Alors,
lorsque Julien Donada et Grégoire Romefort décident d'éditer un ouvrage
sur le travail du Group Ludic on ne peut que les suivre et les
soutenir. Soutenir en effet car les deux compères ont besoin de fonds
pour mettre en route l'édition de ce livre tout comme pour l'ouvrage sur
Le Corbusier par Charles Bueb (toujours disponible !).
Il s'agit aussi d'être exigeant,
de produire un bel objet éditorial qui rendra hommage à ce Group Ludic
et permettra enfin de diffuser davantage cet héritage aujourd'hui,
heureusement, regardé de nouveau à sa juste valeur. Pour l'exigence, nous pouvons faire confiance à la maison d'édition du Facteur Humain et à sa rigueur du contenu critique.
Alors, il est
évident que c'est avec une grande joie que je me fais ici le relais pour
que cette édition voit le jour. Et je sais que de nombreux lecteurs et
lectrices feront de même car je sais que vous aimez, tout comme nous,
les œuvres originales entre architecture et design et les beaux livres !
Les fêtes approchent !
Je
vous conseille donc vivement de soutenir nos amis, de soutenir cette
envie de voir, revoir et enfin mieux connaître ce travail remarquable.
C'est ici que cela se passe : https://www.kisskissbankbank.com/group-ludic-l-imagination-au-pouvoir
Je
m'amuse de voir que "l'imagination au pouvoir" reprend un peu le titre
d'un exemplaire de la revue de Claude Parent et Paul Virilio,
Architecture Principe avec leur " Pouvoir et Imagination" ! Comme quoi l'époque a bien eu ses slogans !
Je
fais un petit résumé de la conférence de jeudi sur Jean-Michel
Lestrade. D'abord, je tiens ici à vivement remercier Tania Vladova et
Jean-Paul Berrenger, tous deux enseignants à l'école des Beaux-Arts de
Rouen pour leur invitation. C'est toujours une chance de pouvoir
exprimer ce qui nous tient à cœur. Je remercie également Jean-Jean
Lestrade, venu spécialement de Sèvres pour assister et aussi participer
avec sa manière à cette conférence. Sa voix a su porter son héritage.
Alvar, ton fils est un digne porte-parole de ta famille ! Merci encore.
Quel
plaisir aussi de retrouver les amis rouennais, les étudiants de l'école
des Beaux-Arts de Rouen qui ont su poser des questions pertinentes et
semblent sensibles à l'architecture moderne et contemporaine.
J'ai
donc fait une conférence assez classique avec un cheminement
biographique surtout orienté sur les "grands chantiers" de Jean-Michel
Lestrade, ceux les plus iconiques, reconnus par tous et que, pour la
plupart, nous avons déjà évoqués sur ce blog. Nous n'avions ni le temps
ni les moyens en 2 heures de faire mieux mais déjà c'était bien !
Jean-Jean Lestrade écoute attentivement.
Nous
avons donc évoqué la jeunesse et les chantiers expérimentaux, la
période de la Reconstruction, Royan et son chantier, les Trente
Glorieuses et le passage de témoin à Mohamed Lestrade. Les images de
l'esplanade de la Défense étant celles qui ont clos cette conférence,
offrant les deux chantiers les plus importants : celui du père avec sa
participation au C.N.I.T et celui du fils avec sa participation à la
Grande Arche. Puis nous avons évoqué le projet d'exposition et enfin,
Jean-Jean et moi tenions à rendre hommage à Denis Herzog. Ce que nous
fîmes avec Waiting Room de Fugazi.
Voilà.
J'espère
pouvoir d'autres fois vous rencontrer pour évoquer Jean-Michel Lestrade,
sachez que cette conférence fut captée et qu'il vous sera donc possible de la
voir ou de la revoir bientôt.
Je remercie enfin vivement le personnel du
Musée des Beaux-Arts pour son accueil et son professionnalisme (merci
Alex) et je remercie très vivement Simon qui m'a aidé pour la
préparation technique et un peu difficile de cette conférence.
