jeudi 28 juillet 2011

Sacré Jean Prouvé !

Pourquoi devrais-je écrire un article sur cette église alors que la revue Architecture d'Aujourd'hui lui a consacré un article en juin 1961 ?
Encore une fois pour dire que la carte postale populaire a su faire l'inventaire de la modernité en architecture ?
Pour dire que les photographes de cartes postales ne sont pas toujours des indifférents aux objets qu'ils photographient ?
Pour dire qu'ils ont sans doute transcendé un genre en n'attendant pas les donneurs de leçons de la photographie plasticienne ?


Voyez cette carte postale de Mazamet, de son église du Sacré-Cœur par les éditions APA. Le photographe se retire un peu sur le terrain pour pouvoir caler dans son cadre la hauteur du campanile, pour ne pas le couper. Du coup, ce geste d'attention à l'objet l'oblige à donner un ciel généreux au-dessus de l'église.


Le coq du clocher au ras du bord de la carte donne la valeur du ciel !
C'est un geste pratique, c'est celui du respect de l'objet photographié. Ici l'objectivité est à son comble non ?
Et tant pis si cela éloigne les beaux détails de Jean Prouvé et Monsieur Belmont les deux architectes. Après tout l'ombre qui tombe sur le parvis est un effet de l'architecture. Et le beau toit de métal peut dans l'image se courber à loisir.
Oui le ciel est bleu et alors ? Est-ce moins sérieux qu'un gris uniforme ? Il fait beau souvent à Mazamet, ne vous déplaise !


Avez-vous remarqué la minuscule croix de métal posée sur le toit ? Sa modestie et sa discrétion pourrait bien être comme le symbole de ces photographes de provinces arpentant la France pour donner à chacun l'image du lieu où il vit. Petite, légère mais au sommet et finalement extrêmement accueillante...
La carte postale nous dit aussi qu'en 1968 à Mazamet il y avait un festival Bach. On n'oubliera pas et on se souviendra avoir vu sur ce blog une autre architecture sacrée de Messieurs Joseph Belmont et Jean Prouvé à Dijon et on aura loisir de faire tous les rapprochements nécessaires entre les deux églises, toutes deux d'une grande beauté.

Et maintenant des extraits du numéro de juin/juillet 1961 de la revue Architecture d'Aujourd'hui :


pour lire l'article, cliquez dessus.






