dimanche 16 mai 2010

bien attribuer... à Lyon et alentour

Hier, très fier de mes trouvailles, j'ai fait une faute en suivant l'attribution de l'auditorium de Lyon publié par l'éditeur de la carte postale.
Il ne s'agit pas de Monsieur Zumbrunnen mais de messieurs.....
Il vous suffit de lire le commentaire écrit par notre amie Valérie Herran au dernier message pour retrouver enfin les vrais architectes de ce qui reste une merveille ! (Messieurs Pottier, Rechsteiner, Delfante et Caille )
Alors pour qu'enfin Monsieur Zumbrunnen soit bien attribué (!), voici le parking de la Part-Dieu qu'on lui doit.


Vous aurez deviné que mon goût pour ce genre d'objet architectural est complet !
La carte postale est une édition La Cigogne et curieusement le correspondant nous parle de l'auditorium et nous révèle que les lyonnais le nomment le "tank" et qu'il est muni d'une acoustique jamais égalée !
Lors de mon dernier séjour à Lyon et à Villeurbanne pour le choix des estampes de l'URDLA, j'avais traîné un peu comme ça et réalisé quelques clichés de ce beau quartier. Je vous en propose quelques-uns, on verra que les points de vue sont parfois proches de ceux des cartes postales !





Valérie, est-ce cette barre qui est de Monsieur Zumbrunnen ?


et voici des détails de l'auditorium :




Mais Villeurbanne c'est aussi et surtout ça :


Les gratte-ciel de Môrice Leroux dont je vous ai déjà parlé ici. La carte postale CAP est vraiment magnifique et met parfaitement en valeur l'incroyable perspective de l'Avenue Barbusse, au fond l'Hôtel de Ville.
Toujours à Villeurbanne, voici le théâtre sur une carte postale Estel aussi très belle :


Il s'agit là aussi d'un magnifique bâtiment qui fut je crois aussi un Palais du Travail.
Mais ma promenade dans la ville me fit aussi aimer cela :


L'ensemble Liberté 2 en chantier offrait des balcons garnis de jardinières à la mode de messieurs Andrault et Parat extrêmement fleuris et plantés, vraiment superbes. Mais qui sont les architectes ?



Une belle barre à la grille parfaite :


Un carrefour très renversant, comme un jeu de miroir :


Un projet qui doit être construit maintenant :


Un beau morceau de ville :


Là aussi, un joli ensemble offrant des cours intérieures en gradins dont l'une d'elles si mon souvenir est juste était une école :



samedi 15 mai 2010

trouver, trier, publier


Voici le genre de stand qui, le matin, m'effraie en même temps qu'il me réjouit...
J'ai regardé toutes ces cartes postales...
Environ une heure et demie de tri...
Pour finalement n'acheter que celles-ci :


Ce qui est déjà pas mal non ?
Alors voyons un peu comme ça, sans plus attendre :


Une carte postale Combier nous montre le Centre Mondial de recherches contre le Cancer. Elle est datée de 1976 et les architectes sont nommés, messieurs Bourdeix, Guillot de Lyon et monsieur Mendelssohn de Sèvres.
Le petite volume cylindrique s'oppose bien à la tour. Rien d'extraordinaire mais une belle image.
Une chose plus spectaculaire :


Nous sommes à Portoroz en Slovénie.
Incroyable construction semblant faire la falaise, la doublant sur la pente en appui !


Quelle manière incroyable de faire du paysage !
Cela n'est pas sans vous rappeler cela sans doute, l'architecture de l'Hôtel Président par Paul Balev.
Mais qui est l'architecte de cette audace topographique ?
Revenons en France :
Une belle carte postale du Forum des Halles dans une édition Chantal, envoyée en 1980.
Ce qui est aussi surprenant c'est que la correspondante nous parle du lieu en termes enjoués.
Promenade d'aujourd'hui, c'est sensationnel cet ensemble, dans ce quartier si agréable où nous nous sommes revues petites filles avec Evelyne, autour du trou des hall...
Elle a raison Colette et on devrait tous revoir bientôt le trou des halles !
Du beau :


Lyon, la Part Dieu, L'auditorium.
Toujours aussi impressionnant, ce monument brutaliste extrêmement sculptural me laisse à chaque fois que je le vois sans voix.
Les architectes sont nommés sur cette belle carte postale Trolliet, il s'agit de messieurs Delfante et Zumbrunnen malheureusement orthographié Zumbrennen !
Pour finir et faire écho au dernier post de Jérémie sur son blog, voici le Viaduc de Polcevera à Gênes (Genova).


