dimanche 27 avril 2008

Une certaine rigueur



Peut-être pour finir aujourd'hui, je vous affiche deux bâtiments bien différents mais que je ne sais pourquoi j'ai eu envie de mettre ensemble. Sûrement que la rigueur des lignes, une austérité affirmée et un dessin très réglé me font les rapprocher. Pourtant ils ne sont pas de la même époque ni du même pays et n'ont pas du tout la même fonction. Le noir et blanc apporte encore un supplément de rigueur. Les deux sont tout de même, je trouve, très beaux.
Notre-Dame de la Trinité est de l'architecte Paul Rouvière. Elle se situe à Blois et c'est le côté sud que l'on voit ici. Pour son histoire je vous invite à cette page, tout est dit:
http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-27-8936-68274-M113282-171403.html
La Hauptbahnof de Stuttgart est une architecture de Paul Bonatz et Freidrich Eugen. Elle date de 1922. Il s'agit d'une édition Hans Boettcher Kunstverlag. La carte n'est pas datée mais la toute petite Wolkswagen sur la droite nous indique l'immédiate après-guerre. J'aime le logo Mercedes sur le campanile qui fait une concurrence directe à l'horloge. C'est massif et sérieux, c'est solide.

l'architecture d'un parisien libéré



Pas grand chose à dire, il suffit de lire.
oui je sais je m'égare mais je m'amuse aussi.
Qui a gagné cette maison et qu'est-elle devenue ?
Mais en fait, de quand date cette carte ?

Taillibert chez nos cousins




Dans la suite du vrac du jour voici des cartes de Montréal qui nous montrent le célèbre stade olympique. C'est superbe, entre un Niemeyer extra-terrestre et un gros insecte marin. C'est lyrique, organique, et structurel. Mais ce fut cher, très cher...
Le toit de tissu se replie comme un parapluie tiré par les câbles en haut de la tour.
Nous devons à Roger Taillibert la belle piscine de Deauville, magnifique coque de béton blanc. Mais de qui est le village olympique pyramidal ? de Monsieur Taillibert ?
La carte postale du stade olympique est une édition fotopage collection mais n'est pas datée. Celle du village olympique est une édition Ecusson d'Or et envoyée en 1986. La vue aérienne du même village est une édition des messageries de presse Benjamin en plastichrome imprimée aux U.S.A.

brutalité soviétique



J'envoie sur la toile, un peu en vrac c'est vrai des cartes postales achetées ce jour. Nous commençons par deux cartes postales soviétiques : de Leningrad (Saint-Petersbourg) voici l'immeuble de départ et d'arrivée du port. La carte postale nous indique 1982 et nous donne également les noms des architectes Vitaly Sokhin et Alexander Nelipa et le nom de l'ingénieur Alexei Fedorovich. La carte est éditée en U.S.S.R et elle est arrivée par avion, envoyée par Véronique qui dans son texte écrit : "Je reste sur mes positions " (sic!) On peut pour plus d'informations se rendre ici :
http://www.enlight.ru/camera/builds4/index_e.html
L'autre carte nous montre l'ensemble monumental "the small Land" par le sculpteur V. Tsigal, les architectes Ya. Belopolsky, V. Kananin, V. Khavin. Datée de 1988, elle est imprimée à Moscou. On admirera les jeunes pionniers en costume sous le porte-à-faux de béton.

mercredi 23 avril 2008

fac-similés





Voici des images de Guimard en cartes postales. Je commence avec une édition de cartes éditées et photographiées par Felipe Ferré en 1985. Je vous montre le Castel d’Orgeval (1904) route de la Mare-Tambour à Villemoison. Façade postérieure, côté jardin. De la même série de douze cartes voici la Maison Colliot (1898) 14, rue de Fleurus à lille. Corridor en lave émaillée et vitrail de la porte intermédiaire ; conçu par le céramiste Colliot, avec la collaboration des céramistes Gillet, Père et fils. C’est imprimé par Marchand et on comprend aux informations très exhaustives la passion du photographe-éditeur pour Guimard. Il semblerait que cette série soit encore disponible chez l’éditeur.
Puis voici le fac-similé réalisé par le Musée Horta des cartes postales de Guimard. Je vous montre le Castel Henriette à Sèvres qui porte le N°13 puis l’architecte Guimard dans son cabinet au travail qui porte le N°10. Les couleurs reprennent l’édition originale.
pour plus d’informations:
Le Cercle Guimard
1 villa Georgina 75020 Paris
0033 1 40 33 40 00
contact@lecercleguimard.com
www.lecercleguimard.com
Musée Horta
25, rue américaine
1060 saint-Gilles (Bruxelles)
info@hortamuseum.be
www.hortamuseum.be
Encore Merci à Monsieur Dominique M.