Les images sont de Claude Lothier, Merci Claude !
Claude Lothier, votre serviteur, Jean-Paul Berrenger, Jean-Jean Lestrade, Rose Mansion
J'ai loupé une date importante !
Depuis le 29 janvier de cette année votre blog a donc 10 ans !
Joyeux anniversaire le blog !
En
effet tout commença en 2007 avec une carte postale de La Grande Motte,
ce qui m'étonne encore, car, sans doute on aurait pu s'attendre à une
carte de Royan !
Mais depuis ! Que d'aventures ! Que de confiance aussi ! Et que de découvertes !
Suis-je
épuisé par ces dix années ? Oui...Parfois. Il arrive que le sentiment
d'avoir fait le tour de la question se pose et puis surgit une carte, un
détail, un correspondant pour que tout redémarre et j'ai aussi environ
quatre à cinq mille cartes postales qui attendent...
Alors faisons
le point chiffre : un million sept cent mille visites pointées par un
post, ce qui laisse de la marge pour la lecture défilante...Deux mille
deux cent articles...Deux volumes... http://archipostcard.blogspot.fr/ et http://archipostalecarte.blogspot.fr/
Je n'ai pas le nombre d'images mais bon avec une moyenne de deux ou trois par post...
Les meilleurs souvenirs ? Dans le désordre, quoique :
- De lire mon nom dans l'ouvrage deFrançois Chaslin sur Le Corbusier. Un immense honneur.
- De rencontrer et partager avec Dominique Amouroux, l'auteur de notre guide d'architecture vénéré.
- La découverte du Fonds Bueb et la publication du livre. Spéciale dédicace à Julien Donada et à la famille Bueb si accueillante à notre projet.
- La résidence à Royan avec Thomas Dussaix et l'édition de mon livre sur Royan, ma grande fierté. Spéciale dédicace à Charlotte de Charette et Véronique Willmann.
- Bien évidemment, le classement de Sens et la joie d'avoir partagé un peu de ma vie avec Monsieur Claude Parent et sa famille. J'y ajoute la campagne pour Ris-Orangis inachevée. Spéciale dédicace à Viviane Rat-Morris.
- Le sauvetage de la bulle six coques avec toute l'énergie et l'amour autour. Spéciale dédicace àla famille Hérisson et à Manon Alberger.
- Ma rencontre avecClément Cividino, son énergie passionnée, et sa certitude à faire de cette passion un moyen de sauver le Patrimoine mobilier et immobilier.
- Ma rencontre avecla Famille Lestradeet la confiance aigüe qu'ils me portent. Spéciale dédicace à Jean-Jean et Alvar.
- La rencontre avec le Comité de Vigilance Brutalistedont je sais si peu de choses...
- L'exposition à Évreux, merci Emmanuel André et celle à La Forme au Havre avec Claude Parent, Thomas Dussaix et celle à Rouen sur l'invitation deMarc Hamandjian et Jean-Paul Berrenger.
-
Toutes les conférences (beaucoup maintenant !), toutes les visites
guidées, tous les articles, les interviews, les expositions, les films
dont celui sur Royan...
- La chance de me laisser prendre le micro à Radio On et de faire ma Chronique Corbuséenne. Spéciale dédicaceaux étudiants et à Philippe Langlois. Merci Philippe.
Merci à tous les donateurs, tous, ceux d'une seule carte postale ou ceux d'un paquet entier. Spéciale dédicace àLaurent Patart et Daniel Leclercq.
Merci
aussi à tous ceux qui piochent dans mon Fonds, qui me demandent
gentiment (ou non...) des images et qui ainsi prouvent chaque fois la
validité des cartes postales comme documents historiques pour une
compréhension pointue de la relation entre la photographie,
l'architecture et la sauvegarde du Parimoine.
Merci aux éditeurs et à leurs photographes pour leur travail maintenant un peu mieux reconnu.
