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lundi 4 juin 2012

ici et maintenant : Fernand Pouillon

Et si nous donnions la parole à ceux qui écrivent les cartes postales ?
Si nous le faisons si peu c'est que, bien souvent, rien dans la correspondance ne fait signe positif ou négatif à l'architecture représentée. Le correspondant explique simplement sa localisation et ne juge que peu la construction, l'urbanisme et son espace.
Pour aujourd'hui je vous propose donc de voir que parfois en une ligne, une petite intonation on peut sentir un jugement, un avis. Je vous préviens : c'est court !
Profitons-en pour évoquer un architecte que nous aimons beaucoup ici : Fernand Pouillon.
Commençons :



Cette carte postale Abeille-Cartes en photo véritable nous montre Meudon-la-Forêt et la Résidence des Deux Bassins dans un noir et blanc bien senti. La perspective sur les blocs alignés, la rigueur du dessin, sa fermeté, la gestion des espaces font écho à un cadrage qui libère le premier plan avec un champ de graminées vibrant mettant la ville à la campagne. C'est, à n'en point douter, une belle image de cet ensemble. Et voici le verso :



"à Meudon la Forêt, il n'y a pas de petites villas mais des grands immeubles. Cette carte vous en donnera une idée. Il y en a déjà une assez grande quantité et on en construit toujours."
Il est aisé de s'amuser de l'aspect déceptif de l'absence de petites villas, il est aisé de saisir comme un regret soufflé dans le fait que l'auteur affirme en même temps qu'il y a beaucoup de constructions et qu'on en construit toujours...
L'image reprend alors bien cet avis en proposant à la fois la multitude répétée du construit et le vide du premier plan qui évoque les futures constructions...
Une autre :



Toujours à Meudon-la-Forêt, Toujours les Deux Bassins, cette carte multivues par Yvon éditeur nous donne à voir d'autres aspects du bel ensemble. On retrouve sur la vue en haut à droite la perspective ici retournée de la carte postale précédente. Cette fois une croix agrémente la photographie et Denise se sert de la carte postale pour se donner à voir, se représenter dans la ville. Lisons-la :



Pour moi, tout tient dans la phrase d'introduction : "Je commence à m'habituer à ma nouvelle ville, heureusement que j'ai beaucoup à faire ces temps-ci..."
Pour que les occupations soient perçues comme une chance c'est bien que l'installation et l'acclimatation doivent être un rien difficiles ! Denise marque par deux fois sa carte postale, d'abord d'une flèche puis d'une croix. Cet "acharnement" à se situer pourrait bien aussi être une manière de s'assurer à elle-même que c'est bien là maintenant qu'elle vit. Au moment où elle a tracé ces signes, j'imagine son état de projection, j'imagine son attention à lire l'image de sa vie, de sa géographie. "ici et maintenant"




Nous, nous profiterons surtout une nouvelle fois de la grande qualité de l'ensemble architectural. Et pour finir, parce que justement nous aimons Fernand Pouillon, nous irons cette fois à Boulogne-Billancourt voir l'ensemble du Point du Jour par l'intermédiaire de cette carte postale Lyna :



On se demandera comment le photographe a fait le pari de viser le vide entre l'architecture, la rue et son ciel nuageux. Comment, de la sorte, il définit l'espace urbain, comment il fait glisser l'œil vers le reste de la ville, rejetant de gauche et de droite les belles constructions qui donnent à voir par leur larges ouvertures l'intimité des intérieurs :


Pas de texte au verso de cette carte, mais le silence du carton doit nous servir à nous raconter à nous-même notre plaisir de la ville et de son exploration par les images.
Et ne manquez pas la visite du très beau site sur Fernand Pouillon ici. Vous y trouverez des images contemporaines des lieux que vous venez de visiter par les cartes postales.

samedi 17 mars 2012

Algérie : événements volume 2

Poursuivons encore notre visite d'Alger avec certainement l'une des plus emblématiques réalisations du grand architecte Fernand Pouillon, la Cité de "Climat de France" :


