J'ai beaucoup de plaisir à vous informer que ce jeudi 2 Mars, je ferai une conférence intitulée Jean-Michel Lestrade, ingénieur-Structures ou un humanisme précontraint à l'auditorium du Musée des Beaux-Arts de Rouen à 10h30.
C'est gratuit et ouvert à tous.
Cela
sera la première occasion d'évoquer en public l'œuvre de cette
personnalité trop oubliée de l'histoire de l'Architecture des Trente
Glorieuses. Je tenterai de remettre en lumière ce parcours exceptionnel
et pourtant discret de ce calculateur qui a permis aux
architectes parmi les plus célèbres de son temps ( Gillet, Candilis,
Renaudie, Prouvé, Esquillan...) de réaliser dans le réel les espoirs
d'une architecture humaniste et sociale.
Par bonheur, cette
conférence se fera en présence de Jean-Jean Lestrade, arrière-petit-fils
de Jean-Michel Lestrade avec lequel nous trions les archives de
l'agence Lestrade dans l'espoir du montage d'une exposition sur l'œuvre
de son aïeul dans les prochains mois.
Venez nombreux !
J'ai loupé une date importante !
Depuis le 29 janvier de cette année votre blog a donc 10 ans !
Joyeux anniversaire le blog !
En
effet tout commença en 2007 avec une carte postale de La Grande Motte,
ce qui m'étonne encore, car, sans doute on aurait pu s'attendre à une
carte de Royan !
Mais depuis ! Que d'aventures ! Que de confiance aussi ! Et que de découvertes !
Suis-je
épuisé par ces dix années ? Oui...Parfois. Il arrive que le sentiment
d'avoir fait le tour de la question se pose et puis surgit une carte, un
détail, un correspondant pour que tout redémarre et j'ai aussi environ
quatre à cinq mille cartes postales qui attendent...
Alors faisons
le point chiffre : un million sept cent mille visites pointées par un
post, ce qui laisse de la marge pour la lecture défilante...Deux mille
deux cent articles...Deux volumes... http://archipostcard.blogspot.fr/ et http://archipostalecarte.blogspot.fr/
Je n'ai pas le nombre d'images mais bon avec une moyenne de deux ou trois par post...
Les meilleurs souvenirs ? Dans le désordre, quoique :
- De lire mon nom dans l'ouvrage deFrançois Chaslin sur Le Corbusier. Un immense honneur.
- De rencontrer et partager avec Dominique Amouroux, l'auteur de notre guide d'architecture vénéré.
- La découverte du Fonds Bueb et la publication du livre. Spéciale dédicace à Julien Donada et à la famille Bueb si accueillante à notre projet.
- La résidence à Royan avec Thomas Dussaix et l'édition de mon livre sur Royan, ma grande fierté. Spéciale dédicace à Charlotte de Charette et Véronique Willmann.
- Bien évidemment, le classement de Sens et la joie d'avoir partagé un peu de ma vie avec Monsieur Claude Parent et sa famille. J'y ajoute la campagne pour Ris-Orangis inachevée. Spéciale dédicace à Viviane Rat-Morris.
- Le sauvetage de la bulle six coques avec toute l'énergie et l'amour autour. Spéciale dédicace àla famille Hérisson et à Manon Alberger.
- Ma rencontre avecClément Cividino, son énergie passionnée, et sa certitude à faire de cette passion un moyen de sauver le Patrimoine mobilier et immobilier.
- Ma rencontre avecla Famille Lestradeet la confiance aigüe qu'ils me portent. Spéciale dédicace à Jean-Jean et Alvar.
- La rencontre avec le Comité de Vigilance Brutalistedont je sais si peu de choses...
- L'exposition à Évreux, merci Emmanuel André et celle à La Forme au Havre avec Claude Parent, Thomas Dussaix et celle à Rouen sur l'invitation deMarc Hamandjian et Jean-Paul Berrenger.
-
Toutes les conférences (beaucoup maintenant !), toutes les visites
guidées, tous les articles, les interviews, les expositions, les films
dont celui sur Royan...
- La chance de me laisser prendre le micro à Radio On et de faire ma Chronique Corbuséenne. Spéciale dédicaceaux étudiants et à Philippe Langlois. Merci Philippe.
