samedi 28 mars 2009

Pour mes amateurs d'art sacré contemporain et moderne

Disons le tout de suite, il m'arrive de faire des achats sur internet.
Les boîtes à chaussures disparaissent des étalages de foires à tout et je gagne beaucoup de temps en cherchant sur des sites spécialisés.
Et puis si je veux trouver au moins une carte postale de chacun des monuments décrits dans notre guide vénéré, il est plus simple de procéder ainsi même si les surprises sont aussi toujours les bienvenues.
Alors voilà aujourd'hui je vous propose cela : Saint Rouin en Argonne sa chapelle.



Dans le guide il n'y a pas d'images mais la description laisse rêveur. Lorsque j'ai vu les cartes postales s'afficher sur mon écran j'ai su que je ne pourrais résister à cet achat !
Je ne dirais pas mieux que ce qu'en disent les auteurs de notre guide :

Et ce qu'en dit l'excellent ouvrage l'architecture religieuse contemporaine en France de Georges Mercier (mame éditeur) qui reste une référence pour tous les amateurs comme moi d'art sacré contemporain :



Les cartes postales ne comportent aucun nom d'éditeur, de photographe ni d'architecte. Pas de date non plus, seul un tampon indique Collection J.F.M.
On découvrira aussi qu'une artiste japonaise de 10 ans a réalisé une partie de la décoration, mademoiselle Kimié Bando.
Qu'est-elle devenue ? Si elle nous lit, qu'elle nous donne des nouvelles !
Bien entendu tout est réuni pour que j'aime cette architecture.
Béton brut de décoffrage à la limite formelle du cryptique, quoique bien ouvert, forme radicale et simple comme le meilleur de l'art roman, utilisation du Modulor, et c'est une chapelle.
C'est un petit bunker ouvert sur pilotis ce qui le rend un peu "radieux" et fragile. Monsieur Székély y a travaillé, ce qui ajoute à mon intérêt pour cet artiste et ce bâtiment.
Merci à Valérie Herran pour son message et ses informations.
Si sur Lyon vous avez le désir de faire des visites d'églises modernes et contemporaines allez ici :
http://confluences-lyon.cef.fr/spip.php?article109

mercredi 25 mars 2009

c'est oblique

Très rapidement et parce que Monsieur Parent vient d'être évoqué dans l'émission de François Chaslin Métropolitains, voici un bel exemple de pente accusée, il s'agit d'une architecture que l'on doit à Monsieur Blondel, invité de ce jour.
Ça penche...
Ça glisse...
http://www.brabantwallon.be/fr/tome-8--prix-de-lurbanisme-et-de-larchitecture-du-brabant-wallon-2008.html?cmp_id=7&news_id=1253&vID=129

mardi 24 mars 2009

nous avons reçu...


Un peu comme ça sans point commun autre qu'une époque magnifique où l'intégration architecturale était une blague que même les plus réactionnaires n'osaient pas se raconter.
Un peu au hasard de mes réceptions postales.
Rien que vous ne connaissiez déjà.
Mais du beau, du bon, du parti pris.
J'aime les Halles. Je suis seul je sais mais j'aime les Halles.
On va tenter de les remplacer par une canopée (laissez-moi rire, voilà c'est fait) qui se couvrira magnifiquement de merde d'environ 2 millions de pigeons parisiens.
Les mots...
On a failli avoir un dance-floor ! On aura une canopée !
Alors j'aime le trou des Halles. J'aime cette idée, j'aime qu'on se frotte à la sortie du R.E.R, c'est serré, c'est tendu. J'aime les parapluies blancs et fumés ridicules et joyeux, j'aime surtout le très beau parc. Et surtout, surtout l'incroyable travail qu'a réalisé Monsieur Chemetov sous ce jardin.
C'est Piranèse, c'est le génie civil, c'est massif, fort, solide et tellement tellement remarquablement dessiné !
Avec ce classicisme élégant que de très rares personnes savent jouer, ceux qui sont suffisamment cultivés pour que ça passe sans la plaisanterie post-moderne.
Monsieur Chemetov là vraiment c'est du génie.
Que fera-t-on de cela ?
La canopée va-t-elle le préserver ? Et si la forêt, la végétation, du plafond tombaient à l'intérieur, que la ruine s'organise, que ça pousse sous les voûtes, que les racines tournent autour des piliers que l'on se décide à inventer là la plus belle ruine de Paris, la plus solide...
La carte postale édition Chantal nous indique bien que les architectes sont Messieurs Vasconi et Pencreac'h. Pas de date.
Qui se souvient de cette belle entrée de R.E.R en toile cirée orange ?
Qui se souvient de cette peinture de l'homme qui marche de... de... tiens j'ai oublié de... ah non rien à faire. C'était superbe aussi cela. J'avais je crois une carte postale... Et que cachait ce gros bloc gris que l'on dirait redessiné par Nicolas Moulin ?

