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samedi 16 juin 2012

Tournesol en bouton

Il y a longtemps maintenant que je n'ai pas fait avec vous le point sur la floraison des piscines Tournesol dans ma collection.
Voici trois nouveautés qui nous permettront sans doute d'éclairer notre printemps un rien gris. Commençons par une piscine qui vient jouer dans la cour de la mer !













Cette carte postale nous montre la piscine Tournesol d'une ville importante pour la modernité architecturale : Roquebrune Cap-Martin. C'est bien dans ce paysage que Le Corbusier a quitté ce monde suite à une baignade.
Il n'a bien évidemment pas connu cette piscine Tournesol et il est certain qu'il aurait sans doute préféré prendre son bain dans la mer juste derrière même en hiver !
L'édition de cette carte postale MIRE est datée de 1981.
Une autre :



Cette fois nous sommes à Cours (Rhône) devant la piscine et le château. On notera sans doute le désir du photographe d'allier la modernité et le passé de la ville en collant par ce point de vue les deux constructions. Quel collage ! Qui s'en tire le mieux ?
Cela nous permet de lire un peu certains des beaux détails des piscines Tournesol comme le dessin des hublots, et la manière assez belle dont les côtés de l'entrée se courbent vers le sol.



Entrons dans cette piscine :



Une nouvelle fois chez Combier éditeur, la belle coquille de métal et de résine permet les joies du bain avec bonnet obligatoire !
On notera que ces deux cartes postales Combier de Cours notent bien Monsieur Schœller comme architecte.

mardi 28 février 2012

un bouquet de Tournesol

Elles sont de retour avec le printemps qui arrive.
Les Belles Tournesol(s) de Monsieur Schoeller, architecte, reviennent dans ma collection en force ce mois-ci.
Que pourrions-nous dire encore que nous n'avons pas dit sur ces belles piscines ?
Que malgré leur nombre, il semble urgent d'en conserver quelques-unes dans leur état d'origine ?
Que la blancheur des quatre exemples ci-dessous prouve tout de même que c'est la couleur la plus répandue, que les photographes de cartes postales hésitent encore entre piscine ouverte ou fermée ne sachant comment rendre compte sur un même cliché de cette possibilité. Qu'il est bien difficile de savoir dans quelle ville nous sommes si le photographe ne se recule pas un peu pour voir la ville autour et que, parfois il vaut mieux faire une multi-vues...
On commence fort avec celle de Nangis qui est le prototype si je ne me trompe et qui est aujourd'hui détruite...



On retrouve cette piscine dans notre guide d'architecture contemporaine ici.
On remarquera la cheminée de la chaufferie qui est bien proche de l'entrée. Ce qui n'est pas très élégant. Reste une belle soucoupe volante posée sur la pelouse.
Et nous voici à Ambérieu en Bugey :



C'est le cliché parfait ! Merci les éditions La Cigogne pour ce bel exemple de carte postale objective. Trois zones : un ciel bleu, la piscine Tournesol et une prairie verte. Tout à l'horizontal sauf un bien frêle arbuste qui monte.
Et maintenant, la piscine Tournesol de Bar-sur-Aube :



Là aussi quel paysage ! La composition du photographe de chez Combier lui permet de mettre dans la même image deux signes de la ville : sa piscine et ses silos. Étrangement les deux architectures s'entendent bien et même se répondent. Regardez comme le bleu de l'intérieur de la piscine Tournesol contrebalance parfaitement la blancheur et la verdure du reste de l'image, comme si le ciel y était entré...
On devine aussi très bien les cabines jaunes à l'intérieur. Vraiment quelle belle carte postale !
Elle n'est pas datée mais l'éditeur est sérieux et nomme Monsieur Schoeller l'architecte.
Et pour finir...



