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lundi 15 février 2010

une promenade en 5ème

Aujourd'hui j'ai arpenté la ville avec mon guide d'architecture Paris Pavillon de l'arsenal de Monsieur Eric Lapierre.
Je suis surtout allé dans le 5ème arrondissement.
J'ai arpenté les rues suivantes et à peu près dans cet ordre : rue Berbier du Mets, boulevard Arago, rue Pascal, rue Julienne, rue Corvisart, rue Arago, rue Pascal, rue Mouffetard, rue de l'Arbalète, rue Bernard, rue Rataud, rue Erasme, rue d'Ulm, Rue Feuillantine, rue Nicolle, rue Laveran, rue Blainville, rue de l'Estrapade, rue Patriarche, rue Halpern, rue Arbalète et j'ai rejoint la rue Dunois ensuite.
Je vous donne les architectures à la queueleuleu avec si possible le nom de l'architecte :
La tour De Monsieur Edouard Albert architecte, attention une merveille :



Des logements par ED architectes. Je fus très surpris par la base de l'immeuble en fausse ruine provençale qui, si je dois l'avouer sort un peu de mes repères (c'est peu dire...) cela n'en est pas moins d'une grande originalité et d'un humour bien marqué. La façade bien articulée et dessinée me plait, elle, beaucoup plus. Mais cela reste certainement l'une des plus grandes curiosités du Paris architectural :



Il s'agit bien de l'entrée de l'immeuble voulue ainsi par les architectes et pas un collage réalisé par un propriétaire tardif amoureux de la Provence.



Juste en face, ce magnifique immeuble de Claude Balick que l'on connait bien sur ce blog. Vraiment on sent un attachement aux matériaux très fort et la générosité de la façade est formidable.


Un immeuble mixte de Monsieur Willerval dont j'aime tant la caserne de pompiers. Ici une réalisation qui m'a surtout troublé par son jeu de briques au rez-de-chaussée, jeu repris par une bâche de cafetier pour sa terrasse, sorte de décor du décor, c'est improbable mais c'est un des plaisirs de la ville.






Vous voyez ? A gauche le mur du bâtiment et son jeu de briques et à droite la bâche imprimée avec le même motif. Surprenant !


Ici le volume de ce parement. C'est très typé mais c'est aussi assez beau.


Un petit mais très étonnant immeuble de Monsieur Maurios. J'aime sa relative dureté, j'aime la manière fine avec laquelle, en pavés de verre, il vient se coller à son voisin mais j'aime moins le pli de la feuille de métal sous les fenêtres. Mais là aussi, je n'ai rien vu de similaire ailleurs.




Regardez la qualité de prise au sol de l'entrée et le beau jeu des couleurs, des matériaux et des volumes :


Un magnifique escalier dans un canyon de brique dont je ne connais malheureusement pas le nom de l'architecte :


L'ilôt des Patriarches par Robert Grosjean, Jean-Philippe Pargade et Gérard Viard


et un ensemble dont je ne sais rien mais dont la massivité des décrochements me ravit au plus haut point !



Pour finir cette chose étonnante surtout quand je vous dirai la date. Il s'agit d'un immeuble de logements surélevé. Le collage est parfait, sachant tenir en respect l'ancien et la greffe tour à tour.
Pas de pastiche mais au contraire dans une belle discrétion très classique, Paul Chemetov réussit un tour de force stylistique.
Et cela en 1967 !
Lorsque l'on voit le bâtiment on ne peut y croire tellement il est parfaitement de notre époque. J'ai dû y regarder à deux fois dans mon guide... Un très beau morceau mais on est habitué avec ce monsieur.


mardi 15 septembre 2009

NOGO VOYAGES

A la radio des gens parlent du regret des cartes postales et de l'absence de ce type de regard sur la banlieue.
A la radio des gens disent qu'ils en éditent et que oui, elle est belle la banlieue.
A la radio parfois on entend exactement ce que l'on a envie d'entendre, on sent poindre une communauté de pensée.
A la radio.
Alors je ne paraphraserai pas le très lucide texte que l'on trouve sur le site de ce groupe d'actifs de la ville, d'arpenteurs joyeux et de fantaisistes parfois si sérieux, le groupe NOGO VOYAGES.
Quand c'est bien dit, c'est bien dit.
Et n'oubliez pas d'aller voir le reste des projets, attitudes et remarques sur leur très beau site.
Pour un peu pallier cette absence de cartes postales de la banlieue, ce qui veut dire absence de regard, voici la preuve qu'il est possible.



Grigny.
Un couple assis sur l'herbe du terre-plein entre des barres. on promène le chien. Espace étrange, canyon libre qu'on occupe comme un pique-nique. Les autos sagement garées et au loin, dans une perspective un peu brisée l'église si pointue, Notre-Dame-de-Toute-Joie. Comme c'est bien dit. Espoir inouï. En plus on connait bien l'architecte sur ce blog : Monsieur Claude Balick. Elles sont belles les églises de la banlieue.
Une carte Estelle expédiée en 1981.


Massy.
Chic costume pour lire le journal et viser le photographe. Les lambris du centre commercial réchauffent le ciel bleu pourtant. On fait les courses et la petite fille tout juste au bord rêve du tour de manège promis.
Quelque chose d'une pagode chinoise, d'une modernité hollandaise. Pierre naturelle au sol et gazon encore entretenu. Il faut voir aussi la terre. Draeger, le grand, a imprimé cette carte postale Yvon. Elle est expédiée en 1970 par Charlette.