Les éditions Jomone nous montrent l'ensemble d'un peu loin mais bien inscrit dans son paysage de vallons. On devine que l'ensemble est encore en travaux et sa puissance est déjà bien marquée.
Fernand Pouillon compose là une œuvre magistrale, une sorte d'accomplissement rigoureux, massif, abstrait. C'est envers et contre tout que Climat de France semble exister. A la fois parfaitement sensible à la topographie, aux ensoleillements, aux ombres, aux cheminements et donc aux hommes, Climat de France fait partie de ces ensembles architecturaux qui s'imposent comme l'étrangeté superbe d'un cube de marbre sur un caillou.
C'est une sorte de cristallisation du terrain. Le vocabulaire d'un classicisme solide et éprouvé (colonnes, portes monumentales, agora...) est au service d'une architecture presque précieuse faite de pierre de taille, de mesure et d'ambition : offrir la beauté et y vivre.
Certains diront sévérité, mise en scène mais l'espace ici est bien à l'échelle de l'homme, quelque chose qui le grandit.
Une nouvelle fois le site consacré à l'architecte vous montrera des images et des textes qui bien mieux que je ne le fais vous aideront à comprendre cette architecture. Allez voir.





mardi 19 avril 2011

du logement, des formes.

Voici trois exemples bien différents de ce qu'il était possible de produire comme logements en France.
On commence avec le plus simple sans aucun doute :


Nous sommes à Harfleur-Beaulieu (sic) en Seine Maritime au-dessus du groupe H.L.M. La carte fut expédiée en 1959 et les petites barres basses sont pour certaines encore en construction. Il s'agit du logement social dans sa définition la plus ... basse. La densité est grande, c'est très serré !
On remarque que la voisine, Le Havre de Monsieur Perret ici n'a pas de prise.
Certainement que ces constructions ont eu un mérite, celui minimum d'une certaine qualité de vie offrant l'eau courante, un chauffage décent et une pièce d'eau...
On remarque plus à gauche un ensemble de pavillons aux toits plats qui semble, vu d'ici, d'une veine plus moderniste. Il me faudra à mon prochain passage au Havre aller voir ce qu'il en est exactement. Les logements des cadres ? Au loin on devine les usines pétrochimiques. La carte postale est une édition Galf.
Sans aucun doute beaucoup plus beau :


Quelle ambiance !
Nous sommes au pied de très célèbres immeubles de Monsieur Fernand Pouillon à Boulogne-Billancourt. Il s'agit de l'opération "point-du-jour".
Au-delà du document exceptionnel que représente cette carte postale Lyna pour Abeille-cartes, on notera un effet photographique étonnant. Une zone de netteté est visible sur la façade puis disparaît laissant le flou sur le haut de l'immeuble visé.
On peut tout de même aisément se rendre compte de la très belle facture de l'ensemble. La façade creusée par les balcons est comme un pan de transparence généralisée.
Comme si l'immeuble était tout simplement ouvert.
C'est limpide.


Et au pied de l'ensemble la vie : bus, autos, station-service.
Un détail m'intrigue. A chaque coin en haut de l'immeuble semble être suspendu quelque chose.
Un éclairage urbain ? Un éclairage de l'immeuble ?
La carte postale n'est pas datée et ne donne pas le nom de l'architecte.
Une très belle carte postale :


Nous sommes à Vigneux dans l'Essonne devant la Croix-Blanche.
La carte postale Combier d'une grande qualité éditoriale nous donne le nom de son architecte : M. Sautelli.
Il s'agit plus certainement de Monsieur Santelli. L'éditeur a mal orthographié le nom de l'architecte !
Regardez le dessin des grilles, regardez le jeu des tours entre elles, formant des masses au rythme bien senti. C'est très sculpté et le jeu des vides et des pleins, des espaces ouverts et fermés forment un paysage, c'est certain.
J'aime tout particulièrement les pans gris quasiment aveugles et seulement ponctués de petites ouvertures qui viennent en contraste avec la grille très ouverte des autres pans.


