mercredi 31 octobre 2007

pour Babou



Pour aujourd’hui je vous propose un hommage à Babou. Voici deux cartes postales de ma collection qui auraient pu en leur temps inspirer ce peintre. La laideur de la proposition architecturale est à son comble. Mais le peintre, avec son humour, en aurait produit une magnifique peinture aux surfaces lisses et tendues, aux couleurs vives et avec la perspective étirée des châssis nous aurions admiré des œuvres au regard distancié d’un peintre de grand talent.
Il s’agit de cartes postales promotionnelles éditées par les constructeurs. l’une d’elles nous donne l’information suivante :
Le modèle type et ses variantes ont été établis avec le concours du cabinet d’architectes G.P.A SARL 15 rue de Marignan 75008 Paris.
Même pas honte.

maquette vue du ciel




J’aime bien les cartes postales de projets architecturaux ou de maquettes. En voici une qui nous montre la maquette de l’Hôtel du département des Bouches du Rhône. Cette carte est très informative car elle nous donne le nom du maître d’ouvrage : Conseil général des Bouches du Rhône, celui du maître d’ouvrage délégué : SCIC-AMO, G3A, le nom du maître d’oeuvre: Alsop, OTH Méditerranée, Ove Arup, Hanscomb LTD et enfin le nom de l’architecte : William Alsop. La photographie est de Marc Lavit. la carte postale est éditée par le Conseil général du Département des Bouches du Rhône.
L’autre carte nous montre le même bâtiment construit cette fois et inscrit dans une vue aérienne de Marseille. l’architecte William Alsop est à nouveau nommé et le nom du photographe figure également : Camille Moirenc.
Mais ou est passé le préau rouge vif de la maquette ?

dimanche 28 octobre 2007

Holiday Inn en feu




L’école vient de recevoir Hervé TTrioreau pour un atelier avec les troisièmes années. Celui-ci nous a montré son travail qui s’inscrit très souvent in-situ et joue avec l’architecture. Bien évidemment, j’étais toutes oreilles ouvertes et yeux écarquillés. Il a ainsi évoqué des travaux en liaison avec, par exemple l’usine dessinée par Georges Mathieu, le F.R.AC de Carquefou dont il a signalé l’effondrement mais aussi et c’est là qu’intervient ma collection l’hôtel Holyday Inn de Sarajevo que Hervé TTRioreau a connu lors de la guerre. Lorsqu’il évoqua la couleur jaune canari du bâtiment je reconnus immédiatement une de mes cartes postales achetées il y a bien longtemps et qui trainait dans mon classeur “Boring Postcard” n°4. Je demandais à Hervé si il connaissait l’architecte mais il avaiit oublié. Rapidement je retrouvais ce nom sur internet :
Ivan Straus qui réalisa également le Musée de l’aviation de Belgrade. L’Hôtel fut construit d’après Hervé pour les jeux Olympiques de Sarajevo. Mais détail assez horrible sa couleur jaune canari semblait offrir une cible aux snipers. L’hôtel fortement endommagé pendant la guerre fut reconstruit et aujourd’hui on peut à nouveau y dormir.
On admirera l’ensemble brutaliste et on rêvera à un diner au le restaurant posé sur le toit qui semble à lui tout seul un beau petit exercice de style. Hervé TTrioreau a réalisé une pièce constituée de la reproduction de l’enseigne “Holiday Inn” en noir éclairée par des néons rouge feu qui donnent la sensation d’un incendie permanent. Le titre de la pièce évoque Ed Ruscha. Vous pouvez trouver toutes les informations concernant cette pièces et l’ensemble de son travail sur son site très riche.
Pour ce qui est de la carte postale c’est une édition SARS qui ne nous donne comme information que le nom de la ville.
Voilà un rangement bien mené et une carte postale qui portera maintenant le nom de l’architecte et une histoire bien plus riche et j’aime ça. Merci Hervé. Voici l'adresse de son site : herve.trioreau.free.fr

la Tour de Bretagne



De passage à Nantes ce mercredi pour rencontrer Jean-Michel Vaillant qui enseigne la gravure à l’Ecole des Beaux-Arts, je passe au pied de la Tour de Bretagne et je jubile.
Construite par Claude Devoisine, j’aime tout particuliérement les volumes du sol, la manière dont la Tour se pose étrangement sur un socle toboggan pour les autos. j’aime la couleur marron glacé des vitres et la solitude de la Tour dans son milieu un peu oui un peu comme la Tour Montparnasse. Elles évoquent pour moi de gigantesques résitances de circuit imprimé dont la trame urbaine serait un flux électronique.
La carte postale fait parti des éditions du Gabier Pierre Artaud et compagnie. C’est un cliché aérien Heurtier. la carte n’est pas datée.

