lundi 30 juillet 2007

Benoit a la réponse

Gràce à Benoît, je peux donner un nom à l'architecte du parking sur le toit. Il s'agit de Antoine Dory. La carte postale va pouvoir rejoindre son classeur ; il faut également remercier le site internet http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/ qui nous donne la réponse. On y apprend que ce bâtiment a reçu le label édifice du XXème siècle.
Il est donc possible qu'un jour sur ce toit, à Annecy, je fasse quelques photographies stéréoscopiques.
Merci Benoît, merci.
Mais est-ce que Monsieur Antoine Dory a réalisé d'autres constructions étonnantes ?

samedi 28 juillet 2007

parking sur le toit





De retour de foire, je vous montre quelques cartes postales achetée à la Harengère.
D’abord ce surprenant centre commercial d’Annecy de forme circulaire offrant un toit terrasse servant de parking. J’aime beaucoup la spirale qui permet de monter sur le toit qui me rappelle le parking découvert grâce à Claude à Kassel.
Je n’ai pas le nom de l’architecte si vous le connaissez laissez moi un message.
Ce bâtiment existe-il encore ? Peut-on encore rouler sur son toit ?
Il s’agit d’une carte postale éditée par les Nouvelles Galeries et fut envoyée le 22 juillet 1971 de la poste d’Annecy centralisateur.
L’autre construction est la poste de Nevers. On est un peu loin de Claude Parent et de Virilio. L’architecte est Pierre Forestier. Il s’agit d’une carte postale de la Compagnie des Arts Photomécaniques en Real-Photo. Le cachet indique qu’elle fut envoyée le 28 août 1968 de la poste même représentée. Une forme de tautologie.

Lucien Hervé photographe


Voici donc une de mes cartes postales signée de Lucien Hervé.
Il s'agit d'une édition de la Société Immobilière de ND du Haut.
Modèle E-111-168-Chapelle de notre-dame du Haut
RONCHAMP- Architecte Le Corbusier.
Pas de date lisible.

disparitions





J’apprends par la voix de François Chaslin la mort de deux très grands photographes.
Lucien Hervé et Bernd Becher.
Tous les deux m’ont permis de regarder l’architecture et le paysage. Ils m’ont donné l’occasion de travailler à des rapprochements entre la photographie plasticienne et la carte postale ; j’ai aimé travailler avec eux par images interposées, regarder un peu autrement certains objets plantés sur nos horizons et jubiler des espaces.
En Allemagne, pendant notre grand tour, j’avais trouvé dans un journal un article avec un photographie de Hilla Becher photographiant son époux photographiant des hauts fourneaux. Je n’avais pas compris que l’article évoquait le décès de ce dernier. J’aime cette image énormément. Tout est là; le photographe au travail, la photographe au travail, les enfants fixant Hilla Becher et le paysage. les points de vues se croisent selon les intérêts respectifs ; l’un cherche les objets, l’autre amoureuse photographie son compagnon et les enfants regardent, joyeux, ce ballet. Hilla Becher nous offre une vue large où elle installe son époux dans un cadre englobant l’industrie, le mari, les enfants, les logements de ces derniers à droite, la terre haute et le lointain des silhouettes industrieuses. L’espace entre Hilla Becher et son époux, ce retrait nécessaire, m’émeut beaucoup. Et les enfants qui gardent la distance (sur demande ?) et restent groupés eux aussi maîtrisant les écarts entre eux, Hilla et Bernd Becher.
Rappelez-vous les enfants sur la carte postales de Fontenay.
Je n’ai pas d’image de Lucien Hervé au travail mais j’ai eu la chance de voir de très belles photographies de lui au Havre dans le cadre de l’exposition consacrée à Chandigarh, Brasilia et le Havre au Musée Malraux. J’ai dans ma collection des cartes postales réalisées à partir de clichés de Lucien Hervé et je vous en propose un.
Allez voir cette exposition, regardez bien et comme moi rêvez à un voyage entre ces trois villes que je sais aimer aussi grâce à des photographes.

L'article provient du Frankfurter Allgemeine Zeitung du lundi 25 Juin 2007, il est écrit par Werner Spies. La photographie est de Hilla Becher.

mardi 17 juillet 2007

la masse et les alentours


La grotte se construit



chef d'œuvre



Aujourd’hui je viens de recevoir le numéro de la revue Architecture Principe de mai/juin
1966 consacrée au chantier de Nevers.
Dire que c’est formidable c’est peu dire.
Le complexe paroissial Sainte Bernadette de Nevers est pour moi un aboutissement et une sorte de mètre étalon contre lequel je mesure toute architecture.
J’aime son brutalisme d’une force incroyable, j’aime son dessin, son intégration niée et érigée en principe, j’aime son volume et sa matière j’aime par dessus tout sa masse terrible, son poids suggéré sur le sol et sur le monde. C’est un bunker mais c’est l’image d’un bunker car il s’agit en fait de deux fragiles coques de béton qui s’adossent. En fait il s’agit d’un point de vue constructif de deux secrètes coques espacées qui forment l’image d’une radicalité puissante et indestructible. Quel écart, presque un mensonge...
Et j’aime ça, j’aime me retrouver sur le mur de l’Atlantique au centre de la France.
Pendant longtemps une carte postale de cette église était une sorte de Graal introuvable et puis j’ai trouvé...
C’est le chef-d’œuvre de ma collection. Le point central. Si je devais garder une seule carte postale ce serait celle-ci.
Deux églises dans mon Panthéon. Oui.
Celle de Royan et celle de Nevers.
Tout doit suivre, l’élan des ingénieurs et la plasticité de la morale.
C’est construit. Pas d’utopie, c’est construit.
Cette revue est magnifique. Les images sont sublimes, construction d’une grotte, d’un rempart en temps de paix, non pour la défense et encore moins pour l’attaque mais pour y vivre le secret de la foi et de sa perplexité.
Je retiens cet extrait:
...La matérialisation d’une forme qui n’est due en premier chef à l’expression ni de la fonction, ni de la technique, ni de la recherche plastique, mais d’une “précipitation” à l’état brut dans une optique de lieu spirituel des principes essentiels implicites de l’engagement du groupe sur une recherche fondamentale en architecture et urbanisme.
Claude Parent.

Tout est là, dans cette précipitation que je crois aujourd’hui interdite, dans cette chimie intime de la pensée plastique maintenant usurpée.
Merci Messieurs Parent et Virilio, Merci.

La carte postale est une édition “les éditions Nivenaises” de Cosne sur Loire.
Pas de date mais une faute d’orthographe au nom de Virilio écrit au revers avec un T.

Les photographies extraites de la revue sont de messieurs Gilles Ehrmann et Patrice Goulet. Bravo à eux pour ces beaux clichés.