mercredi 5 mars 2008

la plus belle tour de Paris





J’en ai marre.
Alors que le débat se fait sur le retour des tours à Paris un consensus se fait autour de la Tour Montparnasse et de Beaugrenelle comme étant les exemples à éviter. Il faut dire qu’il s’agit là d’une pensée présidentielle donc une pensée...sereine.
Pour ma part, j’adore la tour Montparnasse. J’aime qu’elle écrase. J’aime sa couleur sombre comme un monolithe. J’aime le point de vue sur Paris. J’aime la viser dans Paris quand je marche. J’aime sa matière très datée. J’aime son plan de coupe, cet ovale écorché. J’aime les architectes qui l’ont dessinée ; Monsieur Urbain Cassan (quel nom génial pour un architecte !), Eugène Beaudoin, Louis de Marien et Jean Saubot. J’aime la colonne gigantesque et invisible de béton qui la maintient debout. J’aime boire un café fort cher au bar dans une ambiance chic, dorée et marron très seventies en bonne compagnie. Voyez comme photographiée, elle est belle cette tour.
Je vous propose :
1 : une carte éditée par Image In éditions des années 80 réf CS 75101-0-0256 qui nous raconte : hauteur 210 m 262 au dessus de la mer fondations 70m en sous-sol poids 120000 tonnes surfaces vitrée 39000m2 56 étages 7 ascenseurs atteignant le sommet en 40 secondes. 2001 l’odyssée de l’espace...
2 : une carte Cap-Théojac photographie du célèbre A.Monier avec sa signature sur l’image. Non datée. Elle donne les mêmes informations.
3 : une carte éditée par les éditions bourgogne pour la fédération européenne de la construction avec timbre poste assorti et cachet de la Poste du 21 mai 1977 du premier jour. Il s’agit d’une maxi-carte.
4 : une édition P.I qui publie de très belles cartes de la région parisienne. Pas de date ni de précision mais une belle image dans la collection” sous le ciel de Paris”.

le jeu des trois erreurs



Royan très court mètrage



Lorsque l’on observe attentivement nos cartes postales (souvent dans un désir un peu vain d’y pénétrer par le regard) on se familiarise vite avec les gens qui s’y trouvent. Parfois même il arrive qu’ils soient pris d’un mouvement, qu’ils s’animent. On croit rêver et en fait on s’apercoit que le photographe à pris deux clichés et que ses deux clichés ont été imprimés. Ainsi on peut mesurer le temps écoulé entre les deux clichés et voir une micro scéance de cinéma. Du cinéma soit très rapide à deux images seconde, soit très lent à deux arrêts sur image pour l’éternité.
Des voitures se garent, des dames avancent, le vent soulève un drapeau d’une image à l’autre. On peut observer ce phénomène (la vie au fond) sur deux cartes postales du marché de Royan. Oui je sais encore Royan mais voilà c’est aussi pour un autre amateur de ce lieu, Julien Donada, que je fouille dans mon classeur et vous propose ce jeu des erreurs.
1 : une carte postale CIM en photographie véritable par Combier est datée de 1958 et d’un format un peu plus petit que d’habitude.
2 : une carte postale CIM (affiché sur l’image) par Combier en photographie véritable mais n’et pas datée.
Regardons bien : au centre à l’angle de l’esplanade un vélo est posé puis une dame surgit avec ses paniers, à droite de l’image le Tub Citroën est bien là sur les deux clichés, à gauche une 4CV Renault est venue se garer derrière la 203 Peugeot et le drapeau sur le lampadaire s’envole d’une image à l’autre. Les ombres ont peu bougé donc le temps est très court entre les deux images. Le cadrage est le même, on peut superposer les deux cartes sans problème. Mais pourquoi avoir doublé le cliché et surtout l’édition ? Et cela chez le même éditeur ? Si quelqu’un de la maison Combier peut me donner la réponse...