Le Couteur au Mans manque moins depuis Claude



Claude Lothier vient donc d’ouvrir un blog “les vues du Mans qui manquent”. Il commence très fort en évoquant l’architecte Le Couteur qui a construit au Mans un immeuble d’habitations très fortement inspiré de Le Corbusier. Cet immeuble d’une belle élègance dont Claude sait souligner aux étudiants le dessin remarquable des piliers est visible sur une de mes cartes postales rangée actuellement dans le classeur cartes postales situées puisque le correspondant a très largement annoté l’image mais je crois que je vais devoir requalifier la destination de l’image vers les cartes postales d’architectes. L’imprimeur et photographe est A.Dolbeau au Mans. une piste pour Claude qui pourrait retrouver les clichés originaux. La carte est datée du 14 juin 1958 et il s’agit d’une véritable photographie au bromure.

mardi 23 octobre 2007

la toile de tente de Pompidou




Voici encore le Centre Georges Pompidou mais ce qui m’intéresse ici c’est l’étrange construction rouge qui est posée devant. Qui avait conçu ce très beau volume et que contenait-il ? Trop petit pour en avoir le souvenir j’aurais pu penser que Claude qui m’envoie ce cliché connaissait la réponse mais celui-ci ne se souvient pas non plus de ce petit bâtiment qui semble être en toile.
En tout cas c’est une belle carte postale éditée par O.V.E.T sans date. Claude fait remarquer que des visiteurs s’égarent sur les escaliers du dernier étage à l’extérieur ce qui est aujourd’hui totalement interdit.
Le timbre finement choisi est l’église de Firminy qui vient d’achever sa construction. La poste française a bon goût.

la famille de Guillaume Gillet ?




Une belle carte postale de Royan c’est toujours bon à prendre. Alors regardons celle-ci qui nous montre la maquette de la future extraordinaire église de Monsieur Gillet. Sur ce cliché le bâtiment semble un peu plus frêle qu’il ne le sera en réalité mais déjà quel élan, quelle merveille !!
Je comprends devant une telle maquette que le projet put être choisi. Le travail de photographie est aussi de bonne qualité. Mais au delà de cette image et du bâtiment lui-même cette carte postale possède une particularité : elle est signée H.Gillet. De plus elle est envoyée de Paris, rue St Romain le 5 octobre 1957. J’ai eu du mal à décrypter le texte qui ressemble peu ou prou à cela : Mon cher Père, comme vous êtes bon de vous êtes dérangé (?) je vous en suis comme mon garçon infiniment reconnaissante Votre toute dévouée H. Gillet.
Il s’agit donc d’une dame qui écrit et je le crois, non pas à un parent ( son père) mais à un prêtre qui pourrait s’appeler Riquiet (?). Je pense qu’il s’agit bien d’une carte envoyée par la famille de l’architecte, de sa mère ?
Il ne s’agit pas de son épouse puisque celle-ci se nomme Rose Gillet et ayant la chance d’avoir un ouvrage dédicacé par celle-ci il ne s’agit pas de son écriture. La carte postale n’a pas de nom d’éditeur mais possède l’inscription de G.Gillet architecte, B.Laffaille, R.Sarger ingénieurs, maquette EPI. Cela fait penser à une petite édition du cabinet de l’architecte par exemple et renforce l’idée d’un envoie familiale.
Mais je me trompe peut-être. Si la famille de Monsieur Gillet me lit d’abord je leur dis mon admiration pour Guillaume Gillet et je leur serais reconnaissant de me donner la solution à ce petit mystère...

lundi 22 octobre 2007

les vues du Mans qui manquent

Il faut savoir dans le Mans trouver les points de vue qui permettent de mettre le nez sur des architectures contemporaines et modernes, saisir les cadrages époustouflants d'un urbanisme à la française, parcourir la ville suivi d'une horde calme d'étudiants ébahis par les beautés de leur propre ville et sans rire, parfois, y découvrir de vraies merveilles comme la gare routière, l'immeuble de Le Couteur ou encore le restaurant inter-administratif. Pour tout cela suivez le guide, suivez Claude Lothier sur son nouveau blog :
http://lesvuesdumansquimanquent.blogspot.com/
n'oubliez pas son autre blog consacré à son travail :
http://leblogdeclaudelothier.blogspot.com
Régalez vous et venez voir le Mans.

hotel Panorama sur l'est de l'Allemagne






De retour d’un salon du livre à Caudebec, je vous montre mes trouvailles de livres tous achetés à mon ami Olivier qui tenait un stand. J’ai surtout remarqué que dans le grand livre rouge consacré à l’Art et à l’architecture en République Démocratique d’Allemagne un bâtiment ressemblait étrangement à une de mes cartes postales ennuyeuses. J’avais le secret espoir de pouvoir faire passer celle-ci des classeurs Boring Postcard à ceux des cartes postales d’architectes. Eh bien c’est chose faite puisque la construction est bien la même et après une brève recherche je la retrouve et peux comparer les deux images.
La carte postale est dans ma collection depuis longtemps et elle porte les mentions suivantes : Straub et Fischer, Meiningen, Reg.Nr.23 DDR 0,25 m. Au recto on lit et vous pouvez le voir sur l’image : Oberhof Thür.Wald, interhotel Panorama, haus der Freundschaft, FDGB, Erholungsheim “Fritz Weineck”.
La photographie du livre nous montre le bâtiment en construction et prise d’un autre point vue nous révèle la symétrie des deux constructions face à face. Sorte d’énormes pistes de saut à ski, de tremplins à fusée intersidérale, on peut remarquer le beau porte-à-faux et l’énorme caisson supporté par les pilotis.
Le livre daté de 1971 nous donne les indications suivantes : Oberhof interhotel “Panorama” Entwurff : Architktenkollektiv der Sozialistschen Fôderativen Republik Jugoslawien, Baukonzern Komgrap, Belgrad, direktor : dipl.-ing; K. Martinkovic.