La longueur ? 1.102 m !
Je vous laisse choisir votre lieu préféré, dessus cette rocade ou bien dessous ?
J'aime beaucoup le filage des feux des automobiles comme des tubes néon infinis...
Le reste des cartes postales sera distillé au compte-gouttes tout doucement...

jeudi 13 mai 2010

La Grande Motte et Henri Cartier Bresson

Deux événements se téléscopent.
Le premier est l'achat ce matin d'un album de photographies d'Henri Cartier-Bresson Vive la France avec un texte de François Nourissier.
Le second est l'arrivée d'une nouvelle série de cartes postales de la Grande Motte dans ma collection.
Il se trouve que dans l'un je trouve l'autre.
Voyez :


Le livre nous donne comme légende, un bureau d'études à la Grande Motte. Deux jeunes gens reçoivent du courrier dans une salle blanche au mur rassemblant des plans et photographie de la future cité balnéaire.
On ne comprend pas bien ce que dit cette image. Le dynamisme un peu écrasé d'une jeunesse pleine d'espoir ? L'avenir rayonnant d'une jeunesse aux plans déjà tout tracés ? La jubilation d'un écart entre cette jeunesse et l'ampleur du projet ?
On ne sait.
Ils ont l'air sérieux ces deux-là, pris dans leur tâche. Lui, le photographe, les plonge dans les plans, les paperasses du bureau.
Il est vrai que l'ensemble du livre édité en 1970 fait le portrait d'une France qui perd prise, où les nostalgies des vies villageoises semblent s'estomper au profit d'un renouveau sans égard pour les traditions.
Les photographies sont celles d'une France comme perçue de l'étranger, un rien cliché. Mais ce qui est étonnant c'est bien que ce cliché semble avoir été le réel.
L'architecture moderne est un rien décriée, toujours juxtaposée soit aux bidonvilles "poétiques" soit aux petits patrimoines sacrifiés de nos villages. Et c'est finalement vrai...
C'est bien cela qui est un peu désespérant dans ce travail de photographie.
Mais heureusement on sourit, on se souvient et on retrouve bien là quelque chose de perdu et aussi une belle espérance fondée justement sur ce mélange de grandeur et de petits riens.
C'est un beau livre.
Alors regardons d'autres photographies par d'autres photographes qui n'ont pas démérité à nous montrer la France par un outil populaire : la carte postale.


Une édition de France nous montre l'Avenue de l'Europe. Mais je regarde sur le bitume la belle et avant-gardiste Talbot Rancho. La carte fut expédiée en 1979.
Presque le même point de vue :


une édition Apa-Poux pour As de Cœur.
je m'amuse à ce collage des deux cartes postales ! Je crois bien que le ou les photographes connaissaient bien le "spot" !


Descendons un peu :


Le somptueux et sculptural Immeuble Impérial II, toujours chez édition de France. Regardez comme une partie de l'image est prise dans une ombre superbe à gauche. Regardez aussi la toute petite et rare voiture Honda devant la 404 Peugeot. Quelle image ! Quelle incroyable et étrange architecture !
Vous voulez du beau ?
Alors...


L'éditeur Mar nous montre la ville de l'an 2000 et le Temple du Soleil !
Cela ne vous rappelle pas un peu ça ?
Allez tous au bain !


On retrouve l'immeuble Impérial II avec sa piscine et son kiosque-bulbe. Tout est dessiné en courbe même les bancs sur le bord de la piscine.
Et si on reprend de l'altitude...


Toujours chez Mar éditeur, on voit que la piscine est vraiment proche de la mer.
Mais à quoi bon la piscine si la mer est si proche ?

