samedi 17 novembre 2007

Lods c'est beau, c'est important.







Comme promis voici des cartes postales des tours de Lods à Drancy. J’ai tout de suite aimé ces images et les tours. Je commence avec une carte Photo-édition de Precy sur Oise, imprimerie Daniel Delboy envoyée en 1960 mais la carte semble bien plus ancienne, car en héliogravure. Intitulée la Tour de quinze étages cette carte postale nous montre l’immeuble juste à la fin du chantier. Cet immeuble est vraiment beau, admirez le tube de l’escalier qui dessine et étire la verticale de ce bâtiment.
Autres cartes de cet ensemble, l'une éditée par Guy et l’autre par Lyna nous montrent la même prise de vue avec un léger intervalle de temps entre les deux. D’abord sur l’édition Guy on voit une famille assise dans l’herbe avec une poussette au pied du mur puis sur l’image Lyna on voit toujours cette famille mais des enfants surgissent au premier plan. Pourquoi le photographe réalisa-t-il deux clichés ? Un pour chaque éditeur ?
La carte édition Guy est une exclusivité Lyna-Paris n° 354 posté en 1957, l’autre porte le même numéro et est une édition Lyna Abeille-Cartes sans date, en photo véritable.
J’aime ces petits détails du temps qui passe léger sur des images trop ennuyeuses pour ne pas être passionnantes.
Ne pas oublier les immeubles de Lods à Rouen et le ciné-Théâtre d’Elbeuf saccagé par un agrandissement qui occulte la magnifique transparence de cette boîte de verre dédiée au noir des salles de cinéma ; c’est là que j’ai vu les Star Wars.

Aillaud c'est beau, c'est important.





Voici Emile Aillaud.
Voici la couleur qui serpente et s’étend dans le ciel.
Voici ce qu’il faut défendre.
Cette carte exceptionnelle nous montre avec sa vue aérienne un bel exemple de tapis urbain .
Au premier plan de cette vue de Bobigny un superbe bâtiment en brique qui semble être une école ou un lycée. je n’ai pas réussi à l’identifier mais les volumes sont superbes.
Juste à l’arrière-plan la cité d'Aillaud avec ses tours rondes et la barre souple. Et un peu loin, au coin à gauche de la carte postale, on peut apercevoir les tours de Lods à Drancy. Si je ne me trompe pas la prise de vue est orientée nord-est.
Je vais vous montrer un peu mieux ces immeubles mais d’abord il est temps d’évoquer la polémique autour des Courtillières de Pantin dessinées également par Aillaud et menacées de restructuration (un bien gentil mot). Il est temps de dire qu’il ne faut rien toucher de cet ensemble parce qu’il s’agit d’un ensemble, il est temps de dire qu’il y en a marre de cette France qui n’aime pas son architecture et qui la condamne de tous les maux parce qu’elle a le tort d’être visible. Cette visibilité de la misère n’est pas la raison de la misère.
Qu'il faille entretenir les bâtiments et les restaurer c'est la moindre des choses, les détruire, les saccager une fois de plus et de manière institutionnelle ne redonnera pas par contre à la population qui y vit du travail. Est-ce que les habitants de la Croix-Rouge de Reims vivent mieux depuis la destruction de la Rafale, ont-ils de meilleurs contrats de travail, et plus de considérations de la part des institutions, ont-ils plus de liens sociaux ? La politique qui considère que détruire est une manière d’agir et surtout de faire croire à une action politique est une énorme bêtise. C’est de l’image et c’est surtout de l’image pour élection municipale. Le patrimoine n’est pas seulement une journée par an où l’on traîne les enfants voir l’artisanat à la française dans des constructions qui sentent bon la pierre et le bois de charpente. C’est inouï ce que la France devient. Et ceux qui ont dans la bouche “les gens, les gens, les gens” devraient se demander qui est responsable de l’abandon de ces bâtiments, qui les a laissé dépérir depuis 30 ans ? Monsieur Aillaud ? Et qui a intêret aujourd’hui soudain de se réveiller et de pointer un doigt accusateur ?
Sauvons les Courtillières. Sauvons les Lods de Rouen. Il est malheureusement trop tard pour la Rafale et c’est un chef-d’oeuvre de moins pour notre patrimoine. Soyez vigilants. Soyons vigilants. Soutenons l'association DOCOMOMO.
La carte postale est une édition Combier (les meilleures) distribuée par Raymon.
Elle n’est pas datée.

