jeudi 17 juillet 2008

tel père presque tel fils



Piano et Rogers sont des architectes italiens, surtout Rogers...
Rogers qui est le fils de son père.
Qu'est-ce que je raconte ?
Oui Rogers de BBPR (Torre Velasca) est le père de Richard Rogers du Centre Pompidou. Il a 21 ans lorsque son père réalise la Torre Velasca. Comment regarde-t-il cette tour et comment Rogers regarda le Centre, je ne sais.
Mais voici que Claude m'envoie cette très intéressante carte postale du Centre Georges Pompidou. C'est intéressant pour le cadrage sur la place qui accentue la dégringolade d'escalators que j'ai tant aimé découvrir enfant. Cette carte est aussi intéressante car il s'agit d'une édition Cart Com que vous connaissez tous. C'est je crois une piste à explorer que ces cartes gratuites qui souvent proposent des images amusantes. Pourquoi pas en architecture ?
C'est donc une édition Cart Com avec un copyrigth à G. Meguerditchian le photographe certainement qui a fait ce beau cliché. Pas de date mais à la louche je dirais... 1988, 89 ?
On peut voir la pendule qui décomptait les secondes jusqu'à l'an 2000 et qui distribuait des cartes avec ce décompte imprimé dessus. Le génitron ? Je rêve d'une collection de toutes ces cartes... Folie, folie. mais qu'est devenu le génitron ? Remettons-le en marche pour l'an 3000 ! Chiche ! Cela ferait une belle pièce pour le Palais de Tokyo, une pièce si irrévérencieuse...

distinti saluti della Torre Velasca





En direct d'Italie, histoire de replonger dans Milan, voici la sompteuse et étonnante Torre Velasca.
N'est-elle pas impressionnante ainsi photographiée ?
Ce point de vue nous fait échapper au toit qui n'est pas mon morceau favori. Il s'agit d'une carte postale éditée par S.A.F à Milan d'où la carte fut envoyée le 11 novembre 1963 par Marco pour Gino. Pour ceux qui débarquent sur le blog allez voir le message du 6 juillet.
Je vous rappelle la Tour est une œuvre de Gianluigi Banfi, Lodovico Belgiojoso, Enrico Peressutti, et Ernesto Nathan Rogers qui sont connus sous l'acronyme BBPR et elle est de 1954.
Admirez le bel emballage de mon correspondant italien.

mardi 15 juillet 2008

Pirelli, Fiat et Ponti




Peut-on dire d'un immeuble qu'il est carrossé comme une automobile ?
Marcel Lods aurait aimé répondre oui.
La voici de retour la belle Pirelli. Et au pied ce que j'ai pris pour une Peugeot 404 mais qui ressemble aussi à une Fiat. Avis aux spécialistes. Si c'est une Fiat elle est sûrement chaussée de pneus Pirelli...
Avez-vous vu comme cette tour passe du gris au bleu selon les éditeurs de cartes postales ? Mais que se passe-t-il sur la façade de la tour sur la première image ? En finition ?
Cette carte éditée par S.A.F à Milan nous raconte :
Grattacielo Pirelli, forse il più alto grattacielo d'Europa in cemento armato (piani 33 altezza m.126) progettato da G. Ponti (1958) ; La stazione Centrale, (architetto Stacchini 1931) costruzione in pietra del Carso; fronte di m.220.
Pas nécessaire que je vous traduise, pour moi c'est simple cela fait quinze jours que j'écoute Angelo Branduardi et je parle maintenant parfaitement l'italien. L'autre carte est une édition Passoni. Pas de date.

