mercredi 30 avril 2008

brutalisme transatlantique



Rapidement, voici deux nouveaux classements:
je commence avec cette carte postale des deux tours (on voit à peine ici la deuxième) de la Marina City à Chicago. Admirez comment la base est un magnifique parking en hélice. On doit ce bâtiment à l'architecte Bertrand Goldberg qui serait passé par le Bauhaus.
Voici ce que nous dit la carte postale en anglais :
Chicago Canal, here you see, overlooking the Chicago canal, the beautiful Marina City in the foreground and behind it the Wrigley Building. On the right of the canal is the Executive House motel, the Chicago Motor Club and many other beautiful and interesting buildings. Many such sigths as can be seen throughout the dowtown Chicago area.
La photographie couleur est de Larry Dodson pour les éditions Cameo. La carte fut expédiée le 12 octobre 1964 de Chicago.
L'autre carte postale nous emmène à Manchester devant le Piccadelly Hotel que l'on doit à Covell Matthews and Partners. Le jardin a aujourd'hui été dessiné par Tadao Ando.
Ce brutalisme me réjouit.
La carte postale est une édition Bamforth en Color Gloos imprimée en Hollande.
Bon maintenant je vais dessiner au sous-sol.
A ce soir.

mardi 29 avril 2008

Marcel Lods à Hilversum


Alors que je suis plongé depuis peu dans l'ouvrage de Marcel Lods "Le métier d'architecte", qui est en fait un entretien avec Hervé Le Botef je tombe sur ce passage page 40 :
"...Quelques années après la fin de la première guerre, je décidai de me rendre à Hilversum pour étudier sur place les expériences tentées par Dudok. Je fus fasciné. Après avoir quitté mon hôtel, le premier matin à 7h30, je me suis promené dans les quartiers neufs en me répétant..."c'est trop beau pour être vrai." Je ne me suis pas pincé pour vérifier si je rêvais. Quand j'ai consulté ma montre en songeant qu'il pouvait être l'heure de déjeuner, je me suis aperçu que les aiguilles marquaient la demie de 14 heures !
Ce voyage-là m'a marqué pour toujours. J'ai vu vivre des Hollandais modestes. En me promenant, le soir, dans les rues de Hilversum, j'avais remarqué l'entrée dans une maison de belle apparence, d'un ouvrier en bleu de travail. Je crus que c'était le plombier qui venait faire une réparation. Il n'en était rien. Ce pseudo-plombier était le locataire de cet immeuble qui, à la même époque, aurait pu être chez nous celui de son patron..."
C'est étrange non ?
Hier encore je ne connaissais pas Dudok et voilà que soudain tout me vient sous la main. Et passer par Marcel Lods comme guide c'est heureux. Je vous ferai bientôt un étalage complet des cartes que je possède sur Marcel Lods. A la fin de la lecture de ce livre par exemple.
Je retourne donc à ma lecture.
Le livre est une édition France-Empire de 1976.

avant et après guerre



Le nord.
Maubeuge et sa reconstruction confiée à l'architecte André Lurçat. Admirons ce superbe clocher de l'église construite entre 1955 et 1958. C'est sobre, élégant tout en retenue, avec quelque chose de la bande dessinée belge, une ligne claire. Certainement que le petit immeuble de logements à gauche est également de Lurçat qui travailla pour cette église avec Henri Lafitte. On voit bien l'héritage moderniste qui traîne jusqu'après la guerre. Il doit être très beau de voir les grilles de vitraux de l'intérieur qui doivent donner le sentiment de légèreté à l'ensemble car finalement ce bâtiment doit être plus vide qu'il ne le laisse paraître de l'extérieur. La carte postale est une édition La Cigogne en Hcolor non datée.
L'autre campanile est belge et moins religieux puisqu'il s'agit de la brasserie "les alliés" à Marchienne-au-Mont. Elle fut construite par l'architecte R. Dubois entre 1937 et 1938. c'est un superbe bâtiment associant la courbe de l'immense baie vitrée en façade et la verticalité de la tour d'escaliers arrondie par une haute fente de verre. La pendule a perdu ses aiguilles mais quelle belle architecture de briques. C'est protégé. Ouf ! Si vous voulez en savoir plus :
http://marchiennes.org/index.php?option=com_content&task=view&id=15&Itemid=46
La carte postale est une édition EDY de Mario-Yvoir, imprimée en Italie le tampon de la poste belge sur le visage du jeune Roi nous indique 8 octobre 1970.

lundi 28 avril 2008

quoi de neuf pussycat ?