dimanche 21 octobre 2007

l'eau s'infiltre

Quelques clics sur mon portable et internet répond à mes questions.
Voici un article qui vous éclairera autant que moi. Merci aux rédacteurs.
http://metrodoc.la-metro.org/Riches_heures/archtctr/sjean.htm

L'église de Grenoble de Monsieur Blanc






Me voici troublé.
Je trouve une carte postale représentant l’église St Jean de Grenoble éditée par la Cigogne. Elle est datée de 1986 et je sais en la voyant qu’elle retrouvera d’autres cartes postales dans mes classeurs qui représentent déjà cet édifice. Mais en faisant les recherches je n’en crois pas mes yeux et découvre des changements fondamentaux dans la toiture du bâtiment. j’en suis à me demander si il s’agit bien de la même église mais comment serait-il possible qu’une ville comme Grenoble, aussi riche soit- elle en architecture contemporaine puisse posséder deux églises St Jean aussi semblables ?
Il s’agit donc évidemment de la même église qui fut transformée mais pourquoi ?
Qu’est devenu ce magnifique toit ? Un incendie, un problème technique ? Un regret d’architecte ?
L’architecte est nommé sur les deux autres cartes postales. l’une est éditée par André et Maurice Blanc est bien inscrit sur le verso. Il en va de même pour la carte éditée par Cim en cimcolor qui date la construction de 1972. Qui me donnera la réponse à cette transformation peu heureuse qui alourdit la bâtisse qui d’ailleurs devait sa spécificité à son plan en cercle et surtout à sa superbe structure de toit.
Je me jette dans le guide d’architecture contemporaine de Messieurs Amouroux, Crettol, et Monnet et je trouve la description suivante :
page 89
boulevard Joseph Vallier
Architecte Maurice Blanc
ingénieurs René Sarger
J.P batelier
Bet cetac(?)
1965
caractéristiques : Église circulaire : diamètre 40m; nef surélevée par 18 portiques préfabriqués en béton armé. Toiture auto portante, à charpente en bois, en hyperboloïde. toiture coiffée par un chapiteau dentelé en bronze, mis en place par un hélicoptère. Éclairage zénithal, aucun vitrail.
La première église en date construite selon cette forme qui correspond à une nouvelle organisation de l’espace religieux. les fidèles sont groupés en amphithéâtre autour de l’autel. faut-il voir dans cette adoption de l’assemblée en cercle la récupération par l’église, à son profit, des découvertes faites dans le domaine de l’animation ?
C’est un peu sévère. René Sarger est aussi, je crois l’un des ingénieurs de l’église Notre-Dame de Royan et est un spécialiste des hyperboloïdes.

samedi 20 octobre 2007

un lac et Dubuisson


Voici un exemple de fierté architecturale portée par la carte postale.
Au dos de la carte postale éditée par Elcé en Elcécolor on peut lire la description suivante:
N4708-Bordeaux Lac
Foire internationale de de Bordeaux
parc des Expositions, grand hall de 50850 mètres carrés, réalisé par la société d’aménagement urbain du nord de l’agglomération bordelaise (S.A.U.N.A.B)
Le bâtiment principal fait 847 mètres de long sur 60 mètres de large. Architectes : Monsieur Dubuisson premier grand Prix de Rome et Monsieur Francisque Perrier D.P.L.G.
superficie du Lac 160 hectares parc auto de 10000 places.
Tout est dit. La photographie accentue la perspective du bâtiment et l’horizon est presque touché. Mais la photographie est trompeuse et il suffit de lire l’article dans notre guide adoré pour comprendre :
page 44
palais des expositions
architectes d’opération J.Dubuisson F.Perrier
maître d’ouvrage : municipalité
Des motifs sculpturaux ont été peints sur 850 m de long en trompe-l'oeil; Démission inconcevable de l’architecte et du peintre.
Donc je me suis fait prendre par l’image et j’avais bien vu des motifs sculptés et non peints sur cette façade !
La carte a été envoyée en 1987 pour un concours et la réponse au jeu était :
“l’amitié est une âme en deux corps”.