Nous sommes à Mauguio et les éditions du Vieux Port nous offrent les aspects modernes de la ville. On retrouve bien notre piscine Tournesol qui semble donc apparaître souvent comme un signe de modernité dans les petites villes françaises. Mais ici, elle est en concurrence avec la Caisse d'Epargne, le Centre administratif et l'école Mixte Albert Camus !





jeudi 8 décembre 2011

Jean-Pierre Laporte designer par Karoll Audibert

Hier matin dans ma boîte aux lettres une grosse enveloppe mystérieuse et totalement inattendue.
A l'intérieur un livre, un bonnet de bain pour piscine Tournesol et une lettre d'un correspondant de moi inconnu.
Le correspondant :
Il s'appelle Karoll Audibert, vit à Montpellier, il est graphiste et trouve à juste raison que nous avons de nombreux points communs comme le goût de la photographie en relief (stéréoscopie et surtout pas "3D") les piscines Tournesol, le design et l'architecture. Même Antigone de Monsieur Bofill semble pouvoir nous rassembler, c'est dire !
Le livre :








Passionnant ! Il s'agit d'un très beau livre sur un designer pour ma part inconnu Jean-Pierre Laporte et sur sa production entre 1965 et 1975. Et on se régale ! Karoll Audibert son auteur, nous offre là une occasion unique je crois de reconsidérer ce travail avec un bel enthousiasme et une qualité éditoriale vraiment superbe qui va du travail de graphiste au choix des couleurs et aussi, et j'y suis sensible, des papiers. C'est l'exemple parfait qu'un travail acharné autour d'une œuvre peut produire un bel ouvrage. Les amoureux des années Pop et Seventies vont écarquiller les yeux d'envie ! (Suivez mon regard !)
J'ai évidemment cherché une correspondance avec des cartes postales mais je n'en ai pas encore trouvé. Cela viendra bien !
Le bonnet de bain :



Vous pouvez ainsi me voir, magnifiquement chapeauté, d'un bonnet pour la piscine orné d'une représentation d'une piscine Tournesol ! Mais où est mon maillot ?
Alors je remercie vivement Karoll Audibert pour cet envoi et je vous invite tous à vous procurer son bel ouvrage si vous vous intéressez au Design (et c'est le cas).
Pour ma part, il ne fait aucun doute qu'à ma future visite de Montpellier, j'irai rencontrer bonnet sur la tête Karoll Audibert !

65/75
Jean-Pierre Laporte
Dix ans de création
Karoll Audibert
éditions Edouard Edwards
isbn 978-2-7466-2357-6
octobre 2010

l'édition semble à petit tirage, dépêchez-vous ! Il n' y en aura peut-être pas pour tout le monde !
pour commander le livre :
pour découvrir le travail de Jean-Pierre Laporte :


mercredi 7 décembre 2011

les Tournesols dedans dehors

Il y avait bien longtemps que je ne vous avais montré des piscines Tournesol.
Voici trois nouveaux épisodes.
On fera vite car on commence à bien connaître cet étrange objet architectural que l'on doit à Monsieur Schoeller.
On s'amusera encore pourtant d'une sorte de séquence possible allant de la vision de loin vers l'intérieur puis vers le jardin avec pourtant trois piscines venant de trois lieux différents.



On commence d'un peu loin, perdu au milieu d'une végétation luxuriante laissant juste apparaître la piscine Tournesol de Raismes. On dirait que les extra-terrestres viennent de se poser et qu'on les surprend à l'atterrissage !
Les éditions Pierron ne nomment pas l'architecte et la carte postale n'est pas datée.
Depuis l'intérieur du vaisseau :



La carte postale Artaud nous montre bien la belle structure de la piscine de Chatelaillon et aussi les beaux ensembles des cabines et de l'accueil tout en plastique moulé.



N'oublions pas aussi cette qualité du traitement intérieur des piscines Tournesol. Ici l'image est pleine de vie. Une leçon de natation sans aucun doute sous l'œil avisé d'un public assis au bord du bassin. Le rai de lumière venant de la gauche nous indique que la piscine est en position entrouverte ce qui est confirmé par le petit croissant sur la structure en hauteur. Et ici Monsieur Schoeller est nommé comme architecte de Paris !
Prenons l'air :



Cette très belle carte postale, pleine de vie est une édition André. On regardera comment la pataugeoire reprend le cercle de la piscine dans ce très beau cadrage sur l'intérieur ouvert.


Le geste du garçon qui regarde le photographe et semble lui indiquer quelque chose (?) est aussi très rigolo. On remarque que la scène est bien animée également par le jeu des regards des adultes qui tantôt regardent l'enfant tantôt regardent le photographe. Tous savent que ce moment sera arrêté pour l'éternité photographique, dans un moment de conscience de l'image partagée.
On s'amusera aussi du joyeux bordel de serviettes et autres accessoires de bain éparpillés dans l'arrière plan !
Une très belle carte postale de la piscine Tournesol de Moirans expédiée en 1997.



samedi 22 octobre 2011

Tétrodon sauvé !