Merci à tous les donateurs, tous, ceux d'une seule carte postale ou ceux d'un paquet entier. Spéciale dédicace àLaurent Patart et Daniel Leclercq.
Merci
aussi à tous ceux qui piochent dans mon Fonds, qui me demandent
gentiment (ou non...) des images et qui ainsi prouvent chaque fois la
validité des cartes postales comme documents historiques pour une
compréhension pointue de la relation entre la photographie,
l'architecture et la sauvegarde du Parimoine.
Merci aux éditeurs et à leurs photographes pour leur travail maintenant un peu mieux reconnu.
Ce
blog ce veut joyeux mais aussi citoyen. Chaque carte postale est un
slogan, une preuve, une histoire et une tribune pour le sauvetage et la
lutte pour la reconnaissance du Patrimoine Architecturale du Vingtième
Siècle.
Mais
je voudrais faire un énorme merci, ÉNORME, à celui qui me suit, me
pousse, me porte. Celui qui relit dans l'ombre, qui corrige toujours
avec une extrême patience (et il en faut...) tout ce que j'ai écrit.
Sans le travail de Claude Lothier qui décide de mettre son propre
travail de coté pour lire mes textes, sans son opiniâtreté, sans ses
bras autour, toujours, rien ne serait. Claude....MERCI. Tu
es sans doute, de fait, le plus grand et le plus fidèle lecteur de ce
blog. Mais tu es aussi par ton œil, ton analyse, tes décisions d'aller
voir, ta certitude que les images nous portent, celui qui m'a le mieux
permis de réaliser dix années d'écriture, de voyages, de combat. Je te dédicace donc ces dix premières années. C'est de notre anniversaire qu'il s'agit. Remerciez-le tous, chères lectrices, chers lecteurs, en allant par exemple voir son propre blog : http://leblogdeclaudelothier.blogspot.fr/
Alors j'oublie sans doute plein de choses, de gens, de moments. Dites-le moi !
N'oubliez pas que ce blog est en deux volumes. N'oubliez pas que vous pouvez vous y abonner.
Quelle carte postale choisir pour un tel anniversaire ?
La dernière arrivée ? Une de Royan ? La première ? Je ne savais pas.
J'ai
choisi une carte postale un peu particulière, qui parle de l'un des
plus grands architectes français du Logement Social qui reste ma
priorité.
J'ai choisi une carte postale représentant une œuvre
majeure, un chef-d'œuvre absolue, une utopie humaniste, une leçon
parfaite, un brutalisme utile et verdoyant.
J'ai choisi l'amour, l'homme, le paysage accompli par l'architecture.
J'ai choisi l'urbanité au lieu de l'urbanisme, j'ai choisi le plan au lieu de la surface, j'ai choisi l'altérité faite forme.
J'ai choisi l'architecte Jean Renaudie :
Cette
carte postale un peu particulière est un dessin de Yves Orly pour
Givors et les Étoiles de Monsieur Jean Renaudie. C'est une édition
Combier réalisée semble-t-il spécialement pour en faire un entier postal
et éditée pour l'affranchissement Premier Jour le 20 avril 1985 du
timbre de ce quartier des Étoiles de Givors.
Le dessin de Yves
Orly est bien des années 80. Il nous amuse aujourd'hui par sa manière de
mettre un peu en retrait l'architecture. On dirait que le dessin vient
d'un des premiers logiciels de retouche d'images ou de photocopies
successives...C'est joyeux, tendre, presque fragile. Et c'est, pour ce
dixième anniversaire, une parfaite représentation de l'architecture.
Vive l'architecture moderne et contemporaine !
Vive tous les citoyens qui se battent pour la sauver, la défendre, l'enseigner !
Allez-voir, battez-vous. Imaginez ! Imaginez ! L'architecture se parcoure, se visite, se rêve.