l'eau vive de Monsieur Hausermann






Je trouve dans le magazine “Pleine Vie” de ma mère un petit encart signalant que les bungalows de Monsieur Haüsermann viennent d’être réhabilités et que l’on peut y dormir à nouveau. Situés à Raon-l’Etape dans les Vosges et datant de 1967 (comme moi), ils sont en béton projeté.
Il se trouve que le lendemain de la lecture de cet encart je trouve une carte postale éditée par Estel, production Leconte et que ces bungalows sont désignés sous le nom de Motel “l’eau vive”. Le hasard...
Je cherche dans mes classeurs et je retrouve une autre carte postale représentant les maisons coquillages du Motel l’Eau-Vive. La carte est une photographie Marck, imprimerie Pierron. Il y a même le numéro de téléphone ce qui tenterait à prouver qu’il s’agit d’une carte éditée par le Motel lui-même.
Voici les cordonnées des bungalows si vous voulez y passer une nuit, ce que j’aimerais faire moi-même:
museumhotel
13, rue J-B Demange 88100 Raon-l’Etape.
Téléphone: 03 29 50 48 81
WWW.museumotel.com
N’oublions pas deconsulter notre guide d'architecture contemporaine (1972) :
page 168
motel “eau vive”
1967
Caractéristiques: moyen technique : pprojection de béton sur armature métallique. isolation : revêtements moltroprène. Portes et pare-douches en polyester. Prix d’une coque : 12000f . Coût total : 300 000f .
Réalisé suivant une technique habituelle à Hausermann, ce motel se compose d’un pavillon central (R+1) regroupant salle de restaurant et logement de fonction, et de neuf coques autonomes qui sont autant de chambres. cette architecture hôtelière dépayse par son authenticité. Pour une fois la solution choisie n’a pas été l’éxotisme des siécles passés. Il faut tout de même regretter un aménagement intérieur traditionnel.
Voilà qui est dit.

lundi 15 octobre 2007

Sauvons l'estuaire, pétition

Merci de bien vouloir signer la pétition contre la création d'un port méthanier sur l'estuaire.
http://www.sarl-pci.com/lapetition/index.php?petition=10&signe=oui

dimanche 14 octobre 2007

le Palais des Congrès



Royan, voici ton Palais des Congrès à sa grande époque, celle ou il n'était pas vitré trahissant le génie des volumes, le plaisir des passages entre l'intérieur et extérieur. maintenant un écran de verre bouche le volume et ne reflète même pas la mer. Il faudra revenir sur cette erreur architecturale majeure (dégradation) et redonner à ce bâtiment sa majesté.
Nous avons ici une carte postale éditée par Cap en real-Photo et non datée et une carte éditée par Tito envoyée en 1961.

le portique, la plage


On comprend bien ici ce qu'était le portique. Une sorte de passerelle entre les deux parties de la courbe du front de mer donnant la sensation d'être sur un paquebot. Un poste d'observation de l'horizon, permettant à de nombreux perspectivistes de pointer l'infini dans un ciel bleu. Parfois le parking servait de scène et les spectateurs sur le balcon profitaient du spectacle.
Une très jolie carte Tito envoyée le 21 avril 1959.

la pointe du clocher


Nous sommes sur la plage de Royan vers 1960. Les enfants glissent sur de gros ballons mous et le ciel est maintenant écorché par la pointe de l'église de Monsieur Gillet. C'est une carte postale Tito affranchie donc très précisement le 6 septembre 1960. Elle est en véritable photographie au bromure.

Depuis le portique vers la gauche


Et hop! le photographe se tourne vers la gauche et nous montre une vue panoramique du front de mer. Deux Panhard bien garées et la plage couverte de cabines de bain. l'auditorium n'est pas construit.
C'est une carte postale éditée par Cap envoyée le 15 juillet 1959.

Depuis le portique


Comment a-t-on pu penser que cette vue formidable sur un ensemble architectural devait être détruite ?
Qui a eu cette pensée folle de détruire un casino somptueux, chef-d'oeuvre des années cinquante et un portique, extraordinaire balcon marin et porte d'entrée sur la mer pour un plan d'urbanisme moderne ?
Mais qui peut être aussi bête ? Qui ?
Il ne nous reste que les cartes postales pour jubiler de ce point de vue, une carte postale Flor envoyée en 1969.

Royan en chantier



Une autre trouvaille de ce jour, voici la plage et le front de mer de Royan. On peut grâce à la fonction macro voir l'église en construction qui passe par dessus les toits tout neufs de la ville et le casino lui aussi en construction à gauche. C'est une carte postale CAP en Réal-Photo. Elle n'est pas datée.

le tournesol de Carros et de Chatelaillon






En ce dimanche, je reviens d’un salon à Petit Couronne. Je fréquente peu les salons de cartes postales mais la foire à tout d’Elbeuf ce matin était tellement décevante...
Et puis j’avais rendez-vous avec des vendeuses de cartes que je croise régulièrement sur les foires et qui avaient un stand à Petit Couronne, alors pourquoi pas.
Je suis revenu avec 93 cartes postales... oui 93.
C’est bien non ? Dans ces salons je pense souvent à Tom Phillips qui parle très bien de ces lieux.
Je vous montre une sélection liée à l’actualité de ces derniers jours donc piscines Tournesol et Royan et un peu d’autres choses.
Commençons avec une carte postale de Carros (06) en vues multiples qui nous montre le dessus de la piscine Tournesol. Il s’agit d’une édition La Cigogne, les photos sont de G.Chassagne. Elle n’est pas datée mais vu l’ambiance, je dirais les années 80.
Les autres vues nous montrent une ville moderne et assez intéressante. Il faudra aller voir.
Puis voici une carte de Chatelaillon dont vous avez déjà vu la piscine Tournesol; la voici ouverte. Il s’agit d’une édition Bos, en édition de luxe. Elle n’est pas datée.

