Affichage des articles dont le libellé est Futuro Suuronen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Futuro Suuronen. Afficher tous les articles

samedi 22 octobre 2011

Tétrodon sauvé !

J'apprends une incroyable nouvelle !
Des passionnés d'architecture sont en train de sauver un des tétrodons de Fos-sur-Mer que nous avons vus sur ce blog.
Quelle belle nouvelle !
Il semble que depuis quelque temps cette petite architecture de résine et plastique si typique du milieu des années 60 et du début des années 70 trouve enfin un regain d'intérêt. On sait le sauvetage des bulles six coques de Maneval, des Futuro et de certaines piscines Tournesol. Maintenant s'ajoutent les tétrodons de A.U.A.
Imaginons un magnifique musée de plein air sur lequel auraient atterri toutes ces architectures souvent pleines d'innovations et de richesse plastique.
Pour ma part, j'apporte mon soutien à ce sauvetage et je vous tiendrai au courant des événements. Il semble qu'une association va voir le jour, nous y adhérerons cela va sans dire.
Voici quelques images envoyées par Philippe Piron, ces images sont de Denis Moreau, merci en cas de diffusion de citer son nom.





dimanche 16 janvier 2011

prefab house ? En français : le préfa.

On a tous ce souvenir.
Quelque part en France, lors de nos études, de nos loisirs, nous allions dans le "préfa".
Pour ma part j'ai connu ça à l'école primaire dans la cour de laquelle avaient été posés en hâte, sous la pression démographique, deux préfabriqués pour servir de salles de classe.
Il s'agissait d'un modèle répandu que l'on voit encore parfois posé ici ou là mais dont je ne connais pas le nom.
Je vous propose aujourd'hui de regarder plusieurs modèles.
Pour le premier, finalement je ne suis pas certain qu'il s'agisse bien d'une construction de ce type mais tout y fait penser.
Regardez :



Nous sommes à Saint-Valérien dans l'Yonne grâce à des cartes postales Mage. Sur la première on voit parfaitement la Poste dont l'allure générale, sa fragilité apparente, nous laissent croire à une construction du type préfabriqué.
Mais surtout au fond de l'image on aperçoit déjà l'autre lieu de Saint-Valérien qui est la M.J.C Josette Thibault.
Et là...
Pour moi il ne fait pas de doute qu'il pourrait bien s'agir d'un préfa. D'ailleurs cela ne manque pas d'élégance et même à bien y regarder d'une certaine modernité.
Le bardage bois, les ouvertures larges, le dessin curieux du toit en voûtes, le décrochement de ce volume sur les pans et les petites ouvertures entre le toit et le socle confèrent à l'ensemble une allure encore acceptable aujourd'hui.
Malheureusement, je n'ai aucune information sur ce type de construction. Il semblerait que cet ensemble soit toujours debout !
Voici un autre exemple dont nous avions déjà vu quelques images ici :


Il s'agit de deux chalets du procédé H. Vote, siégeant à Amfreville-la-Mivoie. On pouvait, sur la route de Rouen apercevoir les maisons témoins. Tout cela a disparu mais j'ai eu le plaisir lors d'une visite à Saint-Didier-des-Bois de trouver ce modèle bien en place et superbement repeint !



Ce qui est remarquable avec ces constructions, c'est que le fabricant a utilisé la carte postale comme moyen promotionnel et au dos des cartes on trouve toutes les informations et même les plans des chalets "mignonnette" !
regardez :



Je retrouve encore dans mes cartes postales trois exemples possibles de préfa. Qui me confirmera qu'il s'agit bien de constructions de ce type ?
premier :


Le foyer des anciens à Saint-Brice-sous-Forêt dans le Val d'Oise. Une édition d'Art Yvon.
deuxième :


Centre d'accueil des Africains Noirs, Paris. Une carte de remerciement aux donateurs datée de 1965 !
troisième :


Un peu au loin, la Colonie S.N.C.F de Tal-ar-Groas en Crozon.

