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mercredi 30 mars 2011

des jeux en France, de l'air, des aires.

Allez reprenons le chemin du ludique et de l'architecture.
On va retrouver des amis, des lieux et de beaux ensembles.
On commence :


Nous sommes de retour aux Arcs devant le Bellecote.
La carte postale Cellard met bien en relation les superbes volumes géométriques colorés et la façade de l'immeuble.


Claude nommera ces volumes et il en fera une belle interprétation en papier (?)
C'est à n'en point douter une belle archive.
Attention les yeux !


Qui peut encore douter en voyant une telle carte postale des qualités documentaires, inventives et photographiques de certaines d'entre elles ?
Cette carte postale Combier pour Raymon nous montre les très beaux et reconnus désormais Choux de Monsieur Grandval, architecte.
Regardez comment le photographe a travaillé l'espace, libéré les percées, mis en avant les verticales.


La girafe semble tirer son cou pour concurrencer les tours, à moins qu'elle essaie de voir venir les enfants. Une nouvelle fois l'esthétique de ces jeux de plein air est superbe et joue des échelles.
Un magnifique document paisible, tranquille et joyeux.
Et puis :
Cette vue aérienne nous montre le travail urbain que les jeux d'enfants ont su produire. Il s'agit bien plus que de l'installation de quelques praticables d'une mise en scène de l'espace du jeu offrant volumétrie, espaces ouverts espaces cachés et aussi un goût de la structure comme moyen d'expression des corps. On aura reconnu le Group Ludic.


Nous sommes à Chalon-sur-Saône dans la cité les Prés Saint-Jean.
Il s'agissait d'une époque où les enfants, leur place et leur éducation permettaient de croire en leur présence réelle dans l'espace paysagé.


Une époque où leurs jeux de cache-cache étaient souhaités, désirés.
Leurs secrets fondaient une forme de confiance sociale, leurs jeux étaient l'expression d'une politique de la ville.
Les enfants étaient dans la ville, ils étaient la ville.

mercredi 1 septembre 2010

c'est vert autour

Deux belles cartes postales pour deux beaux programmes.
Le premier nous en avons déjà parlé ici.


Il s'agit du quartier du Palais à Créteil avec les immeubles que nous devons à l'architecte Monsieur Grandval.
Les deux photographies l'une sur l'autre sont dues également à un photographe connu ici Monsieur Rolf Walter. Il semble qu'il ait mis l'accent sur l'espace entre les tours démontrant ainsi leur inscription dans un parc, une zone verte que les immeubles eux-mêmes devaient compléter de leur verdure par des balcons débordant de plantations, rêve malheureusement resté sans suite. Mais finalement cette nudité loin d'être un problème a fait l'image de cet ensemble et nous permet de regarder le toujours très beau dessin des garde-corps qui constituent l'essentiel de la silhouette des tours.
Le terme "les choux" écrit en gros prouve que celui-ci est devenu essentiel et une manière de reconnaissance de ce quartier.
La carte postale fut expédiée en 1980.
d'un autre type architectural :


Nous sommes à Nanterre devant l'ensemble Central Park grâce aux éditions Abeille-Carte pour Lyna dont la photographie est de Monsieur J.E. Pinet.
Son point de vue est curieux, nous situant dans une petite allée comme fermée par la barre. Il place au premier plan un lampadaire boulle et encadre son sujet dans les deux conifères. Au fond l'incroyable façade s'érige forte et puissante.
A gauche de l'image une construction en train de se faire et à droite, il me semble bien reconnaître un tout petit bout de l'école d'architecture que nous avions visée ici.
Donc voyons où nous pourrions être sur un plan :


On reconnaît si je ne me trompe les deux arbres ayant considérablement grandi.
Mais pourquoi Monsieur Pinet a-t-il choisi cet endroit pour représenter ce Central Park ? Besoin d'un recul simple à obtenir ? Cheminement dû à d'autres images produites un peu au hasard de la chasse photographique pour l'éditeur ?
"Dis donc Coco, tu prends l'appareil et tu me tires le portrait du nouveau Nanterre. Prends tout ce que tu trouves, on triera à ton retour. Prends la moto c'est plus simple..."
Je peux en effet imaginer que l'ensemble des photographies et des cartes postales Lyna de ce quartier furent toutes prises le même jour lors d'une seule séance. Serait-il envisageable de recréer le parcours du photographe point par point ?
Est-ce la moto de Monsieur Pinet au premier plan et pourquoi cette sensation d'être un peu en hauteur ?
Pour moi en tout cas ce Central park est une bien belle chose. Sa dureté d'image laisse à ceux qui regardent l'impression d'un bâtiment très ouvert finalement. Des balcons parfois en retrait, parfois en avancement jouent sur la façade au rythme également des ouvertures horizontales et verticales.
Des petits détails comme de minuscules avancées au bout des fenêtres, des jardinières accrochées en saillie, tout cela dénote un vrai travail de volumétrie.
Par exemple ici ou ici :