J'apprends une incroyable nouvelle !
Des passionnés d'architecture sont en train de sauver un des tétrodons de Fos-sur-Mer que nous avons vus sur ce blog.
Quelle belle nouvelle !
Il semble que depuis quelque temps cette petite architecture de résine et plastique si typique du milieu des années 60 et du début des années 70 trouve enfin un regain d'intérêt. On sait le sauvetage des bulles six coques de Maneval, des Futuro et de certaines piscines Tournesol. Maintenant s'ajoutent les tétrodons de A.U.A.
Imaginons un magnifique musée de plein air sur lequel auraient atterri toutes ces architectures souvent pleines d'innovations et de richesse plastique.
Pour ma part, j'apporte mon soutien à ce sauvetage et je vous tiendrai au courant des événements. Il semble qu'une association va voir le jour, nous y adhérerons cela va sans dire.
Voici quelques images envoyées par Philippe Piron, ces images sont de Denis Moreau, merci en cas de diffusion de citer son nom.





vendredi 26 août 2011

Caneton versus Tournesol

Ici on chante la piscine Tournesol de Monsieur Schoeller.
Mais le programme 1000 piscines a connu un autre lauréat : la piscine Caneton.
Comme pour les piscines Tournesol, la France s'est vue couvrir de ce modèle et bien évidemment nos éditeurs de cartes postales ont édité de beaux documents montrant les joies du bain dans l'eau chaude.
La piscine Caneton présente une réponse formelle bien différente de celle des Tournesol(s) et pourtant le programme est quasiment identique. Un bassin couvert qui peut, par beau temps s'ouvrir sur le paysage.
De même une construction qui se doit industrielle mêlant les matériaux comme le polyester, le lamellé-collé et le métal.
Et d'un point de vue esthétique, si la Caneton est moins forte et renvoie moins d'images, elle demeure tout de même bien dans son époque et propose au moins sur les parties ouvrantes quelque chose de totalement "seventies" qui ne peut que ravir les gens de ma génération.
Une sorte de modularité fragile et colorée, un dessin néo-géo vasarélien et pop.
Alors regardez bien maintenant ces quatre cartes postales :





Chaque fois une piscine Caneton mais bien quatre villes différentes !
Deux photographes choisissent des vues depuis l'intérieur et quasiment depuis le même point de vue.
Je vous localise tout ça :
-la première est une carte postale de l'extérieur à Guer dans le Morbihan pour Arthaud éditeur.
-la seconde est une vue de la piscine de Ville d'Avray pour Abeilles-cartes et on retrouve notre photographe Rolf Walter.
-la troisième est une carte postale Artaud de la piscine de Ruffec en Charente. Cette dernière nous donne les noms des architectes de la piscine Caneton : messieurs A. Charvier, J.P. Aigrot et F. Charras.
-la quatrième est une édition Combier qui donne le nom des architectes et il semble que le photographe soit dans l'eau du bassin pour prendre sa photo ! Il s'agit de la piscine de Montchanin.
On peut à l'aide de ces quatre cartes postales voir cette modularité des panneaux au décor en triangle qui s'ouvrent ou se ferment. On voit également les poutres (?) au profil triangulaire en lamellé-collé qui font la charpente et l'ouverture possible du toit.
Il semble que des soucis de conception de ces piscines Caneton soient très vite apparus. Mais je ne sais pas très bien leur ampleur et leur cause exacte.
Si les architectes veulent nous expliquer...
Alors commençons dès aujourd'hui une liste de ces piscines.
Qui en a une près de chez lui ?

des détails :
l'extérieur


de l'intérieur, portes fermées :

portes ouvertes :

on voit ici l'ouverture du toit :

vendredi 29 juillet 2011

le plastique c'est fantastique ! Et les amis aussi !

Vous allez voir ce que vous allez voir !
Et vous allez être jaloux !
Je réunis dans cet article deux icônes du modernisme architectural, deux architectures éditées, deux utopies réalisées.
La piscine Tournesol de Monsieur Schoeller et la Bulle six coques de Monsieur Maneval.
Toutes deux éditées en vraies cartes postales populaires, cela nous changera des cartes postales ironiques.
Alors vous êtes prêts ?
On y va !