Dans l'extraordinaire prefab house publié par Taschen aucun de tous ces modèles n'est référencé. Encore plus absent, l'ensemble du pavillonnaire français du type Phénix. Comme si cette aventure constructive n'avait jamais eu lieu et que dans les années cinquante nous vivions tous dans du Prouvé ou que, dans les années soixante-dix nous passions nos vacances dans des bulles six coques...
Reste un superbe livre, très complet et qui me fait rêver avec son dernier exemple : une maison préfabriquée dessinée par Daniel Libeskind !
Je la veux immédiatement !




Sur la couverture vous aurez reconnu la Futuro de Suuronen que nous avons évoquée ici par exemple. (voir gare de triage)
Merci à Martine pour ce somptueux et très divertissant ouvrage. Vu son poids et sa taille, je crois que je pourrais presque en faire un petit cabanon de plage !

mercredi 14 juillet 2010

Futuro passé simple


Il semble bien que la vision d'une soucoupe volante au pied du C.N.I.T vous ait plu. Alors encore un tout petit peu d'OVNI parisien.
La carte postale Lyna sait bien nous montrer le monstre superbe de béton précontraint et à son pied la Futuro déjà vue ici et ici.


Le mystère reste entier sur son rôle ici.
Peut-être un lieu d'informations sur la Défense ?
Il doit bien y avoir quelqu'un qui se souvient être monté à bord...
On n'oubliera pas de jeter un coup d'œil au snack bar qui ne manque pas d'allure surtout avec sa terrasse recouvrable un peu particulière.
En tout cas j'aime beaucoup comment le ciel travaille les reflets sur l'immense paroi de verre du C.N.I.T.
Encore donc une belle carte postale de l'éditeur Lyna, photographie de Monsieur Rolf Walter qui a vraiment beaucoup travaillé pour nous !
Je vous rappelle que la Futuro est l'œuvre de l'architecte Suuronen et que vous pouvez aussi en voir une sur le site de Julien Donada ici.

dimanche 6 juin 2010

triangle, cercle, trapèze

Trois architectures.
Trois lieux.
Trois programmes.
Des points en commun : une certaine puissance, une radicalité et un sens aigu du paysage.
D'abord revenons sur un lieu et un moment déjà vu sur ce blog avec cette carte postale Lyna :


On retrouve le Palais du C.N.I.T et ses jardinières moribondes mais on retrouve aussi la soucoupe volante Futuro de Suuronen posée devant la merveille de béton. On détaille d'ailleurs un peu mieux l'objet ici :


Il semble que les martiens ou les vénusiens aient un sens profond de la détente car au pied de la soucoupe volante des parasols et des chaises permettent de boire un godet en toute tranquillité.
Qui aurait des souvenirs de cette soucoupe, qui saurait ce qu'elle fait là ?
Dans un tout autre genre :


Tout est dit sur le recto de cette carte postale premier jour.
Le nom de l'architecte, Monsieur Renaudie dont vous savez ma totale admiration, le nom du lieu, Givors dont vous connaissez l'incroyable beauté et la date de l'événement le 20 avril 1985.
Si l'image n'est pas flatteuse avec sa teinte grise généralisée et la verdure absente il faut savoir regarder cet endroit, s'y promener et jubiler de sa parfaite implication dans la topographie de la ville, s'appuyant contre une falaise de rocher, venant à la fois l'épouser et l'inventer.
Vous devrez vous y rendre un jour.
Et ici ?


