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mardi 14 février 2012

Unité de Voisinage

On devrait sans doute regarder l'Unité de Voisinage de Bron Parilly par les architectes Bourdeix, Gagès et Grimal.
Nous connaissons au moins deux de ces architectes avec une admiration toute particulière pour Monsieur Gagès et son pôle multimodal de Lyon. Monsieur Grimal nous en avons vu ici une église bien particulière... et que j'adore !
Revenons à Bron Parilly :



Cette première carte postale des éditions Cellard nous montre plusieurs aspects de l'ensemble. Mais le noir et blanc, s'il permet de lire la grille, lui donne un aspect bien dur qui ne correspond pas au travail réel des architectes ayant tenté et réussi sans doute une industrialisation poussée au service d'une habitation collective et moderne. On appellera moderne ici l'héritage du Corbusier : espace, lumière, implantation, circulation, détermination des espaces privés et publics, liaison de ces espaces et même colorisation. Il s'agissait sans aucun doute à Bron Parilly d'une des plus grandes machines à habiter. Machine dans le sens de sa très grande industrialisation mais aussi dans sa réflexion architecturale qui fait de l'habitat une sorte de prothèse au corps suivant au mieux ses besoins. Il faut savoir que cette Unité de Voisinage est tout juste contemporaine de la Cité Radieuse de Marseille.
Regardons en détail cette carte postale :





Cette dernière image correspondant à celle du livre consacré à René Gagès* :





Ce livre nous permet également de saisir le principe constructif des emboîtages des modules d'habitations et de circulations :



Et aussi les mises en couleurs :





N'allez pas à Bron Parilly pour admirer cet ensemble, il est aujourd'hui détruit. Nous restent donc les paroles des témoins, des auteurs et les images. On peut aller ici et lire ce très beau et précis témoignage de Jean-Marc Tourret.
Une fois de plus, à leur manière, les cartes postales savent rendre vivante cette architecture disparue.
Alors en voici une autre, en couleur toujours par Cellard éditeur. Les architectes sont nommés et la loupe électronique du scanner nous permet de croire à la présence de l'unité de voisinage et à sa polychromie :





* René Gagès, les chemins de la Modernité
Pierre Mardaga éditeur
propos recueillis par Célia Berthier
I.S.B.N 2-87009-340-3
merci Madame Gagès.



mardi 15 novembre 2011

les jeux, l'architecte et les attractions

Aucune raison valable de rassembler ces deux cartes postales sauf... une certaine manière d'envisager les jeux pour enfants comme parfois une œuvre autonome.
Vous savez car vous êtes fidèles qu'ici on aime tout particulièrement regarder comment les espaces de jeux furent parfois conçus et utilisés avec talent par des designers comme le Group Ludic ou sculptures-jeux.
Voici donc deux exemples :
Avez-vous reconnu cet espace ?
Nous sommes sur l'un des plus curieux et incroyables bâtiments français, l'un de ceux qui font histoire par leur intelligence, leur analyse du programme et donc leur beauté fonctionnelle. C'est le jardin suspendu du centre d'échange de la gare Perrache à Lyon par Monsieur Gagès, architecte.
Cet espace situé au-dessus de l'un des objets architecturaux les plus complexes nous propose pourtant ici une vision apaisée, tranquille où l'on peut lire, prendre l'air et faire jouer les enfants en attendant le train, la voiture, le bus, l'ami qui viennent vous chercher. C'est l'un des plus incroyables balcons de France.
Mais regardons bien...
Là...
Vous reconnaissez ce praticable ?
Nous en avions déjà vu un magnifique modèle ici sur une autre très belle carte postale. Cette carte postale est une édition Combier qui nous donne bien le nom de l'architecte Monsieur Gagès et son atelier d'Architecture et d'urbanisme.
Puis...
Il s'agit d'une tout autre ambiance !
Nous sommes à OK Corral (sic) à Cuges les Pins devant l'Astrafort (si si !) et le train du Far-west.
Ce qui nous intéresse ici c'est bien évidemment ces jeux-ci :