Mais je ne trouve pas le nom de l'architecte. Une association dynamique de résidents vous en dira plus sur l'art de vivre à Central Park, nom d'ailleurs dont il faudra également retrouver l'origine car tout de même nous sommes un peu loin de New York. Il faut noter que sur la carte postale l'éditeur orthographie Parc avec un K et que l'association préfère le C !

samedi 6 mars 2010

des choux et des épis

Nous revoici à Créteil, cette fois avec une carte postale des épis de Monsieur Grandval que nous avons déjà évoqués ici.
Je n'avais que (et c'est déjà beaucoup) la carte postale de Nogovoyages à vous montrer.
Maintenant je peux aussi vous faire voir ça :


Une belle édition chez Raymon éditeur dont nous apprécions tant le travail ici.
La carte postale nous offre un point de vue ouvert dans lequel on circule aisément. D'un peu haut, on voit parfaitement le quartier et l'implantation des tours sur le sol.
Le bâtiment des garages à gauche et une autre construction circulaire couverte d'un toit bleu dont je ne connais pas l'usage, mais j'aimerais qu'il s'agisse d'une école. L'ensemble a l'air neuf car on devine au travers des fenêtres de la tour de gauche le vide des appartements, sans rideaux et dans lesquels la lumière pénètre parfaitement.



Je ne vois personne et seules les Renault 4 signent une présence.
Le guide d'architecture contemporaine en France est assez dur sur ces immeubles de Monsieur Grandval :
"1693 logements, architectes : Gérard Grandval et Louis de Marien, actuellement en chantier, en plus des immeubles pétales de G. Grandval, simple décoration de façade qui cache mal la pauvreté des cellules intérieures, et des inquiétantes barres courbe de Marien, ce quartier accueillera le Palais de Justice (architectes Badani et Roux-Dorlut)..."
Malgré cette dureté le guide d'architecture contemporaine en France nous donne tout de même une image fort belle du chantier et un plan. (édition de 1972)




L'édition du même guide de 1974, nous les montre terminées !


Aujourd'hui restent tout de même des tours qui ont le mérite d'un effet de reconnaissance, d'avoir produit un lieu connu et permis aux habitants d'habiter quelque part, un endroit, une particularité. Même si cela ne fait pas "architecture" c'est au moins ça de pris.
Aujourd'hui je crois que nous sommes nombreux à aimer ces tours et leurs balcons comme une feuille de ginkgo biloba recourbée. On parle aussi d'épis, de choux. On pourrait aussi évoquer la pomme de pin !
Il manque c'est vrai la dégringolade végétale prévue par l'architecte depuis les balcons. Certainement un règlement de copropriété ou du locatif interdisant cette forme de personnalisation !

lundi 22 février 2010

Une incroyable carte postale

Lorsque j'avais lu le très bon ouvrage les années ZUP, architecture de la croissance chez Picard éditeur mon oeil avait parfaitement gravé une image.
On y voit le prototype de Gérard Grandval pour des maisons des jeunes.
Puis dans mes fouilles de boites à chaussures mon sang ne fait qu'un tour quand je trouve ça :

édition de l'Europe en couleurs naturelles, pas de date.


Je le répète parfois bien plus que le bâtiment, c'est ma capacité mémorielle d'images qui m'étonne car immédiatement, la carte postale, à la main, j'ai reconnu la page du livre. Je savais exactement si l'image était en couleur ou en noir et blanc, sa position dans la page et bien sûr le titre du livre. Cela m'étonne toujours autant.
Mais ce qui est encore plus merveilleux c'est que ce livre nous donne la référence du numéro d'Architecture d'Aujourd'hui et il me suffit de descendre au sous-sol, de chercher l'année en question et de trouver l'article. (A.A avril-mai 1967, N° 131)
On y trouve aussi une vue prise de l'intérieur avec ce magnifique ensemble autour d'une cheminée.

la même image reprise par Les Années ZUP.



Tout de même c'est incroyable qu'une construction aussi modeste ait réussi le tour de force de me faire faire ainsi un grand tour et surtout d'être photographiée en carte postale. Car combien de ces chalets pop et superbes ont eu le droit ainsi de l'être et d'être également construits ?
D'ailleurs c'est l'occasion de voir combien finalement ils s'intègrent parfaitement avec leur environnement de chalets traditionnels et comment la neige leur réussit parfaitement. Ils sont vraiment beaux vos chalets Monsieur Grandval. On voit que celui de Arette est plus court que celui de A.A, s'agit-il du même chalet raccourci ou d'un autre exemplaire ?
La carte postale ne cite pas l'architecte et nous dit que nous sommes à Arette, la Pierre-Saint-Martin devant les chalets et l'école de ski. Je crois que l'école c'est bien les deux bâtiments de Monsieur Grandval.
On connaît surtout Monsieur Grandval pour ces "choux" et la seule carte postale que je possède de cet ensemble est celle réalisée par Nogovoyage.
La voici :
Au dos on trouve un petit plan de situation, Créteil et entre guillemets les choux, trois des quarante-deux tours de la ville nouvelle de Créteil. Mais pas le nom de l'architecte.
On peut encore je crois télécharger Métropolitains sur France Culture et entendre l'architecte en entrevue avec Monsieur Chaslin.