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mercredi 14 juillet 2010

le dessin laid et la belle photographie

Une belle architecture peut (ou pas) inspirer de beaux documents.
Elle peut aussi faire naître des choses moins... intéressantes.
Voyez par exemple le superbe Palais de l'Unesco à Paris.
Voici une carte postale dite du premier jour :


On doit cette carte postale aux éditions "Bourgogne" 3, rue du Mersy-St-Denis à Dijon. C'est tamponné derrière !
Le lavis est de L. Bourgeois d'après... la maquette !
Ceci explique sans doute cela.
L'ensemble est un rien pâteux et épais mais on remarquera tout de même la précision du détail avec le mobile de Calder fidèlement (!) représenté.
Il semble que la façade ait donné beaucoup de mal au dessinateur car même le graveur du timbre a eu du mal.
Pourtant la maquette est assez claire et on voit que dans le numéro 58 de février 1956 d'Architecture d'Aujourd'hui, le grand photographe Lucien Hervé se penche lui aussi sur cette dernière.
Je trouve d'ailleurs qu'il s'agit là pour un photographe d'architecture de cette envergure d'un bien drôle d'exercice que de photographier une maquette.
Alors voici quelques images :





Mais finissons avec une autre carte postale :


Cette merveille des éditions Cap est en Real-Photo. Cet éditeur fait bien son travail car il nous donne également le nom des architectes Marcel Breuer, Pier Luigi Nervi, Bernard Zehrfuss et date la construction de 1955-1958.
Mais quelle image !
D'abord le parking rempli de nostalgie automobile. Des Simca, des Peugeot, des Renault...
Puis le bâtiment lui-même parfaitement éclairé, presque scintillant et vibrant sous un ciel nuageux remarquablement habité. Le travail de la façade est vraiment incroyable. On dirait que la construction veut avaler le monde, s'ouvrir complètement.
Quelle volumétrie !
J'aime tout particulièrement les dégagement dans le dernier niveau et l'auvent superbe dont nous avons parlé ici.

dimanche 30 août 2009

Pie X et Claude Parent

Aujourd'hui je n'ai pas acheté des cartes postales mais des livres d'architectures et vous allez voir que j'ai eu de la chance et surtout qu'il y a des hasards troublants.
Commençons.
J'aime, vous le savez, l'incroyable Basilique Pie X au sanctuaire de Lourdes. J'ai déjà publié des articles sur ce remarquable bâtiment souterrain. Il faut aller le voir.
Je trouve en ce début d'après-midi un fascicule au format à l'italienne racontant l'histoire de ce bâtiment. On y trouve témoignages, considérations religieuses et architecturales et une iconographie assez fournie sur la construction titanesque de ce vaisseau de béton.
En parcourant le texte je m'aperçois qu'un Monsieur Parent de Paris fait partie d'une des commissions des études préliminaires... dans un groupe de travail regroupant entre autres messieurs Laprade, Le Donné, Pinsard.
On découvre également que parmi le comité consultatif international d'architectes on pouvait trouver Messieurs Laprade à nouveau, Ponti de Milan, Metzger de Zurich, de Ridder de Bruxelles...
On apprend que lors des deux journées du 12 et 13 novembre 1955, un exposé de Monsieur Vago souleva l'enthousiasme des confrères (sic!) et que le projet de messieurs Pinsard et Le Donné fut accepté.
On peut lire ce texte de Monsieur Ponti et là on ne peut s'empêcher de penser à la défense du projet de Sainte Bernadette du Banlay par Monsieur Paul Virilio...

Pendant longtemps le projet porte le nom de... Grand Abri !
Encore un vocabulaire qui pourrait dériver de la seconde guerre mondiale.
Tout ce beau monde se réunit à nouveau les 28 et 29 janvier 1956 avec en invité Monsieur Nervi !
Pourquoi se priver.
Monsieur Nervi soutient le projet qui sera étudié à son tour par... Eugène Freyssinet.
Comment rater une construction avec autant de personnes douées et qualifiées.
Et ce ne fut pas raté !
Et page 105, dans l'allocution de son Excellence Monseigneur Théas qui porta le projet on peut lire : " Pour l'aménagement de la Grotte, qui s'est parée de beauté en retrouvant son dépouillement primitif, vous avez eu la collaboration très heureuse de Monsieur Parent, dont le goût est au niveau de sa modestie et de sa patience..."