On retrouve les belles boules que nous avions vues également ici.
Là elles sont perchées bien haut, c'est même un peu effrayant et rétrospectivement, vous pouvez en être certains, je n'aurais jamais pu enfant grimper là-haut !
Ah la honte eh...
Ouais, je sais... et m'en fous....

dimanche 17 juillet 2011

Berlin Transformers

Voici un quartier à Berlin que nous avons visité il y a peu, le Mäkisches Viertel.
Nous y avions découvert une partie de l'œuvre de Monsieur Gagès.
Mais bien entendu, lorsque l'on regarde cette carte postale ...


... il y a bien autre chose que les immeubles et l'architecture qui nous attire.
C'est l'énorme sculpture à gauche de l'image.


Elle semble hors proportions, menaçant un rien le groupe des enfants sur le trottoir et j'y vois (à cause de cette proximité enfantine ?), j'y vois donc comme un robot Transformer au repos.
Ne dirait-on pas un jouet posé là, jouet technique, Lego curieux...
Aucune indication sur la carte postale sur cette œuvre pourtant forte dont la plasticité (et le plastique! ) aurait mérité d'être restituée à son auteur.
La carte postale fut envoyée de France... vers la France pour un jeu de magazine en 1997. Je vous donne la phrase qu'il fallait trouver : " Si quelqu'un vous dit je me tue à vous le dire laisser le mourir. "
Alors si vous avez le nom du sculpteur, ne vous tuez pas à me le dire !

mardi 8 février 2011

René Gagès à Berlin



Voici un exemple parfait pour dire combien on peut apprendre en regardant une carte postale.
J'ai acheté celle que vous voyez au début de cet article pour, vous vous en doutez, cet horizon pris dans une géométrie orthogonale.
Mais aussi pour la couleur.
Je veux dire que tout de suite ce qui m'étonna sur cette carte postale c'est le jaune vif et le rouge qui s'organisent sur ces immeubles.
Et puis l'énorme logo de la poste allemande sur fond jaune peint sur un bâtiment en bas de l'image qui passe au-dessus de la route.
En faisant des recherches, je tombe rapidement sur une multitude d'informations sur ce quartier de Berlin (car nous sommes à Berlin) ce quartier qui s'appelle Märkisches Viertel.
En fait il s'agit d'un énorme projet urbain de plusieurs milliers de logements.
Mais ce qui me trouble le plus c'est d'y retrouver un architecte que nous aimons bien sur ce blog : Monsieur René Gagès.
Nous lui devons entre autres la gare multimodale de Perrache à Lyon.
Voyez ma gare de triage sur cette page à droite.
Mais en regardant dans l'ouvrage consacré à René Gagès je trouve un article consacré à ce travail et quelques images.

cliquez pour lire !

Il me semble bien que là, dans ce détail de notre carte postale on retrouve l'un des immeubles de notre architecte français.


On pourra aussi grâce à un article publié dans Architecture d'Aujourd'hui en avril-mai 1972 sur ce Markisches Viertel sentir déjà quelques doutes.
On retrouve pourtant sans difficulté le nom de René Gagès et on est certain cette fois que ce détail est bien son dessin. Mais curieusement l'enquête du magazine ne lui donne pas la parole.

cliquez pour lire !


Le bâtiment visible directement à droite serait de Ludwig Leo.

René Gagès
Les chemins de la modernité
Pierre Madraga éditeur
1988

(merci Madame Gagès)

vendredi 24 septembre 2010

la ville fait ses pointes

Dans les villes, des sculptures sur les ronds-points, dans les jardins, sur les parvis.
Dans les villes, souvent sur les pointes, souvent triangles, elles décorent, animent, occupent.
Dans les villes, elles sont tellement modernes.
Dans les villes et sur les cartes postales, objets photogéniques, étranges, incongrus.
Dans les villes, elles apparaissent, disparaissent, chef-d'œuvre du 1% français.
Dans les villes aussi allemandes et suédoises.
Dans les villes parfois fort belles, souvent fort laides et souvent anonymes.

