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samedi 18 février 2017

Anniversaire ! 10 ans !

J'ai loupé une date importante !
Depuis le 29 janvier de cette année votre blog a donc 10 ans !
Joyeux anniversaire le blog !
En effet tout commença en 2007 avec une carte postale de La Grande Motte, ce qui m'étonne encore, car, sans doute on aurait pu s'attendre à une carte de Royan !
Mais depuis ! Que d'aventures ! Que de confiance aussi ! Et que de découvertes !
Suis-je épuisé par ces dix années ? Oui...Parfois. Il arrive que le sentiment d'avoir fait le tour de la question se pose et puis surgit une carte, un détail, un correspondant pour que tout redémarre et j'ai aussi environ quatre à cinq mille cartes postales qui attendent...
Alors faisons le point chiffre : un million sept cent mille visites pointées par un post, ce qui laisse de la marge pour la lecture défilante...Deux mille deux cent articles...Deux volumes... http://archipostcard.blogspot.fr/ et http://archipostalecarte.blogspot.fr/ 
Je n'ai pas le nombre d'images mais bon avec une moyenne de deux ou trois par post...
Les meilleurs souvenirs ? Dans le désordre, quoique :
- De lire mon nom dans l'ouvrage de François Chaslin sur Le Corbusier. Un immense honneur.
- De rencontrer et partager avec Dominique Amouroux, l'auteur de notre guide d'architecture vénéré.
- La découverte du Fonds Bueb et la publication du livre. Spéciale dédicace à Julien Donada et à la famille Bueb si accueillante à notre projet.
- La résidence à Royan avec Thomas Dussaix et l'édition de mon livre sur Royan, ma grande fierté. Spéciale dédicace à Charlotte de Charette et Véronique Willmann.
- Bien évidemment, le classement de Sens et la joie d'avoir partagé un peu de ma vie avec Monsieur Claude Parent et sa famille. J'y ajoute la campagne pour Ris-Orangis inachevée. Spéciale dédicace à Viviane Rat-Morris.
- Le sauvetage de la bulle six coques avec toute l'énergie et l'amour autour. Spéciale dédicace à la famille Hérisson et à Manon Alberger.
- Ma rencontre avec Clément Cividino, son énergie passionnée, et sa certitude à faire de cette passion un moyen de sauver le Patrimoine mobilier et immobilier.
- Ma rencontre avec la Famille Lestrade et la confiance aigüe qu'ils me portent. Spéciale dédicace à Jean-Jean et Alvar.
- La rencontre avec le Comité de Vigilance Brutaliste dont je sais si peu de choses...
- L'exposition à Évreux, merci Emmanuel André et celle à La Forme au Havre avec Claude Parent, Thomas Dussaix et celle à Rouen sur l'invitation de Marc Hamandjian et Jean-Paul Berrenger.
- Toutes les conférences (beaucoup maintenant !), toutes les visites guidées, tous les articles, les interviews, les expositions, les films dont celui sur Royan...


- La chance de me laisser prendre le micro à Radio On et de faire ma Chronique Corbuséenne. Spéciale dédicace aux étudiants et à Philippe Langlois. Merci Philippe.
Merci à tous les donateurs, tous, ceux d'une seule carte postale ou ceux d'un paquet entier. Spéciale dédicace à Laurent Patart et Daniel Leclercq.
Merci aussi à tous ceux qui piochent dans mon Fonds, qui me demandent gentiment (ou non...) des images et qui ainsi prouvent chaque fois la validité des cartes postales comme documents historiques pour une compréhension pointue de la relation entre la photographie, l'architecture et la sauvegarde du Parimoine.
Merci aux éditeurs et à leurs photographes pour leur travail maintenant un peu mieux reconnu.
Ce blog ce veut joyeux mais aussi citoyen. Chaque carte postale est un slogan, une preuve, une histoire et une tribune pour le sauvetage et la lutte pour la reconnaissance du Patrimoine Architecturale du Vingtième Siècle.

