samedi 16 juillet 2011

Vasarely rose

Une carte postale de l'Hôtel de ville de Maubeuge :


Elle est pour ce blog assez intéressante à plusieurs titres.
D'abord elle nous permet de parler à nouveau de André Gaillard, architecte dont nous avions vu la superbe villa en Espagne ici.
Depuis le point de vue de cette carte postale de la Société d'Agences et de Diffusion, on peut difficilement juger l'architecture. On trouve tout de même une façade au dessin si marqué fait d'éléments de béton posés les uns à côté des autres. Dessin d'ailleurs assez beau. On devine une articulation avec un autre bâtiment mais rien n'est certain depuis ce point de vue.
Le photographe décide de se poser un peu loin certainement pour faire monter ce bâtiment dans le cadre au risque de faire aussi... apparaître le parking !
L'image tire vers le rose saumon, couleur qui provient d'un ciel un peu bas qui reprend le rose du revêtement et surtout les couleurs de la fresque sur la dite façade.
Et c'est là que certainement cette architecture fait sa fortune critique car l'ensemble est composé par Vasarely !


D'ailleurs notre guide ne s'y trompe pas et une phrase lapidaire vient clore l'expérience du peintre Op'artiste : " Travail de Vasarely en façade infirmant ses théories de l'œuvre plastique dans la vie quotidienne" (sic!)
C'est vrai que, d'ici, c'est un rien triste et éteint. On est bien loin de la doctrine du peintre lisible dans son texte Pasti-Cité. Et de Monsieur Gaillard on préfère sa villa comme quoi la synthèse des arts parfois...
de Vasarely on préfère ça :
"Ter-A" 1968

ou ça :
"Tettye"


ou encore ça !
"Teyoute"



vendredi 15 juillet 2011

en convalescence.



J'aime ce genre de rencontre. Deux cartes postales du centre de convalescence à Albigny-sur-Saône, toutes deux chez Combier éditeur.
On trouve de biens belles qualités qui ne sont pas sans faire penser à Monsieur Jean Deroche ou au travail de L'A.U.A.
Voussures, géométries sereines, béton de qualité, corniches en reprise de galet, huisseries épaisses et bien proportionnées donnent à cette construction quelque chose de bien marqué, d'un brutalisme adouci.
Mais ce joli ensemble se refuse à son identification.
C'est bien dommage.
Surtout que la vue intérieure nous donne dans un décor moderne la sensation que, ici, la convalescence doit être joyeuse comme les opalines de couleurs au plafond, sérieuse comme le reflet d'aluminium du bar et limpide comme la clarté qui baigne la salle.
Un lieu qui respire la santé retrouvée.
Qui retrouvera le nom du ou des architectes ?

jeudi 14 juillet 2011

la piscine, aller à la piscine



Non mais regardez moi cette carte postale !
Vous y croyez vous ?
Il ne s'agit pas d'un dôme de centrale nucléaire mais bien d'une piscine !
Un détail :



Nous sommes à Claviere en Italie, à la frontière d'ailleurs.
Mais quel objet !



Je trouve sur Google Earth le lieu qui existe toujours mais qui est transformé en boite de nuit. Ni la carte postale, ni les images sur internet ne me donnent de réponse sur la construction. On dirait bien sur la carte postale un dôme en béton mais il semble à mieux y regarder qu'il s'agit d'une structure en tissu tendu comme cela se faisait à cette époque. Le terme d'igloo est alors approprié. La carte postale nous donne la date : 1974.
Plus habituelle :



Nous sommes à Malakoff, Chatillon-sous-Bagneux au bord du bassin de la piscine ici nommée le centre nautique intercommunal... Rien moins...
On vise bien la barre de logement au fond mais on regarde surtout le mur peint à droite. C'est beau non ?
Notre guide d'architecture contemporaine nous donne le plein d'informations et les architectes sont bien importants : A.U.A, P. Chemetov, J. Deroche...




le mur peint est du peintre Mariano Hernandez.


