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mercredi 21 décembre 2016

CitizenK est un vrai citoyen !

Rarement une telle chance m'a été donnée.
La revue CitizenK fait le plein !
D'abord, elle porte en deux articles un hommage vibrant au travail de Claude Parent, en premier lieu pour ses centrales nucléaires et surtout celle de Paluel puis aux centres commerciaux de l'architecte dont il vous sera aisé de comprendre que cela touche ce blog tout particulièrement !
L'histoire y est racontée avec force détails et je l'avoue, une grande attention à mon action de sauvegarde, que ce soit pour le centre commercial de Sens ou celui de Ris-Orangis. Il est évident qu'un tel travail éditorial dans une revue aussi accessible et si largement diffusée permettra de mettre en lumière l'héritage de Monsieur Parent et, nous l'espérons tous, la sauvegarde du supermarché de Ris-Orangis.
Mais ce n'est pas tout !
Puisque j'ai aussi eu la possibilité de faire un article dans ce numéro sur les aires d'autoroutes et leur représentation par les cartes postales ! Cela fait donc beaucoup d'occasions de se réjouir et de voir que l'histoire d'une certaine architecture peut trouver dans ces revues des occasions de s'exprimer et de trouver un public sans doute moins spécialisé. C'est tant mieux !
Je veux donc ici remercier vivement Matthias Debureaux et toute l'équipe éditoriale de la revue CitizenK pour cette confiance.
Je vous conseille donc tous d'acheter CitizenK numéro spécial hiver 2016 intitulé non sans humour "la France de toute Beauté". Il ne vous en coûtera qu'un euro symbolique ! À ce prix-là, prenez en plusieurs et faites, comme moi,  plaisir autour de vous !
Bonne lecture !
Pour ma part, j'aime aussi la lecture de l'article de Thomas Lévy-Lasne sur le parcours des artistes contemporains et j'avoue que mon cœur chavire aux pages 216 et 220... Mais là, c'est une autre histoire...
Je fais exprès de ne pas vous donner une lecture trop aisée ici des articles, pour que vous ayez l'opportunité de les lire en ayant acheté la revue.
Merci de votre compréhension !






lundi 31 mars 2014

Royan, l'image absolue




 Il y a peu de moments aussi importants que celui-là finalement dans sa vie.
Et aujourd'hui je pense beaucoup à Marcel et Jeannette et à la tête qu'ils auraient fait, si, à Royan, un type était venu leur dire que le petit garçon dont il attendent le retour de la plage, écrirait un jour un livre sur la plus belle ville du Monde : Royan.
Le livre est arrivé ce matin, et il n'est pas arrivé seul. Je crois en certains croisements, en certains signes de passage. Car ce livre dont je suis l'auteur est arrivé en compagnie du mémoire de Maxime Ravisy, étudiant à Olivier de Serres, mémoire qui interroge l'histoire et la pratique de la carte postale comme objet graphique, mémoire qui est d'une très grande qualité et qui se paye le luxe... de m'apprendre des chose !
Les bonheurs n'arrivent jamais seuls !
Alors regardons.
Le livre que je vous propose porte le titre de Royan, image absolue, en hommage direct à Serge Daney qui a défini pour moi une fois pour toute ma relation à la carte postale et en introduction vous trouverez la citation que vous connaissez déjà.
Maxime Ravisy a fait de même dans ce mémoire et cela me touche extrêmement, j'aime, je le répète les passages.
Je ne paraphraserai pas ici ce livre, les fidèles lecteurs de ce blog, ceux qui me font le plaisir de m'encourager régulièrement par des messages, des cartes postales et comme Maxime par leur confiance savent que cet ouvrage n'est pas un livre de collectionneur mais qu'il s'agit plus certainement par le biais de ce médium de soulever la question de la représentation d'une ville et la manière dont un artiste peut projeter à partir de ces images en interrogeant ses préoccupations sur la photographie.
Vous connaissez bien le ton de ce blog.
Alors je vous laisse lire le livre pour découvrir cette position.
Mais je dois vous dire évidemment que cet ouvrage, aboutissement de mes contacts avec la ville de Royan et tout particulièrement son service culturel est une grande émotion.
J'espère que vous en apprécierez son angle éditorial et la qualité des reproductions que j'ai voulu le plus possible à l'échelle exacte des images réunies dans un porte-folio final. Je souhaite aussi que vous y retrouverez mon univers.
Mais, même si les remerciements sont inscrits dans l'ouvrage, je tiens à remercier ici tout particulièrement Xavier Rozan et toute l'équipe éditoriale des éditions du Festin pour la qualité de la réalisation, la confiance qu'ils ont apportée à ce projet et leur extrême patience.
Mais je remercie surtout Claude pour son ambition à mon égard, la force qu'il m'a donné à croire que j'avais quelque chose à dire et que cela devait s'exprimer clairement et nettement.
Alors je vous souhaite à tous une bonne lecture et que, une fois de plus, mes meilleurs souvenirs vous accompagnent pour venir voir, visiter, protéger, la plus belle, la plus éclatante, la plus personnelle des villes : Royan, une image absolue.

