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mercredi 23 mai 2012

Les pieds sur Terre d'Evry

Evry est une ville que l'on aime voir sur ce blog. Une ville dont on sait l'importance de l'expérience architecturale.
Vous trouverez de nombreuses cartes postales sur ce blog en cherchant du côté de messieurs Andrault et Parat dans la gare de triage.
Aujourd'hui l'excellente émission de France Culture les pieds sur Terre de Sonia Kronlund nous a permis d'écouter les habitants évoquer leur vie là, l'importance de leur jardin sur leur terrasse. Pour une fois, rien de récriminant vis-à-vis des architectes, rien qui dise une misère, un cynisme, un doute.
Non.
La terrasse c'est les herbes folles parfois, parfois les géraniums.
Alors écoutez cette émission, enregistrez-la pour la faire partager à tous. Remercions encore les architectes des gradins-jardins d'avoir réalisé cette utopie qui 40 ans après poursuit sa réalité souvent joyeuse. Et comme ici c'est par les cartes postales que l'on aborde l'architecture voici deux nouvelles venues dans ma collection.
Les gradins-jardins :


































Dans un passage piétonnier, les pyramides de messieurs Andrault et Parat arborent déjà une végétation joyeuse. On regardera également la qualité du traitement des passages et des circulations en briques. La carte postale des éditions Raymon est du toujours excellent J.N. Duchâteau. Une autre image d'Evry avec une autre typologie des constructions que nous avions en partie déjà vues ici :









































Qualité des dégagements extérieurs, recherches décoratives par moulage du béton, cet ensemble est aussi d'une belle qualité que l'on doit à Bernard Lassus. 
Déjà le linge sèche, déjà le parasol fait des ombres rouges sur cette carte postale toujours de Raymon éditeur et de toujours Monsieur Duchâteau.
On trouve dans un ouvrage sur la SAE, promoteur et constructeur une superbe photographie de cet ensemble en construction.




mardi 27 décembre 2011

Les Linandes en couleur

J'avais entrepris de rechercher des cartes postales du groupe de logements Les Linandes sur la demande du Pavillon de l'Arsenal.
J'avais trouvé ça et ça :



Les deux cartes postales des éditions Lyna sont des photographies de Ralf Walter, un incontournable de ce blog.
Il choisit de nous montrer la ville nouvelle bien implantée et prise dans son espace vert déterminant toujours au premier plan des espaces libres, de jardins ou de jeux. Finalement il ne fait rien d'autre que de rendre compte de la réalité du lieu, et je m'excuse, mais oui, il arrive à la photographie de dire le réel. Il ne faut pas en avoir honte...
Ce qui saute aux yeux c'est bien évidemment la polychromie de l'ensemble qui travaille le jeu des volumes en soulignant et aussi en même temps en brouillant parfois la lecture des façades. C'est simplement superbe comme travail mais je n'ai pu trouver aucun renseignement sur ce travail fin de peinture sur l'architecture. Pourtant, il semble que cela fut bien une "mode" si on regarde le travail de Jacques Kalisz, Emile Aillaud ou même dernièrement sur ce blog le travail des gradins-jardins de messieurs Andrault et Parat.
La couleur se pose souvent soit comme un mode de liaison au paysage, sorte de passage entre le sol et le ciel, soit comme affirmation d'une réminiscence des volumes. C'est, je crois, le cas ici et les couleurs chaudes de terres de Sienne, d'ocre et d'ombres brûlées peuvent à l'envi jouer de l'architecture de terre ou des façades vénitiennes...
Pourrait-on dire qu'aujourd'hui la couleur revient par l'intermédiaire des sérigraphies sur nos façades contemporaines, sérigraphies parfois cache-misère architecturale et solution un rien Artie pour faire dans le coup...
Mais on préférera ça à cette mode du rose saumon qui monta sur nos ravalements de façade à la fin des années 80 début des années 90...
Reste que cet ensemble des Linandes est très beau, sophistiqué même et que la ville de Cergy possède là un héritage moderne dont elle se doit de préserver l'originalité, la qualité et la polychromie.
Cet ensemble des Linandes serait (pas d'affirmation certaine) du grand architecte Roland Simounet, excusez du peu...
Ironie des images et des mots, au dos de la deuxième carte postale expédiée en 1987, la réponse à un jeu nous dit : " Celui qui aime bien, jamais n'oublie."
Pas de doute que l'ensemble des partenaires municipaux, urbains et patrimoniaux de Cergy aiment les Linandes. (Enfin on espère.)
un collage :




mardi 20 décembre 2011

en gradins, en jardins

La ville de Vermelles a de la chance. Sur son sol, messieurs Andrault et Parat ont construit ça :



un détail :