Il nous faudra trouver une carte postale de l'intérieur de la piscine. Celle-ci est une édition Raymon.
En attendant si on allait piquer une tête ?


guide d'architecture en France
Messieurs Amouroux, Crettol et Monnet
technic-union, 1972

mardi 12 juillet 2011

Le Corbusier met la table.



J'aurais pu faire un article uniquement avec cette première carte postale mais comme Madame M. est généreuse je peux même vous en offrir une autre...
Alors regardons la vie à Eveux, au couvent des Dominicains dessiné par le Maître.
Regardons comment s'organisent la lumière, l'espace et les assiettes.

Cette carte postale c'est la première fois que je la vois. Nous sommes dans le réfectoire du couvent de la Tourette grâce aux éditions Combier, nous sommes en 1961.
Je ne connais pas bien la liturgie des frères Dominicains mais cette image si on la décrypte un peu pourrait bien nous dire beaucoup de choses.
D'abord l'organisation des tables et des chaises. Pas de moine face à face sur la même table. On tourne le dos à la fenêtre et on regarde en mangeant la table en face de soi. La distance dit sans doute le silence, on ne facilite pas ainsi la parole car c'est bien plus difficile d'entamer une discussion avec le voisin d'à côté qu'avec celui d'en face !



On remarque aussi que les pochettes des serviettes sont disposées dans une assiette sur deux. Les pochettes sont celles des moines, des habitués. Donc on pourrait dire qu'entre chaque moine venait s'asseoir un invité de passage, un fidèle en retraite ici. Manière subtile de l'intégrer à la table, de le faire pleinement participer à la communauté, il est invité.
Ce que j'aime aussi c'est le mobilier. Ici, comme dans les intérieurs des cités radieuses, le mobilier n'est pas une démonstration de Design moderne et chic. On dirait que l'on a rentré les chaises et les tables de l'église du coin dans l'un des plus hauts lieux de l'architecture moderne. En toute simplicité...
J'aime cette chaise paysanne qui vient faire parler le béton.
Regardons encore les tables : 3 bouteilles de vin pour 6 convives, soit tout de même une demi-bouteille par personne... On remarque aussi que tout est déjà sur la table à disposition. Ici aussi c'est une manière de réduire le brouhaha des demandes de sel, d'eau et de pain. Les choses sont là et vous attendent. Les verres ? Les très beaux et pourtant si communs verres Gigogne d'une grande simplicité. On les a tous vus, on a tous bu dedans et c'est l'un des rares objets de design qui a connu une vraie popularité. J'en possède quelques exemplaires que je garde jalousement comme des cristaux de Bohème !
Le pain.
Le pain d'un point de vue symbolique c'est fort. Ici ce qui me touche c'est qu'il n'est pas posé sur la table directement. Il est posé sur une assiette de faïence blanche. J'aime cette attention à l'une des nourritures les plus porteuses de sens dans un lieu comme celui-ci. Ce pain n'est pas très cuit, juste ce qu'il faut et il rythme un horizon contre les verticales des bouteilles de vin. Proximité des deux symboles du dernier repas du Christ.
Regardons maintenant la pièce elle-même.
Grande longueur accentuée par les tables qui partent à l'infini. Le Christ seul et simple est sur le mur du fond en face du moine récitant. D'ailleurs vous voyez que l'on parle des moines, de leur corps alors que l'éditeur à photographié le lieu vide.. .une demande des moines ?



Regardons le beau et simple dessin du plafond. Les colonnes, cylindres de béton, soutiennent des poutres moulées dignes d'un dessous d'échangeur de voies rapides.
Et court tout le long de ce beau plafond la très belle lampe en acier (?) cornière pliée contenant la lumière c'est le seul élément qui chatoie un peu.
La lumière ? Elle vient des deux côtés. Sur notre carte postale, on la voit surtout à gauche passer au travers du filtre moderniste des carrés de couleurs, un Mondrian de verre. A droite on remarque le grand rideau bleu dont je ne sais pas bien s'il sert à faire le noir ou à cacher un détail architectural. Son bleu, ce bleu n'est pas hasardeux.