Et comme dit si bien Jules Verne cité par Georges Perec :
" .....Une fois encore l'incurie des responsables culturels est à l'honneur. Nous avions déjà été atterrés il y a quelques mois par le cas scandaleux de la Caisse d'Épargne de Toulon pour laquelle la DRAC PACA n'avait rien fait laissant un Label Patrimoine du Vingtième Siècle être totalement bafoué par un projet immobilier d'une laideur sans nom pour OKKO par l'agence Tangram. Nous avions déjà évoqué le cas de Vigneux-sur-Seine en croyant qu'un espoir était toujours possible pour sauver cet ensemble dessiné par Monsieur Paul Chemetov. Mais malheureusement les dernières nouvelles de la CPAM de Vigneux-sur-Seine prouvent bien cette fois encore qu'il ne s'agit pas d'une maladresse, d'un manque d'énergie ou même d'un oubli fâcheux mais bien d'une réelle, pleine, assumée politique régionale de destruction et d'abandon du Patrimoine Moderne et Contemporain en Ile-de-France. Une vraie politique c'est à dire des responsables régionaux, des élus, des personnels de la fonction publique dont le travail est par définition la protection qui collaborent, le mot est ici à prendre sans pincette, qui collaborent donc à l'éradication d'une partie de notre Patrimoine Architectural. On voit également comment ces responsables régionaux, ces acteur étatiques du Patrimoine utilisent le Label comme chambre d'écho, lui faisant jouer le rôle d'excuses à rebours pour faire croire à une action alors même que, dès que la menace est opérante, ils se défaussent et même osent affirmer qu'ils sont actifs, justement parce qu'ils ont labelisé... ( Voyez ce même Label accordé au Ministère des Finances du même architecte....Quelle illogisme !) Parfaite hypocrisie d'acteurs de l'état, complices des politiques locales et surtout maintenant c'est clair, complices des agents commerciaux, des vendeurs de mètres-carrés, des bâtisseurs iniques dont la production à venir en lieu et remplacement est d'une pauvreté architecturale hallucinante et hallucinée. Le manque de culture architecturale est à son comble et s'affiche avec fierté maintenant grâce aux permis de démolir délivré par une mairie ignorante de ce qui fait architecture, ignorante même de ce qu'un Label doit souligner mais par contre, d'une mairie active à la démolition de son histoire. C'est juste inouï !! Il est temps d'accuser : Honte au maire Serge Poinsot et ses services culturels et d'urbanisme de la Ville de Vigneux-sur-Seine offrant à la démolition l'histoire de leur ville et leur Patrimoine. Honte aux services du Patrimoine Régionale dont maintenant on commence à saisir le peu d'attachement pour le Patrimoine du Vingtième siècle. Honte à la CPAM abandonnant son Patrimoine et l'histoire de son usage, celui de ses citoyens. Honte aux promoteurs et à leurs architectes (le sont-ils vraiment d'ailleurs ?) si serviles et qui se foutent comme d'une guigne de l'histoire et surtout de l'architecture et s'appuient sur les mairies et la démagogie de la politique du logement sociale pour s'autoriser à construire de pareilles horreurs. Honte au Ministère de la Culture qui depuis trois Ministères maintenant, (il n'y a là plus de secret) à réaliser en France le plus grand chantier de démolition du Patrimoine Contemporain. Aucune politique de défense de ce Patrimoine, aucune idée n'ont été défendues depuis 5 ans maintenant. Lâcheté des petits enjeux de politiques locales, lâcheté d'un budget plus bas que jamais, lâcheté démagogiques populistes, lâcheté à tous les niveaux et même maintenant abandon du rôle pédagogique que devait revêtir ce si beau Label du Patrimoine du Vingtième Siècle devenu une blague. On en arrive à souhaiter que les bâtiments ne le reçoivent pas, de peur que cela donnent des idées de démolition aux promoteurs et aux maires !! François Hollande va au théâtre de Michel Drucker avec Madame Azoulay. Tout est dit sur l'importance et les choix culturels de cette Présidence et de ses Ministres de la Culture. Applaudissez-bien à la fin. Faites des bravos. Pendant ce temps-là les pelleteuses dessinent votre politique culturelle. On n'oubliera pas." Le Comité de Vigilance Brutaliste, le 14 janvier 2017."
Voilà qui est dit, avec euh...fermeté...
Il va de soi que nous ne pouvons que soutenir cette opinion, j'ai envie de dire malheureusement.
Je crois que devant autant de bêtises accumulées par autant de personnels et d'agents publiques, on devient au mieux coléreux, au pire désabusé. On reste citoyen et on sait maintenant qu'il s'agit d'une affaire politique, d'un déclassement de notre histoire, d'une volonté affichée et d'un refus de faire de l'histoire de ces territoires des territoires du Patrimoine et de la République. C'est clair.
