Je viens de terminer une tentative d'inventaire des articles, citations de ou sur Claude Parent dans ma collection d'Architecture d'Aujourd'hui.
Je dis bien tentative car vu le foisonnement, vu qu'il me manque des numéros il est probable que cet inventaire ne soit pas exhaustif mais...
Il s'étend tout de même de 1953 à 1991 !
Il ne faut pas oublier les deux derniers numéros de AA.
Alors cela va d'une lettre envoyée par Claude Parent et Lionel Schein à la revue sur le désir d'avenir des jeunes architectes en 1953 en passant par un article de monsieur Parent sur la revue Aujourd'hui dans le numéro des trente ans de AA en 1991.
Cela nous fait 89 occasions de voir le nom de Monsieur Parent, son architecture, sa trombine et ses critiques parfois féroces.
Et quelques heures de lecture à rattraper pour moi.`
Tiens et si on en faisait un recueil ?
En attendant si certains désirent cet index je peux vous l'envoyer.
mobilisation !
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vendredi 8 janvier 2010
jeudi 7 janvier 2010
les soulades anonymes
Voici une construction étrange et une carte postale étrange :
Nous sommes au village vacances "les soulades" au Plat (09).
La construction est un mélange de formes référencées à la montagne avec des toits pentus-pointus, des décrochements de volumes et aussi quelque chose d'un château tyrolien avec une tour coiffée de biais aux fenêtres surprenantes un rien défensives (du solaire sur le toit ?).
Donc une sorte de manoir ou de réduction de village alpin tentant de jouer sans rivalité avec le paysage au fond.
Mais...
L'image si on y prête attention est un peu curieuse. La bâtisse semble se découper de manière un peu artificielle sur ce paysage et cela lui donne un aspect de maquette assez saisissant.
J'ai même cru, effectivement qu'il s'agissait là d'un projet et non d'une réalisation réellement construite.
Pourtant si.
C'est assez extravagant et spectaculaire.
Pourtant il est impossible de trouver qui est à l'origine de cette construction qui mériterait certainement un regard plus appuyé.
Alors si parmi vous certains ont la réponse...
La carte postale est une édition Larrey et la photographie de A. Rocca.
Le correspondant, un très jeune écrivain, nous dit :
"l'hôtel est panché (sic), on se met à table tout seul "
Voilà un joli programme en effet...
mercredi 6 janvier 2010
Lahr, Glocken Gruppen
Il y a peu j'ai reçu ça :


Et aujourd'hui alors que je tente un index des articles de ou sur Claude Parent dans mes Architecture d'Aujourd'hui je trouve à la page XIX du numéro 115 de juin-juillet 1964 quelques informations mais bizarrement pas de nom d'architecte !
le petit texte nous dit :
"C'est l'Office de Construction d'état de Fribourg qui a conçu ces 120 appartements dont 72 groupés en trois tours identiques. Ces tours de huit étages situées à l'entrée de la ville forment accent dominant. Elles abritent 48 trois pièces et 28 deux pièces. Il est à noter qu'aucune pièce n'a de fenêtres en façade, toutes donnent dans sur un espace extérieur à la fois loggia et balcon ouvert. Le rez-de-chaussée est traité en pilotis."
Au fait nous sommes à Lahr, Allemagne devant les "Glocken Gruppen".
Évidemment on a du mal à croire que seul ce balcon éclaire les appartements surtout vue la hauteur bouchée du garde-corps.
En tout cas la silhouette générale en pomme de pin est bien curieuse et drolatique. J'aime assez ce dessin et aussi l'emprise au sol limitée avec des petits piliers très aiguisés.
Cela a mérité en son temps un article dans la revue, ce qui pourrait bien être bon signe. Mais je l'avoue difficile de voir et lire l'architecture ainsi, du moins pour moi.
Me reste une image, celle d'une construction atypique mais aussi et c'est le paradoxe, bien marquée et ce mystère du nom du ou des architectes qui ont pensé sans fenêtres excessives...
En tout cas la carte postale qui appartient à la collection l'industrielle de la photo à Metz ne donne ni date ni référence.
Le point de vue est remarquable sachant à la fois détailler le premier immeuble et l'installer avec ses congénères. Pourtant tout cela est imprimé chichement sur un papier très léger qui me fait penser aux pays de l'est. Étrangeté là aussi...
mardi 5 janvier 2010
les cubes de Moshe Safdie
Puisque hier nous étions dans les jeux de cubes :