Les Mureaux.
En vues multiples, la résidence Georges Bizet. Le blason de la ville nous dit le désir d'une inscription dans une histoire locale presque une féodalité moyenâgeuse. Les tours montent dans le ciel. Les arbres bien jeunes font des petites touffes devant un terrain tout juste retourné. Je vous disais la terre...
La résidence est si grande qu'on multiplie les images pour peut-être permettre plus certainement la reconnaissance du lieu. Pas de croix, ni de signe sur cet exemplaire. Elle est neuve cette carte postale du grand éditeur de la banlieue : Lyna.
Monsieur J. E. Pinet qu'on connaît un peu sur ce blog est à nouveau le responsable de ces clichés.
Allez, Monsieur Pinet, faites-nous un signe...


Villefontaine.
Je ne sais rien de cette ville.
Rien. Alors je regarde les images. Une fontaine moderne au filet d'eau un peu maigre malgré la massivité des volumes. En haut d'un talus de verdure des fresques un rien maladroites parlent du sport et de la jeunesse, graffiti officiel d'une mairie soucieuse de sa jeunesse et qui prévient ainsi la tentation du graffiti sauvage. C'est touchant aussi.
Un peu en retrait de la fontaine qu'on devine au loin, un petit commerce sous des arbres et devant une place bien vide. Je perçois pourtant une personne au polo jaune derrière la haie. Enfin au bout d'une impasse des constructions modernes qui ne manquent pas, je crois, d'intérêt. Une dalle ?
Au dos la carte postale nous indique "Villefontaine, une ville avec un futur, le quartier des roches".
Espoir de petits princes de la communication locale ou réalité désirée et vérifiée aujourd'hui ?
Ce futur n'est pas ici qualifié et son présent ? Pourquoi attendre ? Lech Zorawski le photographe de cette carte postale nous dira cela un jour.

dimanche 31 août 2008

Claude Balick, architecte à la montagne

Pour ceux qui veulent poursuivre les recherches sur Claude Balick, voici un lien qui vous fera visiter un appartement en montagne réalisé par l'architecte.
http://jeanluctafforeau.blogspot.com/2008/08/argentiere-grand-roc.html
Merci Monsieur Tafforeau.

lundi 4 août 2008

Claude Balick, architecte 2


Tiré du guide d'architecture contemporaine en France une image du Chesnay, Parly 2.

Claude Balick, architecte






J'ai fait la jonction entre deux lots de cartes postales. Le premier lot nous montre les hameaux de la Roche à Ris-Orangis que nous parcourons surtout pour l'extraordinaire supermarché de Claude Parent. Ici, un petit ensemble résidentiel ressemblant à un coron verdoyant serpente sur un terrain. Les maisons sont en décrochement l'une de l'autre et un petit brise-soleil est visible sur chacune des façades. Les haies sont juste plantées sur des parcelles minuscules. Comment arpente-t-on aujourd'hui cet îlot ? C'est un curieux mélange de pavillon, de modernité et de tradition. Les ouvertures sont grandes et les façades en retrait comme le toit d'ailleurs. Etrange...En tout cas cet ensemble a eu le droit à une belle édition par Draeger en procédé 301 pour les éditions Yvon. Je vous montre le N°3 et 6 de ce qui devait être une série et une carte des éditions Borde en exclusivité de la librairie Daniel Bouxin. Il faut croire que ce hameau était très apprécié pour avoir le droit à autant d'éditions. Cet ensemble est de Claude Balick architecte D.P.L.G nous dit Yvon.
De ce même architecte voici à Fontenay-le-Fleury dans les Yvelines le Parc Montaigne. C'est élégant, un rien chic. Ce n'est pas ébouriffant mais c'est bien dessiné avec un goût pour les matériaux nobles. Tout cela sent le cadre moyen-supérieur. Mais quoi ?
J'ai peu d'informations sur Claude Balick mais notre guide nous donne quelques pistes (un peu longues) sur une opération au Chesnay à Parly 2 :
Si on admet que tout espace, dont la signification émotionnelle ou psychosociale est supérieure à la valeur fonctionnelle, peut être considéré comme un espace sursignifié, alors Parly 2 "la plus belle résidence de France", est aussi le plus bel exemple d'espace "sursignifié" de France.
La commercialisation de cette réalisation immobilière a été axée sur un désir de promotion sociale, de valorisation de l'individu par l'acquisition d'un appartement dans un endroit donné.
Pour cela, on a fabriqué de toutes pièces une image de marque rassemblant la totalité des clichés qui symbolisent les valeurs sociales et morales, les signes extérieurs de bonheur de la classe sociale prise pour cible commerciale. Nationalisme, nostalgie du passé, mythes du moment, ont été employés comme arguments de vente.
Ainsi, Parly 2 offrait des quartiers au nom prestigieux, historiquement ; des matériaux nobles, qui font la "chaleur" d'un logis et le signe extérieur d'aisance ; des appartements à décoration française, classique et bourgeoise ; des drugstore et shopping center, parce qu'acheter tout à n'importe quel prix ne pose plus de problème ; des espaces verts, jouxtant le musée de l'arbre ; des hectares de jardins pour les enfants ; des loisirs, valorisateurs socialement ; et même des esclaves puisque Parly 2 "est une ville où ne travaillent que ceux qui sont là pour vous servir".
Nous n'offenserons personne en ne parlant ni des pelouses interdites aux enfants qui de ce fait jouent sur le bitume, ni de ces mêmes pelouses envahies par les voitures parce que les parkings sont insuffisants, ni des piscines qui n'ont jamais été que "des signes" de piscines, ni de l'absence du tapis de forêt où l'œil devait se poser, ni des appartements de conception architecturale si anodine, ni des carences de l'insonorisation.
C'est très dur... Est-ce la même chose pour Parly 2 et Fontenay ? J'ai un peu peur que oui. Mais aujourd'hui ? Comment vit-on ici et là ?
Monsieur Balick a-t-il fait d'autres projets moins ciblés ?