Guimard à Fontenay-sous-bois






Hier, R.E.R.
Vers Fontenay-sous-Bois.
Invité par Monsieur Dominique M. à voir sa collection de cartes postales dédiées à l’œuvre de Guimard (un contact du blog) je suis parti un peu avant pour marcher à la rencontre de l’architecture de ce coin-là. Avant, une petite visite sur Archinform m’indique qu’il y a un bâtiment de Niemeyer et des Andrault-Parat à admirer. Me voici bien tenté.
Dès la sortie du Réseau Express Régional je reconnais le Niemeyer et je suis immédiatement déçu, si si. C’est lourd, bardé d’un verre réfléchissant épouvantable. Aucune finesse, un dessin des piliers d’une pauvreté affligeante de la part de l’inventeur des plus belles colonnes du XXème siècle me laisse pantois. Le bâtiment de 1992 est peut-être un peu tardif pour un monsieur qui fatigue. Reste le petit bâtiment d’entrée amusant mais... non.
Je marche le nez en l’air, à la fois en désirant me perdre et en désirant découvrir. Des tours sans intérêt côtoient des constructions ressemblant à des semi-collectifs d’Andrault-Parat. Mais j’ai des doutes. L’air est frais tout est calme, personne. Un bus me klaxonne sur le zébrage d’un passage clouté, seul accident. Beaucoup de verdure et les jardiniers s’activent sur les plates-bandes. En longeant une ligne de fracture, pavillons des années 20-30 en briquettes et colombages à ma droite et à ma gauche une école des années 70 mon regard glisse sur une pyramide d’ardoises noires. Objet étonnant. Je poursuis tranquillement et passe devant l’adresse de Monsieur Dominique M. sans m’arrêter, il est trop tôt mais me voici repéré.
Juste derrière ces très chics et élégants petits immeubles, je tombe enfin sur les jardins-gradins de Messieurs Andrault et Parat ; ils sont superbes. Bardés (construits ?) de briques rouges il s’agit d’un ensemble important de la série. Tous en excellent état, la végétalisation est spectaculaire. Un chemin large serpente entre gazon et jardins. C’est très beau, réellement réussi. Chaque jardinière et terrasse est fleurie et occupée de parasols, de mobilier de jardin, de pots de fleurs de toutes les tailles. Quel contraste avec les barres vues juste avant. Un îlot semble un peu moins entretenu, peut-être qu’il s’agit d’une autre agence H.L.M. Je vérascope un peu, ciel gris.
Mais il est temps d’aller voir Monsieur Dominique M.
Pendant trois heures nous allons discuter de sa passion pour Guimard et l’art nouveau autour de ses classeurs bourrés de merveilles ! Quelle exhaustivité ! Quelle passion ! J’admire et jalouse sa série de cartes postales éditées par l’architecte lui-même comme moyen de promotion de son travail. Nous discutons de ce moyen de représentation de l’architecte et Monsieur Dominique M. est incollable. Il lui manque le 18 de la série. Belle série également sur le métropolitain et les bâtiments afférants. Il m’offre une petite édition de fac-similés de la série Guimard, je suis ravi.
Monsieur Dominique M. est un membre très actif du Cercle Guimard qui me semble une réunion de gens extrêmement passionnés. J’apprends que des constructions de Guimard sont encore détruites en 1969 ce qui me paraît incroyable. Monsieur Dominique M. me parle d’une maison détruite que l’on peut voir dans les films de Pinoteau qui en était propriétaire mais également dans un film bien étrange “What news Pussy Cat” que je possède et que je désire revoir avec hâte. C’est un film avec Woody Allen que j’ai acheté sur ce nom dans une solderie et je fus... euh très surpris. Je crois que voir la maison de Guimard sera une seule et bonne raison de le revoir. (Il ya aussi dans ce film, Woody au volant de la sompteuse et si rare Cord 810, chef-d’oeuvre du design automobile des années 40 aux U.S.A).
Je quitte Monsieur Dominique M. , heureux de cette rencontre en nous promettant de nous revoir, cette fois en Normandie et c’est moi qui lui parlerai de ma collection qui n’est pas mal non plus !!
J’essaie de vous mettre des images de Fontenay-sous-Bois. Débit bas, Débit bas.

lundi 21 avril 2008

Mona lisait bien les cartes postales




Je sais que je vais passer pour le provincial de service mais bon c’est finalement ce que je suis.
Une nouvelle fois les librairies de Paris me gâtent en m’offrant sur le trottoir un livre merveilleux. Ce livre s’appelle “moderne grüße, modern greetings”. Il est publié chez Arnoldsche. Il s’agit de la collection de cartes postales réunies par Bernd Dicke. Ce monsieur me devance et a réuni un incroyable ensemble de cartes postales de l’architecture moderniste en Allemagne entre deux guerres. Le livre nous les montre imprimées à leur taille avec le nom de l’architecte, un classement par ville et le nom du photographe. Cela ne vous rappelle personne ?
C’est somptueux. C’est remarquablement imprimé, il faut dire que l’héliogravure de l’époque facilite cela. En tout environ 170 cartes postales nous montrent la vitalité de l’architecture de l’époque. Je ne peux une nouvelle fois que rapprocher ce travail de celui des Becher. C’est une évidence, cela saute aux yeux. Il y a aussi des perspectives accentuées qui nous ramènent à Ed Ruscha. Je jubile.
Tout cela pour... 10 euros. Qui en veut un ?
Je tiens également à vous signaler que "Paris en 3D" magnifique ouvrage sur la stéréoscopie et sur Paris est toujours disponible pour 20 euros. C’est un must. A vos porte-monnaies !
J’essaie de vous mettre des images mais le débit bas de Charenton n’est pas l’idéal alors soyez patients.
Vive Paris !
Je vous affiche : une carte postale intitulée "Weisenhofsiedlung, Häuser von Le Corbusier und Pierre Jeanneret, 1927 Foto Otto Lossen. Puis sur la page ouverte à gauche " Martin Elsaesser, Schule in der Siedung Römerstadt, 1928 Fotograf unbekannt et à droite Ernst May, Kopfbau des Siedlung Römerstadt, 1928 et là aussi le photographe est inconnu. La couverture nous montre Wahl und Rödel, Realgymnasium 1929 Foto Othmer und Angenendt.
Vive l'Allemagne !