La Résidence "Rénovation" est du type gradins-jardins que j'affectionne tout particulièrement.
Ce type de semi collectif dont nous évoquons ici le plus souvent possible la parfaite quadrature du cercle privé-collectif.
Ils sont dans leur image évocateurs d'une influence nord-africaine avec leur toit-terrasse, les communications parfois incroyables entre les appartements. Ils sont aussi une sorte d'écho à Moshe Safdie et son superbe ensemble pour Montréal Expo 67.
Les gradins-jardins fonctionnent le plus souvent parfaitement bien. Les jardinières dégoulinent littéralement de végétation au printemps, les terrasses se couvrent du linge qui sèche, les parasols criards cachent des goûters aux enfants... criards et une sorte d'ambiance étonnante s'en dégage pour qui passe au pied ne sachant plus très bien si oui il peut monter par là ou non.
La vie.
J'accompagne cette carte postale Combier de Vermelles avec des photographies de deux spots de gradins-jardins. L'un sur les hauteurs d'Evreux, l'autre à Fontenay-les Roses. Dans les deux cas parfaitement entretenus et vivants.
Je montrerai un jour ceux de Cléon et ceux d'Amfreville-la-Mivoie.
Merci à Emmanuel pour celui d'Evreux.
Evreux donc :






Fontenay-aux-Roses :



Et ça est-ce vraiment encore du gradin-jardin de messieurs Andrault et Parat ? En tout cas j'aime ça ! Le jeu des escaliers et des volumes est superbe non ?




samedi 19 novembre 2011

Un bon plat d'automne

Une petite soupe d'architectures contemporaines dont les ingrédients programmatiques et historiques tout en étant bien mélangés formeraient tout de même un plat savoureux, épicé et digeste par la qualité d'origine de ces ingrédients, leur belle préparation et le respect de l'assiette dans laquelle on les verse.
Une manière de croire que sur notre territoire on a su parsemer de loin en loin des constructions qui relèvent le goût un rien fade parfois de notre paysage.
Ainsi c'est un étrange plat, sorte de sucré-salé exotique, mais souvent c'est simplement comme la noix de muscade un exhausteur de goût qui fait monter la qualité des mélanges.
On commence :


Nous sommes à Vannes devant le marché de la place des Lices. Une construction moderne se loge dans le bâti ancien. Cela serait audacieux, cela serait vraiment de notre temps tout bonnement parce que sa forme tout en étant simple fait jouer la référence aux toits et à leur couverture d'ardoise. Moderne oui mais intégré. J'aime assez la rencontre des deux "morceaux " et les piliers sous ce toit qui fait architecture. Pas d'extravagance, une sorte de douceur anonyme. Pourtant loin de démériter, cette architecture ne semble pas être reconnue par sa ville. Je ne trouve ni le nom de l'architecte, ni aucune image.
Syndicale :



Le Centre éducatif de la C.G.T à Courcelle n'a pas plus de chance. Impossible de retrouver qui a dessiné ce petit bâtiment qui pourtant vu depuis ces deux cartes postales ne manque pas de qualités. Il semble prendre place directement sur la petite rivière et jouer d'un soubassement en béton et d'une structure en Lamellé-collé. Tout cela respire une réflexion aiguë sur les articulations entre le rez-de-chaussée et l'étage, une belle composition des volumes et une ouverture généreuse la construction sur son environnement paysagé. C'est, depuis les images une bien jolie construction qui mériterait de retrouver son concepteur. Comme il doit être joyeux, ici, de retrouver ses camarades pour une formation syndicale dans le bruit léger de la rivière, celle qui par sa force douce emporte toutes les aspérités de notre monde du travail.
Les deux cartes postales sont chez Cimcolor et les photos par Bloncourt.
Entreprise :


Directement signalée et imprimée par la Maison de l'Architecture de Bretagne, cette construction très contemporaine est lauréate du Prix d'Architecture Bretagne 2010, catégorie "Lieux d'entreprises".
Nous sommes devant le Taï Shogun (sic) à Rennes par Ren Investissement et Barré Lambot architectes. La grande qualité du bâti mais également de la photographie de Philippe Ruault font de cette carte postale un bel exemple de ce que pourrait être la carte postale d'architecture contemporaine. On trouve d'ailleurs d'autres photographies du lieu par Monsieur Ruault sur ce site. Ici le photographe choisit un moment bleu pour faire son cliché. Moment bleu d'hiver sans doute qui offre une belle manière de faire jouer le Taï Shogun dans son environnement en le détachant comme un monolithe sur sa pointe urbaine. Mais il faudra prendre des informations sur cet objet éditorial auprès de la Maison d'Architecture de Bretagne sur les objectifs d'une telle édition et sur sa diffusion. D'autres bâtiments ont-il eu droit à une carte postale ? D'autres points de vue de la même construction sont-ils édités ? Comment furent distribuées ces cartes postales ? J'oubliais de dire que la conception revient à "La manivelle" !
Une perfection française :