Quelques-unes :

Haumont (Nord) Grand-Place, édition de l'Europe.
les enfants autour du bassin à l'ombre de la grande équerre blanche. Veste de blazer grise et short trop court, mains sur les hanches, tous en polo rouge...


Thionville (Moselle)
le monument, place Marie-Louise.
une édition Combier en Cimcrome, expédiée en 1973.
Œuvre de l'industrie locale offerte par les métaliers ?
Le jaune de la Renault 8 trafiquée et les parasols au balcon.
Tourner autour en voiture doit être un spectacle cinétique et moderne d'une grande qualité.


Caluire-Montessuy (69)
Place Gutenberg
Structure métallique, œuvre de M. Roger Lorin
Carte postale la Cigogne expédiée en 1979.
La sculpture ? Elle me fait penser aux tableaux en fils tendus que nous faisions dans les années 70 au centre aéré Renault.
Mais, à bien y regarder, elle est aussi une belle expression structurelle comme une démonstration d'une forme gauche pour une construction en paraboloïde hyperbolique.
Au fond, le quartier de Montessuy serait l'œuvre de René Gagès, un grand architecte dont nous avons parlé déjà ici.


Staty : "grön Eld" av Vicky Lindstrand.
Järnvärgstorget, Umea.
On traduira comme possible : sculpture "le feu vert" par Vicke Linstrand.
Je regarde surtout le peu de transparence du verre, le tapis de fleurs de cosmos et la belle modénature des façades faisant la perspective.
La forme de ces morceaux de verre pourrait être une maquette de gratte-ciel contemporain.
Ça vrille, tourne, grimpe entre courbes contrariées et verticalité affirmée.
Une édition Grako.


Stuttgart
Anlagen, Schlossgartenhotel und Bahnof.
Certainement la plus belle sculpture de cette série mais qui reste pour l'instant sans nom de sculpteur.
Un inox brillant se plie et se brise en un éclat métallique. Repris par son reflet dans le bassin aux jets d'eaux éteints mais offrant le cercle, le carré, le losange sur un parvis dégagé.
Une géométrie urbaine au service aussi de l'architecture superbe de la gare de Stuttgart malheureusement menacée...

vendredi 23 juillet 2010

1 architecture postale, une histoire en mouvement...

...en mouvement oui.
Il s'agit du titre de l'exposition qui a lieu au Musée de la Poste à Paris.
L'affiche est alléchante en regroupant un regard croisé sur les constructions postales, leur histoire, leur esthétique et des regards de photographes contemporains bien connus comme le toujours excellent Stéphane Couturier.
Je vous propose quelque chose comme une sorte de prolongation de cette petite (trop petite ?) promenade dans le patrimoine de la Poste.
Ce patrimoine compte à n'en pas douter quelques chefs-d'œuvre de l'architecture mais aussi des choses très modestes qui ont su marquer le paysage au point de le nommer. Combien en France de places de la Poste, carrefours de la Poste, rues de la Poste...
Je vais en fait, faire ce que j'aurais aimer trouver dans cette exposition qui aura donc le mérite d'être un déclencheur pour cet article.
D'abord dire que de l'architecture postale à la représentation de la Poste dans les cartes postales il y avait un pas très très court à effectuer. Ce pas aurait permis de juger historiquement de la représentation de l'architecture postale par le biais d'un objet postal populaire et ainsi de porter un jugement sur l'implication de ce patrimoine dans le paysage français.
Ensuite il eût été possible dans un registre tautologique de jouer de cet acte curieux qui consiste comme mode de correspondance à envoyer une image du lieu construit pour cette correspondance. Envoyer une carte postale d'un bureau de Poste depuis ce même bureau de Poste... ce geste est d'ailleurs l'objet de convoitise de certains collectionneurs de cartes postales prenant plaisir à trouver une carte postale d'un bureau de poste affranchi et tamponné de ce même bureau...
On peut aussi se poser la question de la nécessité d'une telle image. Pourquoi donc à une époque encore récente la Poste d'une ville méritait-elle ainsi sa représentation en carte postale ? Pourquoi les éditeurs de cartes postales croyaient-ils trouver là un marché ?
Vous verrez avec ce qui suit que parfois l'architecture n'est vraiment pas le point fort de cette représentation !
Il est évident sans doute que cela signifie la très grande place accordée par les populations à ce lieu urbain qu'était un bureau de Poste dans une ville, au point, oui, qu'une représentation en était nécessaire et demandait - à moins que cela signifie également que la Poste était considérée comme une sorte d'attraction - de point fort d'une modernité, un nœud de convivialité urbaine.
Pour revenir à l'exposition, un des exemples de ce regard renouvelé sur le patrimoine architectural de la Poste était le spectaculaire cas du centre de tri postal de Nancy par Claude Prouvé. L'exposition nous montre une image en nous informant dans son cartel que le bâtiment fut sauvé in extremis.
Rien sur ce combat patrimonial, rien sur ceux qui effectivement se sont battus pour sa sauvegarde, rien sur une analyse possible de ce basculement patrimonial...
C'est injuste.
Je passerai rapidement sur la mauvaise orthographe du nom du très grand architecte René Gagès orthographié Cagès... Il méritait une attention certainement plus grande vu son ampleur.
Ne boudons pas notre plaisir et allez voir cette exposition, le bâtiment lui-même du point de vue architectural ne manque pas d'intérêt... Et la collection permanente est superbe ainsi que la petite mais jubilatoire exposition des élèves de l'Ecole Olivier de Serres.
Et le quartier est passionnant.
Comme j'ai beaucoup de choses à vous montrer je ferai deux articles.