Enfin, pièce maiîresse de cette disposition, ce cube au milieu. Il s'agit de la chaire (?) c'est ici que s'installe sans doute le moine chargé de la lecture des textes religieux et de l'actualité pendant le repas. Tout est dit de Le Corbusier dans ce cube. Je veux dire que faire ainsi chanter et parler un corps religieux dans une forme aussi simple et colorée c'est faire parler l'essentiel : le corps.
C'est le mettre à sa juste place, entre une géométrie fabriquée et humaine produisant une parole sacrée dans la rudesse de la Lumière, l'exactitude de la Nature.



On remarque également le tableau au dos de ce cube. On dirait bien qu'il est une sorte d'organiseur avec peut-être les "tours de garde" des dominicains, le calendrier des tâches à accomplir.
J'aimerais un jour manger dans ce silence, l'œil glissant sur un aplat de vert, dans l'écho de la faïence blanche de mes semblables.
Totalement concentré sur l'espace de l'architecture et le partage, concentré donc vers les autres.





Pour vous repérer, voici sur cette carte postale Spirale le lieu où se trouve le réfectoire.
La carte postale nous montre le couvent vu du ciel. Il est encore en travaux, on devine un tas de gravats sur la droite.
La photographie en noir et blanc est coloriée. Surtout le vert de la nature car le gris du béton ne nécessite lui finalement que la lumière. Il fait, tout seul son travail d'ombres.

lundi 11 juillet 2011

une rabatteuse de choc



Madame M. dont j'ai déjà loué ici la capacité à me trouver des merveilles vient une nouvelle fois de me combler d'un lot de cartes postales incroyables !
Elle est une rabatteuse formidable !
Nous avions rendez-vous dans un salon de cartophilie à Cany-Barville.
Je fréquente peu ces salons car j'ai un peu de mal avec l'ambiance "chasseur de rareté" et avec les mètres et les mètres de boîtes remplies de cartes souvent bien trop anciennes pour ce blog.
Mais quand Madame M. me donne rendez-vous je m'y rends et je pense souvent à Tom Phillipps qui dans son Postcards Century évoque l'ambiance de ce genre de lieu.
On entend les aficionados demander aux vendeurs le nom du bled perdu de l'Eure pour trouver LA carte postale qui manque à leur collection, les amoureux des thèmes les plus variés de Sport à Allumettes, chercher la carte postale qui fera leur bonheur.
C'est vrai que la moyenne d'âge est un peu marquée mais tout cela est finalement sympathique, tranquille et je suis, dans mon domaine quasiment sans concurrence... quoique....
Alors voici quelques-unes (un tout petit échantillon en fait) des cartes postales trouvées (et offertes !) par Madame M.
Vous allez être jaloux...
On commence :


Nous sommes à Puteaux avec cette carte postale Yvon qui nous donne bien les noms des bâtiments et leur architecte. La Résidence "le France" est de M. de Mailly et la Société Bayer France est due au Cabinet Mathé. Assurément une belle image.


C'est rare sur ce blog des constructions aussi anciennes mais doit-on s'en priver ?
Cette très belle et si curieuse architecture est due à Jacques Droz. Elle est aujourd'hui classée Monument Historique. Je l'aime beaucoup. Elle est entre du néo-bysantin épuré, des obus géants. Admirons le détail du clocher qui monte comme une flamme et l'effet de maquette d'un building de New York du petit édicule (baptistère ?) à droite.
La carte postale est une édition "les Ibis" sans date mais des années cinquante.


On pourrait être en ex-Union soviétique ou encore à São Paulo mais nous sommes à Québec !
Il s'agit de l'hôtel Concorde-Loews.
La carte postale nous donne beaucoup d'informations : l'hôtel est sur Grande-Allée, il a 450 chambres et la vue y est superbe !
En plus le restaurant posé au sommet est tournant !
Le rêve international chic...
L'architecte est canadien d'origine grecque est il s'appelle Dimitri Dimakopoulos.
Attention presque pareil....