Ce
blog ce veut joyeux mais aussi citoyen. Chaque carte postale est un
slogan, une preuve, une histoire et une tribune pour le sauvetage et la
lutte pour la reconnaissance du Patrimoine Architecturale du Vingtième
Siècle.
Mais
je voudrais faire un énorme merci, ÉNORME, à celui qui me suit, me
pousse, me porte. Celui qui relit dans l'ombre, qui corrige toujours
avec une extrême patience (et il en faut...) tout ce que j'ai écrit.
Sans le travail de Claude Lothier qui décide de mettre son propre
travail de coté pour lire mes textes, sans son opiniâtreté, sans ses
bras autour, toujours, rien ne serait. Claude....MERCI. Tu
es sans doute, de fait, le plus grand et le plus fidèle lecteur de ce
blog. Mais tu es aussi par ton œil, ton analyse, tes décisions d'aller
voir, ta certitude que les images nous portent, celui qui m'a le mieux
permis de réaliser dix années d'écriture, de voyages, de combat. Je te dédicace donc ces dix premières années. C'est de notre anniversaire qu'il s'agit. Remerciez-le tous, chères lectrices, chers lecteurs, en allant par exemple voir son propre blog : http://leblogdeclaudelothier.blogspot.fr/
Alors j'oublie sans doute plein de choses, de gens, de moments. Dites-le moi !
N'oubliez pas que ce blog est en deux volumes. N'oubliez pas que vous pouvez vous y abonner.
Quelle carte postale choisir pour un tel anniversaire ?
La dernière arrivée ? Une de Royan ? La première ? Je ne savais pas.
J'ai
choisi une carte postale un peu particulière, qui parle de l'un des
plus grands architectes français du Logement Social qui reste ma
priorité.
J'ai choisi une carte postale représentant une œuvre
majeure, un chef-d'œuvre absolue, une utopie humaniste, une leçon
parfaite, un brutalisme utile et verdoyant.
J'ai choisi l'amour, l'homme, le paysage accompli par l'architecture.
J'ai choisi l'urbanité au lieu de l'urbanisme, j'ai choisi le plan au lieu de la surface, j'ai choisi l'altérité faite forme.
J'ai choisi l'architecte Jean Renaudie :
Cette
carte postale un peu particulière est un dessin de Yves Orly pour
Givors et les Étoiles de Monsieur Jean Renaudie. C'est une édition
Combier réalisée semble-t-il spécialement pour en faire un entier postal
et éditée pour l'affranchissement Premier Jour le 20 avril 1985 du
timbre de ce quartier des Étoiles de Givors.
Le dessin de Yves
Orly est bien des années 80. Il nous amuse aujourd'hui par sa manière de
mettre un peu en retrait l'architecture. On dirait que le dessin vient
d'un des premiers logiciels de retouche d'images ou de photocopies
successives...C'est joyeux, tendre, presque fragile. Et c'est, pour ce
dixième anniversaire, une parfaite représentation de l'architecture.
Vive l'architecture moderne et contemporaine !
Vive tous les citoyens qui se battent pour la sauver, la défendre, l'enseigner !
Allez-voir, battez-vous. Imaginez ! Imaginez ! L'architecture se parcoure, se visite, se rêve.
Et comme dit si bien Jules Verne cité par Georges Perec :
"
L'héritage moderniste se voit donc une fois de plus (et une fois de
plus pour Candilis) totalement méprisé. Alors qu'une ville balnéaire
existe, prend son identité dans le travail d'un architecte et de son
équipe, (architecte génial reconnu par l'histoire), les seuls qui ne
comprennent pas la chance qu'ils ont, sont ceux-la même qui gèrent cette
héritage : les politiciens locaux. Il faut le dire, à leur défense, ils manquent sans doute d'une
éducation de l'histoire de l'architecture et de l'œil, mais aussi d'un
sens aigu de l'histoire locale, mettant à bas tout ce qui constitue la
réalité historique du lieu où ils vivent. Lors de nos visites de Port
Leucate, nous n'avions vu que mépris pour cette modernité qui
malheureusement n'est pas détruite pour laisser place à une nouvelle
mais pour fabriquer une image ressemblant à un décor digne de
Walt Disney, mélange somptueux de néo-provençal revu par Las Vegas, de
ferronnerie Brico Rama Brico Dépôt (un must du génie local) et un
concept de l'espace inventé par le lobby tout puissant des vérandalistes
aluminium qui doivent avoir, avec la mairie qui donnent les
autorisations, ce même goût pour l'architecture de carton-pâte.