Le dessin est parfois sophistiqué laissant monter du bas vers le haut un jeu de lignes brisées dont je n'arrive pas à déterminer ce qu'il signifie. Alternance des types d'appartements ?
Reste un magnifique paysage urbain construit par l'architecture. Pourtant le parking au pied des immeubles marque là une faiblesse. La minéralité cinétique de l'ensemble aurait pu trouver sur son sol l'occasion d'un vrai travail du paysage.
Mais quelle carte postale !
En m'appuyant sur la bonne orthographe (ouf !) je retrouve une autre carte postale de Vigneux-sur-Seine :

On devine derrière de petits ilôts d'ailleurs eux-aussi très bien dessinés, les tours de la Croix-Blanche.
La carte postale des éditions Combier nous offre un beau vert de gazon au premier plan et forme un horizon avec les tours au loin. La carte un rien mal colorisée est datée de 1969 et nous donne bien Santelli et non Sautelli comme architecte. Comme quoi le même éditeur, à quelques années d'intervalle peut faire une erreur de nomination !




lundi 18 avril 2011

maintenant des classiques à la française

Quelques constructions françaises de grande tenue.
Quelques formes architecturales parmi les plus belles.
Toutes de noir et blanc vêtues.
Simplement pour vous les faire partager avant que je ne les disperse à nouveau dans des classeurs différents.
Marseille :


Chez Mireille éditeur, expédiée en 1958 les quais du port. D'un peu loin certes les magnifiques immeubles de Monsieur Pouillon.
On devine pourtant de si loin les creux puissants des façades, leur rigueur permettant leur présence sans heurt et sans faiblesse non plus. Du très grand art.
Maintenant :


Le centre hélio-marin de Vallauris grâce à une carte postale Lyna et un cliché de J. Cellard. Ce bâtiment d'une grande beauté est dû à Pierre Souzy.
Quel beau jeu de verticales et d'horizontales ! Et l'effet de gradin du bâtiment central comme collé à la grande barre nous donne la sensation de deux constructions jointes.
Paris, le Musée d'Art Moderne :


Aujourd'hui dans un état d'abandon qui est un scandale surtout pour ce qui est des bassins et des terrasses ce lieu est pourtant lui aussi l'un des plus beaux de Paris.
La colonnade d'une pure abstraction, les décrochements successifs des volumes et la justesse de ses proportions font de cet ensemble un bâtiment rigoureux et presque froid.
Aujourd'hui à gauche se déroule le Palais de Tokyo dont j'aime mieux taire son réaménagement qui tente de me faire croire qu'une friche aux puces du Design serait de l'architecture et j'essaie avec difficulté de jubiler parfois des accrochages. Le dernier ayant retenu mon attention étant les sculptures de Monsieur Ganivet qui avaient le mérite, elles, de montrer une réflexion architecturale.
De l'autre côté, le Musée d'Art Moderne offre encore sa belle collection malgré le barrage des caissières d'une humeur toujours déplaisante qui vous poursuit dans les halls d'expositions...
Allez vite :
Metz... à nouveau...
Et cette fois c'est très beau.


On reconnaît l'église Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus par Monsieur Expert, architecte et les vitraux sont de Monsieur Untersteller.
Les éditions d'art Poll nous montrent l'église avant la construction de sa flèche qui lui offre une aiguille aiguisée dans le ciel.
J'ai eu la chance de visiter cette église qui est une splendeur pour tous les amoureux comme vous d'architecture, d'Art Sacré et de béton.
Elle est l'alliance subtile d'un héritage gothique et d'un hangar à dirigeables.
Une petite chose :


Ce joli petit immeuble est au Havre.
Rien d'extravagant j'en conviens mais c'est juste bien dessiné, sans faute mais aussi sans trop de fantaisie.
La carte postale Cap ne nous donne pas le nom de l'architecte et nous indique seulement que nous sommes place Clémenceau en 1955.
Pour finir :


Je reste toujours très admiratif de ce très beau vaisseau de béton souterrain : la Basilique St Pie X.
La carte postale Doucet nous donne plein d'informations : Consacrée le 25 mars 1958, forme ovale, longueur : 200m, largeur : 80m, hauteur : 10m, contenance... 20 000 personnes.
Les architectes de cette réussite française sont messieurs Vago, Le Donné et Pinsard.

mardi 26 octobre 2010

Fernand, Philippe et Miguel

Ce matin Miguel Mazeri l'un de mes brillants collègues (oui il y en a) me conseille l'écoute de la chronique matinale de Philippe Meyer sur France Culture.
Ce dernier évoque la vie et le travail de Fernand Pouillon.
Une nouvelle fois je me retrancherai derrière un commentaire que je vous conseille vivement d'écouter et je vous propose le peu de cartes postales en ma possession sur l'œuvre pourtant magistrale de ce grand architecte.
Merci Miguel pour cette piste (sonore...), Merci Monsieur Meyer pour ce réveil architectural et merci Monsieur Pouillon pour votre travail.
On y va :


Boulogne-Billancourt, ensemble Samson, Point du jour.
une édition Abeilles-cartes expédiée en 1967. L'architecte et le sculpteur ne sont pas nommés.