samedi 13 octobre 2007

Grand Quevilly construit son église





Parfois petit à petit les choses se rassemblent.
Il y a quelques années j’ai acheté deux photographies d’un chantier montrant la construction d’un bâtiment soutenu par une forêt d’échaffaudages et présentant une belle courbe fine; je sentais que ces images pouvaient être celle d’un grand hangard ou d’une usine. Les photographies étaient montées sur un bois épais un peu à la mode de ce que faisaient les clubs photo il y a quelques années, elles n’étaient pas datées ni référencées mais le vendeur m’indiqua qu’il s’agissait d’un bâtiment de la région. Puis quelque temps après j’achète une carte postale représentant l’intérieur d’une église de Grand Quevilly en Seine Maritime. La courbe est semblable ainsi que la matière. L’ouverture sur la gauche est identique, il ne fait aucun doute qu’il s’agit du même bâtiment. Un peu par hasard, lors d’une visite à Grand Quevilly je me perds car on se perd facilement dans cette banlieue de Rouen et surgit soudain l’église. Et puis sur internet je trouve il y a quelques jours la carte postale de la maquette de l’église Sainte-Bernadette. Je vous montre donc l’ensemble de ces images.
La carte postale de la maquette semble avoir été éditée par l’architecte lui-même Monsieur Caron. C’est une véritable photographie et une citation est inscrite:” Nous bâtissons la cité Fraternelle, l’ample cité des hommes de Dieu”. Grand Quevilly et Petit
Quevilly sont nommés. La carte postale de l’intérieur est une exclusivité Ellebé de Rouen et elle est aussi en véritable photographie. L’architecte est nommé mais aussi et c’est intéressant le sculpteur P.Székely. Celui-ci ne m’est pas inconnu et je possède d’autres cartes avec ce nom. Aucune des deux cartes n’est datée.

le tournesol de Roquebrune cap-Martin



Au bord de la mer la piscine Tournesol est posée, ouverte au soleil. Une bien jolie vue aérienne, un peu loin mais intéressante tout de même. Elle n'est pas datée et le nom de l"éditeur est illisible.

le tournesol de Poix de Picardie



Une multi-vues de la ville de Poix en Picardie qui est heureuse de sa piscine Tournesol. Il s'agit d'une édition Mage.Pas de date.

le tournesol de Formerie





Deux cartes postales éditées par Estel en multi-vues et envoyées en 1994. Le détail nous montre bien les degrés d'ouverture du bâtiment.

le tournesol de Amberieux en Bugey




Deux cartes postale pour cette piscine Tournesol, une vue multiple et une vue étonnante prise de l'intérieur.
La multi-vues est éditée par Cellard et fut envoyée en 1989. L'autre est éditée par Combier la grande maison. Elle nous indique que Mr Schoeller est l'architecte et même qu'il officie dans le 8ème arrondissement de Paris. Envoyée en 1980 elle possède un retour à l'envoyeur daté lui de 1981 !

le tournesol de Chatelaillon


Une carte postale Cap qui est très précise puisque au dos on peut lire: "la piscine-Piscines Tournesol.1er prix concours 1000 piscines Architectes cabinet B. Scholler et associés. C'est précis mais il manque un E au nom de Mr Schoeller.
Il n'y a pas de date mais quel point de vue, bravo le photographe qui a su accentuer la belle courbe du bâtiment. On admire la coulisse des deux parois l'une dans l'autre et le merveilleux ciel bleu de la Charente maritime. AH la la que c'est beau...

le tournesol de Chantonnay


Une belle carte postale qui nous indique le nom de l'architecte et qui nous montre que Monsieur Schoeller a fait un beau travail. Elle est éditée par Artaud chez As en couleurs naturelles.

le tournesol de Saint Florentin.





J'ai eu la chance de visiter celle-ci et d'y être parfaitement accueilli par une équipe très fiere de sa piscine. C'est là que nous (Claude et moi) avons jubilé de sa guérite d'époque très "l'île aux enfants".
Plusieurs cartes postales de cette piscine:
la multi-vues est éditée par les éditions Mage à drancy; pas de date mais une référence 68911.VC.19.
Une carte CIM qui nous indique le nom de l'architecte Mr Schoeller. c'est une exclusivité de la maison de la presse et c'est bien là que nous l'avons achetée, elle est imprimée en Cimcolor. Pas de date. Admirez l'objet architectural. Une autre carte Mage nous rapproche du bassin et on voit bien les enfants qui se baignent et les cloisons en plastique à hublots. On peut observer aussi la structure en métal de la piscine. C'est beau non ?

le tournesol de Caudry


Toujours dans le Nord voici la piscine Tournesol de Caudry sur une carte postale éditée également par Europ. La référence est N 3976 et elle est affranchie le 7 septembre 1989.

le tournesol de Raismes


Cette piscine Tournesol est publiée sur une carte postale Europ N 4341. Elle n'est pas datée.

le tournesol d' Aniche


Il s'agit d'une carte postale de la piscine de Aniche dans le Nord éditée par Europ et datée de 1983.