Depuis un moment déjà on dit ici tout le bien que l'on pense de Messieurs Andrault et Parat. Pourquoi ne pas continuer avec une nouvelle carte postale de leur Jardins-Gradins ici à Noyelles Godault avec la résidence des peupliers. Les éditions Europ nous en proposent une belle illustration et la mise en avant de cette résidence qui repousse à l'arrière plan les laideurs habituelles fait plaisir.



Ici l'habitat collectif trouve une réponse intelligente, sereine, presque africaine. La puissance simple des formes, leur épaisseur considérée (regardez les escaliers !) font du type jardins-gradins l'une des plus belles expressions françaises. Il faudra trouver dans cette architecture qui a su se répandre un lieu pour protéger ce modèle, lui donner l'occasion de faire histoire.

lundi 26 septembre 2011

Bureaux, c'est beau.

Disons que pour une fois les cartes postales seront un prétexte pour vous montrer un beau livre.
Et en plus ce "beau" livre est assez étonnant dans son objet puisqu'il évoque les bureaux modernes, leurs installations, les avantages et inconvénients des open space, bref, il fait le tour des nouvelles méthodes d'aménagement du tertiaire. Je le soupçonne d'être un rien partisan mais bon...
Comment un livre de ce type peut-il également être un beau livre ?
Patience...
D'abord un peu de cartes postales !


Cette carte postale, nous la devons à Albert Monier, grand photographe de Paris. Il nous montre la tour Nobel (hauteur 107m) par les architectes De Mailly et Depussé. La carte postale écrit depussee avec un E de trop et ne signale par Jean Prouvé pour la façade. La carte postale est écrite en 1972 et je peux même vous dire qu'elle est écrite dans le métro !
Comment je le sais ? C'est le correspondant qui le dit !
Lisez :


Maintenant, chez Raymon éditeur :



La nuit tombe sur la Défense et le noir se remplit de grilles et de points lumineux. Une belle image dont nous devons la photographie à J.N. Duchateau qui est un photographe de cartes postales que nous avons déjà croisé sur ce blog.
D'ailleurs nous le retrouvons ici :



La carte postale est toujours une édition Raymon expédiée en 1979. l'histoire ne dit pas si Mr Duchateau a fait cette deuxième photographie puis a attendu la tombée de la nuit pour faire la première !
Maintenant le livre...
Ouvrage publié par SARI, le Conseil des Entreprises en Immobilier, il est tiré à 5000 exemplaires et imprimé en 1980. C'est un grand carré de 30 centimètres de côté certainement utilisé comme cadeau d'entreprise.
La création et la superbe mise en page reviennent au Studio André Surer. Les photographies sont créditées mais malheureusement pas attribuées... Voici les noms : Cees de Hond, Jean-Philippe Cyprès, Claude Couillec, Jean Evian, Yan Matton et André Surer.
Je vous laisse regarder et admirer. Cliquez pour agrandir, cela vaut le coup !


on reconnaît la fresque de Fabio Rieti au forum des halles :





certainement une de mes doubles pages préférées. Le collage escalier et Caddie est superbe.

on reconnaît le travail de Andrault et Parat :




à gauche la Tour Totem de Andrault et Parat...

...un détail





Alors ? C'est beau les bureaux non ?

jeudi 11 août 2011

Présence Urbaine : une collection.

Par le biais de mon désir de partager avec vous l'une de mes architectures parisiennes préférées, je découvre une maison d'édition de cartes postales modernes : collection Présence Urbaine.
Voici la carte postale, voici l'objet architectural :