Sans les talents d'analyses filmiques de Joachim et sans les connaissances incroyables de Monsieur Dominique M., je vous propose quelques vidéogrammes d'un chef-d'œuvre inconnu qui a au moins comme mérite de nous montrer l'une des maisons de Guimard. Merci à Monsieur Dominique M. de m'avoir rappelé cette piste, ayant vu le film, je n'avais pas fait le rapprochement. Comment ai-je pu passer à côté de cela ?
Alors je sors un peu de mon sujet, pas de carte postale ici mais est-ce grave ?
Le film est dirigé par Clive Donner sur un scénario de Woody Allen et nous raconte les déboires d'un rédacteur de magazine féminin (Peter O'Toole) trop bien entouré de belles femmes et qui ne sait comment trouver la voix de l'amour unique avec sa future épouse. Il se confie donc à un psychiatre (Peter Sellers) qui est tout aussi déglingué que lui. La maison de Guimard est le cabinet du psychiatre et le film nous la montre de l'extérieur et de l'intérieur (à moins que le cinéma nous trompe !!) C'est drôle parfois, surtout Sellers qui fait un vrai numéro déguisé en une sorte de Nana Mouskouri-Beattles. O'Toole est superbe.
Les vues de la maison sont très belles et on voit les acteurs passer d'un balcon à une fenêtre. Le film est de 1965. Je l'avais acheté dans un déballage de DVD bon marché dans une grande surface. Je suis heureux qu'il me serve au moins à cela.
L'autre chose étonnante et là mon œil n'avait fait qu'un tour c'est que le personnage de Woody Allen se retrouve au volant d'une somptueuse Cord 810 la plus Art Déco des automobiles américaines : un chef-d'œuvre du design que l'on doit à Gordon Buehrig. J'étais halluciné de voir son immatriculation française et de voir son état. De plus le personnage roule sur le trottoir et fonce sur la terrasse d'un café (la Closerie des Lilas). Mais comme l'architecture de Guimard, les voitures des années trente en 1965 n'étaient pas considérées. Aujourd'hui cette voiture est digne d'un musée.
Existe-il un film qui nous montrerait une Studebaker Avanti devant par exemple une construction de le Corbusier ? Il est vrai que lui préférait les Voisin Aérodyne.

Pays-bas Haut débit



Bon, vraiment c'est épatant internet, ça recolle les morceaux.
Voilà en quelques étapes comment on avance dans un classement :
1 choisir une carte postale et se décider à trouver le nom de l'architecte
2 sur un moteur de recherche taper le titre de la carte postale en ajoutant architecte
3 y croire
4 choisir dans l'ensemble des propositions celle qui semble la plus serrée
5 accepter de ne pas connaître ni le néerlandais, ni le portugais, ni le russe et déchiffrer
6 youpi ! la réponse arrive
7 confirmer en tapant directement le nom de l'architecte trouvé et voir s'il y a une correspondance
8 faire un article sur son blog et classer la carte postale
Mais il arrive que de point en point et si on a la mémoire visuelle de sa collection (et j'ai ça oui) il arrive qu'une réponse en amène une autre. J'ai fait cela aujourd'hui et j'ai pu ainsi apprendre que Monsieur Dudok a réalisé avec beaucoup de goût l'immeuble d'Amsterdam que je vous affiche. Beau bâtiment moderniste et belle carte postale. Mais il a aussi réalisé la cité étudiante des Pays-Bas à la cité internationale de Paris. Il fut l'architecte en chef de la ville de Hilversum. Et c'est à ce moment là que sur le site http://www.tgooi.info/dudok/ consacré à l'architecte Dudok je trouve le A.V.R.O studio dont j'ai la chance de posséder une carte postale. Comment autrement que par la puissance d'internet aurais-je pu ainsi comprendre le lien qui unit ces deux images ?
Nous avons donc une carte éditée par Uitgave Rembrandt à Amsterdam en Echte Foto mais non datée qui nous montre Havengebouw De ruyterKade par l'architecte Dudok et son collègue Magnée. Construction entre 1951 et 1965.
Puis à Hilversum le A.V.R.O studio aux éditions De Munick and Co à Amsterdam en Demucolor. L'architecte est donc B. Merkelbach. une visite à Hilversum s'impose.
Etonnant non ?