C'est trop tard maintenant. C'est par terre. L'histoire de l'architecture se rappellera les noms des responsables.
On
notera que, comme à l'habitude, les arguments sont comme toujours les
mêmes : état de la construction, risques, non-conformité. On s'amuse de
ces arguments qui sont, en fait, le symptôme de quoi ? Simplement d'un
manque d'entretien et d'un désir larvé de voir ce béton disparaitre. On
laisse pourrir pendant des années sans rien toucher, on fait venir les
pompiers, on évoque la sécurité, on fait la démagogie habituelle sur les
besoins d'aujourd'hui qui ne correspondent plus à la construction
d'hier et Hop ! On met par terre avec, bien entendu, aucune honte et
même une certaine joie . Nous avons honte pour eux. Bref, une histoire
bien connue aujourd'hui en France. Nous conseillons donc aux élus locaux
de la Culture de la Ville de Port Leucate (il y en a ?) de voyager en
Suisse, en Allemagne et surtout en Hollande où les constructions
modernes font l'objet d'une attention, de recherches, de soins
incroyables appuyés, c'est vrai, par des architectes, des responsables
patrimoniaux, des règlements et une éducation qui font que la
population, la démocratie, l'histoire donnent à lire dans le réel des
rues, les héritages successifs avec originalité, idées, et même fierté.
Oui, Monsieur le Maire, fierté de l'histoire et de la modernité.
L'éradication de la Capitainerie de Port Leucate est une faute patrimoniale grave. Grave. Très grave.
Nous
avions cru un instant avec le classement des Carrats que cette ville et
cette région auraient pu s'engager comme Royan ou Le Havre dans un vrai
travail de reconnaissance de cette héritage de la Mission Racine. Il
n'en est rien. Il s'agit sans doute d'un mélange audacieux de manque de
courage politique et d'ignorance avec une pointe amère
croquante-fondante de démagogie locale. Bon vent Port Leucate ! Tu deviendras un magnifique décor pour rêve de cagoles où l'on fait semblant, où tout fait semblant." Le Comité de Vigilance Brutaliste
Voilà qui est dit avec...euh...mesure.
Pour se rappeler un peu l'importance patrimoniale de cette Capitainerie :
elle
faisait partie des tous premiers bâtiments construits par l'équipe de
Monsieur Candilis pour tester le système constructif réalisant une trame
étendue et infinie. Le système constructif, à la fois extrêmement fin,
léger et intelligent permettait par un jeu nommé par l'équipe de
Monsieur Candilis "Meccano" de produire rapidement des espaces
modulables, transformables à volonté et donc de jouer avec les espaces
intérieurs et extérieurs produisant un vrai urbanisme. On le sait, en
architecture, la structure signe l'intelligence. Ici, à Port Leucate,
avec ce système, l'équipe de Monsieur Candilis avait simplement inventé
une nouvelle forme de mapping architectural si à la mode
aujourd'hui. Il suffit de regarder les dessins techniques de ce système
pour en comprendre le génie de sa simplicité et donc de sa beauté
constructive. À l'égale des grands systèmes constructifs allant de
Eiffel à Mimram, Monsieur Candilis avait offert à Port Leucate et Port
Barcarès une possibilité d'avenir, un choix urbain et architectural
d'une très grande originalité. C'est, sans doute, cette originalité que
des yeux aveuglés par une fausse histoire du lieu n'ont pas su
percevoir. On n'aime plus, en effet, une architecture qui dans sa forme,
sa légèreté, sa fonction donne trop vite à lire son sens de l'égalité,
son humanisme et surtout, sa liaison franche avec le paysage.