Oui. La lucidité des gens d'église.
Mais en quoi a consisté votre aménagement de la grotte de Lourdes Monsieur Parent ?

Voici quelques images tirées de l'ouvrage:

la couverture du livre

Non, il ne s'agit pas de la Jeep d'Architecture Principe !



Trois étapes de la fabrication du trou.




Réalisations des arcs de béton.

Les autorités en Panhard bénissent le lieu.

Le nom de Monsieur Parent est bien visible pour le jour de l'inauguration.

Et comme, tout de même, il s'agit de cartes postales, en voici une encore inédite sur ce blog.

Une très belle édition Dino. A . Doucet imprimée en Espagne.
Elle est titrée : l'immense basilique souterraine Saint Pie X , architectes : Vago, Le Donné, Pinsard.
Pas de date mais vraiment une prise de vue radicale mettant parfaitement en avant le principe constructif. On admirera l'étendue ainsi créée, une cage thoracique pour la prière.

dimanche 1 février 2009

E.U.R aujourd'hui

Un petit salon de vieux papiers et de livres à saint Aubin-lès-Elbeuf aujourd'hui m'a permis de rencontrer Jean-Paul Berrenger et Olivier Bobe.
Le premier, dadaïste conforme, artiste duettiste et commissaire de nombreuses expositions d'art dit contemporain à la Galerie du Bellay me montra ses découvertes puis nous avons évoqué Sens, Monsieur Parent et la future exposition autour du Mont Analogue de René Daumal. C'est toujours aussi jouissif de parler avec Jean-Paul, nous rions des mêmes choses, une carte postale, une photographie étrange ou encore une pochette de disque.
Le deuxième m'offrit une surprenante gravure "nue bleue tombant d'un escalier" dans laquelle on peut déceler au moins trois influences : Marcel Duchamp, Yves Klein et Henri Matisse. Olivier avait trois beaux livres pour moi : Oscar Niemeyer, mon expérience à Brasilia, Apprendre à voir l'architecture de Bruno Zevi et le livre de Ronchamp chez Jean Petit.
Des merveilles à lire et regarder. Merci à lui.
Mais pour ce qui concerne directement ce blog, j'ai aussi acheté quelques cartes postales qui m'ont rappelé mon voyage avec les étudiants en juin dernier. On y va, on commence :



Deux très belles cartes postales de la gare Stazione Termini à Rome en Vera fotografia chez S.A.F éditeur. Deux très belles images de cette gare vraiment bien photographiée et mettant en valeur le toit admirable. Pas de date. Voir le message du 30 juin 2008.


On poursuit avec cette carte postale de l'E.U.R en noir et blanc chez le même éditeur. On admirera le Palazzo della Civiltà et ses arcades puissantes et rigoureuses parfaites pour le peintre de Chirico.


Toujours E.U.R (prononcez éhourré je crois) avec cette carte postale de la place Guillaume Marconi. Toujours le même éditeur mais la couleur cette fois.


On continue avec le lac de l'E.U.R et le Palais E.N.I. On terminera ce petit tour italien en quartier fascisant, (quartier voulu par Mussolini que l'on peut trouver en ce moment à Rome sur des T.shirt et des caleçons sans que cela soulève de protestation. Imaginez la même chose avec Hitler à Berlin...)
On terminera avec le palais des Sport de Nervi, un chef d'œuvre aux éditions OTO cette fois.
pour en savoir plus :
http://www.romaeur.it/