Royan, l'image absolue
Cartes postales de la ville moderne
éditions Le Festin, Royan Patrimoine.
2014
15 euros
isbn-978-2-36062-096-8
Dans la mesure du possible, achetez cet ouvrage chez votre libraire indépendant !












Et voici le mémoire de Maxime Ravisy qui a comme un hasard attentionné et bienveillant glissé dedans, une vraie carte postale de Royan et illustre son propos avec des cartes postales de cette ville !
Merci Maxime !

Lieux communs, images singulières
Nouvelles perspectives pour la carte postale.
DSSA design graphique
ENSAAMA Olivier de Serres




mercredi 12 février 2014

La quinzaine radieuse commence demain !





Pour vous allécher, pour vous montrer et pour vous annoncer la quinzaine radieuse de Piacé voici quelques images de certains travaux que vous pourrez voir pendant cette manifestation. Il y en a beaucoup plus que ne pourrait vous le montrer cet article ! Il vous faudra donc y aller voir ! Par ici le programme !
http://www.piaceleradieux.com/html/manifestations.htm
Le design, l'art et l'architecture sont bien représentés. Je remercie ici Nicolas et Thomas pour le bel accrochage de mes cadres de cartes postales et donc...
... on commence simplement par... votre serviteur avec ses cartes postales de l'œuvre de Le Corbusier.

quelques extraits des cartes postales (une grosse centaine) :




le parpaing géant de Lilian Bourgeat vous accueille :



Faites la visite tranquillement ! Vos enfants joueront dans la villa Savoye ! Il s'agit d'une œuvre praticable de Raphaël Galley, La Villa Motte :

Séverine Hubard vous surprendra avec son Hyacinthe descendue de l'arbre :
 

mercredi 18 décembre 2013

Traüme von Candida Höfer



Une petite fille allemande se réveille.
Les lits sont alignés suivant strictement la géométrie précise du carrelage. Aucun bruit à part celui qu'elle produit elle-même : froissement délicat des draps de coton tiédis et un peu rêches.
L'air ne passe pas par les fenêtres ouvertes. Et la petite fille ne veut même pas regarder dehors, ignore le ciel, ignore les arbres.
Candida c'est son prénom. Elle avance au milieu des autres lits qu'elle laisse derrière elle. Plis identiques des couvertures, glaçage parfait des peintures. Il lui faut aller vers la porte du fond simplement parce qu'une porte est toujours faite pour être ouverte. Candida n'a pas peur, elle est sûre d'elle, si sûre que ce vide ne l'effraie pas mais la rassure. C'et tout juste si elle est sensible à ses pieds nus sur le froid du sol.


La porte révèle une autre pièce pleine de lits cette fois les uns au-dessus des autres. Aucun corps, aucun enfant, aucune lettre, aucune photographie glissée sous les sommiers. Mais Candida dans sa candeur un peu sérieuse se permet pourtant d'analyser la lumière qui cette fois vient de la gauche. Comment les astres et le soleil ont-il pu ainsi tourner dans le ciel si vite, d'une porte à l'autre. Le temps d'y penser et voilà la petite fille à nouveau en train de pousser une porte.


Le damier du carrelage lui sert de repère pour poser les pieds chacun à leur tour dans cette pièce occupée dans sa moitié par des cages de verre. Chacune comporte un bureau, deux chaises, un évier, un lit d'auscultation.
Sur un dossier parfaitement aligné au rebords de la table Candida voit son nom d'écrit : Candida Höfer.
Le dossier est vide pourtant. C'est l'instant où elle remarque une tête qui dépasse, la tête d'un petit garçon de son âge qui la suit des yeux. Candida l'entend prononcer son nom, il s'appelle Thomas. "Thomas, Thomas Struth et toi ? " dit-il d'une voix si légère que Candida en est troublée, comme si cette voix elle l'avait déjà entendue. Mais rien ne peut arrêter Candida dans sa déambulation, pas même la voix fluette d'un petit garçon. Elle ignore alors l'enfant qui recommence à la suivre des yeux tout en battant de son pied gauche, dans un tic nerveux, le sol. Candida est déjà dans la pièce suivante.