On
notera que ce système de Port Leucate était si important pour Monsieur
Candilis et son équipe qu'il faisait la couverture de son ouvrage sur
les constructions de loisirs !
Recherches sur l'architecture des loisirs Georges Candilis édition Karl Krämer, 1972.
Comme tous les ans, faisons le bilan d'une année supplémentaire pour ce blog et pour l'architecture moderne et contemporaine.
L'année
fut bien pleine et riche mais aussi catastrophique pour ce qui est des
menaces et des destructions effectives d'œuvres. (Et pour d'autres
raisons aussi...)
Voyez la dernière histoire de l'Opéra Garnier, c'est hallucinant, la précipitation héroïque en retard...
Alors
d'abord ce qui fait mal : avenir incertain de l'école hôtelière du
Touquet, menace sur la caisse d'épargne de Toulon, menace sur le Pont
tournant de Dieppe et sa cabine de Jean Prouvé, menace sur ce qui
maintenant est la dernière église en fusées céramiques de
Haute-Normandie à Serqueux, menace sur le quartier des Briques Rouges de
Paul Chemetov, destruction des logements de Courcouronnes toujours de
Paul Chemetov, destruction honteuse de l'université du Mirail et menace
sur le Mirail de manière générale, abandon pour une année supplémentaire
de la très belle mais ruinée école d'architecture de Nanterre de
Jacques Kalisz, on comprend maintenant sans aucun doute qu'il s'agit là
d'une politique culturelle volontaire d'éradication. Défiguration du
Volcan de Niemeyer au Havre, sans doute la plus grave de l'année dans
une ville inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Le bilan est
certainement encore beaucoup plus lourd...
On restera le cul entre
deux chaises avec l'incroyable histoire de la maison Prouvé de Royan
vendue par... rien moins que le maire de la ville de Royan... pour
démontage et sauvetage par Patrick Seguin.
Mais cette
année fut aussi celle d'une très belle et toujours visible
(dépêchez-vous !) exposition de Thomas Dussaix, l'autre membre du Comité
de Vigilance Brutaliste. Cette année aussi, nous avons eu trois
télévisions et une radio nationale le même jour à Ris-Orangis
pour la sauvegarde de ce centre commercial dessiné par Claude Parent.
Signalons que le combat continue et que sans vous, il a moins de chances
d'aboutir... Prenez donc de bonnes résolutions !
Il faut aussi dire que la publication du livre sur Charles Bueb
fut une belle chance. Merci à tous ceux qui nous ont fait confiance par
la souscription, merci à sa famille, à ceux qui ont acheté ce livre, vu
l'exposition. Merci Julien Donada et Grégoire Romefort pour l'édition
superbe.
Merci également à François Chaslin de me nommer dans son livre sur Le Corbusier. C'est un honneur.
Merci
à tous ceux qui ont demandé, publié, édité des cartes de ma collection
dans leur ouvrage, revue ou dans le très beau catalogue sur l'A.U.A. et
dans l'exposition. Merci pour les invitations à enseigner, professer et
discourir dans des conférences pour parler des cartes postales.
Merci à Radio On de toujours me laisser faire ma Chronique Corbuséenne !
Merci
à Claude Lothier pour sa vigilance orthographique et l'ambition qu'il
me porte. J'ai toujours besoin de cette énergie, Claude. Merci.
Un
toujours très grand merci à Laurent Patart pour ses donations
régulières et à Daniel Leclercq pour ses précisions et commentaires.
Enfin, cette année fut celle du très très gros travail de restauration de la bulle six coques à Piacé.
Merci à tous ceux qui sont passés, qui ont acheté une litho pour
financer cette restauration. Merci à tous ceux qui ont donné de leur
temps, de leur énergie pour frotter, poncer, soulever, peindre et
rigoler aussi. À ce titre, et pour finir ces remerciements, je tiens à
remercier tout particulièrement Nicolas Hérisson et Manon Alberger pour
l'incroyable générosité de leur temps, de leur passion, j'ai envie de
dire leur dévouement à ce projet.