Et puis voici une nouvelle piscine Tournesol de Monsieur Schoeller. Celle-ci est à Landivisiau dans le Finistère. La blancheur de la coupole mobile renvoie les cris des enfants harnachés dans des bouées de polystyrène. Le bonnet est obligatoire, toutes les couleurs. On peut suivre le déplacement du maître-nageur au bruit de ses sandales, ça claque. Longtemps j'ai eu peur, je suivais le bord. Souvenir latent d'une presque noyade à 4 ans. Les bulles montent et au fond assis sans inquiétude je les regarde monter. Je me sens happé par le haut, c'est le maître-nageur qui me sauve. C'est, étrangement, un beau souvenir...
J'utilise encore pour nager ces petites planches de polystyrène que j'aime à tenir devant moi, calées derrière ma nuque ou pincées avec mes jambes. C'est super sport...
Je regarde sur l'autre ligne les grands nageurs.
Elles sont belles ces piscines, ouvertes sur le dehors. Elles sont belles.
La carte postale est une carte des éditions d'Art Jos expédiée en 1991 pour un jeu.

samedi 14 mars 2009

soucoupes volantes


Depuis longtemps je voulais vous faire un petit festival de soucoupes volantes.
Imaginons une réunion interstellaire sur un grand terrain vague où iraient se réunir ces magnifiques O.V.N.I qui ne seraient en fait que des Objets Architecturaux Non Identifiés !
Pas tant que cela finalement...
Commençons avec la plus soucoupe volante des soucoupes volantes : Evoluon à Eindhoven.
La carte postale est muette sauf pour ce très joli logo très ligne Atome à la bruxelloise !
L'architecte est Monsieur Kalff et on peut trouver pleins d'informations ici :
http://www.evoluon.com/home.html
On peut aussi voir ça sur you tube :
http://www.youtube.com/watch?v=RMSdP_jxwC4&feature=related
On voit les visiteurs s'amuser des expériences et jeux scientifiques que proposait le lieu avant de se transformer en centre de congrès.

On voit aussi cette jeune femme avec la carte postale à la main, la musique de ce petit film est euh... d'époque ! et particulièrement réjouissante ! Je n'aime pas, j'adore !


Poursuivons avec le cirque de Tachkent, si j'en crois la traduction de la légende faite par l'expéditeur de cette carte postale qui trouve également la nourriture bizarre ! cette carte soviétique fut expédiée en 1978. Il semblerait que les architectes soient Messieurs Alexandrovitch et Muftakhov.



Un autre vaisseau spatial soviétique mais là vraiment non identifié. La carte postale est entièrement en cyrillique ! Je vais essayer Kiev pour voir, ça y ressemble un peu.
Non, finalement non. Si vous trouvez quelque chose... En tout cas Buckminster Fuller aurait adoré ça...


Nous voici maintenant au portugal avec le palais des sports de Porto. L'architecte est Monsieur José Carlos Loureiro. Quelque chose d'une centrale nucléaire mais avec force de hublots pour permettre d'admirer les paysages. J'aime beaucoup cette forme pleine comme moulée d'un bloc qui donne une sensation de protection et de solidité presque indestructible, militaire s'il n'y avait la base très largement ouverte.


Finissons enfin en France à Saint Nazaire. Voici encore une salle des sports aux éditions du Gabier. On doit ce chef-d'œuvre (oui) à Messieurs Vissuzaine, Longuet et Rivière. Les Men in Black ne sont pas loin.

une autre carte postale chez Cap en mexichrome expédiée en 1974 nous indique bien les architectes.


Avec les éditions Jansol on prend de l'altitude. On comprend mieux la forme globale et la belle pente du toit presque plat. Quelle surface ! Dommage que cela ne soit pas un vrai lieu offert à la ville ! Quelle belle place cela aurait pu faire, libérons les toits, marchons dessus, habitons-les ! Les toits c'est de la ville libre encore, des terrains à reprendre. On admirera les rampes d'accès qui, pour le coup, sont vraiment à l'image des soucoupes volantes.



Je vous donne la page de notre guide. On découvre que le génial René Sarger est l'ingénieur de ce bâtiment. Rien d'étonnant quand c'est beau c'est Sarger.
J'aurais pu finir cette série sur une belle piscine Tournesol de monsieur Schoeller mais vous les connaissez si bien maintenant...