le mensonge, ce rêve pris sur le fait





Georges Candilis est un architecte important.
Mais voici que s'entrechoquent dans ma collection deux de ses réalisations. Une, considérée à juste titre comme un événement urbanistique et architectural du XXème siècle, Le Mirail à Toulouse, l'autre, plus modeste est la réalisation de villages-vacances au bord de mer, Port Barcarès.
Les deux œuvres témoignent, je crois, d'une véritable attention au programme, aux exigences humanistes et à une forme qui serait le résultat serein mais implacable de ces deux nécessités. Je n'ai vécu ni dans l'un ni dans l'autre et je ne me suis promené ni dans l'un ni dans l'autre. Je sais aussi que l'histoire (les escaliers du politique) parfois entraîne les volontés acquises vers des utopies regrettées. Je crois que c'est malheureusement le cas au Mirail comme dans beaucoup de villes nouvelles.
Je vous laisse lire le texte de notre guide favori, il est long mais juste et déjà pessimiste alors qu'il est écrit en 1971...
"Caractéristiques : Sur concours national lancé en mars 1961. 800 ha. 100 000 habitants. 25 000 logements. Implantation des immeubles en Y. Trois quartiers actuellement achevés ou en voie de l'être.
Le tissu urbain de Toulouse ne pouvant plus accueillir l'excédent de population dû à l'accroissement démographique, à l'éxode rural et à un fort dynamisme industriel, la création d'une Z.U.P au mirail fut décidée en 1960. Date à laquelle d'autres opérations d'urbanisme débutaient également à Nîmes-Pissevin et à Caen Hérouville-Saint-Clair par exemple. Moment où la Z.U.P apparaissait comme la panacée pour régler des problèmes de croissance urbaine à long terme, pour affirmer sa puissance vis-à-vis des autres métropoles aussi. Moment où les élus locaux croyaient avec certitude pouvoir prévoir l'avenir à partir de quelques données statistiques. L'opération du mirail était la plus importante que l'on n'avait jamais étudiée jusqu'alors. Elle devaient abriter 100 000 personnes et créer un équilibre avec la ville ancienne. Le projet adopté après concours contrastait singulièrement sur le papier avec la médiocrité des "grands ensembles" que l'on construisait alors (et encore aujourd'hui). Il proposait : un complexe urbain complet, avec des équipements administratifs, commerciaux, scolaires, universitaires, de loisirs ; une implantation linéaire des immeubles, articulés entre eux ; un brassage social ; la recréation de la rue comme espace vivant, actif, grâce à une dalle piétonne et la séparation des circulations hommes-voitures ; branches des immeubles aboutissant chacune à un groupe d'équipements ; rues intérieures aux immeubles ; appartements comportant une zone de jour et une zone de nuit différenciées en niveau. Dix ans plus tard, alors que les trois premiers quartiers (Bellefontaine, Reynerie, Mirail) sont achevés ou en voie de l'être, quelques questions se posent : la masse de problèmes posée par la création d'une ville nouvelle est-elle actuellement surmontable ? Les conditions économiques qui guident toute étude sont-elles suffisantes et permettent-elles de créer un espace de qualité ? L'entassement contraignant de textes administratifs n'atteint-il pas un seuil critique et n'a-t-il pas abouti à codifier un style architectural ? Une équipe d'architectes aussi importante et expérimentée soit-elle, peut-elle prévoir le déroulement de la vie de 100 000 personnes ? Peut-on déterminer avec certitude le mode de vie, le type de rapports sociaux, les conditions économiques qui existeront trente ans plus tard et mettre en volumes architecturés l'idée que l'on s'en fait ? D'ores et déjà des déficiences sont apparues au Mirail ; les équipements collectifs n'ont pas été créés en même temps que les logements, les petites boutiques sont concurrencées sinon éliminées par un supermarché implanté à proximité, les rues intérieures sont parfois murées par les occupants. La vie de la ville nouvelle est ainsi privée de certaines possibilités : le Mirail peut devenir cité dortoir. La victoire aux élections de 1971, d'une municipalité désireuse de faire participer largement les promoteurs privés à la réalisation de l'opération, n'est pas sans ajouter une interrogation supplémentaire."
Voilà qui est dit. Comment vit-on au Mirail aujourd'hui ? Laissez moi vos témoignages.
La carte postale est une édition Cely sur laquelle le correspondant a noté : le mensonge, ce rêve pris sur le fait. Merci Brigitte.
C'est une vues multiples comme on dit. Mais est-ce que les cinq garçons souriants en contre-jour sont encore habitants du Mirail ? Ont-ils eu la chance d'aller en vacances à Port-Barcarès autre lieu construit par Georges Candilis ?
Et notre guide nous informe encore : caractéristiques : 42 000 lits au total, 1ère tranche en cours 18 000 lits dont : 9700 lits en immeubles et villas, 6000 lits en villages de vacances, 1500 lits en hôtels, 800 lits en camping, caravaning.
Progression de densité d'occupation du sol différenciant ainsi plusieurs choix d'habitats.
Encore à l'état embryonnaire, cette unité touristique s'est déjà singularisée par deux attractions "vedettes" ; le Lydia, bateau échoué ; le musée des sables présentant une soixantaine de sculptures en plein air. La première de ces attractions n'a apporté aucune solution au problème des loisirs pour soirée de vacances, pas plus que la seconde n'a défini la place de l'art dans un espace urbain. Deux gadgets pour une station dont l'architecture se réfère à celle de Leucate, distante de quelques kilomètres seulement.
La carte postale est une édition S.L en lyoncolor.
Je vous rappelle : guide d'architecture contemporaine en France de Messieurs Amouroux, Crettol, Monnet chez tecnic-union,1972.
merci messieurs merci.

