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dimanche 23 janvier 2011

Clamart multivues

Nous avons avec beaucoup de respect et d'admiration déjà évoqué ici la bibliothèque des enfants de Clamart que l'on doit à L'Atelier de Montrouge.
Il s'agit à n'en pas douter d'une des plus belles réponses à un programme architectural de notre siècle dernier.
Mais cette ville a aussi la chance de posséder une autre belle chose qui produit de belles cartes postales d'architectures contemporaines : son hôpital Antoine Béclère par Monsieur Pottier architecte.
Et, ce qui est remarquable, c'est que les éditeurs de carte postales ont tout de suite associé ces deux architectures sur une même carte en multivues.
Voyez :
Les éditions Lyna nous offrent ainsi une image dont les deux registres du haut sont occupés par l'architecture ancienne (mairie et église) et les deux registres du bas par l'architecture contemporaine (bibliothèque et hôpital).
Pas de désir de comparaison, non, simplement un état des lieux d'une ville tournée vers sa modernité sachant regarder passé et avenir avec le même désir de représentation possible, de reconnaissance.
Souvent les vues des cartes postales multivues sont également disponibles en vue unique et c'est bien encore le cas ici avec cette vue de l'hôpital toujours chez Lyna.


Mais ce qui est assez drôle c'est bien de retrouver ce même rassemblement dans notre guide d'architecture contemporaine et dans le même ordre que sur la carte postale !


Dommage que nous n'ayons pas d'image plus convaincante du château d'eau dessiné par le groupe de l'œuf centre d'étude dont nous aimons tant le travail ici.








mercredi 14 octobre 2009

premier jour de Givors

Il existe chez les collectionneurs des cartes postales qui ne sont éditées que pour permettre un entier philatélique, une carte maximum.
Cela veut dire que le timbre, la carte postale et l'oblitération "premier jour" (premier jour d'émission du timbre) sont à l'unisson sur un même document.
Voici un exemple :



La carte postale Combier porte le même titre que le timbre "Architecture contemporaine Givors" sans d'ailleurs nommer l'architecte !
On trouve le nom de Monsieur Renaudie sur le timbre et sur l'oblitération datée du 20 avril 1985.
La carte postale est belle, met bien en avant l'architecture spectaculaire de Monsieur Jean Renaudie. Le point de vue place les étoiles dans la ville à la même hauteur que son environnement. On sent bien le creux sur le devant et les balcons sont déjà bien verts et plantés.
Il s'agit donc bien du premier jour du timbre et non du premier jour de l'architecture !
Mais pourquoi la Poste avait-elle pris le pari d'un timbre représentant ce bâtiment ? Etait-il suffisamment fort pour que l'établissement public fasse ce choix ? Appartient-il à une série sur l'architecture contemporaine ?
Le timbre est très beau et son dessin sobre reflète bien la construction. On le doit au graveur de timbres Monsieur Gauthier.
Sur cette autre carte postale du même type on voit cette fois une représentation picturale !



L'image est vraiment étrange et les effets d'aquarelle un peu déplacés. Mais c'est aussi une manière de lancer l'image certainement dans une tradition du pittoresque au sens étymologique du terme : qui mérite d'être peint.
Je crois que Givors comme Ivry méritent la peinture !
Mais peut-être pas celle-ci.
Finalement elle n'est pas si mal cette représentation, elle est signée de Gauthier, l'auteur du timbre, une édition CEF cette fois.
On peut comparer avec la seule "vraie " carte postale de Givors que je possède, une carte multiple aux éditions Cellard.




Pas de nom d'architecte, ni même de mention de ce que chaque image propose. Un choix en double diagonale, le Givors moderne, le Givors ancien et le blason qui dit la lignée et l'histoire de la ville. On s'ennuie un peu mais finalement les étoiles de Renaudie sont là, acceptées comme faisant intégralement partie de la cité comme le reste et au même niveau. Chaque habitant de la ville y trouvera la représentation de son quartier.
C'est je crois une modestie qui aurait plu à Monsieur Jean Renaudie, celle d'une intégration du modèle sans pastiche. Un quartier qui a trouvé sa place et son image. Cette carte postale fut expédiée en 1984.
A noter, dans le numéro de septembre de la revue AMC un excellent article de Bénédicte Chaljub sur Givors et Jean Renaudie.
Vous pouvez aussi vous souvenir ici.