Des tables et des tables et des tables alignées là aussi parfaitement attendent l'heure du repas. Les assiettes sont retournées les unes sur les autres, le vin tiédit dans les bouteilles. Candida n'a pas faim, n'a pas soif. Elle est comme toujours irrémédiablement attirée par la porte du fond, comme si la seule chose qu'elle puisse faire c'est passer ainsi dans le monde, passer devant, dedans, sans personne à rencontrer, à aimer, à suivre, à faire rire, à écouter. Personne. Pourtant tous les objets indiquent, dans l'enfer de leur solitude, la présence des autres. Et Thomas maintenant la suit d'un peu loin. La porte, vite, passer la porte.


Une église dans un paysage tourmenté, c'est ce quelle voit en premier, ce paysage quelle croit reconnaître : un diptyque de peinture entièrement en camaïeux de gris durcit par le blanc des néons des plafonniers. Elle ne regardera pas dehors, les fenêtres sont trop hautes. Et le triangle dessiné point à point par les boules de billard lui fait mal au ventre. La lourdeur de la table de billard lui fait mal au ventre, mais surtout, surtout le désordre de la chaise qui n'est plus à sa place lui fait mal au ventre. Le désordre... Qui ? Le mal au ventre c'est la peur ? Elle saisit alors la queue de billard et poursuit son chemin en regardant la chaise déplacée comme une ennemie. Et, toujours, quelques mètres derrière elle maintenant, la présence du petit Thomas Struth qui répète doucement entre ses lèvres son nom et le sien mélangés : "Thomas, Candida."


Candida pousse la porte de nouveau, une porte plus lourde, plus épaisse qu'elle laisse se refermer seule par son poids. Sa main sent le velours tendu lui échapper et la vison soudaine des sièges d'une salle de projection, d'une salle de cinéma, la rassure enfin. Le brillant du satin du rideau devant l'écran au fond de la salle aussi la rassure. Il n'a pourtant pas la couleur rouge d'un brocard. Pour pouvoir s'asseoir, elle doit basculer le siège et abandonner la queue de billard sur le sol. Elle le fait sans hésiter. Elle remarque alors qu'elle ne s'est pas assise sur le fauteuil directement au bord de l'allée mais qu'elle a laissé une place à sa gauche. Elle sait maintenant pour qui est ce fauteuil vide.
Le petit Thomas arrive et s'assoit à cette place sans hésiter, sans effrayer Candida. Tous deux se regardent intensément, Candida plonge dans l'iris de Thomas comme si leurs yeux allaient se toucher, comme s'ils devaient toujours ainsi projeter leur rayon l'un dans l'autre, comme s'ils devaient se perdre l'un dans l'autre. Mais déjà le rideau s'ouvre dans un bruit mécanique libérant l'écran de cinéma.

Candida Höfer se réveille à Cologne.
Thomas Struth se réveille à Berlin.
L'un et l'autre savent bien qui a organisé ce rêve, qui a construit ces espaces.
Et tous deux s'entendent prononcer très doucement en se frottant les yeux : "Bernd".

samedi 1 décembre 2012

Calder est très mobile

Il semble que le sculpteur Calder ait semé aux quatre vents ses sculptures. Il a parsemé les esplanades des architectures modernistes de ses œuvres, offrant souvent là les courbes et les couleurs semblant faire défaut aux architectures.
Parfois gigantesques, parfois plus modestes, les œuvres de Calder se prennent parfois pour des lieux, des espaces que les corps des piétons et des visiteurs doivent faire vivre. Comme une petite broche, un petit bijou posé sur l'austère revers du costume moderniste, le stabile (rarement le mobile !) s'amuse de sa proximité matérialiste avec les structures des tours internationales. On devine du métal plié, boulonné, découpé comme un échantillon tordu génialement. Comme si, avec le reste du métal, inutile à la structure de la construction à la fin du chantier, le sculpteur avait chalumeau à la main découpé et soudé une fantaisie joyeuse pour en orner les entrées.
Le dessin en est toujours parfait, l'échelle aussi et on verra que ce jeu amuse beaucoup les photographes de cartes postales qui y trouvent une animation bien... stabilisée.
Il fallait toujours, à une certaine époque, une sculpture moderne pour affirmer la modernité de l'architecture. Les œuvres atterrissaient là, un rien par hasard, un rien comme un signal, un rien comme une identité même. Aujourd'hui le syndrome moderne est passé sur les ronds-points qui savent sous le goût parfait de nos élus locaux nous offrir le magnifique catalogue des machins humoristico-débiles provenant d'un subtil mélange d'art contemporain mal acquis, de blagues potaches, ou encore des errements paysagers régionalistes à la mode de Chaumont. Il faudra vite en faire un inventaire pour mieux les détruire.
Reprenons donc vite une belle leçon de sculpture avec Calder :