Essen modern greetings


Deux très beaux bâtiments modernes à Essen, Allemagne.
Commençons par le Städtische Badeanstalt. Merveilleuse construction que nous devons certainement à Monsieur Ernst Bode.
Encore une fois, ici s'expriment la rigueur géométrique et l'emboîtage des volumes. Les ouvertures soulignent (dessinent) les cubes en faisant contraster la blancheur de la ligne avec la brique de la façade.
Si j'en crois mes connaissances, l'horizon est situé entre les deux lignes d'ouvertures du cube de l'entrée. L'angle y est peu marqué, presque une droite, la hauteur de l'œil.
Ah oui, il s'agit de la piscine municipale. 
La carte postale ne nous indique que peu de choses : Heiko N°30128 en photographie véritable. Pas de date, d'éditeur rien. Mais une merveille ça c'est certain.

Toujours à Essen la Deutchlandhaus de l'architecte Koerfer. Facile de trouver ce nom grâce au magnifique ouvrage Modern Greetings dont je vous ai déjà parlé (voir post du 21 avril 2008). On trouve d'ailleurs dans ce livre d'autres bâtiments de cet architecte. C'est d'ailleurs en cherchant des cartes postales tirées de cet ouvrage sur internet que j'ai pu me procurer ces deux modèles. Je rêve à la collection complète...
A souligner également que ces deux bâtiments sont toujours debout et parfaitement visibles sur Google Earth.
La Deutschlandhaus est éditée Cramers Kunstanstalt à Dortmund.
Quelques pages de moderne grüße modern greetings chez Arnoldsche éditeur.






samedi 7 mars 2009

un peu derrière

Sur l'article précédent, je remarquais avec vous un bâtiment derrière l'église St Canisius.
Il se trouve que lors de ma visite sur un site marchand j'ai trouvé ça :


Je n'aime pas beaucoup voler des images sur l'internet mais là c'était trop fort !
On reconnait immédiatement la construction, son escalier et l'étagement des fenêtres. On reconnait le drapeau flottant. Si, en plus on fouille un peu l'image, on retrouve notre église par son campanile juste là :


Le site nous indique qu'il s'agit  de Wilhem Weskamm-Haus- Thomas Morus Kolleg und newmann helm (?).
Je vais fouiller encore un peu pour trouver un peu plus d'informations...

dédicaces à Céline Frémaux

Quand la qualité architecturale s'allie à la qualité éditoriale on est souvent en Allemagne.
A Berlin pour être précis avec ces trois cartes postales d'églises.


Nous commencerons par ces deux vues de la St Canisius Kirche. Les cartes postales nous donnent bien le nom de l'architecte Monsieur Hofbauer et nous indiquent qu'il s'agit là de véritables photographies d'ailleurs d'une rare qualité. Le bâtiment semble une succession d'arcs en décalage donnant l'impression d'un cylindre fendu. C'est assez simple et très efficace. On remarquera également la différence de traitement avec le campanile laissé en béton brut de décoffrage et nous offrant une forme magnifiquement dessinée en aile d'avion verticale. Un petit édicule en bas de celui-ci pourraît bien abriter le baptistère. Tout cela est tendu, fin et remarquablement sobre. Regardez la finesse de l'arc qui fait porche d'entrée : une feuille de béton. Mais jetons un oeil ici aussi.

Ce petit immeuble derrière m'a l'air particulièrement intéressant ! Un bâtiment administratif certainement car il porte un drapeau allemand.
J'ai trouvé peu d'informations sur cette église mais si mon allemand est encore bon il semble qu'elle est brulée (?) et fut remplacée par ça :
www.flickr.com/search/?q=canisius+kirche
Ce qui n'est pas mal du tout aussi !


Nous voici maintenant devant la Kath. Kirche St Ansgar à Berlin-Hansviertel. On sait (ceux qui sont allés à Berlin) que ce quartier fut entièrement reconstruit par les plus grands noms de l'architecture d'après-guerre, de Gropius à Niemeyer.
Ici l'architecte est Willy Kreuer. L'église fut construite entre 1955et 1959. On remarquera là également que le campanile est comme décroché de l'église. Jeux d'obliques sur la façade largement ouverte, décrochements de celle-ci en plusieurs plans donnent un caractère à la fois léger et transparent. Le campanile est une structure porteuse comme peut en produire le génie civil. On peut entendre les cloches sur ce site !
http://www.youtube.com/watch?v=Nx8VZ_reaLI
la photographie est de Harry Wagner. C'est un très beau document pour une belle église pour une belle carte postale !