Le chantier n'est pas terminé mais l'année 2016 sera sans aucun doute celle de son achèvement.
Le
Patrimoine architectural moderne et contemporain c'est bien à vous, à
nous, à tous ceux qui l'aiment qu'il incombe de le sauver.
Restez vigilants, restez combatifs, restez ENSEMBLE ! Soutenez les associations, signez les pétitions, écrivez !
L'année 2016 va démarrer très fort avec l'exposition obliqueS
à l'école des Beaux-Arts du Mans début février et l'exposition du
travail de Marc Hamandjian à Piacé ! D'autres projets viendront,
d'autres surprises !
Bien à vous tous.
David Liaudet pour le Comité de Vigilance Brutaliste.
N'oubliez pas que ce blog se déploie sur le tome 2 : http://archipostalecarte.blogspot.fr/
Pour
finir l'année en beauté, je vous propose un archétype de ce que nous
aimons ici. Populaire, largement diffusée, bien conçue, intelligente,
tous ces adjectifs pour la carte postale mais aussi pour l'architecture
de la piscine Tournesol de Bernard Schœller, ici à Muret par les
Éditions d'Art Larrey. Il semble bien que cette piscine Tournesol fut
fauchée. Quelle ville aura la dernière ?
Il y a peu de moments aussi importants que celui-là finalement dans sa vie.
Et aujourd'hui je pense beaucoup à Marcel et Jeannette et à la tête qu'ils auraient fait, si, à Royan, un type était venu leur dire que le petit garçon dont il attendent le retour de la plage, écrirait un jour un livre sur la plus belle ville du Monde : Royan.
Le livre est arrivé ce matin, et il n'est pas arrivé seul. Je crois en certains croisements, en certains signes de passage. Car ce livre dont je suis l'auteur est arrivé en compagnie du mémoire de Maxime Ravisy, étudiant à Olivier de Serres, mémoire qui interroge l'histoire et la pratique de la carte postale comme objet graphique, mémoire qui est d'une très grande qualité et qui se paye le luxe... de m'apprendre des chose !
Maxime Ravisy a fait de même dans ce mémoire et cela me touche extrêmement, j'aime, je le répète les passages.
Je ne paraphraserai pas ici ce livre, les fidèles lecteurs de ce blog, ceux qui me font le plaisir de m'encourager régulièrement par des messages, des cartes postales et comme Maxime par leur confiance savent que cet ouvrage n'est pas un livre de collectionneur mais qu'il s'agit plus certainement par le biais de ce médium de soulever la question de la représentation d'une ville et la manière dont un artiste peut projeter à partir de ces images en interrogeant ses préoccupations sur la photographie.
Vous connaissez bien le ton de ce blog.
Alors je vous laisse lire le livre pour découvrir cette position.
Mais je dois vous dire évidemment que cet ouvrage, aboutissement de mes contacts avec la ville de Royan et tout particulièrement son service culturel est une grande émotion.
J'espère que vous en apprécierez son angle éditorial et la qualité des reproductions que j'ai voulu le plus possible à l'échelle exacte des images réunies dans un porte-folio final. Je souhaite aussi que vous y retrouverez mon univers.
Mais, même si les remerciements sont inscrits dans l'ouvrage, je tiens à remercier ici tout particulièrement Xavier Rozan et toute l'équipe éditoriale des éditions du Festin pour la qualité de la réalisation, la confiance qu'ils ont apportée à ce projet et leur extrême patience.
Mais je remercie surtout Claude pour son ambition à mon égard, la force qu'il m'a donné à croire que j'avais quelque chose à dire et que cela devait s'exprimer clairement et nettement.
Alors je vous souhaite à tous une bonne lecture et que, une fois de plus, mes meilleurs souvenirs vous accompagnent pour venir voir, visiter, protéger, la plus belle, la plus éclatante, la plus personnelle des villes : Royan, une image absolue.