tous les Hilton de la terre



Voilà parfois c'est comme ça qu'un thème de recherche se fait jour.
Aujourd'hui, (je ne sais pourquoi) il se trouve que je cherche les architectes de deux hôtels de classe internationale. J'ai dans ma collection une carte postale venant du Venezuela qui nous montre l'hôtel "Sheraton-Humboldt" sur le Pic del Avilla (2137 m) à Caracas. J'avais lors de l'achat de cette carte beaucoup aimé l'association des courbes du premier plan et la tour ronde aux beaux balcons. Et de plus, il n'est pas si courant de trouver des cartes du Venezuela. Rangée dans le classeur "very boring 3" cette carte qui est si peu ennuyeuse attendait la wifi pour trouver le nom de son architecte, ce qui est fait. Il s'agit de Monsieur Tomas Sanabria dont vous pourrez lire en portugais (un petit effort s'il vous plaît !!) un interview passionnant ici : http://www.vitruvius.com.br/entrevista/sanabria/sanabria_2.asp
L'hôtel date de 1958 et un téléphérique emmenait les visiteurs et clients jusqu'au sommet du pic.
La carte postale est une édition Santiago, envoyée le 26 août 1988.
L'autre hôtel est le Johannesburg Sun and Towers à Johannesburg donc, en Afrique du Sud. Je pense que Alan doit le connaître parfaitement. Il a été construit par SKM Architect (sic), fait 140m de haut, possède 40 étages et date de 1985. Oui. On le dirait plus vieux non ? Admirablement posé sur le sol grâce à un socle blanc on admirera la vue d'artiste de ce dessin promotionnel. Et surtout la qualité réfléchissante des verres de façade qui épousent le bleu du ciel dans un désir de fusion presque érotique. Il faut que ça miroite, bordel avait demandé le commanditaire. C'est un hôtel pour Jonathan et Jennifer les justiciers milliardaires. Il y a cinq étoiles dorées sur la carte que je possède en plusieurs exemplaires. Oui quand on aime...
Je complète avec les informations données par la carte :
A Southern Sun Hotel
Johannesburg Sun and Towers
P.O box psbus 535 johannesburg 2000south Africa
Fax/faks (011)29-0515
telephone/telefoon (011)29-7011
On ne sait jamais si vous vouliez réserver...
Jonathan Hart Ohooo Jennifer Hart Ohooo

D'Astous le cousin

Puisque dans un commentaire judicieux, Benoît, une nouvelle fois, nous offre la réponse à une énigme, en nous donnant le nom de l'architecte du village olympique de Montréal Roger d'Astous, je me permets de compléter avec ce lien :
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0009752
vous y trouverez un article remarquablement clair de et des photographies (flèche en bas).
Roger d'Astous fut l'élève de Franck Lloyd Wright et je me demande s'il n'aurait pas connu Edmond Lay l'architecte de la superbe caisse d'épargne de Bordeaux.
Cela serait une belle boucle.