lundi 14 juillet 2008

intérieur disparu



Les cartes postales du casino de Royan ne manquent pas et heureusement puisque c'est tout ce qu'il nous reste pour admirer ce chef-d'œuvre de l'architecture des années cinquante .
Merci à ce maire de Royan qui en décida la destruction, bêtise, bêtise pour rester poli.
Mais les cartes postales de l'intérieur de ce bâtiment sont encore plus rares et je viens justement de trouver une carte nous le présentant. J'en profite pour vous montrer mes deux esseulées.
Je commence avec la couleur : une édition moderne "Théojac" en mexichrome qui nous montre la belle polychromie du plafond de la Rotonde. Elle nous donne aussi une vision de la transparence de cette construction. Admirons au passage les lampes si 1950.
L'autre est une carte postale Elcé en véritable photo au bromure non datée. Le point de vue un peu différent nous permet de voir la mezzanine qui court sur le pourtour et aussi de remarquer une sorte de tente au-dessus de ce qui devait être une scène provisoire.
Les architectes de cette merveille disparue furent Claude Ferret, Pierre Marmouget et Adrien Courtois. Je tairais le nom du maire qui ordonna la destruction...
Et si on le reconstruisait ce casino... Mais commençons par redonner à ce qui reste de cette splendide ville le lustre auquel elle a le droit, démonter le bordel marchand sous le front de mer, restaurer le palais des Congrès, restaurer la maison Prouvé et surtout arrêtons les conneries. Le Havre a obtenu un classement au Patrimoine Mondial de l'Unesco pourquoi pas Royan ?

le rangement



J'ai rangé un peu et j'ai pu rassembler ces deux cartes postales éloignées l'une de l'autre. Une dans le classeur "piscines et campings" l'autre dans l'un des classeurs d'architectes.
J'aime beaucoup la vue intérieure. La structure du toit si visible, la pose de la jeune fille qui parle avec des amies, l'ambiance lumineuse produite par la large ouverture tout autour du bâtiment, tout cela fait une belle carte postale que l'on doit aux éditions Mage. Ce stade nautique municipal Auguste Delaune est beau. On doit cette architecture à Messieurs Bouillard et Marcos, c'est écrit dessus. On peut avoir beaucoup de très précieux renseignements sur la page suivante :
http://www.archistructures.org/r_drancy_piscine.htm
Merci à ce site.
La carte postale de l'extérieur est une édition Raymon que j'aime tant mais qui manque un peu d'informations, pas de date, pas de nom d'architecte.

Saint-Dié en fête



Comme je vous l'annonçais hier dans l'article consacré à la Tour de la Liberté je peux vous montrer des cartes postales de la salle des fêtes de Saint-Dié.
Nous avons donc : une édition Yvon expédiée en 1986 qui nous apprend que Jean-Luc Lahaye est un homme de cœur. Pas de nom de l'architecte. Puis nous avons une autre carte Yvon imprimée par Draeger en procédé 301 qui, elle, nous donne le nom de l'architecte, Monsieur Bertrand. Vous le savez j'aime beaucoup ce genre de toits et admirez les points d'appui triangulés. Je n'ai malheureusement pas trouvé grand-chose sur cet architecte. Si vous avez des pistes.