Royan, l'image absolue
Cartes postales de la ville moderne
éditions Le Festin, Royan Patrimoine.
2014
15 euros
isbn-978-2-36062-096-8
Dans la mesure du possible, achetez cet ouvrage chez votre libraire indépendant !
Et voici le mémoire de Maxime Ravisy qui a comme un hasard attentionné et bienveillant glissé dedans, une vraie carte postale de Royan et illustre son propos avec des cartes postales de cette ville !
L'exposition Le Havre versus Royan est ouverte depuis hier à la Forme, lieu d'exposition au Havre.
Sur l'inviation de Didier Mouchel, Pascal Desplanques et Anne Bettinger, Thomas Dussaix, Claude Parent et votre serviteur vous proposent donc une exposition hybride mêlant plusieurs articulations. Tout commence avec le souvenir que Monsieur Parent avait, avec Monsieur Virilio, proposé en 1969 un praticable en Fonction Oblique à la Maison de la Culture du Havre encore installée au sein du Musée Malraux, praticable qui servait aux architectes de première tentative pour faire éprouver au public le potentiel de cette révolution spatiale que représente la Fonction Oblique.
L'autre idée de notre exposition à la Forme était aussi de mettre en liaison, ces deux villes nées des bombardements et de la Reconstruction que sont Royan et le Havre. Deux villes posées sur un estuaire, deux villes portuaires mais aussi deux échelles urbaines différentes et surtout, deux architectes en chef de générations différentes ! Perret et... Ferret
Mais le hasard de nos recherches sur l'intervention de Claude Parent au Havre nous a fait découvrir que celle-ci, en 1969, était passée par... Royan avant d'être installée au Havre dans la foulée... Et grâce aux archives personnelles de Monsieur Gosselin et à ses souvenirs vivaces de cette expérience, nous avons pu tirer le fil de cette histoire incroyable qui lia donc ces deux villes autour de la Fonction Oblique et d'un hommage à André Bloc.
Nos avions tous les éléments pour que le résultat de notre résidence à Royan puisse être montré au Havre, pour que Monsieur Parent nous prête des dessins, pour mettre en relation des cartes postales des deux villes et regarder comment elles se sont donné à voir et vous proposer également des archives passionnantes et un témoignage très touchant de Monsieur Gosselin qui fut avec Monsieur Gobled l'un des deux initiateurs et constructeurs de cette fonction Oblique au Havre !
Si vous venez vous pourrez donc dans cette exposition voir des dessins de Monsieur Parent, des dessins de Thomas Dussaix largement inspirés par notre résidence à Royan, la vidéo réalisée dans Notre-Dame-de-Royan, une table d'archives sur l'histoire de cette expérience de la Fonction Oblique à la Maison de la Culture du Havre, une vidéo nous permettant d'entendre Monsieur Gosselin évoquer cette expérience et... des cartes postales de Royan et du Havre...
Tout cela gratuitement, pour le plaisir de partager avec vous, nos histoires, nos dessins, nos rêves et nos souvenirs d'une architecture vivante, joyeuse et nous l'espérons chaleureuse !
Venez nombreux nous voir !
Je vous propose quelques images de l'accrochage qui ne valent évidemment pas le plaisir que vous aurez à venir passer une journée au Havre pour jouir de la totalité des manifestations du Mois de l'Architecture.
Les membres du Comité de Vigilance Brutaliste tiennent à remercier vivement pour leur invitation Anne Bettinger et Pascal Desplanques, nous remercions également Christian, Jules, Marine, Sabine pour leur aide au montage et nous remercions aussi la Maison de l'Architecture du Havre pour son soutien.
Un merci appuyé à Madame et Monsieur Gosselin pour leurs archives et leurs souvenirs offerts si généreusement.
Spéciale dédicace à Didier Mouchel, promoteur infatigable et généreux de la Photographie Plasticienne au Pôle Image Haute Normandie.
Didier... Merci !
Infos pratiques : La Forme 170 rue Victor Hugo au Havre. Ouverture du Jeudi au Samedi de 14h à 18h.