samedi 29 mars 2008

Julien Donada volume 3



Je suis si heureux !!
Dans ma boîte aux lettres, un petit colis en papier kraft contient :
un nouveau film de Julien Donada consacré à l’église Sainte-Bernadette du Banlay de Claude Parent et Virilio, une carte postale représentant l’intérieur de cette même église et une autre représentant les Domobiles de Haüsermann.
Cela fait beaucoup de belles et importantes choses. Le film est superbe, la caméra glisse souvent de la gauche vers la droite sur le bunker composant et décomposant un kaléidoscope de béton. Je suis aussi très heureux de pouvoir pénétrer le bloc fracturé que je ne connais pour ma part que de l’extérieur. Il se remplit de fidèles et vibre alors tout autrement. Quelle géométrie !! Quelle émotion !!
En fait j’essaie de comprendre ce qui me touche tant dans cette construction. Sûrement que sa stabilité, sa solidité (dans son image du moins) me rassure et m’effraie en même temps. Il y a aussi tout ce que j’y ajoute, mon histoire du béton (Royan) mon goût pour le calme humide et froid de l’église romane, la franchise et l’humilité. (Talmont ?)
Mais le film de Julien Donada nous donne également une image lumineuse, éclairée, vibrante d’ombres et de couleurs (le rouge sur le visage d’une jeune fille ou la barre horizontale de lumière sur les fidèles). L’architecture devient un réceptacle et un écran tout en même temps. La voix qui porte le texte est très belle et n’encombre pas l’image. Tout de même quel contraste entre cette construction et son environnement. Cela saute au yeux lorsqu’on se rend à Nevers et c’est parfaitement dit ici. Pas d’intégration, un atterrissage.
J’ai passé un beau moment au visionnage de cette vidéo. Merci Julien Donada.
La carte postale de l’intérieur de Sainte-Bernadette est une édition France Publicité en couleurs naturelles. Elle n’est pas datée et Julien Donada me dit qu’il l’a trouvée dans un vieux stock dans un coin... Quelle chance pour nous. Les architectes ne sont pas nommés.
La carte postale des Domobiles de Häusermann est une édition de la fondation Beyeler de Bâle et fut éditée pour l’exposition ArchiSkulptur en 2005. Nous est indiqué le nom de l’architecte, le nom du bâtiment Domobiles 1971 Modell, Mischtechnik, Kunstharzpolyester 7 Teile, dimension 30X30X20 cm und 20X24X16 cm. Collection du Fonds Régional d’Art contemporain du Centre, Orléans, France. la photo est de Philippe Magnon.

mardi 18 mars 2008

Henri Sauvage au Maroc ?


Monsieur Gaffard m’envoie une énigme et j’aime ça.
Regardez cette carte postale nous proposant un immeuble en coupe, immeuble en gradin. Cette carte nous donne des indications comme la séparation marchandises-public (faut-il penser à un grand magasin ?) et des localisations qui font penser au Maroc. La date, 1922, le style, immeuble en gradin nous évoque immédiatement la figure de Henri Sauvage. Pourtant si la proximité avec la construction de son célèbre immeuble parisien est grande rien dans mes recherches ne me permet d’affirmer qu’il s’agit de l’œuvre de cet architecte ou de l’un de ses condisciples.
Donc si quelqu’un nous regarde et qu’il a une idée faites-le nous savoir ; Monsieur Gaffard et moi-même serions heureux de redonner un nom à ce bâtiment et à son constructeur. Peut-être aussi s’agit-il d’un projet avorté.
A vos livres, revues, collection de cartes postales, albums de famille, archives...
Merci.
On peut se rapporter à la fiche suivante de DOCOMOMO, toujours aussi passionnante
http://www.archi.fr/DOCOMOMO-FR/fiche-imm-vavin.htm

soudain Julien Donada...volume 2



Soudain Julien Donada...