lundi 25 juillet 2011

l'opportunisme et le modernisme

Philippe Terrier-Hermann est un photographe.
Je crois bien le connaître puisque nous avons fait nos études à l'école régionale des Beaux-Arts de Rouen ensemble même si ce passage rouennais a disparu étrangement de son C.V.
Il n'y a pourtant rien de honteux je crois.
Aujourd'hui je vous propose de voir le travail qu'il a effectué pour le Festival Diep, travail un rien éloigné de son univers habituel.
Vous verrez que Philippe Terrier-Hermann a bien travaillé, on dirait même qu'il a fait ce travail pour ce blog, juste pour nous, comme si par un phénomène incroyable il avait avec nous, sauté dans le train en marche.
Il faut croire que, malgré la distance géographique entre Dieppe et Rouen, distance également de toute autre nature, nous soyons finalement assez proches pour que, notre intérêt pour les cartes postales d'architectures modernes nous réunisse.
Alors c'est la fête !
Merci Philippe !
On va donc pouvoir à nouveau évoquer un travail sur les cartes postales d'un artiste contemporain sur ce blog. Ils sont maintenant nombreux.
D'abord on s'arrêtera sur le choix des objets architecturaux.
Pas de doute Philippe Terrier-Hermann a parcouru la région avec l'œil de l'expert dénichant les seules icônes modernistes de Dieppe et sa région.
Il n'y a là pas de surprise et le mélange produit est celui d'un cocktail de la représentation moderniste allant des années 10 aux années 70. Très peu de constructions d'aujourd'hui, certainement pour nous dire que nous sommes passés dans le post-modernisme...
Oui.
On découvre dans cette série beaucoup d'architectures de Georges Feray. On remarque également que le photographe n'a pas privilégié un type particulier d'architectures mais a balayé l'ensemble des typologies, logements, génie civil, constructions administratives...
L'esthétique est bien celle des cartes postales, du moins de l'idée que l'on en a. Ainsi les constructions sont souvent photographiées derrière un premier plan végétal ou paysager mettant une distance, servant sans doute à jouer l'image de la carte postale qui replace au mieux son objet dans sa situation. Malheureusement, comme nous pouvons le voir sur ce blog, cet archétype de la carte postale est une idée reçue et ici elle est... bien reçue ! On a même droit souvent aux bords blancs, à un tirage couleur un rien trop vif qui tente le rapprochement avec les couleurs des modes d'impression Offset impossibles à reproduire aujourd'hui. Cela produit une coloration un rien dure qui, et ce n'est pas un compliment, ressemble au dernier ouvrage de Raymond Depardon, sur la France.
On sent également que, l'artiste a eu du mal à choisir entre une esthétique "boring postcard" volontaire, un travail à la Hans-Peter Feldmann ou à l'école allemande des Becher.
Difficile quand on est cultivé d'être un photographe "indifférent" de cartes postales et le naturel (culturel ici !) revient au galop voir au pas de charge...
Alors les vaches passent devant la maison de Le Corbusier, Le chien méchant tenu en laisse passe devant les habitations, et les petites maisons identiques de Neuville sont réunies ensemble, toutes photographiées à l'identique. Le clin d'œil à l'école allemande est là bien visible.
Reste à saisir en quoi l'objet éditorial que représente une carte postale est un objet qui dit quelque chose du modernisme. La série de 2§ cartes s'appelle tout de même "vision moderne". Ce blog évoque je crois suffisamment cette question (et y répond j'espère assez !) pour que je ne refasse pas l'histoire de ce rapport. Mais on peut par contre, puisqu'il s'agit ici d'un travail artistique évoquer la diffusion et la présentation de ces cartes postales.
Quel travail a été réalisé quant à la diffusion de ces images ?
Pourquoi le tourniquet qui singe celui des magasins de plage est à l'intérieur même d'un lieu d'art contemporain ? Pourquoi ne pas aller au bout du travail et diffuser ces cartes postales dans les tourniquets de la plage de Dieppe ?
Il faut donc que l'objet soit reconnu comme étant un objet d'art contemporain ? Stephen Shore a fait bien plus audacieux en son temps !


Dans l'école d'Arques-la-Bataille cette nouvelle édition de cartes postales est accrochée sur des panneaux de bois derrière les vitres des classes et elle est mélangée avec la collection personnelle de cartes postales anciennes de l'artiste. Comme un désir de filiation possible, comme si on allait se perdre et ne plus savoir ce qui est une œuvre d'art contemporaine ou des "vraies cartes postales".
Mais cela ne marche pas. Et ce qui est étonnant c'est que c'est bien simplement la modernité du mode d'impression qui fait jurer les cartes postales de Philippe Terrier-Hermann au milieu des anciennes. Simplement parce que leur surface colorée est immédiatement reconnaissable. Et je trouve qu'il s'agit bien là de la plus belle des conclusions à cet exercice et c'est là que pourrait bien être le vrai travail de l'artiste. Comment une simple surface imprimée dit la totalité de l'écart entre deux univers et comment notre habitude de regard, en somme notre éducation de l'œil suffisent à déjouer la stratégie contemporaine qui voudrait que tout fasse "image".
L'industrie de l'imprimerie aujourd'hui, la composition des encres, la rectitude des machines érodent les postulats sans aucun regret sans même un regard. C'est toujours plus fort le réel. Toujours.
Et ici dans cette collection de cartes postales, tout tient dans la matérialité de l'objet qui revient remettre les choses à leur place sans hésitation.
Une carte postale d'artiste ne peut pas jouer à être une carte postale d'éditeurs.
Et la force de l'art c'est justement de surgir dans des objets qui, a priori, n'en sont pas porteurs mettant ainsi à mal ceux qui pourraient croire inventer quelque chose et qui finalement ne font que... le découvrir !













Alors je me vois obligé, au sens d'une politesse que l'on rend, obligé de parler de ce travail d'édition qui participe au festival Diep, festival cette année tourné vers la question du modernisme.
Dans plusieurs lieux de la région dieppoise, des expositions sont organisées et constituent surtout l'occasion de voir des pièces du FRAC de Haute Normandie et quelques lieux étonnants.
Il se trouve que, par exemple c'est l'occasion de voir l'intérieur de l'école d'Arques-la-Bataille dont je vous avais déjà parlé ici ou également de visiter la très belle (et un rien décatie) Villa Perrotte.

