jeudi 4 septembre 2008

une ville en France




Voici que je trouve à nouveau des cartes postales de Saint Pierre-lès-Elbeuf. Voici la preuve de ce que j'avançais plus haut : la laideur.
Voyez ce centre commercial piéton, voie qui ne débouche sur rien, ouverture inutile, désir raté d'un centre ville commerçant. La boulangerie est toujours là à gauche et nous fait toujours du bon pain, c'est déjà bien. Le Coop s'est agrandi à l'emplacement du Leclerc qui lui-même a déménagé. Lorsque nous sommes arrivés à Saint Pierre il existait un cheminement assez naturel nous permettant de regagner le centre ville en passant par l'Oison (minuscule cours d'eau) et le stade du collège. Cette ouverture est aujourd'hui fermée, les rives de l'Oison ne sont toujours pas considérées comme un vrai chemin (presque un jardin possible) alors que la Mairie de l'époque nous avait, nous, les enfants du collège, consultés pour son aménagement. Aujourd'hui l'espace du collège est une vraie forteresse, entouré de grillages obligeant le piéton à faire le tour par le Maxicoop. Je le répète la ville de Saint-Pierre est la championne de l'îlotage sûrement parce qu'elle est d'une certaine manière une ville nouvelle du début du XXème siècle qui rêverait à un centre ville de village ancien. Tout y est pastiche, rose saumon et beigeasse tendre avec une compulsion pour la jardinière dégoulinante de fleurs servant en même temps de repoussoir aux automobiles. Evidemment aucune piste cyclable dans une ville qui pourtant adore les ralentisseurs. Tout cela se termine par le magnifique boulodrome dont le but principal est d'occuper le terrain à la place des gens du voyage. Aujourd'hui un cube gris qui dit tout de l'intêret de la commune pour l'architecture et le partage du paysage occupe un espace plat si caractéristique pourtant d'un paysage maraîcher.
Voilà, restent les gens que l'on croise, les anciens enseignants, les commerçants, les dames de la poste, l'ensemble de ce réseau flou des visages connus qui font que la présence au centre ville dure toujours un peu plus longtemps que prévu. Les murs se sont abaissés avec mon corps qui a grandi, les espaces se sont fermés aussi. Et Saint Pierre-lès-Elbeuf vivra encore longtemps dans la nostalgie d'une vie de village qui a peu existé (la vie des fermes oui) et continuera à croire que le jardinet clos de tuyas de 3 mètres de haut est le summum du bonheur gentil.
Voici venu le temps des rires et des chants... oui c'est un paradis.
Donc je vous propose un petit avant-après avec des cartes postales éditées par la Cigogne : centre commercial du Puits-Mérot, collège Jacques Emile Blanche dont l'architecte est Monsieur Genermont de Bois-Guillaume, collège dans lequel j'ai rencontré parmi d'autres un enseignant formidable d'arts plastiques Monsieur Radigue et la Poste de Monsieur Lecourt architecte.

1 commentaire:

BK a dit…

Quelle domage! De ces photos, les petits villes francais sent presque laides que les villes americaines! J'ai pensee que tous les villes francaises- picturesques! :)