Mais je voudrais faire un énorme merci, ÉNORME,  à celui qui me suit, me pousse, me porte. Celui qui relit dans l'ombre, qui corrige toujours avec une extrême patience (et il en faut...) tout ce que j'ai écrit. Sans le travail de Claude Lothier qui décide de mettre son propre travail de coté pour lire mes textes, sans son opiniâtreté, sans ses bras autour, toujours, rien ne serait.
Claude....MERCI.
Tu es sans doute, de fait, le plus grand et le plus fidèle lecteur de ce blog. Mais tu es aussi par ton œil, ton analyse, tes décisions d'aller voir, ta certitude que les images nous portent, celui qui m'a le mieux permis de réaliser dix années d'écriture, de voyages, de combat.
Je te dédicace donc ces dix premières années. C'est de notre anniversaire qu'il s'agit.
Remerciez-le tous, chères lectrices, chers lecteurs, en allant par exemple voir son propre blog :
http://leblogdeclaudelothier.blogspot.fr/

Alors j'oublie sans doute plein de choses, de gens, de moments. Dites-le moi !
N'oubliez pas que ce blog est en deux volumes. N'oubliez pas que vous pouvez vous y abonner.
Quelle carte postale choisir pour un tel anniversaire ?
La dernière arrivée ? Une de Royan ? La première ? Je ne savais pas.

J'ai choisi une carte postale un peu particulière, qui parle de l'un des plus grands architectes français du Logement Social qui reste ma priorité.
J'ai choisi une carte postale représentant une œuvre majeure, un chef-d'œuvre absolue, une utopie humaniste, une leçon parfaite, un brutalisme utile et verdoyant.
J'ai choisi l'amour, l'homme, le paysage accompli par l'architecture.
J'ai choisi l'urbanité au lieu de l'urbanisme, j'ai choisi le plan au lieu de la surface, j'ai choisi l'altérité faite forme.
J'ai choisi l'architecte Jean Renaudie :



Cette carte postale un peu particulière est un dessin de Yves Orly pour Givors et les Étoiles de Monsieur Jean Renaudie. C'est une édition Combier réalisée semble-t-il spécialement pour en faire un entier postal et éditée pour l'affranchissement Premier Jour le 20 avril 1985 du timbre de ce quartier des Étoiles de Givors.
Le dessin de Yves Orly est bien des années 80. Il nous amuse aujourd'hui par sa manière de mettre un peu en retrait l'architecture. On dirait que le dessin vient d'un des premiers logiciels de retouche d'images ou de photocopies successives...C'est joyeux, tendre, presque fragile. Et c'est, pour ce dixième anniversaire, une parfaite représentation de l'architecture.
Vive l'architecture moderne et contemporaine !
Vive tous les citoyens qui se battent pour la sauver, la défendre, l'enseigner !
Allez-voir, battez-vous. Imaginez ! Imaginez ! L'architecture se parcoure, se visite, se rêve.
Et comme dit si bien Jules Verne cité par Georges Perec :

"Regarde ! De tous tes yeux, regarde !"

vendredi 9 mai 2014

pour un Réseau National des Micro et Mobiles Architectures.





C'est une nouvelle importante dont certains de mes plus proches sont déjà au courant.
J'ai fait l'acquisition d'une Bulle Six Coques de Mr Maneval, architecte. Je le dis tout de suite : sans l'énergie conjuguée de Clément Cividino et de Nicolas Hérisson, je ne me serais jamais lancé dans cette aventure !
Depuis deux jours, nous organisons le démontage et le déménagement de cette bulle qui était jusqu'alors posée sur le tarmac de l'aéroport de Boos. La bulle ira enrichir le parcours architectural dessiné par Nicolas Hérisson dans le cadre de sa manifestation à Piacé-le-Radieux. C'est une chance pour elle et pour nous de rejoindre ce village dynamisé par l'accueil de cette manifestation d'envergure nationale maintenant.
Alors, comme la bulle rencontre ainsi des partenaires très axés sur l'architecture et le Design, nous avons décidé de mettre en place un réseau national de micro et mobiles architectures. En effet, depuis peu, ce type d'architecture remonte à la surface, retrouve les honneurs des expositions. L'aventure de l'Hexacube de Georges Candilis dont Clément Cividino est maintenant le spécialiste n'y est pas pour rien, comme les récentes aventures aussi du Tetrodon, dont des exemplaires furent sauvés récemment. Cet engouement reste trop souvent très individualisé, chacun faisant avec passion ce qu'il peut dans son coin pour trouver des documents, des astuces de restauration ou de démontage. Le RéNaMiMoA a pour but de tenter une synergie entre tous les propriétaires publics ou privés, les architectes, les concepteurs ou simplement les passionnés de ce type de programme architectural. Pour l'instant, nous nous consacrerons essentiellement aux types disponibles sur le sol français  comme donc : la Bulle Six Coque, l'Hexacube, le Tetrodon, la Station-Service de Jean Prouvé, l'Algéco, la Futuro.
Nous avons sur ce blog souvent évoqué tous ces types et bien d'autres et nous continuerons au-delà de ce nouveau site, ici à vous en parler. Alors, si vous voulez nous aider à construire ce réseau, à partager vos idées, vos images, vos expériences d'habitants ou de restauration, venez sur ce site ! C'est chez vous !
Voici quelques images du chantier pour vous allécher mais il y a beaucoup plus à lire et à voir sur le site du Réseau National des Micro et Mobiles Architectures !