Mini-musée de chaises pour enfants dans l'école d'Arques-la-Bataille.




Dans celle-ci on s'arrêtera surtout sur les pièces de Jean-Paul Berrenger et on oubliera bien vite le reste.
A Pourville, on retrouvera avec bonheur les pièces de Marc Hamandjian et la très belle vidéo Crosstalk de Paulette Phillips qui, pour moi restera de ce Festival comme la plus belle rencontre. Je sais que j'ai déjà vu cette pièce quelque part mais où.... ?


La piscine Tournesol de Bernard Schoeller se voit entourée de cabanons un rien comiques aux influences assumées de, tenez-vous bien, les bunkers, les sites d'observations astronomiques indiens, les tentes de camping "des années 70" (sic !) et les immeubles avec ascenseurs qu'il faut "humaniser"... Il y est même question d'un hommage à Rietvel et là vraiment faites la route pour aller le voir ! C'est euh... vraiment moderniste !
On peut au moins, en faisant l'ascension d'une des cabanes observer le toit de la piscine de Monsieur Schoeller et si le cœur vous en dit dormir dans les propositions des artistes. C'est au mieux joyeux et drôle. Dommage de prétendre à autre chose car tout cela dégage bien de la sympathie.
La liste des artistes de ce festival est impressionnante et je vous laisse aller sur le site pour y trouver également les informations pratiques.
Bonne visite.

jeudi 21 juillet 2011

passer à la caisse.

On a chanter ici la très belle caisse d'épargne de Monsieur Edmond Lay à Bordeaux-Mériadeck.
Et, comme l'actualité bancaire est bien riche en ce moment, regardons une autre très belle caisse d'épargne à Toulon cette fois.
En plus, celle-ci a eu les hommages de notre guide vénéré, elle est donc digne de figurer sur ce blog.
D'abord la carte postale :


Une édition Aris qui prend la construction de manière habile en installant la caisse d'épargne au milieu des palmiers. On perçoit le très beau travail de béton du hall d'entrée et la jolie tour qui surgit derrière.
Voyez comme Monsieur Amouroux est moins convaincu par la tour que par le hall. Il la trouve anonyme. Moi, je l'aime bien.
On remarque la similarité des points de vue entre la photographie du guide et la carte postale, chacun ayant compris les particularités de la construction.
Vous pouvez aller voir cette caisse d'épargne sur Google Earth, elle est toujours debout.



mercredi 20 juillet 2011

ode pavillonnaire

Didier Mouchel m'a offert (merci Didier) il y a peu ce livre-Dvd : Ode pavillonnaire de Frédéric Ramade.



C'est vrai que, déjà par son titre, ce film prend d'une certaine manière position sur ce type d'étalement urbain que nous connaissons tous et dont, je l'avoue pour ma part, je ne sais plus quoi penser.
Parfois, circulant dans ma région j'ai envie de raser tout ça, qu'on arrête un peu ces lotissements de maisons toutes pareilles et d'une laideur grandissante et parfois je me dis que, finalement ce genre de constructions est une évidence bien difficile à contrer.



Le film de Frédéric Ramade est aussi, et c'est important quant à la position qu'il prend, un film nostalgique ou au moins un film de "famille", c'est un retour sur ses lieux.