mercredi 14 novembre 2007

parking debout




Offert de manière sentimentale (la plus belle bien sûr ) par Claude, le livre “architecture du Parking” me prouve l’existence du parking héliport de Toulouse qui n’est donc pas détruit. J’en suis si heureux...
Il n’en va pas de même du Tricorn d'Owen Luder qui est détruit maintenant. Ce livre nous en montre de superbes clichés et l’ensemble de l’ouvrage est d’une richesse de propos et d’iconographie remarquables. Simon Henley a bien travaillé et nous donne envie d’aller voir un peu mieux ces bâtiments. Il est juste un peu dommage qu’il y ait si peu de références françaises dans l’ouvrage. Mais ne boudons pas notre plaisir.
l'architecture du parking
Simon Henley aux éditions Parenthèses
Voir l'article de ce blog : l'architecte, le maquettiste et le photographe

lundi 5 novembre 2007

la reprise






Reprenons nos esprits et regardons d’un peu plus près quelques cartes achetées ce week-end.
Deux images provenant de la série consacrée à la construction de l’église Jeanne d’Arc à Rouen qui viennent compléter ma collection. Vous connaissez déjà un peu cette série. On peut par exemple sur l’image N°26 voir les charpentes sur le camion le 10 juin 1977 et c’est assez impressionnant. j’imagine le beau convoi exceptionnel qui a dû tourner dans les rues étroites de Rouen... Sur la vue N°31 on aperçoit les hallettes déjà bien avancées. Je rappelle que ces clichés sont de C. Hamelin de Rouen et que les cartes ne furent tirées qu’à 1000 exemplaires. L’architecte pour ceux qui ne suivent pas est Mr Arretche.
Je vous affiche également une nouvelle vue extraordinaire du parc des expositions de Bordeaux le lac. On perçoit mieux je crois sur cette vue que l’effet de façade n’est qu’un trompe-l’oeil. Mais l’ensemble reste spectaculaire. Je crois que le point de fuite de cette image est le point de vue de celle que j’ai déjà affichée, 860 mètres les séparent, c’est la distance nécessaire à la perspective pour toucher l’horizon. La carte fut envoyée en 1988 elle est une édition Elcé, cliché Rick-Fot. Pour ceux qui ne suivent toujours pas l’architecte est Mr Dubuisson.
Voici maintenant l’église de Fourcarmont en Seine Maritime. Je connais bien ce lieu et d’ailleurs je le connais grâce à des cartes postales achetées il y a longtemps. C’est un bel édifice très le corbuséen perdu dans la campagne normande sur une petite colline. La carte postale nous indique que l’église fut détruite pendant la guerre et que celle-ci fut construite et inaugurée le 3 mai 1964. La photographie est de J. Bove dont le téléphone est le 125 à Blangny (sic). L’architecte de ce bâtiment est Ozavaronni, grand prix de Rome. Vous suivez ?

dimanche 4 novembre 2007

Jakob et Mac Farlane 2




Jakob et Mac Farlane 1




Val de Reuil et Vaudreuil




Quelle journée !!
D’abord j’avais rendez-vous au salon toutes collections avec ma rabatteuse de cartes postales et je ne regrette pas d’y être allé. En plus de très belles cartes, cette dame est charmante et nous papotons joyeusement sur les cartes qu’elle me vend. Elle m’a donné un nouveau rendez-vous pour dans quinze jours . j’y serai sûrement. Je vous affiche une photo du lot de cartes et je vous donnerai plus de détails plus tard et vous serez surpris. Voyez aussi le bâtiment dans lequel se passe ce genre de foire.
Mais en plus de tout cela, sur la route du Vaudreuil, nous sommes passés par le Val de Reuil, ville nouvelle qui aurait dû être construite par Renaudie et à la faveur de travaux j’ai dû changer ma route habituelle ce qui m’a conduit sur un monument que je cherche depuis l’exposition d’Orléans qui était consacrée à Jakob et Mac Farlane. Il s’agit d’un monument aux souvenirs, sorte de monument aux morts. C’est, il faut l’avouer assez réussi avec pourtant une grande simplicité qui peut d’ailleurs conduire à ne pas voir le monument depuis une voiture. Situé près d’un rond-point le petit mur de béton ne laisse pas percevoir l’espace interne et le jeu subtil des plans et des sols. Derrière le mur on descend doucement pour tomber sur un jardin en gradins d’une grande sobriété.
C’est tranquille, pas taggé, un peu de déchets mais l’ensemble reste serein, calme et nous fait oublier que nous sommes sous le niveau de la route. C’est réussi. Il faudra venir faire une campagne stéréoscopique de ce lieu. Je vous montre des images qui ne sont pas des cartes postales mais je crois que de cela il n’y en pas...