Commençons par le commencement, le lieu de l'exposition :




Sur ces deux cartes postales on voit l'immeuble des chèques postaux. Sur la première aux éditions Yvon l'éditeur réussit à placer la Tour Eiffel sur l'horizon pour bien dire Paris. Les architectes de cet immeuble des chèques postaux sont bien nommés : messieurs J. Bukiet et J.-B. Mathon.
Mais d'où est pris ce cliché ? Depuis la Tour Montparnasse ?
Sur la seconde on voit apparaître le lieu exact où se tient l'exposition : le Musée Postal.
Il s'agit d'un entier philatélique avec timbre et cachet de la Poste à l'unisson de la carte postale. Facile à dater donc puisque le cachet de la Poste fait foi, du 21 janvier 1974 !



On remarquera surtout la façade particulièrement sculpturale de ce musée de la Poste. Je cherche dans mes guides les architectes et je trouve : André Chatelin et Charles le Maresquier.
Je m'interroge sur le premier plan de cette carte postale. S'agit-il ici aussi du jardin au pied de la Tour Montparnasse ?
Voici un cas étrange :


Il s'agit d'une carte postale informative qui signale une installation de la Direction d'Exploitation du Courrier, Boulevard Newton à Marne la Vallée.
Pas de nom d'architecte, il s'agit d'un pur produit de communication de la Poste qui ne nécessite pas d'affranchissement...
Pour ce qui est de l'architecture, on gardera surtout le jeu magnifique (!) des reflets sur la façade avec sa colonnade très officielle et sérieuse.
Maintenant la preuve que les bureaux de Poste furent l'objet d'attention des éditeurs de cartes postales il y a encore peu :


Nous sommes à Cerizay, dans les Deux-Sèvres devant... la Poste toute moderne et neuve. La Carte postale du grand éditeur Combier fut expédiée en 1998 et il semble bien que nous devons cette construction à l'architecte Jean-François Milou, Studio Milou, qui a construit beaucoup dans cette région. (merci Archiguide)
On sent une volumétrie volontaire, un rien grégaire avec un traitement de façade assez radical. On regardera surtout le traitement des ouvertures comme rentrées dans le bâtiment offrant une épaisseur défensive à la construction jouant en opposition avec l'ouverture généreuse et transparente placée dans l'un des angles de la construction, comme un "coin" débordant sur la chaussée. Tout cela est accentué par la prise de vue symétrique faisant fuir le bâtiment de manière quasi égale de gauche et de droite. La photographie est de Pierre Morisan. La carte fut expédiée depuis cette même poste pour un jeu le mot caché. La réponse était délectable... oui vraiment délectable !
Encore un effort :