Les piscines Tournesol de Monsieur Schoeller


Une piscine Tournesol dans ma boîte aux lettres ce matin.
Je collectionne les piscines Tournesol, je veux dire que je collectionne les cartes postales mais aussi les visites de piscines. Je fais le tour de France des piscines Tournesol.
Création de l’architecte Bernard Schoeller elles sont de merveilleuses soucoupes volantes posées dans les paysages de notre France. Elles surgissent au milieu de la campagne après un atterrissage en douceur. parfois blanches, oranges, vertes ou bien d’un beige très tendance, elles sont des objets merveilleux qui s’ouvrent au soleil dès les beaux jours revenus.
Je les photographie en stéréoscopie et avec Claude nous hurlons notre joie lorsque la guérite de l’entrée est encore là. Nous avons des plaisirs simples finalement. Si vous en avez une près de chez vous dites le moi je viendrai la visiter. Merci à Monsieur Schoeller pour ce magnifique champignon de plastique et de métal dont les fenêtres sont des téléviseurs embués de l’intérieur.
Je commence par la carte postale de Baud dans le Morbihan, une édition du Gabier. Elle n’est pas datée.

mercredi 3 octobre 2007

Royan reconstruite



Royan bombardée



Voici le terrain vague, sur lequel ils devront faire émerger la plus belle ville du monde. les petits carrés blancs sont les sols des villas détruites. Oui.

Royan mon amour en carton





Une nouvelle fois la poste me réserve une surprise. Je viens de recevoir une carte postale représentant la maquette de la future nouvelle ville de Royan et c’est très intéressant. J’ai déjà des cartes postales de cette maquette et je vous propose de les voir. Il est d’ailleurs à noter que le mode de communication par la carte postale semblait à l’époque répondre correctement au désir des habitants et des touristes pour appréhender le futur de cette ville. Aucunes de ces cartes ne mentionne le nom des urbanistes ni des architectes mais les titres sont évocateurs:
Pour la carte des studio Berjaud on a un “Réalisation des Architectes Français” avec majuscule s’il vous plaît et sur la carte postale de la Cigogne on peut lire: “Royan sera l’une des plus belles et des plus luxueuses stations balnéaires”.
Ce qui est vrai.
Deux de ces cartes proviennent des studios Bourdier de Royan.L’ une d’elles vient de la boite à chaussure familiale. Elle montre le port et le casino qui n’est pas celui qui sera construit finalement mais qui semble bien moins imposant que la réalisation finale. Il n’est pas tout à fait situé au même endroit et déborde un peu plus sur le port. Assez beau avec de grandes terrasses et du verre sur l’ensemble du bâtiment, il proposait également un escalier hélicoïdal de belle facture. Qui en était l’architecte ? Était-il réellement projeté de le construire ou n’était-il qu’un très loin avant-projet ?
D’ailleurs je me demande ou était présentée cette maquette et existe-t-elle encore ?
La carte postale éditée par la Cigogne nous propose un point de vus pris un peu de haut au dessus de la poste. Pas de profil de l’église au loin et la poste elle-même n’est pas le bon modèle. Les îlots devant celle-ci ne sont pas encore déterminés et on nous montre d’énormes blocs un peu vides histoire d’occuper le terrain de la maquette. On admirera sur l’ensemble des cartes un ciel noir ou gris tendu qui permet de ne pas trop s’étendre sur un lointain que la maquette ignore. Je vois Messieurs Gillet, Laffaille, Ursault, Prouvé penchés sur cette maquette.
Je vous fais suivre des images du ground zéro de Royan pour vous remémorer l’état de la ville juste après guerre et une image du même point de vue ou presque avec les reconstructions. Admirez la constance des éditeurs de cartes postales, entendez le bruit du monomoteur au dessus de Royan en chantier et les paroles du photographe au pilote, et pensez que sur la plage les enfants les yeux au ciel se font photographier de très loin et préfèrent cet avion-ci à ceux qu’ils entendaient il y a seulement quelques mois...

mardi 2 octobre 2007

Par la poste hongroise





Alan Aubry est allé en Hongrie et il m’envoie cette carte postale.
Merci Alan.
Admirons la solarisation de l’ensemble, la philathélie pré et post soviétique. Nous ne pouvons pas admirer l’architecture, mais l’ambiance de port et les gloriettes donnent tout de même envie d’aller voir. Mais il y a quand même ce très beau bâtiment (du moins ce qu’on peut en voir) qui pourrait être un bel hôtel international.
Ne parlant pas le hongrois je ne peux vous donner plus d’informations...