C'est évidemment un chef-d'œuvre mondial.
Vous connaissez certainement vu la renommée mondiale de cette construction due à l'architecte Moshe Safdie.
Alors rapidement pour les moins informés :
Nous sommes à Montréal au Canada et cette construction fur réalisée pour l'exposition internationale de 1967, excellente année surtout vers le mois de novembre.
Cette architecture réunit tout ou presque de mes goûts architecturaux. D'abord une véritable utopie opérante, un travail formel abouti, simple et complexe à la fois et qui dit sa structure presque de manière obscène, une architecture qui ne s'insère pas dans le paysage mais qui EST paysage, une qualité de logements permettant dans la modularité à la fois l'individualité et l'uniformité, du béton beau, une géométrie palpitante et joyeuse voir humoristique avec des sensation d'écroulement et d'équilibre.
Une pure merveille, et vous savez quoi ?
Des gens heureux d'y vivre... incroyable non ?
Alors la fortune critique d'Habitat 67 n'est pas à faire et vous trouverez sur quelques clics une masse d'informations.
Je vous propose pourtant ce site.
La carte postale est une édition Bartley Photographer expédiée en 1970. Le correspondant indique à sa destinataire que celle-ci avait suivi la construction à la radio !
La carte postale nous donne en anglais et en français : Habitat 67, administré par Société Centrale d'Hypothèque et de logement, Cité du Havre, Montréal, Canada.
J'aime beaucoup le point de vue de l'image, donnant grâce à la perspective un effet de colline de grappe accentué. Et puis le ciel bleu du Canada me donne envie d'entendre Robert Charlebois.
Une belle carte postale, un beau document, un chef-d'œuvre mondial incontestable, comment commencer mieux l'année ?
J'ai besoin de cette lumière descendue droit du Labrador et qui fait neiger sur l'hiver des roses bleues des roses d'or dans le silence de l'hiver.... sur les remparts blancs de l'hiver je veux revoir ce long désert.... bout de l'hiver..... trace de pas.... sentir le froid mourir au fond de chaque pierre... glaçons de bonbons clairs... Boeing bleu de mer... me marier avec l'hiver....
Oui, j'adore.
lundi 4 janvier 2010
Lods et Sculptures-jeux
Vous ne trouvez pas que le photographe ici a fait preuve d'un rapprochement un peu particulier ?


Nous sommes à Fontenay-sous-Bois dans la Z.U.P, c'est la carte postale Yvon qui le dit.
Regardez comment en cadrant le photographe a fait jouer au premier plan des jeux d'enfants contre les bâtiments dont la tour juste derrière...
Remarquable.
Une manière de nous dire, peut-être que l'urbanisme et l'architecture sont faits de la même façon que les jeux d'enfants ?
Non... c'est moi qui extrapole un peu durement...
Je l'aime bien cette image.
Toute la joie de vivre possible de ce lieu tient dans la couleur vive de ces jeux de cubes. Et aussi sans doute, dans la présence rassurante d'un bar-tabac même si celui-ci s'appelle le Gévaudan.
Le photographe n'a pas attendu les enfants pour son premier plan ou alors il les a gentiment poussés hors du cadre.
A moins que nous soyons en plein après-midi du mardi et que tous les petits soient à l'école.
Mes recherches me font trouver que Marcel Lods serait l'architecte de la Z.U.P de Fontenay-sous-Bois, c'est possible mais cela m'étonne du moins pour notre immeuble au fond de cette carte postale.
Je ne sais pas, j'ai du mal à retrouver l'écriture de l'architecte dans cette tour mais il est vrai que je ne connais peut-être pas assez son travail.
En tout cas pour les jeux d'enfants on a une piste sérieuse avec le numéro 166 d'Architecture d'Aujourd'hui de 1973.
Page XXXIV on trouve un article sur sculptures-jeux et voici que les noms de Bernard et Ariane Vuarnesson apparaissent...
On reconnaît bien les modules mais est-ce à Fontenay-sous-Bois ?
Difficile à dire.
En tout cas après le groupe Ludic découvert il y a peu, la question du design des jeux de plein air se poursuit avec ce duo Sculptures-jeux.
On peut aller voir le travail de ces deux designers ici et c'est toujours beau.
Et si on faisait de cette question des jeux de plein air une belle exposition rétrospective quelque part ?
samedi 2 janvier 2010
Allemagne au Brésil
Voilà une belle carte postale :


