse sur la carte postale et déchiffre au loin une vibration, une géométrie, un frémissement qui permet de se dire que peut-être, là au fond de l'image se cacherait quelque chose d'intéressant. Mais comment savoir ? Comment reconnaître et entamer des recherches sur une construction représentée sur une carte postale par seulement deux ou trois centimètres carrés ?
Souvent je m'en sors grâce à un site internet génial pour tout ce qui est de l'architecture contemporaine et très contemporaine. Il s'agit d'ArchiGuide.
Les accès par pays, villes, architectes permettent rapidement et grâce également à la richesse iconographique de trouver ce que l'on cherche. C'est encore le cas aujourd'hui.

Voyez cette carte postale de Villejuif.
Au premier plan la verdure d'un parc municipal Pablo Neruda, puis au second l'Hôtel des impôts. C'est la carte postale qui nous renseigne, carte postale la Cigogne expédiée en 1986. Mais derrière cette institution, je remarque des jeux de façades à gauche et à droite qui me semblent particulièrement intéressants. C'est dynamique, sculpté et articulé avec un jeu de volumes en saillie et de vides.
Est-ce vraiment digne d'intérêt ?
Je vais sur Google Earth : rien. Je cherche en tapant Villejuif et architecture contemporaine mais rien. Alors je pense que dans ma liste de favoris figure le site ArchiGuide. En trois coups hop ! Madame Renée Gailhoustet ! Oui !
Il s'agit de logements dessinés par Madame Gailhoustet en deux temps.


Ici à droite construit en 1981.


Ici à gauche en 1988. Petit problème, ma carte est expédiée en 1986 donc soit la construction n'était pas achevée soit notre guide se trompe légèrement, peu importe à ce point-là car les images ne trompent pas elles et c'est bien la même construction.
Voilà donc une carte postale qui du classeur "boring postcard" passera à celui de cartes postales d'architectes et quelle architecte !
Madame Gailhoustet dont j'ai admiré les magnifiques barres à Ivry en compagnie de mes étudiants et de ma collègue.
Il est important de remercier ArchiGuide et la personne qui s'en occupe. Il reste anonyme et c'est encore plus généreux de sa part. Alors merci à vous pour ce travail gigantesque.
Je vous invite tous à aller y voir et à l'encourager.
www.archi-guide.com
pour en savoir plus sur Madame Renée Gailhoustet :
http://www.perspectivesurbaines.com/IMG/pdf_Renee_Gailhoustet_AMC.pdf

mardi 23 décembre 2008

A.U.A et les vacances


Bon, ça tourne en rond et le centre en serait l'A.U.A.
Me revoici avec une carte postale du Village de Vacances Provençal du Comité Central d'Entreprise d'Air France à Gassin dans le Var. Ici plus précisément, la Bastide halte d'enfants. En rangeant les cartes précédentes, je tombe dessus. C'est le ricochet...
Là encore, des matériaux pris pour ce qu'ils sont, des formes fortes et géométriques s'emboîtant avec rigueur. On devine pourtant un peu de tuile romane. L'ensemble coloré est harmonieux mais je crois que la photographie égalise un peu tout cela. La carte postale est une édition de la collection du comité central d'entreprise d'Air France imprimée en Eurolux. Je vous laisse lire l'article de notre guide vénéré :





Piqûre de rappel : Guide d'architecture contemporaine en France par messieurs Amouroux, Crettol et Monnet éditions AA Technic Union 1972. Je le redis encore : une merveille.

V.V.F et l'architecture

Les Villages Vacances Familles ont eu droit à deux beaux bâtiments. Je vous ai déjà évoqué mon goût pour la Chambre d'Amour à Anglet, magnifique fortification de loisir posée sur le sable.
Voici Grasse. On admire sur cette vue aérienne l'ensemble de petites constructions basses aux toits plats faisant furieusement penser à la fois à Monsieur Candilis et aux villages du Maghreb. On devine de la couleur sur les murs et une circulation automobile interdite compensée par un immense parking à l'entrée. C'est immense et étalé ! On regrettera que les toits ne soient pas en terrasse et pas végétalisés comme pour la Font des Horts à Hyères que j'aime également beaucoup. Mais c'est tout de même un bel ensemble. Notre guide vénéré nous indique :
Ces deux unités se divisent en huit hameaux qui s'articulent autour des installations communes : pavillon central, équipements sportifs, salle commune. La structure est en béton armé. Le remplissage en parpaings a été recouvert d'un enduit teinté dans la masse (Polychromie de Max Soumagnac). Les voutains en béton qui couvrent les cellules d'habitation et les voûtes en briques des salles communes ont été laissés apparents.
Architectes : A.U.A
J. Deroche, V. Fabre, J. Perrotet.
Ingénieurs : M. kostanjevac, S. Venturelli
Aménagements intérieurs : A. Tribel
Maître d'ouvrage S.C.I.C (tiens tiens...)
1966.
Donc pas de la caille !
Qui fera une étude sur les choix architecturaux des V.V.F ? Qui était responsable de cela au sein de l'association ? Car le guide nous indique un autre site intéressant à Gassin pour Air France dessiné par la même équipe. il y a là matière à une thèse, études, article, vidéo... Qui s'y colle ?
Je vais jeter une bouteille à la mer et écrire aux V.V.F. On verra bien.


La carte postale de la vue aérienne est une édition Gilletta photographiée par C. Geay, elle est datée de 1971.

La salle de jeu est une carte postale Gilletta également. Mais d'où est prise cette image ? D'ici ? D'ici ou bien d'ici ?


j'apprends à l'instant que l'ensemble a obtenu le Label patrimoine XXème siècle, voici la fiche :
http://www.paca.culture.gouv.fr/dossiers/xxeme_label/notices/06/grasse/village_clavary/village_le_clavary.pdf

Marseille un peu plus


Le 14 décembre je vous parlais d'un groupe urbain constitué d'immeubles, église, centre de congrès. Je ne sais pas pourquoi, alors que je me targue d'une mémoire visuelle infaillible, je ne m'étais pas souvenu de cette carte postale ! Nous revoici donc devant l'ensemble immobilier St-Georges à Marseille, vu de la place du 4 septembre. On comprend mieux en regardant les deux images l'incroyable et difficile imbrication de toutes les fonctions. On aperçoit parfaitement le clocher qui tente de dominer les cheminées du petit bâtiment très ensoleillé. Quelle concentration !
Dommage que plastiquement, il ne se passe pas grand chose. Le petit blason sur le mur aveugle est bien ridicule, ainsi que le dessin de guingois de la croix et l'étrange couleur rose sur un damier courbé ne changent que peu de chose. Reste une impression de puissance due à la masse qui n'est pas désagréable, du moins de ce point de vue mais le piéton lui ?
Je serais curieux de voir l'intérieur de l'église ainsi intégrée, presque discrète.
L'architecte n'est pas nommé sur cette carte postale expédiée le 3 janvier 1970 pour un jeu concours de l'O.R.T.F dont la réponse était semble-t-il pièce 6321 exécutée par Alexandre Lagoya.
Je vous rappelle donc que l'architecte est Monsieur Claude Gros.