Nous sommes cette fois à Bourg-Lastic (!) devant... la Poste !
N'est-elle pas étonnante cette construction ? Regardez cet étrange bandeau de béton qui s'enroule autour d'une sorte de pyramide. Il semble que cela soit un balcon, peut-être pour l'appartement situé au premier étage. C'est à la fois massif et sculptural. Là aussi comme dans le cas précédent on notera l'incroyable épaisseur des murs. Elle ne manque pas d'allure cette poste mais qui en est l'architecte ? L'éditeur Sully ne nous informe pas.
Par contre ici :


Cette très jolie et modeste Poste de Biganos nous donne par l'intermédiaire des éditions Artaud le nom des architectes : Messieurs Chaveron Jean et Philippe Bordeaux.
On dirait une villa de Royan, se jouant de l'articulation de volumes simples mais bien proportionnés, d'un jeu d'ouvertures et de matériaux bien sentis. La carte postale fut bien mise dans la boite aux lettres de cette Poste et le cachet nous offre une date et une heure : 19h15, le 23 juillet 1975...
Sur la gauche un terrain en friche et devant la poste un bien joli cyclomoteur.
Plus majestueux, presque ostentatoire : la Poste de Vichy.
L'architecte de cette beauté sobre est Monsieur Azéma qui construisit entre autres le Palais de Chaillot à Paris.
Cette poste eut certainement un grand retentissement car un nombre impressionnant de cartes postales fut édité.
Je vous en propose quelques-unes :




A noter qu'aucune ne donne le nom de l'architecte. On regardera pourtant là aussi un vrai plaisir des volumes bien marqués et soulignés, des ouvertures généreuses formant une modénature épurée et une symétrie rigoureuse donnant à la fois un caractère abstrait et très officiel à cette construction.
Cette Poste pourrait être un palais, une mairie, une préfecture. Elle dit son caractère officiel. Elle est superbe.


Vous remarquerez également la gare routière (?) magnifique bloc de béton sculpté et évidé au toit végétalisé si typique de cette période et qui fait penser à la fois aux dessin de Mallet-Stevens et à Perret.
On peut se demander raisonnablement si Monsieur Azéma n'est pas également l'architecte des chèques postaux de Lille visibles ici :


Cette carte postale des édition de l' Europe nous montre un bâtiment qui d'un point de vue formel à beaucoup à voir avec cet architecte. Une nouvelle fois on s'étonnera aujourd'hui qu'une telle édition fut possible. Qui aujourd'hui ferait une carte postale d'un tel objet architectural ?

jusqu'au 28 septembre.

mercredi 4 février 2009

inouï non ? Monsieur Grimal architecte


Vous savez comme j'aime l'improbable en architecture et ailleurs également.
Mais avouez qu'avec cette euh... église de la Z.U.P des Minguettes à Vénissieux on atteint un degré très élevé d'improbabilité.
La carte postale, une édition France-Publicité expédiée en 1972 nous indique que l'architecture de cette chose est due au Cabinet Grimal.
Pour cet architecte que je découvre, je trouve un lien avec René Gagès que nous connaissons bien sur ce blog et auquel j'ai déjà rendu hommage. Il semble que les deux architectes aient travaillé ensemble sur Bron Parilly. Franck Grimal serait le fondateur d'Archigroup.
Je trouve peu de choses sur internet et peu d'images pour comprendre un peu mieux à qui on a à faire. Mais une nouvelle fois j'adore ça, partir d'une carte postale et apprendre, tirer un fil et voir que j'ai un écheveau de laine au bout !
Donc si vous voulez voir cette église aujourd'hui allez là, mais vraiment allez-y c'est vraiment, vraiment curieux !
http://www.architecturerhonealpes.com/patrimoine/historique.php3?id_loca=219
Il semble que vu le verdoiement de la chapelle, l'ensemble soit en cuivre ce qui explique ce changement de couleur du brun au vert.
J'aimerais beaucoup voir l'intérieur, cela semble tout petit. C'est à la fois un spoutnik, un morceau de fête foraine, un bidule, un stand de foire commerciale, c'est moderne, style atome à la bruxelloise totalement invraisemblable, un rien hertzien et donc parfaitement jubilatoire. Je tiens là mon totem, un de plus.
Merci Monsieur Grimal.
On n'arrêtera pas de chanter les louanges de Vatican II qui a permis l'éclosion de tant et tant de ces églises merveilleuses.