dimanche 27 avril 2008

Une certaine rigueur



Peut-être pour finir aujourd'hui, je vous affiche deux bâtiments bien différents mais que je ne sais pourquoi j'ai eu envie de mettre ensemble. Sûrement que la rigueur des lignes, une austérité affirmée et un dessin très réglé me font les rapprocher. Pourtant ils ne sont pas de la même époque ni du même pays et n'ont pas du tout la même fonction. Le noir et blanc apporte encore un supplément de rigueur. Les deux sont tout de même, je trouve, très beaux.
Notre-Dame de la Trinité est de l'architecte Paul Rouvière. Elle se situe à Blois et c'est le côté sud que l'on voit ici. Pour son histoire je vous invite à cette page, tout est dit:
http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-27-8936-68274-M113282-171403.html
La Hauptbahnof de Stuttgart est une architecture de Paul Bonatz et Freidrich Eugen. Elle date de 1922. Il s'agit d'une édition Hans Boettcher Kunstverlag. La carte n'est pas datée mais la toute petite Wolkswagen sur la droite nous indique l'immédiate après-guerre. J'aime le logo Mercedes sur le campanile qui fait une concurrence directe à l'horloge. C'est massif et sérieux, c'est solide.

l'architecture d'un parisien libéré



Pas grand chose à dire, il suffit de lire.
oui je sais je m'égare mais je m'amuse aussi.
Qui a gagné cette maison et qu'est-elle devenue ?
Mais en fait, de quand date cette carte ?

Taillibert chez nos cousins




Dans la suite du vrac du jour voici des cartes de Montréal qui nous montrent le célèbre stade olympique. C'est superbe, entre un Niemeyer extra-terrestre et un gros insecte marin. C'est lyrique, organique, et structurel. Mais ce fut cher, très cher...
Le toit de tissu se replie comme un parapluie tiré par les câbles en haut de la tour.
Nous devons à Roger Taillibert la belle piscine de Deauville, magnifique coque de béton blanc. Mais de qui est le village olympique pyramidal ? de Monsieur Taillibert ?
La carte postale du stade olympique est une édition fotopage collection mais n'est pas datée. Celle du village olympique est une édition Ecusson d'Or et envoyée en 1986. La vue aérienne du même village est une édition des messageries de presse Benjamin en plastichrome imprimée aux U.S.A.

brutalité soviétique



J'envoie sur la toile, un peu en vrac c'est vrai des cartes postales achetées ce jour. Nous commençons par deux cartes postales soviétiques : de Leningrad (Saint-Petersbourg) voici l'immeuble de départ et d'arrivée du port. La carte postale nous indique 1982 et nous donne également les noms des architectes Vitaly Sokhin et Alexander Nelipa et le nom de l'ingénieur Alexei Fedorovich. La carte est éditée en U.S.S.R et elle est arrivée par avion, envoyée par Véronique qui dans son texte écrit : "Je reste sur mes positions " (sic!) On peut pour plus d'informations se rendre ici :
http://www.enlight.ru/camera/builds4/index_e.html
L'autre carte nous montre l'ensemble monumental "the small Land" par le sculpteur V. Tsigal, les architectes Ya. Belopolsky, V. Kananin, V. Khavin. Datée de 1988, elle est imprimée à Moscou. On admirera les jeunes pionniers en costume sous le porte-à-faux de béton.

mercredi 23 avril 2008

fac-similés





Voici des images de Guimard en cartes postales. Je commence avec une édition de cartes éditées et photographiées par Felipe Ferré en 1985. Je vous montre le Castel d’Orgeval (1904) route de la Mare-Tambour à Villemoison. Façade postérieure, côté jardin. De la même série de douze cartes voici la Maison Colliot (1898) 14, rue de Fleurus à lille. Corridor en lave émaillée et vitrail de la porte intermédiaire ; conçu par le céramiste Colliot, avec la collaboration des céramistes Gillet, Père et fils. C’est imprimé par Marchand et on comprend aux informations très exhaustives la passion du photographe-éditeur pour Guimard. Il semblerait que cette série soit encore disponible chez l’éditeur.
Puis voici le fac-similé réalisé par le Musée Horta des cartes postales de Guimard. Je vous montre le Castel Henriette à Sèvres qui porte le N°13 puis l’architecte Guimard dans son cabinet au travail qui porte le N°10. Les couleurs reprennent l’édition originale.
pour plus d’informations:
Le Cercle Guimard
1 villa Georgina 75020 Paris
0033 1 40 33 40 00
contact@lecercleguimard.com
www.lecercleguimard.com
Musée Horta
25, rue américaine
1060 saint-Gilles (Bruxelles)
info@hortamuseum.be
www.hortamuseum.be
Encore Merci à Monsieur Dominique M.