Car c'est bien aussi mon problème !
Alors que le sous-sol de mon pavillon Phénix est rempli d'ouvrages sur l'architecture la plus moderne, utopique et radicale qui soit, je vis là, dans une maison faite de dalles de béton préfabriquées, d'une charpente en métal et d'un crépi blanc bien lumineux.
Alors si l'histoire d'un bonheur familial n'arrive pas à la hauteur des ambitions et désirs architecturaux les plus fous, faut-il pour autant se dire que cet espace là, cette maison Phénix n'est pas un lieu d'architecture ?
Souvent, pour rire mais aussi assez sérieusement, je dis que la maison Phénix est la vraie "machine à habiter". Sa radicalité de plan, sa brutalité constructive pourrait en faire une œuvre finalement moderne. J'aime encore ses volets tout plastique en accordéon.
Mais ce qui la réduit à une vision bien trop rétrograde c'est avant tout "son image", je veux dire que le toit double pente sur une base rectangulaire lui donne des allures de maison dessinée par un enfant. Et encore lorsque je regarde ce pavillon qui aujourd'hui a 35 ans, je le trouve bien mieux dessiné que les nouveaux. Les détails et les matériaux y sont pour quelque chose. Il faut dire que la famille n'a jamais succombé à des transformation du type : mettre des volets en bois, une véranda en poutres de chêne véritable, un ravalement en ocre marron-rose pour tenter le rapprochement avec une chaumière !
Alors le film de Frédéric Ramade a ce mérite de faire jouer cette impression curieuse d'un dégoût culturel contre une réalité heureuse, comme si finalement dans les murs même où nous avons grandi et appris l'architecture nous avions également compris ses défauts. Une sorte de suicide du lieu lui-même, offrant tout le possible d'y renoncer !
Restent les films Super 8, les témoignages des parents ayant cru (et avec raison sans doute) faire là un choix nécessaire pour leur famille et voulant avec leur bagage culturel et leurs moyens financiers de l'époque gagner quelque chose : une autonomie, un bonheur.


Ce film a beaucoup d'humour, beaucoup de tendresse aussi, quelque chose parfois d'un rien ennuyeux comme la fin impossible des repas de famille, mais toujours sans dédain et même avec une belle émotion.
Des images me font penser au travail d'Alan Aubry, des plans de Chantal Ackerman.


Et si Duchamp est convoqué dans un ReAdy MADE au nominalisme joyeux, c'est bien pour faire un signe d'un monde vers un autre. On entend dans la recherche d'un livre dans la bibliothèque le nom de Nicolas Bourriaud, autre tentative de faire un signe, d'instaurer une passerelle.
Dans le film, Frédéric Ramade lâche cette phrase : "Nous avions tout."
Nous souhaitons la même chose aux nouveaux propriétaires des lotissements à venir...

Ode Pavillonnaire
Frédéric Ramade
Filigranes éditions 2007

Alors je cherche dans ma collection de cartes postales ce type de construction et c'est étrange mais il y a en très peu !
Souvent il s'agit de cartes postales d'entrepreneurs ou de constructeurs qui servaient à la promotion de leurs constructions.
Alors regardons...
Pour commencer voici Fleurissement en Alsace par les éditions Mage sans plus de précision :


Puis et là je trouve que c'est pas mal dessiné mais c'est vrai que ce n'est pas à vraiment parler un pavillon, il s'agit du hameau de Vacances "Arnaga" à Cambo-les-bains. Une réalisation OCIL/A.RE.FO :


Enfin une carte promotionnelle, tout est dit en recto-verso :



Et pour vous prouver que je ne suis pas rancunier de ce genre de paysage, voici ce que je vois de ma fenêtre : un pavillon Phénix décoré à la normande...






mardi 19 juillet 2011

en pointe, design et architecture à Givors

Et si l'architecture si belle et si particulière de Monsieur Jean Renaudie à Givors laissait des traces, des indices et des influences sur la création vestimentaire et de design de cette ville ?
Pour mémoire voici une carte postale de ce qui est certainement l'un des plus beaux ensembles de France, les Étoiles de Givors.





la carte postale est une édition FDC, First Day Cover, idéale pour les collectionneurs de maxiphilie. Nous en avions déjà vu des exemples ici.
La carte postale nomme bien l'architecte Monsieur Renaudie, elle nous donne aussi le nom du photographe de ce cliché : G. Laroze.
La date, rien de plus simple, 20 avril 1985 !
On voit bien, dans une image un rien sévère le très puissant travail de l'architecte.
Mais voilà autre chose, toujours à Givors :


Lorsque j'ai vu cette carte postale et surtout sa localisation, je n'ai pu m'empêcher de penser que ce jeune homme habillé en zébre et épaulettes pointues et agenouillé derrière ce beau siège bien années 80 avait dû être sous l'influence de l'architecture de sa ville.
Mais de Créatitude à Givors je ne sais rien !