Alors ? Où sommes-nous d'après vous ?
Je vous le dis tout net, nous sommes aux U.S.A, en Arizona à Sedona pour être très précis.
Cette chose étrange et splendide a connu une belle fortune critique puisque je la retrouve dans mon ouvrage sur Les Eglises modernes à travers le monde de Joseph Pichard et surtout dans le numéro 71 de Architecture d'Aujourd'hui d'avril 1957. Je vous propose ici des extraits de l'article qui insiste et c'est logique sur l'identité paysagère du lieu et la valeur symbolique du signe et de son dépouillement.
Les architectes sont Messieurs Anshen et Allen.









mercredi 12 mai 2010

C.N.I.T S.I.C.O.B. FUTURO

Le C.N.I.T est vraiment une des pièces maîtresse de l'architecture française.
C'est dit.
C'est une évidence et qu'il s'agisse de ses prouesses techniques et formels, il est un bâtiment absolument époustouflant du XXème siècle même si aujourd'hui il est un peu enclavé.
Je ne vous ferai pas une leçon d'architecture (ici remarquable) et je vous laisse à la joie de la découverte de quelques cartes postales.
D'abord une vue incroyable :


Superbe non ?
De ce point de vue, difficile de comprendre la volumétrie de l'ensemble mais on perçoit bien la tension du voile de béton et les nervures de celui-ci me font toujours penser à un textile gonflé.
Il s'agit d'une édition Raymon qui ne donne pas le nom des architectes.
Prenons le bus :


Le rond-point de la Défense est encore là et l'animation automobile est bien vivante formant une sorte de magnifique manège.
La carte postale Alfa nous indique les architectes : Messieurs Camelot, De Mailly et Zehrfuss.
Il y a beaucoup de monde à l'entrée mais je n'arrive pas à saisir la manifestation... On perçoit bien la transparence de l'ensemble.


Pour cette carte postale Lyna, pas de souci pour trouver le nom du Salon : Le S.I.C.O.B.
Admirons le point de vue original du photographe comme souvent chez Lyna éditeur. Il vient placer la ligne de chemin de fer tout contre jouant du rapprochement des courbes du remblais et de celles du bâtiment.
Le train, le parking rempli, la rampe, quelle image !
La carte postale est datée par son correspondant de 1973 est-ce que cela correspond bien au 21ème S.I.C.O.B ?
Encore...


Ici une carte postale de Albert Monier, le grand photographe aux éditions toujours remarquables.
C'est culte.
Il place le bâtiment dans une symétrie bien mesurée où la construction offre une ligne qui coupe la carte postale en deux.
Le premier plan permet pourtant de ce dégager d'une trop grande brutalité et offre une profondeur en utilisant la forme des topiaires du rond-point... habile cet Albert Monier !
Pas de date ni de nom d'architecte.
Attention les yeux !


Comment dire ?
Évidement mettre ainsi en concurrence l'une des plus audacieuse forme architecturale jamais produite et trois malheureuses jardinières en béton c'est un peu ironique.
j'aime ça !
Et puis ainsi le C.N.I.T est posé sur des gradins !
Ce qui fait aussi la force de cette image c'est la minéralité. Tout est sec même les pauvres plantes dans les jardinières !
Mais regardons attentivement.
Là :


Une soucoupe volante !
Que fait-elle là ? Vient-elle de Mars ou de Vénus ?
Il s'agit en fait d'une architecture de Suuronen un architecte finnois, la Futuro ! Mais pourquoi a-t-elle atterri ici ? Quel salon, quelle manifestation furent à l'origine de son installation sur le parvis du C.N.I.T ?
Je vous montre quelques images tirées d'un livre en allemand de Matthias Ludwig Mobile Architektur chez Diva éditeur.






Mais encore plus étrange...



Cette carte postale Abeille-carte nous montre également la Futuro mais aussi un énorme globe terrestre au premier plan !
Il semble même qu'on pouvait le visiter non ?
Or il ne fait aucun doute que ce globe n'est pas sur les deux images. Il fut donc très peu de temps sur les lieux à moins que ce ne soit la Futuro de Monsieur Suuronen qui fut longtemps exposée ici. Mystère.
Qui aura les réponses ?