Meudon la Forêt
Le lac et les immeubles-le bassin-la roseraie.
Une autre édition Abeilles-cartes pour Lyna.
L'architecte n'est pas nommé.
Un détail :


mercredi 26 mai 2010

architecture pour l'attente

Aujourd'hui c'est circulez il n'y a rien à voir.
Tout partout est construit pour le flux, le passage.
Les designers du métro font des sièges anti-SDF en supprimant les bancs pour que ceux-ci ne s'y allongent plus.
Mais parfois, au détour d'une carte postale, on trouve des espaces d'attente, des lieux conçus pour que l'on puisse là passer les quelques minutes, heures parfois qui nous séparent d'un événement à un autre.
L'arrivée de la tante de Marseille (jeu de mot oui oui), du cousin d'Amérique ou encore du supérieur hiérarchique qui vous dira dans un rendez-vous attendu ses quatre vérités...
D'abord :


Cette carte postale Graphokopie Sander nous montre le foyer de la maison de la Culture Nationale de Rathenow.
Des fauteuils confortables, des luminaires bien brillants donnant une lumière un rien égale et indifférente, le brillant d'un sol entretenu et le vide sidérant du milieu de l'image indiquant bien que là, normalement un passage actif se fait pour rejoindre l'escalier.
Plafond et colonnes simples jouent ensemble un air de rigueur sérieuse mais réchauffée par un malheureux caoutchouc et cette lumière provenant du fond de l'image.
Personne...
Mais ce qui est étonnant c'est que je possède deux exemplaires de cette carte postale. je note à chaque fois au dos que le correspondant est un homme et qu'il est question de vie militaire...
La ville Rathenow est même orthographiée Ratenove. Une ville sous garnison française après guerre ?
Mais voici notre paquebot qui arrive à l'heure :



Que dire ?
Magnifique non ?
Nous sommes dans le hall d'entrée de la Gare Maritime du Havre. Nous sommes en édition de luxe Estel en photographie véritable.
Quelle merveille éditoriale ! Photographie parfaite se jouant de toutes les sources de lumière, Lieu superbe où le plafond en caissons fait briller la géométrie du pavage. Sobriété du décor dans un grand chic à la française.
Mais quand photographier un lieu tel qu'une salle d'attente avec cette lumière sans qu'il n'y ait personne de présent ?
Après le bateau, attendons l'avion :


Là aussi, comment dire...
Beauté simple d'un vide sans appui, là aussi plafond aux caissons superbes d'une grande simplicité mais à la plastique redoutable, j'aime également les peintures (céramiques ?) aux graphisme bien typé.
Tout suit : mobilier aux banquettes moelleuses, dessin des ouvertures et des guichets et le comptoir central...
Regardez bien on nous observe :


J'aime l'état d'abandon de la jeune femme au premier plan. Il est... 11h08. La correspondante indique le 29 août 1961 et qu'elle se trouve devant le bas-relief ultramoderne (sic). La carte postale, une édition Ryner, est datée par le tampon de la poste mais également par la correspondante qui ajoute même l'heure... 11h... soit huit minutes avant l'heure indiquée sur la pendule. Le hasard !
Le même lieu en couleur :


Les petites vitrines centrales sont remarquables aussi, petites boîtes de verre.
Il semble que l'architecte soit simplement Monsieur Pouillon ! Malheureusement la carte postale Ryner ne nous le précise pas.
En tout cas, il est certain qu'un aussi bel espace pourrait bien être de ce grand architecte.
Aussi beau ?
Oui, je trouve !