Ce jeune homme est-il l'auteur de ce siège Design ?
Est-il un mannequin (bien à sa place d'ailleurs...) pour le cliché ?
J'aime la manière dont sa main tient la banquette, on sent une fierté, un désir d'appropriation.


l'image est belle.
Et il est certain que la jeunesse de ce jeune homme et la jeunesse de cette architecture ont su se rencontrer.
Créatitude est localisé dans la zone industrielle Chassagny à Givors.
La photo de cette carte postale est de Chop !

lundi 18 juillet 2011

mais qu'est-ce qui lui a pris ?



- ... non mais dis-donc tu te fous de moi ?
- non Patron mais je...
- ah non mais regarde moi un peu ce cadrage...
- mais j'ai voulu faire...
- non mais rien, là, me raconte pas d'histoire là t'as rien voulu faire...
- faire un peu moderne vous voyez...
- non mais moderne moderne moderne et tu crois que les clients qui remontent de la plage après trois heures à entendre hurler les gamins ont envie d'une carte postale mÔderne comme tu dis
- mais patron faut essayer quoi, regardez c'est dynamique comme cadrage et puis c'est fort, c'est structurant...
- non mais je t'en foutrais moi du structurant mais mais non mais quelle idée...
- bah j'ai vu l'expo Lucien Hervé la semaine dernière à Paris et il...
- qui ? Lucien qui ?
- Lucien Hervé c'est un grand photographe qui...
- mais mon gars qu'est-ce qu'on en a à faire nous, du mÔderne et des grands photographes ! Non mais je te le demande !
- ...
- mon gars on vend les vacances, le farniente voilà ce qu'on vend, on vend les vacances pendant que le collègue et Tatie et Mémé sont restés au bureau ou dans la hachélème... voilà et pis c'est tout !
- ....mais quand même Patron ça empêche pas de...
- si ! ça empêche Monsieur le mÔderne, justement ça empêche de bien voir le lieu où qu'on prend son repos ton mÔderne !
- bon, bon, je voulais juste essayer quoi... l'autre jour c'est vous qui nous avez dit "les gars je veux de l'original, de la nouveauté."
- ben oui mon gros malin, de l'original et du nouveau pas du n'importe quoi, ah non mais... c'était bien la peine d'aller faire les grandes écoles de photos à Paris, ah mais faut entendre ça non mais...
- bon, alors on la jette cette photo Patron ?
- non, tiens je te propose un truc, on la tire, on la dépose sur nos tourniquets et je t'en fiche une paire de manches que si on en vend deux on sera chanceux !
- moi, je suis certain Patron qu'on en vendra...
- pari tenu, tiens si on en vend allez euh... disons une douzaine, une douzaine oui c'est jouable, tu m'en vends une douzaine et je te change ton vieux Foca pour ton appareil allemand là le yéca ?
- Leica Patron Leica, ok ok on tente et si on en vend pas ?
- ben, t'iras faire à nouveau la campagne de prise de vues du phare de Corduan !
- ah non Patron ! pas le phare de Corduan, j'ai le mal de mer et...
- et ben comme ça t'auras là l'occasion de faire des cadrages drôlement marrants et bizarres !


La carte postale est une édition Erel production Rauch en véritable photo au bromure expédiée en...1957.
quelques détails, je sais que vous aimez ça :





dimanche 17 juillet 2011

Berlin Transformers

Voici un quartier à Berlin que nous avons visité il y a peu, le Mäkisches Viertel.
Nous y avions découvert une partie de l'œuvre de Monsieur Gagès.
Mais bien entendu, lorsque l'on regarde cette carte postale ...


... il y a bien autre chose que les immeubles et l'architecture qui nous attire.
C'est l'énorme sculpture à gauche de l'image.


Elle semble hors proportions, menaçant un rien le groupe des enfants sur le trottoir et j'y vois (à cause de cette proximité enfantine ?), j'y vois donc comme un robot Transformer au repos.
Ne dirait-on pas un jouet posé là, jouet technique, Lego curieux...
Aucune indication sur la carte postale sur cette œuvre pourtant forte dont la plasticité (et le plastique! ) aurait mérité d'être restituée à son auteur.
La carte postale fut envoyée de France... vers la France pour un jeu de magazine en 1997. Je vous donne la phrase qu'il fallait trouver : " Si quelqu'un vous dit je me tue à vous le dire laisser le mourir. "
Alors si vous avez le nom du sculpteur, ne vous tuez pas à me le dire !