Je vous avais prévenus !
Cette piscine Tournesol est à Cesson-Sévigné. La carte postale Combier nomme bien l'architecte Monsieur Schoeller. Le point de vue d'un peu haut nous permet de bien voir la forme de l'édifice et également son fonctionnement possible. Il n'y a aucun doute que la carte postale fut imprimée au milieu des années 70, elle fut pourtant envoyée en 1989...

Encore plus fort !



Alors là, je dois vous dire que lorsque Stéphane Degoutin m'a fait parvenir cette carte postale, je n'en ai pas cru mes yeux !
Il s'agit d'une sorte de Saint Graal ! Je me doutais bien que cette carte postale devait exister et que le centre de Vacances CCE-SNPEA de Gripp avait dû faire cette image pour les familles en vacances car même à l'époque vivre ainsi en montagne dans cette Bulle six coques devait être une expérience que l'on avait envie de partager.
Nous avons sur ce site déjà rencontré ce centre de vacances mais ici l'objet architectural est visé et cadré pour ce qu'il est.
La carte postale et une édition Rex, la photographie est de M. Graux. je me dois de remercier ici publiquement Stéphane pour cette merveille.

lundi 25 juillet 2011

l'opportunisme et le modernisme

Philippe Terrier-Hermann est un photographe.
Je crois bien le connaître puisque nous avons fait nos études à l'école régionale des Beaux-Arts de Rouen ensemble même si ce passage rouennais a disparu étrangement de son C.V.
Il n'y a pourtant rien de honteux je crois.
Aujourd'hui je vous propose de voir le travail qu'il a effectué pour le Festival Diep, travail un rien éloigné de son univers habituel.
Vous verrez que Philippe Terrier-Hermann a bien travaillé, on dirait même qu'il a fait ce travail pour ce blog, juste pour nous, comme si par un phénomène incroyable il avait avec nous, sauté dans le train en marche.
Il faut croire que, malgré la distance géographique entre Dieppe et Rouen, distance également de toute autre nature, nous soyons finalement assez proches pour que, notre intérêt pour les cartes postales d'architectures modernes nous réunisse.
Alors c'est la fête !
Merci Philippe !
On va donc pouvoir à nouveau évoquer un travail sur les cartes postales d'un artiste contemporain sur ce blog. Ils sont maintenant nombreux.
D'abord on s'arrêtera sur le choix des objets architecturaux.
Pas de doute Philippe Terrier-Hermann a parcouru la région avec l'œil de l'expert dénichant les seules icônes modernistes de Dieppe et sa région.
Il n'y a là pas de surprise et le mélange produit est celui d'un cocktail de la représentation moderniste allant des années 10 aux années 70. Très peu de constructions d'aujourd'hui, certainement pour nous dire que nous sommes passés dans le post-modernisme...
Oui.
On découvre dans cette série beaucoup d'architectures de Georges Feray. On remarque également que le photographe n'a pas privilégié un type particulier d'architectures mais a balayé l'ensemble des typologies, logements, génie civil, constructions administratives...
L'esthétique est bien celle des cartes postales, du moins de l'idée que l'on en a. Ainsi les constructions sont souvent photographiées derrière un premier plan végétal ou paysager mettant une distance, servant sans doute à jouer l'image de la carte postale qui replace au mieux son objet dans sa situation. Malheureusement, comme nous pouvons le voir sur ce blog, cet archétype de la carte postale est une idée reçue et ici elle est... bien reçue ! On a même droit souvent aux bords blancs, à un tirage couleur un rien trop vif qui tente le rapprochement avec les couleurs des modes d'impression Offset impossibles à reproduire aujourd'hui. Cela produit une coloration un rien dure qui, et ce n'est pas un compliment, ressemble au dernier ouvrage de Raymond Depardon, sur la France.
On sent également que, l'artiste a eu du mal à choisir entre une esthétique "boring postcard" volontaire, un travail à la Hans-Peter Feldmann ou à l'école allemande des Becher.
Difficile quand on est cultivé d'être un photographe "indifférent" de cartes postales et le naturel (culturel ici !) revient au galop voir au pas de charge...
Alors les vaches passent devant la maison de Le Corbusier, Le chien méchant tenu en laisse passe devant les habitations, et les petites maisons identiques de Neuville sont réunies ensemble, toutes photographiées à l'identique. Le clin d'œil à l'école allemande est là bien visible.
Reste à saisir en quoi l'objet éditorial que représente une carte postale est un objet qui dit quelque chose du modernisme. La série de 2§ cartes s'appelle tout de même "vision moderne". Ce blog évoque je crois suffisamment cette question (et y répond j'espère assez !) pour que je ne refasse pas l'histoire de ce rapport. Mais on peut par contre, puisqu'il s'agit ici d'un travail artistique évoquer la diffusion et la présentation de ces cartes postales.
Quel travail a été réalisé quant à la diffusion de ces images ?
Pourquoi le tourniquet qui singe celui des magasins de plage est à l'intérieur même d'un lieu d'art contemporain ? Pourquoi ne pas aller au bout du travail et diffuser ces cartes postales dans les tourniquets de la plage de Dieppe ?
Il faut donc que l'objet soit reconnu comme étant un objet d'art contemporain ? Stephen Shore a fait bien plus audacieux en son temps !