jeudi 17 avril 2008

Merci Messieurs

j'ai vraiment de la chance d'avoir d'aussi bons détectives.
Je suis impardonnable car pour Renée Gailhoustet j'aurais sûrement trouvé la réponse dans mon guide. Mais il est vrai que je fus surpris par une forme très différente et un traitement en paquebot que je qualifierais de brutalisme de l'Est... Ne me demandez pas pourquoi.
j'ai oublié de vous dire que dans l'exposition de l'Atelier de Montrouge on peut voir une vidéo de notre ami Julien Donada sur les tours bureaux de l'E.D.F avant leur destruction. C'est émouvant et bien fait comme on en a l'habitude avec lui.
Par contre la muséologie est affligeante, les vidéo doivent être regardées debout ou si vous décidez de vous asseoir l'écran est en hauteur car les petits cubes bling-bling sont trop bas, les bandes-son se mélangent et sont parfois inaudibles sauf l'oreille collée contre le haut-parleur (donc debout...)
Mais je suis un peu difficile et on apprend tout de même beaucoup de choses et c'est l'essentiel. Il faut que j'y retourne pour l'exposition Team 10 que j'ai traversée seulement et qui m'a l'air bien alléchante.
Merci Joachim et Benoît dont je crois avoir deviné la perspicacité. (à moins que ce ne soit Alan...)
Attention peu d'images en ce moment je suis en débit très bas.

mardi 15 avril 2008

mes pieds sont utiles




Aujourd’hui j’ai marché 6 heures...
Je voulais faire une journée Jean Renaudie et Atelier de Montrouge suite à ma visite à l’exposition à la Cité du Patrimoine et de l’architecture. De Charenton je me suis donc dirigé vers Ivry et j’ai commencé en allant voir les immeubles E.D.F. Je reluque ces immeubles dans mon guide d’architecture contemporaine depuis bien des années. Et voilà, déjà un peu au loin je les aperçois et après quelques hésitations ménageant le suspens je suis devant. Je fais crépiter le Pentax 110, le Verascope Richard et le Lumix en regrettant l’état dégradé des immeubles. Enfin il s’agit surtout de tags et autres graffitis que je déteste. Mais du point de vue constructif l’ensemble est solide et même beau. Plus personne n’habite ces magnifiques volumes et dans le jardin au fond j’aperçois des caravanes. La chance me sourit, une dame qui sort ses poubelles me laisse entrer en me disant de me méfier de ses chiens...
Je suis à la fois excité et effrayé surtout que les toutous aboient au loin...
Mais bon Dieu je suis là, au pied des immeubles. Je photographie, je photographie, je photographie. Un instant je crois que je pourrais entrer à l’intérieur mais finalement c’est bien clos. La dame me dit qu’un programme de restauration aura lieu bientôt. Me voici rassuré. Je reçois un texto de Claude depuis New York. C’est une belle journée, je vous le dis. C’est toujours ce moment que je cherche lorsque l’image se déploie dans le réel.
Mais je ne m’arrête pas là et d’un pas décidé je me dirige vers le centre d’Ivry pour y trouver le centre ville en étoiles. Je tombe d’abord sur une incroyable série de barres brutalistes dont je ne connais pas l’architecte et ensuite je file vers les étoiles. Je ne suis pas surpris puisque j’étais déjà passé devant mais quelle promenade et quelle réussite !!
j’arrive sur l’école attiré par les voix des enfants. Partout la végétation printanière dégouline des terrasses, c’est calme et tranquille comme dans le film que j’ai pu voir la veille à la cité du patrimoine. Ici on se perd moins qu’à Givors pourtant plus petit mais sans doute que la ville semble plus présente. En tout cas, je regrette que le Val de Reuil tout près de chez moi en Normandie ne soit pas finalement une œuvre de Renaudie ou de l’Atelier de Montrouge... Je poursuis ma marche vers le périphérique et cogne dans mon objectif la caserne des pompiers de Willerval que je laisse un peu au loin. Un coup à gauche, un coup à droite et me voici devant les Hautes Formes de Christian de Porzamparc maintenant fermée, la rue n’existe plus en tant que telle. Mais tout contre, mes gros cubes favoris de Andrault et Parat sont toujours là. Je file et me retrouve dans le nouveau quartier autour de la Bibliothèque François Mitterrand. Une belle vitalité architecturale mais aussi une vitalité pour rien parfois et on a le sentiment de passer d’un machin original qui tire la bourre à un autre machin original. Mais je finis avec l’école d’architecture de Monsieur Borel et c’est finir en beauté.
Retour à la maison, toujours à pied en passant par-dessus les voies des T.G.V. Ouf me voici à Charenton.
Alors je n’ai pas de cartes postales à vous montrer mes des photos miennes, soyez indulgent, merci.

dimanche 11 mars 2007

la joie par les livres


Cette carte postale est dans ma collection depuis longtemps. j’ai aimé ce bâtiment au moment même ou j’ai acheté cette carte postale. Je me suis plongé dans le guide d’architecture que vous connaissez déjà et j’ai eu la surprise de le voir reproduit. Cette bibliothèque pour les enfants fut dessinée par l’Atelier de Montrouge. “La joie par les livres” est le nom du projet qui fit naître cet édifice.
Comment ne pas aimer ça ?
Les architectes sont Messieurs Thurnauer, Renaudie, Véret, et Riboulet.
Merci Messieurs.
Je vous conseille la lecture d’un très beau livre consacré à ce bâtiment:
Espace à lire
la bibliothèque des enfants à Clamart
Gérard Thurnauer, Geneviève Patte et Catherine Blain
Gallimard
La carte postale est une édition Lynacolor en couleurs naturelles.