mardi 20 mai 2008

les chemins de la modernité

Bon vous ne voyez rien depuis quelque temps. C'est la faute à la technique, je vous le rappelle je suis en panne. Mais l'amitié ne l'est pas et suite à un échange de courriers, Madame Gagès m'a très gentiment envoyé un exemplaire de l'ouvrage consacré à son époux René Gagès dont je vous ai déjà parlé. D'abord il me faut remercier une nouvelle fois madame Gagès pour ce très heureux cadeau dans lequel mes yeux sont plongés depuis quelque temps. Après la lecture de Marcel Lods, il est intéressant de constater que tous deux semblent affirmer une forme de déception du mouvement moderne, comme un ratage (en France) et chacun pour les mêmes raisons : les politiques (ça on sait) et les entrepreneurs (ça on commence à le comprendre); les uns étant encore de nos jours les amis des autres cela explique sûrement la difficulté de la France d'après-guerre de saisir l'opportunité d'un grand changement et l'application d'idées sérieuses, audacieuses et humaines.
Mais malgré tout cela, il se produit des miracles et des bâtiments se construisent.
Le livre est intitulé " René Gagès les chemins de la modernité" aux éditions Mardaga 1988.
Merci Madame Gagès.

samedi 3 mai 2008

Merci Madame Gagès


C'est avec une vive émotion que je reçois dans ma boîte aux lettres ce matin une lettre très chaleureuse de Madame Gagès.
C'est extraordinaire de penser que ma collection va s'enrichir d'une carte envoyée par la famille même de l'architecte. Mais oui Madame Gagès certains comme nous apprécions l'architecture moderne et contemporaine. Nous apprécions les recherches et solutions audacieuses, nous nous réjouissons de les parcourir, de les voir et pour ma part également de les faire partager à nos étudiants qui y sont si souvent réceptifs quand on prend le temps de leur expliquer ce que ces constructions ont de beau et d'innovant.
Je me permets donc d'afficher cette carte postale dans ce blog et ensuite avec votre courrier joint elle ira enrichir ma collection de cartes postales d'une tonalité toute particulière.
Nous avons donc une carte Cim en Cimchrome intitulée centre d'échanges gare de Perrache galerie marchande. Le nom de René Gagès est cité accompagné de l'Atelier d'Architecture et d'Urbanisme. La carte n'est pas datée.
Madame Gagès m'informe sur le courrier qu'elle représente le lustre de la galerie marchande, le plus grand lustre d'europe créé par le luministe Jean Vincent.
La lumière est faite...
Merci encore Madame Gagès.

mercredi 9 avril 2008

René Gagès, une image un peu loin


Comme quoi le rangement a du bon.
Voici que ce matin je trouve une carte postale représentant le Centre d'échanges de Perrache à Lyon construit et conçu par René Gagès qui est décédé il n'y a pas si longtemps. Monsieur Chaslin nous a parlé de lui dans une de ses émissions Métropolitains sur France Culture. J'aime beaucoup cet endroit et j'ai vu Lyon pour la première fois ici.
Quel incroyable construction !
Que ce petit article et cette carte postale agisse comme un hommage à ce Monsieur.
La carte postale (avec jets d'eau obligatoires...) est une édition La Cigogne en H Color. Pas de date et pas de nom d'architecte mais c'était une époque où l'on faisait des cartes de ce genre de construction.