Merci Kévin Alberola, Alice Ribault, Antoine Charon, Léa Dumand, Wendie Autrique, Fabien Yvon, Pauline Djerfi, Thomas Dussaix, Nicolas Hérisson, Raymond Hérisson, Pascal Jahouel, Marc Hamandjian, Martine Goupil.
Je tiens également à remercier Monsieur Barbeau et Madame Le Clézio pour leur patience et leur soutien dans ce projet ainsi que les autorités de l'aéroport de Boos.

Merci à Clément Cividino pour son énergie envoyée depuis Perpignan !

Thomas Dussaix et Fabien Yvon en piqueteurs :


Thomas, votre serviteur et Kévin Albérola :



Fabien et Nicolas Hérisson au déboulonnage :


Notre bulle six coques contient l'inscription : maison n°7 (?)


Fabien Yvon la tête :


Votre serviteur, Nicolas Hérisson aux commandes et Thomas Dussaix :









mercredi 24 octobre 2012

Une carte postale de Royan très rare

Je vous montre, une fois n'est pas coutume, une carte postale très rare de Royan.
Je sais même beaucoup de choses sur cette carte postale. Elle fut éditée à seulement cent exemplaires, elle date du mois de septembre de cette année, le photographe est votre serviteur et la prise de vue, sur le toit de l'église de Royan, fut réalisée pendant la résidence du Comité de Vigilance Brutaliste.
Donc...une rareté !
Certains l'ont même déjà reçue.
La voici :


Vous aurez remarqué que cette carte postale possède sur son verso une déclaration du Comité de Vigilance Brutaliste. On notera aussi que cette carte postale est reprise par le Café Perdu pour faire l'annonce de notre soirée sur Royan. Il y sera question de la ville, de l'église et de la résidence du C.V.B. Vous pourrez y voir en exclusivité nationale une sélection des rush vidéo réalisés sur place pendant la résidence avec Thomas Dussaix.
Venez nombreux ! Nous fêterons les 500 000 visiteurs du blog, la belle architecture française, la plus belle ville du monde ! A cette occasion, la carte postale sera distribuée gratuitement.
à lundi 29 octobre au Café Perdu à Rouen !


mardi 4 septembre 2012

les métropolitains sont à l'arrêt

Voici que nous n'entendrons plus la voix de Monsieur Chaslin à la radio.
Me voici dépité.
Perdu. Comme dans un réseau du métro sans métropolitain.
Alors, je me suis demandé ce qui dans ma collection pouvait résumer ce que Monsieur Chaslin et ses émissions ont pu m'apporter et c'est énorme !
Comment résumer une voix, une tonalité sérieuse, une analyse maniant objectivité amoureuse et remise en question toujours possible ?
Comment dire la capacité de Monsieur Chaslin à nous faire VOIR ce que l'on ENTEND ?
Je voulais quelque chose de modeste mais de beau, quelque chose de moderne mais de disparu, quelque chose d'un peu oublié mais qui n'a pas démérité. Et comme un clin d'œil final et nostalgique au titre de l'émission et à sa densité de réseaux (du savoir), je trouve cette toute petite chose :



Cette carte postale des éditions Chantal nous montre le métro régional (R.E.R.). En haut, les quais de la station "Charles de Gaulle-Etoile" et en bas, des détails de la station "Auber". Regardons bien l'un des détails...