Guimard à Fontenay-sous-bois






Hier, R.E.R.
Vers Fontenay-sous-Bois.
Invité par Monsieur Dominique M. à voir sa collection de cartes postales dédiées à l’œuvre de Guimard (un contact du blog) je suis parti un peu avant pour marcher à la rencontre de l’architecture de ce coin-là. Avant, une petite visite sur Archinform m’indique qu’il y a un bâtiment de Niemeyer et des Andrault-Parat à admirer. Me voici bien tenté.
Dès la sortie du Réseau Express Régional je reconnais le Niemeyer et je suis immédiatement déçu, si si. C’est lourd, bardé d’un verre réfléchissant épouvantable. Aucune finesse, un dessin des piliers d’une pauvreté affligeante de la part de l’inventeur des plus belles colonnes du XXème siècle me laisse pantois. Le bâtiment de 1992 est peut-être un peu tardif pour un monsieur qui fatigue. Reste le petit bâtiment d’entrée amusant mais... non.
Je marche le nez en l’air, à la fois en désirant me perdre et en désirant découvrir. Des tours sans intérêt côtoient des constructions ressemblant à des semi-collectifs d’Andrault-Parat. Mais j’ai des doutes. L’air est frais tout est calme, personne. Un bus me klaxonne sur le zébrage d’un passage clouté, seul accident. Beaucoup de verdure et les jardiniers s’activent sur les plates-bandes. En longeant une ligne de fracture, pavillons des années 20-30 en briquettes et colombages à ma droite et à ma gauche une école des années 70 mon regard glisse sur une pyramide d’ardoises noires. Objet étonnant. Je poursuis tranquillement et passe devant l’adresse de Monsieur Dominique M. sans m’arrêter, il est trop tôt mais me voici repéré.
Juste derrière ces très chics et élégants petits immeubles, je tombe enfin sur les jardins-gradins de Messieurs Andrault et Parat ; ils sont superbes. Bardés (construits ?) de briques rouges il s’agit d’un ensemble important de la série. Tous en excellent état, la végétalisation est spectaculaire. Un chemin large serpente entre gazon et jardins. C’est très beau, réellement réussi. Chaque jardinière et terrasse est fleurie et occupée de parasols, de mobilier de jardin, de pots de fleurs de toutes les tailles. Quel contraste avec les barres vues juste avant. Un îlot semble un peu moins entretenu, peut-être qu’il s’agit d’une autre agence H.L.M. Je vérascope un peu, ciel gris.
Mais il est temps d’aller voir Monsieur Dominique M.
Pendant trois heures nous allons discuter de sa passion pour Guimard et l’art nouveau autour de ses classeurs bourrés de merveilles ! Quelle exhaustivité ! Quelle passion ! J’admire et jalouse sa série de cartes postales éditées par l’architecte lui-même comme moyen de promotion de son travail. Nous discutons de ce moyen de représentation de l’architecte et Monsieur Dominique M. est incollable. Il lui manque le 18 de la série. Belle série également sur le métropolitain et les bâtiments afférants. Il m’offre une petite édition de fac-similés de la série Guimard, je suis ravi.
Monsieur Dominique M. est un membre très actif du Cercle Guimard qui me semble une réunion de gens extrêmement passionnés. J’apprends que des constructions de Guimard sont encore détruites en 1969 ce qui me paraît incroyable. Monsieur Dominique M. me parle d’une maison détruite que l’on peut voir dans les films de Pinoteau qui en était propriétaire mais également dans un film bien étrange “What news Pussy Cat” que je possède et que je désire revoir avec hâte. C’est un film avec Woody Allen que j’ai acheté sur ce nom dans une solderie et je fus... euh très surpris. Je crois que voir la maison de Guimard sera une seule et bonne raison de le revoir. (Il ya aussi dans ce film, Woody au volant de la sompteuse et si rare Cord 810, chef-d’oeuvre du design automobile des années 40 aux U.S.A).
Je quitte Monsieur Dominique M. , heureux de cette rencontre en nous promettant de nous revoir, cette fois en Normandie et c’est moi qui lui parlerai de ma collection qui n’est pas mal non plus !!
J’essaie de vous mettre des images de Fontenay-sous-Bois. Débit bas, Débit bas.