Il semble que parfois les bouteilles jetées à la mer finissent par être ramassées. Depuis que j’ai ouvert ce blog, je pensais que seul le cercle de mes amis avait l’obligeance de jeter un coup d’œil sur celui-ci en y apportant un regard souvent pertinent (merci Alan, Benoît, Claude, Sylvain...). Mais voici que depuis quelques jours la machine s’emballe et que je reçois de droite et de gauche (de manière stéréoscopique donc) des messages, des images et que des contacts se nouent. Est-ce un effet ADSL-Wifi conjugués ?
En tout cas, Julien Donada m’apporte la preuve que je ne suis pas le seul à porter un intérêt pour, à la fois l’architecture brutaliste et contemporaine et la carte postale moderne.
C’est d’ailleurs si proche que c’en est confondant !!
Il vous suffira d’aller voir ses photographies sur son site pour vous en apercevoir. De plus Julien Donada réalise des documentaires sur des architectures qui sont pour moi l’aboutissement de ce que je me crois devoir défendre : Sainte Bernadette du Banlay de Parent et Virilio, la Grande Motte de Balladur, Ou encore l’architecte Haüsermann... Il ne me manque plus que Royan et Brasilia, pour la Rafale de Reims c’est trop tard.
Mais tenez-vous bien en plus de cela Julien Donada s’offre le luxe d’éditer des cartes postales... Quelle avance sur mes ambitions, quelle claque...
Il faut vraiment que je me décide.
Il faut dire que nous avons la même bible, notre guide d’architecture contemporaine de Messieurs Amouroux, Crettol et Monnet, un chef-d’oeuvre, une référence, un saint-Graal, une apothéose éditoriale, un monument élevé à la gloire de la modernité, une chance incroyable, une mine profonde dans lequel je glisse une nostalgie revisitée.
Je vous donne donc ici copie des cartes postales qu’il m’a envoyées :
1 les deux premières nous montrent les vidéos qu’il a réalisées. J’ai eu la chance de recevoir en cadeau celui de la Grande Motte, c’est superbe.
2 la suivante reprend son principe de confronter la carte postale au site directement représenté. Les idées simples sont les plus belles et le temps qui passe s’affiche simplement pris entre les doigts du photographe, le léger flou de la profondeur de champ ajoute à cette nostalgie.
3 celle-ci nous montre Sarcelles prise sous le quadrillage de la visée de l’appareil photographique, une image dure et romantique entre le daguerréotype et le ciblage militaire.
4 Une jeune femme passe ses mains sur la surface brute du béton de la Tourette de Le Corbusier comme pourrait le faire une aveugle tentant de comprendre l’espace. la légèreté des vêtements, leur fragilité s’opposent à ce mur de manière étonnante, les pieds plongent dans le sol comme le bâtiment.
5 Une fausse stéréoscopie qui me ravit, je croise les yeux pour fondre le couple de Traban mais ne réussis pas à percevoir le relief du sol roumain. Etrange décrépitude dédoublée.
Tous droits de reproduction à Julien Donada.
Soudain la Grande Motte est une réalisation de Julien Donada, Petit à petit productions avec l’aide de la direction de l’architecture et du Patrimoine
la bulle et l’architecte, portrait de Pascal Haüsermann est une réalisation de Julien Donada,TS Productions et Voi Sénart
ce film est disponible ici :
http://editions.docnet.fr
Pour voir les photographies de Julien Donada :
http://www.themorningnews.org/archives/galleries/i_was_there/
Et encore un grand merci à lui

lundi 17 mars 2008

pour montrer l'Art




Voici deux lieux d’expositions.
Commençons par un lieu que j’ai eu la chance de voir, il s’agit du K21(kunstsammlung) de Düsseldorf. Il s’agit d’une restructuration d’un bâtiment de la fin du XIXème siècle sur lequel fut ajouté un toit fait d’une résille particulièrement spectaculaire. La vue sur la ville y est remarquable. Cette construction fut réalisée par Kiessler und Partners. Sous cette résille j’ai pu voir une magnifique pièce d’Olafur Eliasson, sorte de tunnel de métal plié.
Les cartes postales ne donnent pas le nom des architectes ni la date et sont des éditions du K20K21, les photographies sont de Ralph Richter.
Voici dans un genre différent mais aussi très technique une carte postale du Carré d’art de Nîmes. La carte postale ne nous indique pas le nom pourtant célèbre de l’architecte Norman Forster. Il s’agit d’une édition La Nimoise Descartes expédiée le 2 août 1993 par des amis miens Claire et Emmanuel.

gros baisers des Arcs



Je ne connais pas la montagne l’hiver.
Voici une carte postale éditée par Cap-Thèojac en mexicrome (mexicrome méééxiiiii crome) nous montrant les Arcs-Chantel en Savoie. On voit les résidences des Belles Challes et des Lauzières. D’après ce que j’ai pu apprendre ce site fut construit par l’architecte Roger Taillefer aidé semble-t-il par Charlotte Perriand. Notre guide nous indique :
A mi-chemin de la station intégrée telle la plagne et de la station de recherche comme Avoriaz, les Arcs offrent une architecture classique d’esprit mais esthétiquement originale. la forme en décroché des immeubles a été dictée par la courbe du soleil qui imposait l’étagement des balcons. L’accent est mis ici sur un hébergement de type para-hôtelier permettant l’accueil des congrès ou séminaires en basse saison. Pour la sation prévue à 1800m Jean Prouvé a étudié un habitat industrialisé remédiant aux aléas de la construction en montagne.
Architectes : atelier d’architecture en montagne P. Faucheu B. Taillefer, architectes d’opération A.Taves A. Rebutatot coordination : Ch. Perriand, maître d’ouvrage société des montagnes des arcs promoteur R. Godino
Est-ce jean Prouvé ou Charlotte Perriand qui ont conçu également les jeux des enfants au premier plan et qui ressemblent à des maquettes géantes d’un projet pour une exposition internationale ou un Donald Judd un peu trop Pop...

samedi 15 mars 2008

des rangements






Après l’installation de la wifi je peux me lancer dans des recherches laissées un peu de côté dans des boîtes de plastique transparent.
Voici le fruit de ces recherches :
D’abord le Scandinavium de Göteborg dont l’architecte est Poul Hultberg. L’ensemble est de 1971 ce qui me semble un peu tard pour ce genre de bâtiment que vous connaissez grâce à ma passion royannaise. La carte postale est une édition Lindenhags et il s’agit d’une photographie de Alf Bokgren.
La seconde image est une carte de Singapore nous montrant deux belles tours ; l’une d’entre elles est due à I.M Pei la tour O.C.B.C en 1976. Je l’aime beaucoup. J’aime les volumes imbriqués et l’idée d’étages aveugles. Quel dessin !! La carte est éditée par S.W Singapore. Pas de date.
Revenons en France avec l’hôtel de ville et la bibliothèque de Cergy-Pontoise que j’ai identifiés comme étant l’œuvre de l’architecte Georges Pencréac’h mais sans certitude. Si vous en avez...
La carte est une édition La Cigogne et fut expédiée en 1988.
Voilà, il ne me reste qu’à ouvrir mes classeurs. Merci Benoît pour tes liens concernant Camera.