Cette carte postale André nous montre bien comment la ville se représente moderne en 1977. L'éditeur dans cette vue-multiple nous affiche toutes les merveilles de l'architecture de la ville de Grenoble : palais des sports, tours, maison de la Culture, la mairie et enfin la gare avec sur son esplanade une œuvre de Calder que l'on voit parfaitement ici. Grenoble est moderne c'est certain !



Tellement moderne que l'éditeur de cette autre carte postale nomme "le Calder" directement sur l'image, comme si, toute ville moderne se devait d'avoir sa gare et son Calder !




Sur cette autre carte postale visant bien plus la gare, le photographe des éditions André ne peut s'empêcher de cadrer à la limite droite de l'image le-dit Stabile même s'il vise bien plus la gare.
Plus équilibré :



Cette autre carte postale de Grenoble du même éditeur rend mieux hommage à l'œuvre du sculpteur. On remarquera comment d'ailleurs celle-ci semble enfoncée dans le sol très bien dessiné également.
De nuit :



La carte postale la Cigogne cette fois nous montre bien avec l'éclairage nocturne la structure du Stabile de Calder. On notera que les éditeurs citent bien le nom de Calder et de son Stabile.
Plus parisien :



Niché au creux du canyon des tours de la Défense, le Stabile de Calder semble bien petit ! Pourtant on le devine comme centre de cette image, comme point de visée du photographe J.E. Pinet que nous connaissons bien. Ici Mr Pinet travaille pour les éditions Abeille-cartes. La carte postale fut expédiée en 1988 par votre serviteur à sa grand-mère ! Preuve sans doute de ma constance dans le goût pour ce genre de lieu !
Rapprochons-nous...



Cette carte postale nous permet encore d'apprécier le choc entre l'architecture et la sculpture de Calder. J'aime le monolithe noir de la Tour Fiat que l'on doit aux architectes Roger Saubot et François Julien entre 1972 et 1974. Les éditions Raymon font encore merveille avec Mr Pinet leur photographe. On s'amusera aussi de la silhouette féminine tout juste au bord de l'image ainsi que de l'arbrisseau qui vient briser la part un rien abstraite de l'ensemble. Un beau cliché vraiment.
On aura remarqué qu'entre les deux cartes postales des constructions sont venues remplir le vide sur l'esplanade !



Cette incroyable et magnifique carte postale Raymon nous montre la sculpture de Calder sur le parvis de la Défense. Très précise la carte postale nomme également les trois tours à l'arrière plan : Tour Générale, Tour Crédit lyonnais, Tour Atlantique. La belle photographie est du toujours talentueux J.N. Duchâteau qui permet au Stabile de prendre entre ses doigts d'acier les belles tours modernes. Le dessin de cette sculpture et d'une grande perfection alliant des vides courbes et des pleins rouges. L'ensemble tout en étant assez brutal est comparable à des arcs-boutants floraux. Plis, soudures, découpes, jonctions et lignes fabriquent non seulement une forme pour les yeux mais également un espace, un lieu et, oui, une architecture.
Similitude américaine :



Quelle carte postale !
On notera ici sur cette édition Illinois Distributing que c'est bien le Stabile de Calder qui est mis en avant puisque c'est lui qui est titré sur le recto de la carte postale. La très belle photographie de  P. Valdez nous place dans l'ombre du Dirsken Building qui est l'œuvre de Mies van de Rohe, rien de moins !
Là encore l'opposition entre l'architecture froide et subtile de Mies et la chaleur rougoyante de Calder fait merveille ! Quel étrange insecte de métal ! Voyez aussi comment cette fois l'œuvre de Calder rejoint le sol. Non pas en s'y enfonçant directement mais en prenant appui sur des petites dalles ce que je trouve vraiment moins bien qu'à la Défense. On la dirait posée au lieu d'être enfoncée dans le sol, ce qui change beaucoup. Mais quel dessin ! Quel élan graphique !
On retrouve notre Stabile à Chicago :



Cette carte postale met en opposition l'œuvre de Picasso à gauche et celle de Calder à Droite. Aero Distributing Co. parle des chefs-d'œuvre de Chicago ! Cela nous permet également de mieux voir la grille de l'immeuble de Mies van der Rohe à l'arrière plan.

lundi 26 novembre 2012

Haïku, Noguchi, Claude.