vendredi 15 août 2008

marcher sur les pas de mon père




Petit à petit, suite à des conversations récentes, j'apprends que mon père, à son retour d'Algérie s'offrit avec un copain un tour en Italie avant de devenir un jeune époux. Ce voyage le mena à Turin. Alors, évidemment je me demande ce qu'il a vu que j'aurais pu voir aussi. Et comme les coïncidences se multiplient, je trouve ce matin un numéro de la revue Aujourd'hui de Juillet 1961, avec un article sur l'exposition internationale du travail à Turin. Juillet 1961 c'est exactement la date de ce voyage de mon père. Le Palais des expositions est celui de Nervi dans lequel nous nous sommes trouvés enfermés avec les étudiants en juin...
(article du 5 juillet)
Je pense donc que mon père a dû visiter le palais de Nervi et j'imagine la Dauphine noire au toit rouge comme les taxis parisiens de l'époque déposant les deux jeunes hommes à côté du monorail dont je n'ai rien vu. Pourtant, aucune photographie dans nos albums de ce voyage étonnant. Mais l'ami est toujours vivant et peut-être que lui a quelques images de ce périple. Est-ce en souvenir de ce monorail que notre père nous en offrit un en jouet lorsque mes frères et moi étions petits ? Je suis certain en tout cas que cette modernité a dû lui plaire à mon père. Il aimait tant les romans d'anticipations. Je vous donne quelques images tirées de cette revue. Pas de carte postale, pas encore mais...

samedi 5 juillet 2008

un conseil de Claude

Claude m'envoie un lien vers cette page : http://www.archiplanet.org/wiki/Palazzo_del_Lavoro
Si vous désirez mieux connaître le lieu de notre enfermement...

enfermés chez Nervi




Claude, Camille, Pierre, Alexis, Jocelyn, Pauline, Marine, Guillaume, Thomas et votre serviteur tous heureux de ne pouvoir sortir...

Nervi de l'intérieur




Admirez ce dessin et la simplicité constructive. Vous prenez un pilier, haut, très haut et sur son chapiteau vous posez un plateau. Vous multipliez l'opération en laissant un jour entre chaque plateau. Et voilà vous avez une grande surface couverte et éclairée. Il ne reste plus qu'à dessiner tout cela avec le talent de Nervi.
Et là commence la vraie aventure...

Nervi de l'extérieur à l'intérieur






Encore une aventure italienne.
Turin. le car s'arrête devant le palais du travail dessiné par Pier Luigi Nervi. L'ensemble nous attriste un peu et malgré sa noblesse l'abandon du bâtiment est désolant. Quand je pense au nombre de fois où j'ai pu rencontrer cette construction dans des ouvrages et le voir ainsi, rouillant et désolé...
Mais il est immense et clos. Claude saute du car, je le suis et nous trouvons d'abord une ouverture sur le terrain. Photographies. On appelle les étudiants qui arrivent en un petit groupe. Photographies. Personne ne nous demande quoi que ce soit. Un monsieur est là assis qui nous regarde même pas étonné. On scrute l'intérieur par une porte fenêtre un peu crasseuse et Marine nous trouve une porte ouverte... On s'engouffre.
Stupéfaction ! C'est somptueux tout simplement somptueux... L'espace est gigantesque et les piliers s'élancent puissants et fiers. L'ensemble est bel et bien abandonné, une camionnette est restée là, on dirait qu'il y a parfois du Stock-car ici ! Photographies, jubilation avec les étudiants qui aiment ça ce petit frisson d'interdit (moi aussi d'ailleurs !)
Mais voilà, la porte s'est, entre-temps refermée... On est piégés. On entend bien parfois des activités lointaines mais personne pour nous ouvrir. Nous essayons quelques portes mais rien. Il faut trouver quelqu'un. Pendant ce temps les étudiants restés dehors essaient de nous ouvrir sans succès. Mais voilà que Marine, qui a su nous faire entrer sait aussi nous faire sortir. Il suffit pour cela d'appuyer sur le bouton pour obtenir l'ouverture électrique de la porte... Claude n'avait tout simplement pas vu l'inscription sur celui-ci.
Nous sommes dehors et presque déjà tristes de ne plus profiter de ce moment. Quelle merveille cette construction ! Quel sera son sort ?
Je n'ai pas de cartes postales a vous montrer alors regardons ensemble les photographies que j'ai prises.