Alors ? où vous croyez-vous ?
Non... non ce n'est pas là non plus... mouais bien tenté mais non... Ah on chauffe... Oui !
En Chine ! A Pékin !
Il s'agit cette fois de l'Hôtel Beijing International, international donc... sans nom d'architecte !
Puisque les hôtels canadiens sont dessinés par des architectes d'origine grecque peut-être que les hôtels chinois sont dessinés par des architectes chinois d'origine... je ne sais pas !

Attention ! chef-d'œuvre éditorial !


Les détails d'architectures modernes en cartes postales sont rares et là nous avons vraiment affaire avec l'un des plus beaux. Il s'agit de l'escalier des pompiers du Palais de l'Unesco à Paris...
C'est une merveille de construction et une beauté plastique évidente !
La photographie de l'éditeur Yvon sublime encore cet objet si particulier. Il faut croire que l'Unesco en était fier car je trouve sur une plaquette parlant de la construction une autre photographie de cet escalier et ces informations : l'escalier est formé de 151 marches de 65 Kg chacune et capable de supporter le poids de 3 personnes.


Par son sujet particulier, par la qualité éditoriale de cette carte postale et par la renommée des architectes, cette carte postale est certainement une des plus belles et des plus importantes de ma collection.

dimanche 10 juillet 2011

enfantina du logement social

Et si je vous parlais de deux livres pour enfants qui donnent bien une idée de la perception des grands ensembles et de la ville par les auteurs d'ouvrages consacrés à la jeunesse et tous les deux publiés chez le même éditeur : la Farandole
Premier exemple avec ce petit livre de Andrée Clair et Bernadette Després qui s'appelle Nicole au quinzième étage.


Ce livre fut édité en 1969.
D'abord je fus séduit par son dessin , ses qualités graphiques. Bernadette Després joue la proximité avec un dessin d'enfant, une naïveté très construite qui s'amuse tout particulièrement de la hauteur de la tour en nous proposant des plongées et contre-plongées d'une belle facture.
C'est aussi un livre très "blanc" laissant beaucoup d'espace à la page et ne fermant pas son dessin dans une surcharge matérialiste. La ligne est en avant.
Mais ce qui est très intéressant dans ce livre c'est bien aussi la position des auteurs vis-à-vis de ce genre d'objets architecturaux. Ici pas de doute il s'agit d'une ode aux nouveaux ensembles. La petite fille Nicole quitte son appartement serré dans une cour fermée pour gagner en confort (moderne) dans son nouveau logement. On imagine le nombre d'enfants ayant eu ce livre pour admettre le déménagement vers les nouveaux quartiers !



Mais finalement, c'est assez juste. Le ton est simple, les avantages du nouveau logement sont bien expliqués même si la maman reste un peu une maman modèle. On a même droit à un plan du logement ! Il faudrait retrouver le modèle !



La petite Nicole regarde le monde depuis son nouveau point de vue en hauteur et semble bien profiter des effets visuels. La nuit qui tombe par les fenêtres de sa chambre ressemble bien à celle de Van Gogh !


Un autre exemple qui contrarie un peu le premier.
Il s'agit du livre La Tour part en voyage de Jean Garonnaire.


Le parti-pris est très différent car ici c'est la tour elle-même qui est l'héroïne de l'histoire. Elle devient un personnage qui exprime ses désirs. Et quoi ?
Son désir c'est de... quitter la ville et les autres constructions parce que vraiment la ville ce n'est pas bien.


Les enfants au pied de la tour sont enfermés derrière des grilles et il n'y a pas de nature...
Pour partir, c'est drôle, la tour demande aux voitures de l'emmener dans la campagne !


Alphonse Allais serait ici ravi de voir ainsi la ville à la campagne !
Au milieu de la forêt le jour se lève enfin, les habitants de la tour se réveillent, c'est merveilleux partout la nature, les animaux et puis les habitants mettent des rideaux avec des couleurs...