lundi 21 avril 2008

Mona lisait bien les cartes postales




Je sais que je vais passer pour le provincial de service mais bon c’est finalement ce que je suis.
Une nouvelle fois les librairies de Paris me gâtent en m’offrant sur le trottoir un livre merveilleux. Ce livre s’appelle “moderne grüße, modern greetings”. Il est publié chez Arnoldsche. Il s’agit de la collection de cartes postales réunies par Bernd Dicke. Ce monsieur me devance et a réuni un incroyable ensemble de cartes postales de l’architecture moderniste en Allemagne entre deux guerres. Le livre nous les montre imprimées à leur taille avec le nom de l’architecte, un classement par ville et le nom du photographe. Cela ne vous rappelle personne ?
C’est somptueux. C’est remarquablement imprimé, il faut dire que l’héliogravure de l’époque facilite cela. En tout environ 170 cartes postales nous montrent la vitalité de l’architecture de l’époque. Je ne peux une nouvelle fois que rapprocher ce travail de celui des Becher. C’est une évidence, cela saute aux yeux. Il y a aussi des perspectives accentuées qui nous ramènent à Ed Ruscha. Je jubile.
Tout cela pour... 10 euros. Qui en veut un ?
Je tiens également à vous signaler que "Paris en 3D" magnifique ouvrage sur la stéréoscopie et sur Paris est toujours disponible pour 20 euros. C’est un must. A vos porte-monnaies !
J’essaie de vous mettre des images mais le débit bas de Charenton n’est pas l’idéal alors soyez patients.
Vive Paris !
Je vous affiche : une carte postale intitulée "Weisenhofsiedlung, Häuser von Le Corbusier und Pierre Jeanneret, 1927 Foto Otto Lossen. Puis sur la page ouverte à gauche " Martin Elsaesser, Schule in der Siedung Römerstadt, 1928 Fotograf unbekannt et à droite Ernst May, Kopfbau des Siedlung Römerstadt, 1928 et là aussi le photographe est inconnu. La couverture nous montre Wahl und Rödel, Realgymnasium 1929 Foto Othmer und Angenendt.
Vive l'Allemagne !

dimanche 20 avril 2008

petite architecture pour cartes postales





Il faut le reconnaître : Paris c’est Paris.
La librairie du Centre Pompidou contient des trésors pour des gens comme moi qui essaient de lier l’architecture moderne et contemporaine et les cartes postales.
Voici que je trouve au bout du rayon, deux magnifiques petites éditions de recueils de cartes postales dévoilant le travail de Jean Nouvel et Herzog et De Meuron. Chacun contient 18 cartes postales et un texte critique ou interview par François Chaslin pour Jean Nouvel par exemple. Quand je vous disais qu’un bonheur n’arrive jamais seul...
Les cartes sont très belles, bien photographiée et imprimées et tout cela pour... 5,95 euros chaque recueil !! Non mais ça, ça c’est Paris !! C’est édité par Birkhäuser et Arc en Rêve.
Donc vite... des images.
Je commence avec les cartes sur Jean Nouvel. J’ai choisi parmi les 18 cartes postales le centre social et bâtiment de l’esplanade à Hérouville en France de 1994. Une photographie de Philippe Ruault nous montre cette construction que je devrais aller voir car ce n’est pas si loin que cela de chez moi. J’aime bien la présence des automobiles dans cette image, comme un serpent le long du bâtiment. Le point du vue un peu en hauteur nous laisse penser que le photographe est situé sur une autre construction. Le ciel bien bleu est typique de la Normandie... Beau rouge. Il s’agit de la carte N°15 de la série. La N°2 nous montre des bureaux et logements à Bregenz en Autriche toujours photographiés par Philippe Ruault. La construction date de 1999 comme l’édition. Belle image en noir et blanc qui accentue la trame et les jeux de lignes de la façade. Difficile de comprendre le bâtiment avec ce genre d’image, on ne peut que se réjouir de cette géométrie qui moire un peu. Evidemment, l’architecture est vide de monde, froide et implacable.
La carte N°10 est un peu à part puisqu’elle nous montre du mobilier de bureau dessiné par l’architecte. Ici photographié par Mario Carrieri, ils sont eux aussi seuls. J’aime beaucoup cette image. La table me rappelle des peintures de Jean-François Raymond que nous avions invité pour l’exposition Persistante-Perspective. Une sorte de réduction a minima de ce que doit être une table pour porter ce nom, 4 pieds et un plateau. Mais quelle pureté ! Quant au beau bloc sombre, il semble qu’il puisse pivoter sur son socle. Superbe !
Bour vous les procurer :
Birkhäuser Publishers for Architecture
P.O. Box 133 CH 4010 Basel Suisse
arc en rêve centre d’architecture
entrepôt
7, rue Ferrère
33000 Bordeaux
ou la librairie de Centre Pompidou.