Évidemment ici ce n'est pas tant l'espace architectural qui est remarquable mais bien son aménagement.
Nous sommes dans le hall d'entrée de la clinique Manhes à Fleury-Mérogis.
Les sièges de Bertoia font ici merveille. Et puis le superbe comptoir d'accueil traité comme un Rietveld. Oui...
J'ose...
Mais si, regardez bien ce très beau volume. Et tout est à l'avenant, plafonnier-boules, plafonniers-carrés répartis comme au hasard de ce plafond. La jeune femme est souriante et le rouge des pots de fleurs font l'éclat du lieu comme ça.
La lumière de l'entrée écrase le paysage extérieur.
J'aime beaucoup cette image.
Et moins, beaucoup moins... design :


Dans une saturation épouvantable de matériaux riches et disparates, dans un goût qui mélange le pittoresque au plus délirant ridicule, dans un espace qui déclare haut et fort son incapacité au silence visuel ou même le flou d'un bouquet de fleur réussit à être laid, des femmes descendent un escalier.
Où est Marcel Duchamp ?
Elles ne sont pas nues, en maillot de bain, elles sont observées par l'amie qui attend dans l'humidité moite de ses cuisses et de ses fesses chauffées par le cuir épais d'un fauteuil en cuir hideux.
Au loin, un groupe de jeunes adolescents maigres et attentifs au jeu du photographe et à la plastique disponible des jeunes femmes attendent au bar en sirotant une limonade trop chère.
Je voudrais apporter ma solidarité là encore aux plantes vertes obligées de faire bonne figure dans un environnement aussi factice où la fontaine électrique balbutie un gazouillis de chasse d'eau.
Que dire de la malheureuse reproduction d'un tableau sur le mur de droite, certainement le prétexte culturel du propriétaire y voyant l'image même d'un bonheur déclarant à la fois sa classe sociale et son incompréhension des choses de l'art.
L'hôtel Royal de Bénidorm. N'y allez pas. Où, au contraire, allons-y rire de notre monde perdu entre son désir fou du bonheur simple d'un maillot de bain deux pièces et son joyeux problème de temps libre !
J'adore !

mercredi 15 juillet 2009

vendredi 20 février 2009

force de toute part, de Toulon à Sedan


Un peu au hasard je fouille dans les Boring Postcards.
Et puis je me décide pour une carte postale de Toulon montrant une belle façade. Je me dis que c'est bien dessiné pour être ennuyeux et tente alors de trouver sur le réseau des informations. C'est une carte postale Aris expédiée en 1954 avec un timbre dessiné par Cocteau. La carte est en bromocolor et photographie véritable.
C'est si facile... Nous trouvons une belle page sur le projet de Toulon. L'ensemble est supervisé par Monsieur de Mailly. Il faut absolument que vous alliez là http://www.paca.culture.gouv.fr/dossiers/xxeme_frontale_port_toulon/projet.htm car vous verrez comment on construit à l'échelle 1 un modèle d'appartement et comment ce modèle est meublé par Madame Charlotte Perriand et Monsieur Jean Prouvé.
C'est remarquable. Vraiment allez-y.
Et puis je me souviens avoir publié déjà une carte postale sur la reconstruction de Toulon. Une carte postale incroyable, une véritable pièce de musée, une clef de vôute, une chance : bref une carte postale expédiée, oui rien moins que par André Bloc à Mademoiselle Vallux au sein de A.A pour Architecture d'Aujourd'hui. J'ai publié ça le 16 avril 2007 et cette carte postale fait partie du lot " Persitz", lot déniché par Claude Lothier. Je n'avais pas alors publié le recto que voici :


et donc je vous remets le verso quand c'est rare c'est rare ! Lisez bien le texte.


Une autre carte postale de Toulon nommée le nouveau quai Stalingrad éditée par Aris encore, les bâtiments sont vus de loin mais on reconnaît le petit campanile entre les barres. Souvent je confonds (eh oui...) les vues de Toulon avec celles de Marseille dessiné par Monsieur Pouillon.
J'ai cherché encore un peu dans mes cartes postales et à De Mailly j'ai trouvé une carte de Sedan. Il semble que l'architecte ait également travaillé dans les Ardennes.



Ici nous voyons la Porte Monumentale de la rue Gambette dans une édition La Cigogne expédiée en 1965. Sur celle-ci la devise Undique Robur qui en bon latiniste (oui, ça va...) signifie force de toute part.
Je crois que c'est là une devise que Jean De Mailly aurait pu reprendre à son compte.
A Sedan c'est sévère. Mais c'est beau la reconstruction.