On est en 1974...
On pourra rire un peu (beaucoup) de cette image de la tour d'habitation. D'ailleurs le dessin lui-même de la tour est vraiment pathétique mais enfin Jean Garonnaire ne fait qu'exprimer d'une certaine manière le désir d'idéal de certains architectes réfléchissant sur la manière de faire jouer nature et construction. Dommage que cela passe par une histoire aussi... poétique !
Il ne manquait pas pourtant à l'époque d'exemples à mettre en avant d'architectures jouant une relation étroite entre paysage, nature et jardin.
Et puis à la dernière page l'auteur nous apprend que : ..."des plantes se sont accrochées partout à son béton et la font paraître plus jolie..."
"...les papas vont toujours travailler mais en voiture c'est vite fait (sic !), et le soir ils sont contents d'entendre chanter les oiseaux et de sentir les fleurs."
On remarque deux choses : les autos sont l'instrument libérateur de l'architecture vers la nature (!) et les antennes de télévision restent tout de même accrochées au sommet de la tour une fois celle-ci à la campagne !
Donc... pas si libérateur que cela...
Une époque je vous dis, tout une époque...
Voici pour finir la tour libérée !


puisque c'est dimanche...

... je vais réunir ici quelques petites architectures religieuses du XXème siècle posées dans la banlieue large de Paris.
On verra la diversité des formes, des matériaux et des plans.
On verra que les éditeurs de cartes postales ont toujours estimé que l'église dans son quartier est un objet d'identification à un lieu, une reconnaissance.
On verra que, malgré leurs grandes différences, toutes ces églises possèdent de vraies qualités architecturales, qu'elles sont en quelque sorte l'écho simple mais abouti des tendances architecturales de leur époque.
On verra également qu'il est difficile parfois d'identifier le ou les architectes à l'origine de ces formes.

Voici :


La chapelle Saint-Paul est à Nanterre. une fois de plus ce goût évident pour l'élancement. Il convient souvent ainsi pour faire "église" que le bâtiment dans un geste audacieux s'élève vers les cieux. Ici la double courbure du toit fait l'architecture et s'oppose à merveille avec les constructions alentour. Il s'agit de faire signe, de se déterminer contre l'architecture environnante, de jouer un écart plastique. C'est réussi. La carte postale est une édition Abeille-cartes pour Lyna. Au crayon est indiqué au dos : août 75.

et :


L'église Sainte Geneviève de la Dame Blanche est à Garges-les-Gonesse. Elle offre courbes, contre-courbes dans ce qui semble une construction de briques. Ici encore tout semble vouloir mettre en avant la montée vers le ciel. C'est de ce point de vue assez expressionniste, un rien compliqué. Mais cela me fait immanquablement penser à Michellotti. (un peu...)
Une fois de plus l'église joue en contraste avec l'ensemble de logements en arrière plan que le photographe des éditions Iris sait placer judicieusement.

puis :



Voilà une bien belle chose. Nous sommes à Colombes devant l'église sans patronyme...
Pourtant c'est assez simple il s'agit de l'église St-Bernard.
Grâce à l'ouvrage excellent Eglises modernes de Suzanne Robin je peux même vous donner le nom de l'architecte. Il s'agit de Monsieur Pottier. L'église date de 1965.
J''aime tout particulièrement cette église et cette image. La symétrie donnée par le lampadaire doit y être pour beaucoup. Mais sans ironie, on ne peut que souligner la simplicité efficace de ces courbes qui se relient.

enfin :



Que dire ?
A n'en point douter il s'agit là d'un chef-d'œuvre d'une grande radicalité formelle.
Nous sommes à Athis-Mons devant l'église.
Je n'ai malheureusement rien pu trouver sur cette église. Aucun de mes nombreux ouvrages ne fait allusion à ce beau bâtiment d'une grande et superbe simplicité.
Bien évidemment la séduction de cette carte postale Combier vient des couleurs et du matériau qui recouvre la totalité de l'église et forme une sorte de boîte grise égale. On remarque que l'ensemble est tout de même posé sur un petit socle. Regardez comment ce bloc est ouvert, comment cela accentue encore son mystère. Retirez la croix de béton rejetée à l'extérieur et vous serez devant un hangar, une PME.
J'aime vraiment beaucoup cela. Sans doute que l'intérieur doit être tout aussi saisissant...
Surtout si vous avez des informations je suis preneur !

Je vous rappelle que l'église c'est avant tout l'assemblée des fidèles.