On y voit des sphères, des boules colorées coupées et tranchées net. C'est pop, c'est joyeux, cela sans doute construit une sorte de village entre celui des Schtroumpfs et des Barbapapas. Cela est bien dans le ton de cette époque fruitée, French Fresh Delight, qui voudrait par la couleur et les formes simples donner un sentiment plus serein à ce métro, ce R.E.R. Et cela fonctionne bien.
On trouve dans notre guide fétiche, celui de Dominique Amouroux des informations nécessaires. Et on retrouve même nos sphères derrière les barrières du métro. On remarquera que Monsieur Amouroux reprend le terme de "décontraction" pour le visiteur. On trouve aussi les noms des architectes concernés par cet aménagement de la station Auber et il y a du beau monde ! Monsieur Wogenscky comme architecte et messieurs Richard et Monpoix pour l'architecture intérieure donc c'est bien à ces derniers que nous devons ces bulles de couleur.













































































Mais qui me dira ce que cette "chose" fait accrochée au plafond ? Quel est son rôle ? Luminaire ? On remarquera également la très belle photographie noir et blanc d'un homme seul dans le couloir du R.E.R.



Alors, cela ne suffit pas bien sûr à remercier Monsieur Chaslin. Cela ne suffit pas à payer la dette. Mais c'est un petit signe amical et respectueux. Merci Monsieur Chaslin. Nous, nous continuerons sans vous à tenter de comprendre les parpaings. Bien à vous.


jeudi 12 juillet 2012

Chlore et béton

Nous allons regarder une piscine.
Celle de Nanterre.
Parce que deux de mes guides préférés d'architecture lui consacrent un article ce qui laisse comprendre sans aucun doute qu'une architecture importante se joue à cet endroit. Mais regardons d'abord les cartes postales et ce qu'elles nous disent :



















La carte postale Lyna pour Abeilles-Cartes nous montre bien la piscine dans une manière digne d'une carte postale de banlieue. On notera tout de même que le photographe cadre sur la gauche ne cherchant pas à prendre la piscine dans son ensemble car certainement, vu l'ampleur de celle-ci le recul aurait produit une image amoindrie de la construction. Ainsi, le cadrage resserre la particularité de la piscine sur la rythmicité de sa façade constituée de losanges à moitié dedans à moitié dehors et qui portent, accrochent (c'est plus juste) cette façade et ses éléments. La répétition fait le décor et le cinétisme de l'ensemble.


























La pièce maîtresse de ce point de vue étant bien évidemment la cheminée droite et cannelée en béton d'une grande qualité sculpturale accentuée par l'escalier qui vient s'y accrocher. La barrière est ouverte, la 203 est bien garée. Mais l'anecdote de cette image est aussi l'ombre du premier plan qui laisse deviner les lettres renversées U, N, I, C et le mot camion ! Un garage comme voisin ?










Deux vues, une carte postale :


























Le nom de la ville de Nanterre est écrit en rouge au milieu de ces deux vues de la piscine ce qui prouve la fierté locale pour son aménagement sportif et sa reconnaissance comme un élément important.
Encore une édition Lyna qui nous permet cette fois de voir la piscine dans son ensemble et même son bassin d'été mais qui nous permet surtout de pénétrer dans l'édifice et d'y trouver la structure porteuse faite de poutres gigantesques qui la traversent. On perçoit mieux également les losanges de la façade vue plus haut.


















































Et encore une fois, le regard d'un gamin tourné vers le photographe. La présence du preneur d'images ainsi affirmée replace l'acte de la photographie dans un moment bien moins objectif qu'il n'y paraît. Ce regard soutenu, curieux, et définitivement à la fois suspendu et disparu est toujours une source puissante   d'émotions.
Mais voyons maintenant ce que disent nos guides d'architecture. Commençons par le radical, dur, et pointu Paris construit de Ionel Schein chez Vincent, Fréal et Compagnie qui date de 1970.






































On s'amusera de " la rudesse et le dépouillement des formes rendent le bâtiment sévère, il faut vouloir y entrer " ! C'est exactement ce que nous aimerons dans cette piscine des architectes Daras, Kopp, Chazanoff. La photographie est de Thomas Cugini.
Lisons maintenant notre guide d'architecture contemporaine en France de Monsieur Amouroux :



























