jeudi 17 avril 2008

Claude François est mort



Voici des détails concernant le tourniquet de Claude :
Je vous montre :
le village vacances de “La Manne” à Borme-les-mimosas dans le Var. L’architecte est Togebat-Engineering à Marseille. on voit ici le bar. J’ai envoyé cette carte postale à Claude le 8 juin 2004 avec comme texte : “Claude François est mort”
Comment ne pas retrouver dans cette image un certain photographe anglais qui a beaucoup de succès ?
Admirez l’ensemble Mobilier de France et l’association remarquable du marron et du orange. Sur le mur le poster de l’idole et des cartes postales affichées dans une mise en abyme du plus bel effet.
Mais qui est ce Togebat ? un architecte ou un acronyme ?
La carte postale est une édition Combier en Cimcrome.

depuis le centre Pompidou


Oui je suis au centre Pompidou et connecté à la wifi j'installe des photographies depuis le café.
Ah ! Les merveilles de la technique et de l'architecture...
Si on m'avait dit lorsque j'avais 10 ou 11 ans lors de ma première visite que je pourrais ainsi bien des années plus tard avec un ordinateur personnel communiquer des photographies et des textes aussi facilement que cela je l'aurais cru !!
Oui car nous étions optimistes en ce temps-là. Mais dans disons 25 ans que m'offrira la technologie ? Serais-je assis avec mon robot domestique qui ira m'acheter mes cartes postales à la librairie juste en dessous ?
Je vous affiche encore une image des immeubles d'Ivry et celle-ci est la réplique exacte de celle de mon guide. Le peuplier a bien grandi.

Merci Messieurs

j'ai vraiment de la chance d'avoir d'aussi bons détectives.
Je suis impardonnable car pour Renée Gailhoustet j'aurais sûrement trouvé la réponse dans mon guide. Mais il est vrai que je fus surpris par une forme très différente et un traitement en paquebot que je qualifierais de brutalisme de l'Est... Ne me demandez pas pourquoi.
j'ai oublié de vous dire que dans l'exposition de l'Atelier de Montrouge on peut voir une vidéo de notre ami Julien Donada sur les tours bureaux de l'E.D.F avant leur destruction. C'est émouvant et bien fait comme on en a l'habitude avec lui.
Par contre la muséologie est affligeante, les vidéo doivent être regardées debout ou si vous décidez de vous asseoir l'écran est en hauteur car les petits cubes bling-bling sont trop bas, les bandes-son se mélangent et sont parfois inaudibles sauf l'oreille collée contre le haut-parleur (donc debout...)
Mais je suis un peu difficile et on apprend tout de même beaucoup de choses et c'est l'essentiel. Il faut que j'y retourne pour l'exposition Team 10 que j'ai traversée seulement et qui m'a l'air bien alléchante.
Merci Joachim et Benoît dont je crois avoir deviné la perspicacité. (à moins que ce ne soit Alan...)
Attention peu d'images en ce moment je suis en débit très bas.

mercredi 16 avril 2008