Restera la honte. Elle rentrera dans l'Histoire de cette ville de Vigneux-sur-Seine.
Rarement une telle chance m'a été donnée.
La revue CitizenK fait le plein !
D'abord,
elle porte en deux articles un hommage vibrant au travail de Claude
Parent, en premier lieu pour ses centrales nucléaires et surtout celle
de Paluel puis aux centres commerciaux de l'architecte dont il vous sera
aisé de comprendre que cela touche ce blog tout particulièrement !
L'histoire
y est racontée avec force détails et je l'avoue, une grande attention à
mon action de sauvegarde, que ce soit pour le centre commercial de Sens
ou celui de Ris-Orangis. Il est évident qu'un tel travail éditorial
dans une revue aussi accessible et si largement diffusée permettra de
mettre en lumière l'héritage de Monsieur Parent et, nous l'espérons
tous, la sauvegarde du supermarché de Ris-Orangis.
Mais ce n'est pas tout !
Puisque
j'ai aussi eu la possibilité de faire un article dans ce numéro sur les
aires d'autoroutes et leur représentation par les cartes postales !
Cela fait donc beaucoup d'occasions de se réjouir et de voir que
l'histoire d'une certaine architecture peut trouver dans ces revues des
occasions de s'exprimer et de trouver un public sans doute moins
spécialisé. C'est tant mieux !
Je veux donc ici remercier vivement Matthias Debureaux et toute l'équipe éditoriale de la revue CitizenK pour cette confiance.
Je
vous conseille donc tous d'acheter CitizenK numéro spécial hiver 2016
intitulé non sans humour "la France de toute Beauté". Il ne vous en
coûtera qu'un euro symbolique ! À ce prix-là, prenez en plusieurs et
faites, comme moi, plaisir autour de vous !
Bonne lecture !
Pour
ma part, j'aime aussi la lecture de l'article de Thomas Lévy-Lasne sur
le parcours des artistes contemporains et j'avoue que mon cœur chavire
aux pages 216 et 220... Mais là, c'est une autre histoire...
Je
fais exprès de ne pas vous donner une lecture trop aisée ici des
articles, pour que vous ayez l'opportunité de les lire en ayant acheté
la revue.
Merci de votre compréhension !
Ici repose l'article que j'aurais du faire avec les informations
données par la DRAC Ile-de-France au sujet de l'avancement du dossier de
classement du centre commercial de Ris-Orangis dessiné par Claude
Parent déposé il y a presque 5 ans maintenant...
Malgré les
promesses faites de me rappeler cette semaine, malgré mes coups de fils
depuis des mois, mes courriers nombreux, mes demandes répétées je n'ai
eu droit à aucune information.
Manque de professionnalisme ou stratégie de l'usure ?
Oui, vous pensez comme moi.
On notera que le thème de ce week-end des Journées Européennes du Patrimoine est Patrimoine et Citoyenneté.
On voit donc comment les services du Patrimoine de la D.R.A.C
Ile-de-France sont sensibles à une demande citoyenne et comment la
communication est réalisée par ses services.
Citoyennes ! Citoyens !
Bon week-end des Journées du Patrimoine en Ile-de-France et partout en France.
Il est bien émouvant, toujours, d'entendre l'architecture.
On
se souvient comment François Chaslin savait nous faire visiter une
architecture et sa pensée simplement par sa voix et celles de ses
invités dans sa regrettée émission Métropolitains.
Difficile de reprendre un tel flambeau.
Pourtant, cet été, Camille Juza, sur France Culture, réalise avec talent avec une suite d'émissions judicieusement appelée le génie des lieux.
Nous
tenterons de suivre par les cartes postales ces émissions (parfois avec retard) et d'ainsi
soutenir la visite en quelque sorte par l'image, des sons, des voix, des
témoignages entendus lors de leur diffusion.
On commencera en désordre par la chapelle de Ronchamp de Le Corbusier, rien moins que ça.
Beaucoup
de publications sur ce blog ont déjà été faites sur ce lieu, il est donc
difficile de trouver un nouvel angle d'attaque dans tous les sens du
termes.
Comme Julien Donada nous fait la
joie d'évoquer l'histoire de Charles Bueb, nous allons chercher (et
trouver) une carte postale de ce photographe
redécouvert par ce blog.