dimanche 6 avril 2008

encore des jets d'eau


Le premier plan est important en carte postale. Le jet d'eau permet d'évoquer le jardin donc la verdure donc la nature donc la fraîcheur donc la promenade donc le plaisir donc l'amour donc l'érotisme donc le jet donc le jet... d'eau.
Ceci est une interprétation un peu abusive.
Pourquoi alors qu'il a un motif exceptionnel à photographier comme le Palais des Sports de Pier Luigi Nervi à Rome, le photographe se met si loin et nous sert la perspective aquatique et verdoyante d'un jardin ? Est-ce une concession nécessaire au pittoresque ?
La carte postale est une édition OTO sar 19 en Ektachrome Kodak dont on regrette déjà les qualités.

dimanche 12 août 2007

de tout un peu mais de la qualité





Un peu de tout, comme ça au gré des achats sur les foires.
D’abord une vue de l’Empire State Building. Un beau bâtiment sur lequel votre serviteur a eu l’honneur de monter, par l’ascenseur au contraire de King Kong et d’admirer là-haut une vue magnifique sur New-York.
Que nous dit la carte postale ?
Envoyée le 9 mai 1946 à quatre heures de l’après-midi de la poste de Waterburry dans le Connecticut, elle nous indique en anglais :
“The Empire State Building, New-York City, the hightest man-made structure in the world, rising 1250 feet above the city streets.”
Je vous laisse traduire c’est si simple...
Il s’agit d’une carte éditée par East and West Publishing de New-York. J’ai trouvé le nom des architectes dans le magnifique livre de Bill Harris “New-york, mille monuments”.
Il s’agit de Messieurs Shreve, Lamb et Harmon.
Autre pays, nous passons au Japon avec le Nagoya Municipal Science Museum. il s’agit d’une carte japonaise non expédiée. Encore une énigme puisque je n’ai pu malgré l’aide d’internet trouver le nom de l’architecte. Un peu de France avec une très belle carte pour un très beau bâtiment : la Maison de la Culture du Havre. Les architectes sont nommés : messieurs Audigier et Lagneau. J’aime beaucoup ce lieu, ce musée, la vue sur la mer qu’on peut voir entre les œuvres. J’aime beaucoup cette carte postale, sa couleur ajoutée au pochoir, le vide du ciel, la 2CV au coin en bas et la pointe orange d’une quatre chevaux au loin. Il n’y a pas de date et il s’agit là d’une carte Real-Photo de la Compagnie des Arts Photomécaniques. Magnifique.
Toujours en France, le futuroscope nous propose le solido (?!), une belle boule digne de James Bond photographiée par M. Vimenet pour Compa-Carterie. une architecture de Denis Laming.
On reste en France avec un chef d’œuvre de l’architecture dont je devrais vous parler plus longuement mais pour le moment voici une belle carte du C.N.I.T la Défense à Puteaux. Le centre National des Industries et des Techniques est photographié ici avec un chantier à ses pieds. C’est une belle carte grâce à son impression en procédé 301 draeger, grand imprimeur. Chose curieuse la précision donnée sur la peinture Tollens qui a traité la toiture. Une carte publicitaire sans doute. C’est une édition Yvon.
Je vous rappelle les noms des architectes: Camelot, de Mailly, et Zehrfuss.
les ingénieurs : Nervi, Esquillan et Prouvé.
Eh oui du beau monde en 1958. Je ferai une page spéciale sur mes cartes postales consacrées à ce bâtiment et je devrais faire de même avec ce qui suit. Une carte postale représentant une de mes constructions favorites qui me fait faire des kilomètres pour les voir : les piscines Tournesol de Monsieur Bernard Schoeller. Celle-ci est à côté de chez moi (Petit-Quevilly) et je l’ai photographiée avec mon Vérascope. Si vous connaissez ces soucoupes volantes en plastiques, indiquez-moi le lieu où je pourrais venir les voir.
Et surtout envoyez-moi une carte postale !
la carte postale est une carte éditée par le Perroquet bleu et les photos sont de B. Maurey.