anticipation



Imaginez que, depuis que vous êtes petit, tout fait signe à un avenir radieux;
l’an 2000 comme butoir à ce rêve, comme le maximum à attendre.
Votre père, assis tous les soirs, lit des récits de science-fiction aux couvertures remplies de robots, vaisseaux spatiaux et d’étranges créatures. Chaque fois que possible il vous indique ce que sera le monde bientôt et dans les revues de vulgarisation scientifique les articles vont dans son sens. La télévision suit ce mouvement et le mercredi vous regardez la vision un peu violente d’un Japon fabricant de mangas animés.
Le cinéma n’est pas en retard et lorsque les villes nouvelles sortent de terre tout le monde semble s’accorder pour vous prouver que vous adulte vraiment vous aurez cette vie extraordinaire de dématérialisation, de communication et de vitesse.
Je vous le dis tout est au diapason.
Et puis les centrales nucléaires explosent, le pétrole se fait cher, Renault débauche et la peur s’installe insidieuse. Rien ne va plus. Tout cela sans que vous ayez forcément les outils d’analyse. Vous voyez la peur partout, ce recroquevillement partout. Les couleurs vives des poufs, des papiers peints et des carosserie automobiles disparaissent, le gris métallisé se répand, la fête est finie, elle s’éteint mollement, une fête foraine à l’abandon.
Lorsque je trouve des cartes postales de la Grande Motte et d’un Naviplane en pleine vitesse, les manèges se remettent en route un peu, ma mère arbore à nouveau son ensemble vert pomme et il me semble que finalement mon père avait raison de distinguer l’anticipation de la science-fiction mais que peut-être, et comment lui en vouloir, nous avions mal anticipé.

La carte postale de la Grande Motte est une édition Combier non datée.
La carte postale du Naviplane est une édition Yvon imprimée par Draeger en procédé 301, une merveille. Elle est affranchie le 21 août 1974 à 18h.

lundi 1 octobre 2007

Chambre d'Amour j'irai y dormir




La chambre d’amour me fait rêver...
Quel titre...
Mais regardez ce mur, cette pyramide posée sur la plage.
le brutalisme à la française. Une merveille de notre littoral; j’ai hâte de le voir et à vrai il en était question en septembre.
Mais cela sera pour bientôt j’espére.
Bon Dieu que j’aime ça.
Cette masse savamment découpée faisant jouer les volumes, la puissance de celle-ci à la fois lourde, accusée et en même temps fendue comme un bunker, un mur de l’atlantique pour les vacances car il s’agit d’un Village Vacances Familles.
C’est un mélange de gros navire de pyramide aztèque, de défense passive et de fonction oblique étirée.
Voici ce qu’en dit notre Guide chéri page 24 numéro 12:
architecte: aquitaine architectes associés (sic!)
maître d’ouvrage S.C.I.C
caractéristiques:
120 logements, 75 chambres, appartements de fonction et services collectifs. 1970.
Ce V.V.F devait s’implanter au bord de mer, sur une bande de terrain qui obligeait un groupement des chambres et des lieux collectifs en immeuble. Celui-ci s’allonge en dégradés successifs parallèle à la mer. Les différents niveaux ont été recouvert de bandeaux inclinés en terre cuite qui déterminent l’esthétique de l’ensemble. le bloc des circulations verticales en position centrale, a été laissé brut de décoffrage. les vitrages ont un chanfreins “quart de rond”.

Nous avons donc une carte postale Elcé en Elcécolor n°4749 Anglet Chambre d’amour
près de Biarritz.Pas de date.
Et aussi une carte éditée par Lavielle en lavielcolor d’après un Ektachrome. Celle-ci fut envoyée en 1981 le 15 septembre.