lundi 3 mars 2008

la petite dernière en couleur

espace couvert







Il existe des bâtiments que l’on rencontre souvent en carte postale et la Basilique Souterraine St Pie X de Lourdes en fait partie. Il faut dire qu’après les cartes postales sur la Tour Eiffel, Lourdes est bien représentée.
Mais cela ne signifie pas que la construction ne mérite pas d’attention. Cette Basilique que j’ai eu la chance de parcourir est une merveille. Enterrée pour partie, elle offre un espace incroyable, une puissance sourde et majestueuse. C’est un lieu unique, une grande place envoûtante et protectrice, un refuge impressionnant. Rien que pour ce lieu Lourdes mérite le détour. Voilà ce que l’Art Sacré peut produire de grandiose.
Je vous propose de voir quelques cartes postales la représentant et le noir et blanc semble particulièrement bien lui réussir.
1 : carte postale éditée par Edlux aux éditions Doucet achetée à l’hôtel central de Lourdes, elle nous donne les indications suivantes : consacrée le 25 mars 1958, forme ovale longueur 200 mètres contenance 20 000 personnes (sic!!).
Architectes P.Vago-Le Donné-Pinsard
expédiée en 1962.
2 : carte postale Elcé pour Chataigneau en véritable photo au bromure expédiée en 1966. Elle nous donne les mêmes indications et précise la largeur de 80 mètres et une hauteur de 10 mètres.
3 : encore une carte Edlux avec les mêmes indications.
4 : une édition Jové de Pau. Rien n’est précisé mais le point de vue est superbe et donne une juste dimension du lieu. Elle est en photo véritable.
5 : une autre édition Edlux en parfaite symétrie, admirons la courbe de la voûte et le rythme des piliers. expédiée en 1960.
6 : une édition Chambon pour la collection Yan, série “nos belles Pyrénées” imprimée en 1977 par Brunner and Co Italy.
La foule des pélerins réunis... Merci Messieurs les architectes.

dimanche 2 mars 2008

Royan en couleurs naturelles





Des images, encore des images de Royan.
Je prends souvent le risque de posséder des cartes en double de ma ville favorite mais je ne peux pas les laisser sur la foire dans des cartons humides et froids. Ce serait un abandon, alors elles rejoignent les profondeurs de mes poches bien au chaud en attendant de trouver leurs sœurs dans le grand classeur spécial.
Nous avons donc :
Une magnifique carte du casino édition de l’Europe en Eurolux et couleurs naturelles. Admirez la polychromie. Comment a-t-on pu détruire cela ?
Puis une carte de l’Eglise Notre Dame en couleurs naturelles éditée par Soyer datée de 1963. Vue prise d’avion c’est certain, on devine le marché couvert à droite.
Toujours l’église aux édition Gaby par les éditeurs Artaud avec des informations au verso. On nous donne le nom de Guillaume Gillet comme architecte ce qui est exact, on nous donne le nom de Lafaille comme ingénieur conseil ce qui est exact mais on nous donne comme nom d’ingénieur René Sargir, il faut comprendre Sarger. L’architecte d’opération est M. Hébrard. C’est parfait.
La troisième carte est une édition charentaise d’art de A.Gilbert à Jarnac. Là aussi tout le monde est nommé mais sans faute. Elle fut expédiée en 1962.
Tout cela est magnifique.
Royan, Royan, Royan...

affaire non classée


les affaires reprennent.
Me voici de retour avec finalement peu de cartes mais les deux volumes d’un siècle de construction aux éditions du Moniteur et c’est réjouissant.
Tout de même, je vous montre cette très belle carte postale du centre national des industries et des techniques ; Il s’agit d’une carte très informative car au verso figure la liste des informations suivantes :
Architectes : MM; Camelot et de Mailly et Zerfuss
Entreprises : Balency et Schul, Boussiron et Coignet
superficie du plancher : 10 hectares, portée record du monde de la voûte : 218 m
Hauteur : 50m
Voilà qui est clair !
il s’agit d’une édition Elnacap envoyée en 1986 avec le texte suivant:
j’ai donné les photos à refaire; Je les aurai dans une semaine; Elles sont vraiment réussies. Ce sont de bons souvenirs; ici la lumière ne s’est toujours pas faite (et ne se fera probablement jamais) sur le meutre de Monsieur le Commissaire principal et 2 policiers âgés de 24 et 32 ans; nous savons qu’une voiture est entrée dans un arbre pas loin de Monsieur Chirac. Aucun occupant n’a été retrouvé. C’était une voiture de gangster....(sic) Affectueux baisers.