On y voit l'Ambassade d'Allemagne de l'ouest à Rio de Janeiro.
Posée orthogonalement à la falaise, dans une opposition dure, le bâtiment est bien typé : pilier magnifique, superposition des masses, brisures des lignes, casquette sur le toit terrasse, couleur vive apportée par les rideaux.
Moderniste cela se veut.
J'aime surtout le poids du bâtiment ne reposant que sur un pilier massif mais bien léger tout de même pour une telle masse. Ainsi les autos déposent à l'ombre le personnel et les visites à l'ambassadeur.
Finalement cela ressemble fortement à un collage de trois constructions. Glissée dessous une première construction fine et étroite suit la falaise et la longe. Ouverte, elle est un pavillon d'accueil et offre un sas entre la voie publique qui se poursuit sur le parvis et les bureaux au-dessus. Ceux-ci sont contenus dans l'énorme masse bien dessinée mais assez simple finalement.
Un parallélépipède légèrement cassé en son milieu et fendu sur trois étages de fenêtres allant en butée au bout du bâtiment. L'espace central sans ouverture doit contenir les escaliers et cages d'ascenseurs.
Tout en haut, sur la terrasse un autre type de construction plus moderniste avec sa grande visière et sa façade très ouverte doit servir, j'imagine (seulement) soit de lieu de réceptions divers soit de logements pour l'ambassadeur, c'est, en effet le lieu le plus spectaculaire de la bâtisse. On imagine la vue depuis la terrasse et les belle soirées de l'ambassadeur...
Les architectes seraient Messieurs Schmitt et Van Dorp mais sans certitude...
Architectes allemands va sans dire.
Il est d'ailleurs drôle de constater que des architectes allemands au Brésil ou des architectes brésiliens en Allemagne, à la même époque font à peu près la même chose. Sans doute que les seconds ont subi l'héritage des aînés des premiers et que l'Atlantique est facile à traverser.
La carte postale envoyée par Claude depuis... Beaune La Rolande est une édition Parana Cart. Il s'agit d'un cliché de José Guinart.
vendredi 1 janvier 2010
champagne punk
Certainement dans un léger flou inconscient, mes yeux ce matin se sont tournés vers un symbole de la fête : le Champagne.



Plus particulièrement la ville du Champagne : Epernay.
Mais de cette ville, je ne possède pas de cartes postales des caves ou des maisons productrices mais une carte postale des nouveaux quartiers au Bernon, une multi-vues éditée par La Cigogne en Mexichrome et expédiée en 1975.
Regardez bien.
Et maintenant regardez ce que nous livre notre guide vénéré page 68 :



Mais sur cette carte on aperçoit aussi des tours fortes et puissantes dominant un centre commercial (?) orange bien dans le goût de ces années 70 avec des terrasses plantées bien surprenantes.
Il se trouve que les tours sont dues aux architectes Andrault et Parat.
On retrouve d'ailleurs ce modèle dans l'ouvrage qui est consacré au duo.
Et aussi un article et une photographie dans notre guide vénéré page 67 :
Alors il ne faut pas manquer d'aller jeter un coup d'oeil sur ce site entièrement consacré à la vie dans ce quartier. On y voit la destruction (encore) des immeubles qui portent bien évidemment à eux seuls les problèmes de la vie actuelle et on y voit aussi le combat d'un quartier désireux de vivre là sans fausse pudeur.
Vous pouvez aussi aller là et voir comment un habitant du quartier à la crête punk violette Monsieur Fab Crobard a tenté et réussi en grande partie de changer la vision de ce lieu.
On ne peut que saluer l'action.
Notre guide contient pas moins de 4 articles sur la Z.U.P de Bernon à Epernay. Et il y est aussi question dans cette ville du supermarché de Monsieur Parent... dont malheureusement je n'ai pas de cartes postales !
Tout cela donne furieusement envie d'aller jeter un œil, voire deux. Mais certainement que je ne trouverai plus rien. La pelleteuse du politiquement correct, du parler vrai, celle qui déconstruit aura fait son œuvre. La z.u.p sera devenue un quartier et des pelouses fraîches recouvriront les gravats.
L'église sur la carte postale est due à l'architecte Georges Juif et elle s'appelle Saint Vincent des Vignes. Je ne peux rien vous en dire d'autre et je lui souhaite d'être encore debout.
guide d'architecture contemporaine en France
messieurs Crettol, Amouroux et Monnet
Technic-Union 1972
Andrault-Parat
Architecture
le cercle d'Art éditeur
1991
Libellés :
Andrault-Parat,
beau béton,
Claude Parent,
dans le guide,
église moderne
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