Royan Royan Royan





J’ai fait une folie.
J’ai acheté une carte postale très chère chez un marchand, chose que je me suis toujours interdit de faire estimant qu’une carte postale semi voire moderne ne doit pas excéder les 50 centimes...
Pingrerie sûrement...
Mais voilà Royan, Royan, Royan.
Que vous dire d’autre.
Alors lorsque je tombe sur une carte représentant le chantier de la reconstruction de ma ville, je cède et dépense l’équivalent outrageux d’un paquet de cigarettes pour une image et fébrile l’œil humide la main tremblante je regarde ce que je ne suis pas censé avoir vu (bien trop jeune). A l’aide de mon compte-fil (loupe) je me promène au-dessus de ce chantier.
Le plan est déjà posé et le boulevard Aristide Briand nous conduit vers la mer. La grande conche est ceinturée et rapidement on pourrait penser que Royan est construit.
Mais il manque quelques chefs-d’œuvre. D’abord en bas de l’image le marché (achevé en 1956) n’existe pas encore, le beau coquillage blanc n’abrite pas les forains. Puis si on remonte le boulevard aux arbres bien minces et un brin freluqués, le portique qui réunira les deux corps de bâtiment de la grande conche n’est pas construit ce qui, étonnement, nous ramène à aujourd’hui puisqu’il fut détruit par la bêtise.
A sa gauche, et le rejoignant dans son destin, le casino n’est lui non plus pas construit, à la place un bâtiment provisoire prend la place mais avec infiniment moins d’allure que le casino qui sera construit bientôt (inauguré en 1960). Ce casino sera pendant une trentaine d’années une merveille d’architecture légère et colorée des années cinquante avant qu’à nouveau la bêtise...
Encore un peu plus à droite l’îlot de l’église Notre-Dame est boisé et rien ne laisse penser à l’érection d’un grand vaiseau audacieux de béton. Un peu plus loin, le Palais des Congrès est lui aussi absent et il ouvrira sa grande fenêtre sur la mer quelques années plus tard.
C’est étonnant pour moi de penser Royan ainsi et je me promène un peu avec ma mère évoquant la visite de sa ville natale au tout début des années cinquante comme un grand champ laissant apparaître les sols carrelés des maisons bombardées et l’invasion des plantes dans les ruines. Une tristesse infinie...
Mais elle se relèvera fièrement la ville aidée par de grands architectes dans une émulation un peu brésillienne et puis les années 80 l’ont à nouveau éreintée.
Aujourd’hui il semble que les choses aillent un peu mieux. Surveillons les maires et leurs ambitions et le populisme et sa bêtise...
Si vous aimez Royan comme moi ou si vous ne comprenez pas pourquoi nous l’aimons visitez également ce site, l’hiver loin de ma ville j’y passe un peu de temps :
http://www.foudroyan.com/
Deux ouvrages à lire :
Guide Architectural Royan 1950 de Antoine-Marie Préault édité chez les éditions Bonne Anse
Un excellent ouvrage, un vrai guide, un beau livre, une mine d’informations qui vous donne envie de prendre la bicyclette et de rendre visite à toutes ces merveilles.
L’invention d’une Ville Royan année 50
numéro 65 des cahiers du patrimoine sous la direction scientifique de Gilles Ragot.
C’est la référence. A lire absolument.
La carte postale est une édition Tito et c’est un cliché Grafoulière. J’aurais aimé être dans ce petit avion qui faisait des clichés...
La carte a été envoyé en 1955.

Architecture Religieuse au XXème Siècle






Je dois vous parler d’un livre formidable qui comble beaucoup de mes interrogations et aiguise encore ma curiosité :
il s’agit de l’ouvrage Architecture Religieuse au XXème siècle, quel patrimoine ? édité sous la direction de Céline Frémaux aux éditions des presses universitaires de Rennes et de l’Institut National d’Histoire de l’Art.
Un concentré d’analyses et de recherches sur la place de ce patrimoine dans notre société enrichi par un répertoire des édifices.
Si celui-ci n’est ni complet ni un “beau livre” il est un outil indispensable à toute personne comme moi passionnée par la question de l’art sacré au xxème siècle comme devrait l’être toute personne intéressée par l’architecture de ce même siècle, (coup d’œil appuyé vers mes étudiants).
Et comme pour illustrer ce nouveau guide je vous livre quelques trouvailles en cartes postales récentes. Elles rejoindront ensuite le classeur “Vatican 2”.
Commençons par le Havre avec une image de l’église St Michel (1964) qui aurait comme architecte Mr Henri Colboc.
Cette église ne figure pas dans ce guide mais je trouve la trace de Mr Colboc pour une église à Paris Notre-Dame-de-la-Salette dans le XVème arrondissement. Il s’agit d’une carte postale Belcolor d’après un Ektachrome. Elle n’est pas datée.
Restons au Havre avec l’incontournable église St Joseph. La carte postale nous indique les noms des architectes Auguste Perret et Raymond Audigier. C’est une carte Real-Photo en bromocolor éditée par CAP. Notre nouveau guide nous indique la date de construction: 1951. Il précise également que les sculptures sont de Mr Verdoya et le maître-verrier est Madame Hure Marguerite. Consacrée en 1957 la tour fait 107 mètres de hauteur. Il s’agit d’un très beau bâtiment et d’une très belle carte postale.
Nous continuons avec l’église Sainte Bernadette de Dijon que je regrette vivement de ne pas avoir vue lors de ma visite en cette ville. L’architecte est nommé et il s’agit de Mr Belmont de Paris précise-t-on. Editée chez Combier, la carte est une photographie de D. Tibislawky assez réussie d’ailleurs. Admirons la petite Ami 6 et la population sur la place. La carte fut envoyée le 22avril 1965 à 19h30 !
Voici maintenant l’église des “trois Epis”. Les architectes sont Keller et Dumas dont on admirera l’audace de la toiture. Il s’agit d’une édition de L’Europe, imprimée en Eurolux en couleurs naturelles et c’est le numméro 11 de la série ; il n’y a pas de date.
Voilà pour l’instant en ce qui concerne nos belles églises modernes de France.
A suivre...