Dans l'école d'Arques-la-Bataille cette nouvelle édition de cartes postales est accrochée sur des panneaux de bois derrière les vitres des classes et elle est mélangée avec la collection personnelle de cartes postales anciennes de l'artiste. Comme un désir de filiation possible, comme si on allait se perdre et ne plus savoir ce qui est une œuvre d'art contemporaine ou des "vraies cartes postales".
Mais cela ne marche pas. Et ce qui est étonnant c'est que c'est bien simplement la modernité du mode d'impression qui fait jurer les cartes postales de Philippe Terrier-Hermann au milieu des anciennes. Simplement parce que leur surface colorée est immédiatement reconnaissable. Et je trouve qu'il s'agit bien là de la plus belle des conclusions à cet exercice et c'est là que pourrait bien être le vrai travail de l'artiste. Comment une simple surface imprimée dit la totalité de l'écart entre deux univers et comment notre habitude de regard, en somme notre éducation de l'œil suffisent à déjouer la stratégie contemporaine qui voudrait que tout fasse "image".
L'industrie de l'imprimerie aujourd'hui, la composition des encres, la rectitude des machines érodent les postulats sans aucun regret sans même un regard. C'est toujours plus fort le réel. Toujours.
Et ici dans cette collection de cartes postales, tout tient dans la matérialité de l'objet qui revient remettre les choses à leur place sans hésitation.
Une carte postale d'artiste ne peut pas jouer à être une carte postale d'éditeurs.
Et la force de l'art c'est justement de surgir dans des objets qui, a priori, n'en sont pas porteurs mettant ainsi à mal ceux qui pourraient croire inventer quelque chose et qui finalement ne font que... le découvrir !













Alors je me vois obligé, au sens d'une politesse que l'on rend, obligé de parler de ce travail d'édition qui participe au festival Diep, festival cette année tourné vers la question du modernisme.
Dans plusieurs lieux de la région dieppoise, des expositions sont organisées et constituent surtout l'occasion de voir des pièces du FRAC de Haute Normandie et quelques lieux étonnants.
Il se trouve que, par exemple c'est l'occasion de voir l'intérieur de l'école d'Arques-la-Bataille dont je vous avais déjà parlé ici ou également de visiter la très belle (et un rien décatie) Villa Perrotte.

Mini-musée de chaises pour enfants dans l'école d'Arques-la-Bataille.




Dans celle-ci on s'arrêtera surtout sur les pièces de Jean-Paul Berrenger et on oubliera bien vite le reste.
A Pourville, on retrouvera avec bonheur les pièces de Marc Hamandjian et la très belle vidéo Crosstalk de Paulette Phillips qui, pour moi restera de ce Festival comme la plus belle rencontre. Je sais que j'ai déjà vu cette pièce quelque part mais où.... ?


La piscine Tournesol de Bernard Schoeller se voit entourée de cabanons un rien comiques aux influences assumées de, tenez-vous bien, les bunkers, les sites d'observations astronomiques indiens, les tentes de camping "des années 70" (sic !) et les immeubles avec ascenseurs qu'il faut "humaniser"... Il y est même question d'un hommage à Rietvel et là vraiment faites la route pour aller le voir ! C'est euh... vraiment moderniste !
On peut au moins, en faisant l'ascension d'une des cabanes observer le toit de la piscine de Monsieur Schoeller et si le cœur vous en dit dormir dans les propositions des artistes. C'est au mieux joyeux et drôle. Dommage de prétendre à autre chose car tout cela dégage bien de la sympathie.
La liste des artistes de ce festival est impressionnante et je vous laisse aller sur le site pour y trouver également les informations pratiques.
Bonne visite.