Dans la fraîcheur du sous-sol, en pleine recherche d'une carte postale de Royan disparue, je retrouve cette très belle et idiotement oubliée carte postale envoyée par Claude.



La carte postale Yvon donne la part belle à cette superbe réalisation de Noguchi qui sait jouer et discuter avec l'architecture de l'UNESCO.
On s'étonnera de ne pas être gêné finalement par le noir et blanc qui semblent bien, tous deux, dire surtout les qualités graphiques de la réalisation de Noguchi. La carte postale envoyée en 2002 (eh oui Claude !) est bien évidemment antérieure à cette date.

" l'horizon me coupe en deux, le soleil est à deux centimètres au-dessus, la campagne est éclairée "

Ce haïku est de Claude et il fait le texte de la correspondance et la beauté de cet envoi.
Rien à ajouter ni à retrancher que ce soit pour la carte postale ou pour ce texte.
A part, pour le plaisir, des détails :
merci Claude.









jeudi 6 septembre 2012

courrier du jour

Je vous dis tout, je ne vous cache rien.
Je reçois ce matin deux courrier bien différents mais tout aussi sympathiques que je veux vous faire partager.
D'abord, je reçois de la part d'Agnès Chemetov et de César Canet cette carte postale accompagnée d'une invitation pour l'exposition Chacun sa maison, de Paul Chemetov.
D'abord la carte postale :



Nous sommes à Goderville en Seine Maritime. La résidence "la Chesnaie" ouvre toute grande sa façade sur des balcons-alvéoles dessinés par Antoine George son architecte. Aucune rapport évidemment avec Monsieur Chemetov !
La carte postale Combier a bien nettoyé son ciel. C'est son travail ! Mais cette petite modernité de la campagne normande finalement si elle n'est pas spectaculaire a quelque chose de tranquille. Les amateurs d'automobiles admireront sur le parking la petite mais rare aujourd'hui Peugeot 204 cabriolet ici avec son Hard Top !



Mais regardons autre chose plus spécifiquement :



Voici donc le carton d'invitation à l'exposition Chacun sa maison, Paul Chemetov. l'exposition aura lieu à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine du 13 septembre au 12 novembre 2012. Il vous faudra y aller ! Il me faudra y aller ! Vous savez que sur ce blog, Nous sommes sensibles au travail de Paul Chemetov et à celui de A.U.A. Allez ici, ou encore ici pour vous en souvenir.
Ne trouvez-vous pas que déjà ce carton est bien alléchant ? Cette maison ferait bien mon affaire...
Une autre maison, un autre correspondant, un autre ami :



Cette carte postale m'est envoyée par Hansjörg Schneider, un excellent artiste allemand dont je vous ai déjà parlé. Sa pratique le conduit à un regard superbe et rare sur l'architecture : une fragilité exacerbée, une tenue du dessin. Allez voir son site ! Ou retournez là.
Voyons ce que Hansjörg nous envoie. Il s'agit de la Mozin House à Liège (1957-58) par le groupe Egau, Charles Carlier, Hyacinthe Lhoest, Jules Mozin. C'est simplement... magnifique et dire que je l'ai loupée lors de notre visite de Liège ! La succession des vides et des pleins, ce jeu de retrait et de balcon, la légèreté de l'ensemble, sa transparence en font une œuvre vraiment remarquable non ? La photographie est de Francis Niffle pour les éditions Plaizier.
Merci Hansjörg pour cette belle découverte !
On retrouve le groupe EGAU dans ce très beau site l'homme et la ville mais aussi dans l'Architecture d'Aujourd'hui avec une gare et un ensemble de logements collectifs. D'abord en 1957, quelques images des logements à Liège, le quartier du champ de manœuvres. On notera que les photographies sont encore de Francis Niffle, ce qui nous permet d'affirmer que la photographie de la carte postale est un cliché d'époque d'où sa coloration. Les photos font une grande place à la construction !













Puis des images de la gare de Liège depuis le numéro de 1959 (janvier) d'Architecture d'Aujourd'hui :