Ici on notera que Monsieur Amouroux s'attache bien plus à la richesse structurelle de la piscine en décrivant parfaitement son principe constructif. Cela ne l'empêche pas... d'imprimer son plan de coupe à l'envers ! Plan exactement identique à celui de Ionel Schein. Mais on ne peut en vouloir à ce guide qui reste sans aucun doute la clef de voûte, la poutre-maîtresse de notre bibliographie.
On notera également que les architectes nommés par Monsieur Amouroux sont A. Darras, J. Darras, Y. Bedon et que nous retrouvons l'excellent René Sarger comme ingénieur. Donc pas tout à fait les mêmes que Ionel Schein.




mercredi 13 juin 2012

my cloud named Colline

Voici bien une carte postale que je ne pensais pas trouver un jour !
Je la dois une nouvelle fois à l'envoi de Nicolas Moulin et à son généreux colis ! Merci !
Voyez :



Alors...?
Nous sommes sur la Colline St-Cloud grâce à cette carte postale Lyna en Lynacolor s'il vous plaît. Cette Colline est de l'architecte Lemaresquier. Le photographe semble vouloir faire jouer la base de son image dans la verdure un peu minérale des aménagements des terrasses avec la sévérité aveuglée des verres fumés.
C'est beau comme le reflet de la carrosserie d'une Citroën DS noire dans la cour d'un ministère de l'intérieur, comme une couverture de Paris-Match avec Pompidou, comme un resto-route vide un soir d'avril, comme une robe de Paco Rabanne vue de loin puis de très proche. C'est beau.
Mais ne soyons pas trop dur avec cet ensemble qui s'il est fortement connoté n'en demeure pas moins finalement un héritage que je ne me lasse pas de trouver très cinématographique.
Je vois cette Colline de St-Cloud comme le décor parfait d'un film avec Yves Montand qui y dénoncerait les dessous des affaires politiques des années 70. Il lui faudrait un imper, une cigarette et une machination de droite à mettre au jour au péril de sa bien aimée belle mais fragile prise dans cette affaire malgré elle.
Souvent dans ce genre de films ne restent à sauver que les décors, les bagnoles et notre nostalgie qui sent la Gauloise en paquet bleu de nos pères.
Dans notre guide d'architecture contemporaine en France de Dominique Amouroux nous trouvons ce commentaire et cette très belle et dure image qui laisserait croire que le noir et blanc est plus flatteur avec cette architecture :





mardi 17 avril 2012

à quatre feuilles

Je reviens comme promis sur une des architectures les plus étonnantes mais aussi les moins connues de notre paysage français et provincial : la Faculté des lettres de Reims Croix-Rouge par l'architecte Dubard de Gaillarbois.
C'est en se rendant en visite à cette faculté que Claude et moi avions découvert l'incroyable mais disparu centre commercial de La Rafale qui était un chef-d'œuvre français brutaliste.
Mais, subjugués par La Rafale, nous en avions sans doute oublié cette autre belle construction.
Voici donc à nouveau la carte postale :


et un détail :

L'édition Iris titre amphithéâtre du campus universitaire de la Croix-Rouge mais ne nomme pas l'architecte.
Ce qui fait la qualité de cette architecture c'est qu'elle sait faire de sa fonction son signe. La lisibilité des salles dans chacune des coquilles donne ainsi à l'ensemble à la fois une reconnaissance immédiate mais aussi une certaine, oui j'ose, forme de poésie. A la fois aveuglé et organique, ce trèfle à quatre feuilles sait rendre sa structure visible et d'une grande beauté plastique.
Sans doute que la faiblesse vient du contact avec le sol moins spectaculaire mais sans doute aussi que ce "socle" plus anonyme laisse toute la chance expressive aux coquilles en lamellé-collé.
Je trouve dans la revue Bois d'aujourd'hui de 1974, une publicité pour UHALDE-BERNIER S.A Engineering qui réalisa la structure. On trouve deux images superbes de l'amphithéâtre en construction.



Et voici ce que notre Guide d'architecture contemporaine en France de Monsieur Amouroux nous en dit :





Aujourd'hui la construction a reçu le Label Patrimoine du XXème siècle. Si vous allez à Reims voir la Cathédrale et acheter du Champagne, n'oubliez pas une visite à cette architecture !
Malheureusement ce trèfle à quatre feuilles n'a pas porté bonheur ni à La Rafale aujourd'hui détruite ni au centre commercial de Claude Parent à Reims Tinqueux aujourd'hui défiguré.
Espérons que cet amphithéâtre sera être protégé définitivement.
Je vous donne également quelques clichés pris par Claude au moment de notre visite :