Rappelez-vous cette incroyable carte postale : http://archipostcard.blogspot.fr/2012/03/extremement-fort-et-incroyablement-pres.html
On regarde ?
La carte postale est
une édition de la Société Immobilière de Notre-Dame du Haut qui crédite
parfaitement Charles Bueb comme photographe. La carte est expédiée
en 1962 ce qui doit bien correspondre peu ou prou à la date de sa prise
de vue. Il faudrait aller vérifier dans ses classeurs somptueux. Charles Bueb nous installe avec lui sur le chemin, fait surgir
simplement, j'ai envie de dire naturellement, la Chapelle de Ronchamp et
les constructions annexes souvent malheureusement oubliées. On voit ici
comment les deux constructions se glissent l'une sur l'autre.
Charles
Bueb se décale un rien sur la gauche du chemin mais reste à hauteur
d'homme. Il ne croisera qu'un couple de visiteurs descendant ce chemin.
Le tirage est d'une grande douceur, peu contrasté, en fait, il est comme
le point de vue, un rien tendre, sans effet, sans décision autre que
d'être là, au milieu, comme un pèlerin.
Entrons :
Nous ne
remercierons pas Charles Bueb pour ce beau cliché édité en carte postale
par le même éditeur que précédemment mais qui cette fois, oublie de
nommer son photographe. Difficile donc de savoir qui a réalisé ce
cliché. On notera tout de même une originalité du cadre puisque le
photographe choisit de montrer l'espace depuis la gauche de l'entrée,
juste après le passage de la lourde porte. La sensation soudaine d'une
lumière bien descendue par rapport à l'extérieur est bien le sentiment
que j'ai ressenti en entrant dans ce lieu : une grotte.
Cette
cavité dont le lourd plafond comme une pierre d'un dolmen pourrait nous
tomber sur la tête est tout de fois percée d'une ligne fine mais
éclatante venant étrangement suspendre l'ensemble. Un coup de cutter
entre le mur et le plafond qui, à lui, seul, nous intrigue sur la
réalité de la masse de la construction. La petite sculpture dans sa
niche est littéralement brûlée par le temps de pose long.
Et n'oubliez pas ! L'architecture avant d'être des images, c'est un espace qui se parcoure.
Pour entendre l'émission et d'autres clichés de Julien Donada, voici le lien : http://www.franceculture.fr/emissions/le-genie-des-lieux/la-chapelle-de-ronchamp-par-le-corbusier
Pour comprendre l'histoire de la découverte du Fonds Bueb, allez ici et achetez le livre ! http://archipostcard.blogspot.fr/2015/04/charles-bueb-edite-ronchamp-revele-le.html
Et voilà !
Notre département de Seine Maritime, notre Région Normandie, la Ville de Dieppe se voient nommés parmi les 7 sites les plus menacés d'Europe par Europa Nostra, rien moins que ça !
Triste,
bien triste manière de mettre la lumière sur notre département de Seine
Maritime et sur le Patrimoine exceptionnel que représente le Pont
Colbert et sa cabine de Jean Prouvé !
Rappelez-vous ici !
On
notera que le combat citoyen a permis de mettre en lumière ce scandale
régional qui s'ajoute à celui de la destruction de Sainte-Bernadette au
Grand-Quevilly, à la défiguration du Volcan de Niemeyer au Havre (ville
pourtant inscrite au Patrimoine de l'UNESCO ), la destruction probable
de la dernière église en fusées céramiques à Serqueux (le clocher est
déjà par terre), et à un avenir incertain pour l'église St-Nicaise à
Rouen et, et, et... à l'abandon des Ateliers du Parc, chef-d'œuvre de
Patrice Mottini dans la cour même de l'école d'architecture de Rouen...
Allez on arrête là...
En espérant que la prochaine fois que notre
département et notre Région seront nommés de manière internationale, ce
sera pour souligner la parfaite restauration d'une construction du
Vingtième Siècle. On peut rêver...
Mesdames, Messieurs
les maires, député(e)s, conseillers et conseillères régionaux,
conservateurs du Patrimoine, conservatrices du Patrimoine, Architectes
des Bâtiments de France, vrais citoyens, vraies citoyennes, voici des
liens que vous lirez peut-être : http://www.europanostra.org/news/737/