Pour le bâtiment vous aurez tous reconnu le superbe Palais Omnisports de Paris-Bercy qui demeure donc l'une des pièces maîtresses du travail de messieurs Andrault et Parat que j'aime tant.
Et je trouve que cette carte postale par son cadrage lui rend un hommage bien senti même si l'abstraction un rien trop poussée ne nous donne pas de lecture de l'objet. Mais je crois que cela n'est pas un reproche possible tant les architectes ont fondé eux-mêmes cette sensation pour leur construction en troublant même le jeu de l'élévation par le recouvrement du bâtiment par du gazon...
Cette colline artificielle, cette pyramide végétalisée, temple dédié à la réunion d'un public avide de spectacles, est un spectacle elle aussi qui sait rendre mystérieuse son identification.
Mais revenons à la carte postale.
L'audace (relative) du cadrage, la présence de bords blancs sur le recto et tout un ensemble d'inscriptions sur le verso placent cette carte postale dans un registre bien particulier : la carte postale de création.
Au dos en effet les termes la photographie contemporaine de luxe (sic), Collection Présence Urbaine et même Perfect Design nous indiquent qu'il est question d'un autre type de regard sur l'architecture et sur la carte postale. Il s'agit bien d'une ambition de différenciation, d'une mise à l'écart du tout-venant de la carte postale, d'une échappatoire au cliché.
On perçoit cela également avec la précision sur l'objet photographique car le photographe est cité comme un artiste : Philippe Etienne.
Et également les noms de nos architectes : Pierre Parat et Michel Andrault.
Mais ce type de précisions est également visible sur des cartes postales plus... traditionnelles.
Il n'empêche qu'il y a bien ici une volonté de faire si ce n'est une œuvre au moins un objet identifié comme "artistique" et "original" et même "luxueux" comme cela est inscrit.
On pourrait s'amuser de cette volonté naïve mais enfin, on peut tout aussi bien se réjouir de cet effort de qualité car, oui, elle est belle cette carte postale.
Belle ici veut dire qu'elle dit un regard particulier et inédit sur la construction, qu'elle le dit dans une qualité éditoriale poussée et offre finalement un point de vue non pas particulièrement original mais un point de vue... édité (re-présenté) !
Il va de soi qu'il faudrait pour tirer une conclusion encore plus grande sur cette édition connaître les autres cartes postales de la collection Présence Urbaine dont d'ailleurs le titre est bien choisi.
Est-ce une spécialisation sur les architectures modernes ? Sur un regard de biais sur des objets architecturaux originaux et peu diffusés en cartes postales ? Est-ce une proposition arty de cartes postales moins vulgaires ?
Philippe Etienne est-il le seul photographe de ce collectif ?
On connaît les travaux des éditions Prestige qui, dans la même période tentaient avec succès une remise en question de l'objet carte postale, serions-nous avec les éditions collection Présence Urbaine devant le même type de réflexion ?
Beaucoup de questions, je sais !
Mais internet est plein de réponses et il va de soi que bientôt Philippe Etienne nous les donnera !
Pour une fois je vous présente le verso de la carte postale. Regardez le choix de typo et la réponse au jeu.


Et puis comme pour prouver la différence ténue entre la carte postale qui se veut artistique et celle qui rend compte de l'existant, voici une édition Lyon :


Est-ce que ce cadrage démérite ? Est-ce que la qualité éditoriale est plus pauvre ?
Non.
Au dos figurent également les noms des architectes et le nom du photographe : Luc Nemeth.
Il a fait un beau travail en allant chercher le jeu magnifique des escaliers devant la pyramide. Il a su donner toutes les informations importantes sur la construction en cadrant à la fois, les escaliers donc, la structure métallique de Jean Prouvé, les magnifiques et puissants points d'appui en béton et évidemment les pentes de gazon.
Rien ne manque pour identifier le bâtiment, aucun signe de cette architecture n'est absent et pourtant son image est originale, serrée et même puissante.
Ce qui, malheureusement, la ramène dans le domaine d'une carte postale plus traditionnelle c'est l'inscription sur la photographie : Palais omnisports de Paris Bercy.
D'ailleurs dans une typo un rien ancienne mais là, je ne suis pas assez spécialisé pour affirmer son retard sur l'image.
Est-ce que Guillaume Grall peut nous aider ?
On remarque aussi que les deux photographes (les deux éditeurs surtout ?) choisissent une vue vide de visiteurs et de passants. Pourtant la photographie d'architecture gagne souvent à voir fonctionner la construction avec son public.
Certainement, dans les deux cas, un désir de pureté formelle qui d'ailleurs ici fonctionne parfaitement.
Alors encore une fois, la leçon des éditeurs est donnée. Le mystère de la photographie d'architecture errant entre objectivité et subjectivité reste entier.
Car, je crois bien qu'à la différence des Becher ni Philippe Etienne, ni Luc Nemeth n'ont arraché d'arbres pour prendre leurs clichés...
Peut-être ont-ils tous deux passé un coup de tondeuse...


PS : vous aurez sans doute remarqué que de nombreuses cartes postales de ce blog sont des réponses à des jeux concours télévisés ou radiophoniques.
Si quelqu'un connaît la piste qui fait revenir ces cartes postales dans les classeurs des collectionneurs...
J'ai volontairement effacé les noms des correspondants.