lundi 5 février 2007

ouvriers et chantier


J'aime voir les ouvriers qui travaillent sur ce chantier. J'aime l'organisation des chantiers. J'aime les visiter avec un casque sur la tête et guidé par un ingénieur jeune et plein d'avenir et de fierté du travail accompli m'apprendre tout les secrets de cette organisation.
Finalement peu de monde le jour de la photographie. Je discerne trois personnes au travail posées sur un sol mouillé par une pluis récente.
Ce sous-sol aujourd'hui est plein d'œuvres d'art qui attendent la lumière des étages supérieurs.

1977


Aujourd’hui rien n’est terminé. La carcasse reçoit doucement le magnifique squelette. J’ai toujours vu des os à la Tanguy dans le dessin des portants du centre. Je donnerais beaucoup pour passer une ou deux heures pour faire quelques photographies stéréoscopiques du chantier mais du haut de ma dixième année je n’avais de soucis que de voir Star Wars. Au dos de cette carte postale éditée par Nurgeron on peut lire quelques événements de l’année 1977 comme la mort d'Elvis Presley à 42 ans le 16 Aôut ou la disparition de la Callas et de Charlie Chaplin. Rien sur Georges Lucas qui vient d’entrer dans l’histoire du cinéma et dans mon histoire. Quelle année cette année 1977 !
La conception de cette carte est de F. Nugeron.
Claude Lothier a écrit :
C'est terrible, je n'ai quasiment aucun souvenir du chantier du Centre Pompidou et pourtant je me souviens être passé tout contre, je me souviens du trou de Gordon Matta Clark que je voyais en sortant de la galerie Templon. Je connaissais la galerie Templon par Art Press que je lisais dès son premier numéro à Orléans et quand j'ai vu une exposition Martin Barré chez Templon, Marin Barré était là, ma manière de voir cette peinture si difficile était de la rapprocher de celle de Vieira da Silva, je me souviens avoir hésité à poser la question à Martin Barré. Allez savoir comment il m'aurait répondu. Mais il faudrait vérifier les dates. Plus tard je me souviens avoir beaucoup aimé Le Gac dans la même galerie et aussi je crois Jean-Michel Meurice. J'aimais beaucoup l'odeur de peinture qu'il y avait dans ces murs.

30 ans


Joyeux anniversaire Beaubourg, Joyeux anniversaire...
JOYeuuuuux aaaaanniversaire joy eux anni ver saire Bôbourg.
Vite vite les cartes postales dans le classeur. Je trouve cette très belle carte avec l’oblitération du premier jour et le timbre correspondant. Le 5 février un amateur est allé au centre faire poser un coup de tampon sur un timbre marquant ainsi pour l’éternité des collectionneurs comme moi le jour exact de cet événement. Admirons la magnifique gravure du timbre en taille-douce due à Monsieur Combet et le motif du tampon qui met l’accent sur le principe constructif du magnifique bâtiment. Nous remarquerons également que la chenille d’escalators n’est pas terminée au moment de la photographie réalisée par Bertrand Vincent.
Pour nos étudiants je leur rappelle après Claude Lothier que le centre Pompidou est une œuvre des architectes Piano et Rogers.

mercredi 31 janvier 2007

boule de nuit


Une autre carte postale de la Géode et toujours pas de réponse pour Claude. L'horloge de Monsieur Dandrel a disparu ou n'existe pas encore, difficile à dire.
Pourquoi les photographes de cartes postales choisissent la nuit pour photographier la Géode ?
N'oublions pas d'aller voir les très belles folies de l'architecte Tschumi à proximité. Je ne possède pas de cartes postales de celles-ci. Si vous aviez ça...

Le mur béton du son

Je retrouve dans ma collection cette carte postale de soutien pour le financement du couvent. Je crois qu'on y perçoit mieux les effets de vibrations apportés par le travail de Xénakis sur la surface vitrée. Une forme de dureté romane et un graphisme mouvant avec le soleil accentué ici par le noir et blanc. Si on regarde bien la droite de l'image on perçoit que le couvent est en construction.
Il s'agit encore d'une carte postale Combier. Pour moi un beau travail de la part du photographe et une carte bien imprimée. Bravo.
Maintenant c'est Charlélie Couture sur mon électrophone... (ballade d'août 75)

mardi 30 janvier 2007

cinéma et horloge


Parce que Claude Lothier me demande si je connais le nom de l'architecte de la Géode à Paris et que je lui réponds non, je cherche dans mon classeur les cartes postales correspondantes. Evidemment le nom qui apparaît est celui de Fainsilber, l'architecte de la Cité des Sciences et de l'Industrie dont la géode fait partie mais comme souvent pour les cartes postales la précision est faible et il y a confusion entre l'architecte de l'ensemble et celui des éléments. Je n'ai donc pas la réponse mais je m'aperçois que sur cette image je peux voir l'horloge créée par Monsieur Dandrel au pied de la géode. Il se trouve que ce designer sonore est justement venu à L'Ecole Des Beaux-Arts du Mans nous expliquer sa spécialité et nous a donné en exemple cette horloge sonore réalisée d'ailleurs avec l'aide d'un sculpteur dont j'ai oublié le nom... Décidément.....
Regardez bien au pied de la géode les petits parallélépipèdes décorés d'aluminium, ils renferment des hauts-parleurs qui envoient le son en écho contre la géode qui nous le renvoie en retour. Le son tourne autour de la géode. Oui.
Bon. Bien.
Quelle heure est-il ?
Je m'aperçois que la poubelle au premier plan pourrait être un des robots dans Star Wars. Oui. Bon . Bien.
Quelle heure est-il ?
La carte postale nous indique que la géode est constituée de 6433 triangles d'acier qui forment une sphère de 36 mètres de diamètre. Il s'agit d'une photographie de J-C N'Diaye de 1986.

musique de notre temps

Alors que je viens d'installer sur mon tourne-disques le 33 tours de Iannis Xénakis Metastasis, il est pour moi évident que je me dois de vous montrer une carte postale représentant le couvent Sainte-Marie de la Tourette construit à Eveux sur Arbresle (1956-1960).
On sait que Iannis Xénakis travailla sur ce bâtiment avec Le Corbusier et notamment sur les panneaux de verre que l'on peut voir ici.
J'avoue n'avoir toujours pas bien compris les relations exactes entre une musique possible et une plasticité certaine mais il n'en demeure pas moins que les jeux d'ombres et de lumières composent effectivement un espace particulier. J'ai visité ce bâtiment un jour de pluie et mes photographies stéréoscopiques s'en souviennent mal...
Je pense soudain que cette musique m'évoque le film Shining de Stanley Kubrick.
Il s'agit ici d'une carte postale Combier.
La référence du disque est : Xénakis, Metastasis, Orchestre National de L'O.R.T.F dirigé par Maurice Le Roux, et l'Ensemble instrumental de musique contemporaine de Paris dirigé par Konstantin Simonovic. Chant du Monde, LDX A 83688.