Bulles

Vous connaissez chers lecteurs, chères lectrices, le travail de Julien Donada.
Vous savez qu'il est réalisateur, photographe et qu'il nous fait partager sa passion pour l'architecture par le biais de superbes vidéos dont je vous ai déjà parlé ici.
Julien Donada nous offre aujourd'hui un livre qui évoque au travers d'un entretien l'œuvre et la vie de Pascal Haüsermann.


Bulles, conversation avec Pascal Haüsermann est publié aux éditions Facteur Humain.
C'est un livre totalement indispensable pour tous ceux qui comme moi s'intéressent à ces architectes bien trop vites classés dans les utopistes alors que leur œuvre est bien visible, construite et praticable.
Les bulles sont bien connues et le livre nous permet d'apprendre que l'architecte fit sa toute première pour son père à l'âge de... 21 ans...
Immédiatement, l'originalité de cette construction propulse le jeune homme sous les feux de la rampe architecturale et s'ensuit une carrière assez étrange faite de constructions, de restauration de quartier à Genève, de restaurant indien et de châteaux hantés !
Celui qui n'arrête pas de chanter l'individualisme et le rapport direct du client et de l'architecte habite dans l'immeuble Clarté de Le Corbusier qu'il a fait restaurer.
Une petite et trop courte préface de Michel Ragon et de nombreuses illustrations souvent inédites permettent de faire de cet ouvrage un beau livre simple et émouvant.
Procurez-vous le d'urgence.
Ne voulant pas trop brûler votre découverte du livre, je ne me suis pas autorisé à vous montrer des images.
Mais alors quelle carte postale vous montrer ?
Une fois n'est pas coutume je vous propose une carte postale déjà publiée mais qui a l'avantage de m'avoir été offerte par Julien Donada :


Voici donc les Domobiles, de 1971, une maquette du FRAC Centre. La carte postale fut publiée lors de l'exposition ArchiSkulptur à la Fondation Beyeler en 2004.
La photographie est de Philippe Magnon.
Et pour rire un peu et en même temps continuer de soulever le doute :


Nous voici à la Grande Motte, au V.V.F et V.V.T devant des jeux pour enfants du Groupe Ludic.
Rien à dire sinon que toute ressemblance avec l'architecture de Monsieur Haüsermann est parfaitement... éclairée !
Vous pouvez aller voir le blog de Julien Donada ici.
C'est informatif, drôle et donne furieusement envie de faire les bagages !
Merci Julien.

mercredi 12 mai 2010

C.N.I.T S.I.C.O.B. FUTURO

Le C.N.I.T est vraiment une des pièces maîtresse de l'architecture française.
C'est dit.
C'est une évidence et qu'il s'agisse de ses prouesses techniques et formels, il est un bâtiment absolument époustouflant du XXème siècle même si aujourd'hui il est un peu enclavé.
Je ne vous ferai pas une leçon d'architecture (ici remarquable) et je vous laisse à la joie de la découverte de quelques cartes postales.
D'abord une vue incroyable :


Superbe non ?
De ce point de vue, difficile de comprendre la volumétrie de l'ensemble mais on perçoit bien la tension du voile de béton et les nervures de celui-ci me font toujours penser à un textile gonflé.
Il s'agit d'une édition Raymon qui ne donne pas le nom des architectes.
Prenons le bus :


Le rond-point de la Défense est encore là et l'animation automobile est bien vivante formant une sorte de magnifique manège.
La carte postale Alfa nous indique les architectes : Messieurs Camelot, De Mailly et Zehrfuss.
Il y a beaucoup de monde à l'entrée mais je n'arrive pas à saisir la manifestation... On perçoit bien la transparence de l'ensemble.


Pour cette carte postale Lyna, pas de souci pour trouver le nom du Salon : Le S.I.C.O.B.
Admirons le point de vue original du photographe comme souvent chez Lyna éditeur. Il vient placer la ligne de chemin de fer tout contre jouant du rapprochement des courbes du remblais et de celles du bâtiment.
Le train, le parking rempli, la rampe, quelle image !
La carte postale est datée par son correspondant de 1973 est-ce que cela correspond bien au 21ème S.I.C.O.B ?
Encore...


Ici une carte postale de Albert Monier, le grand photographe aux éditions toujours remarquables.
C'est culte.
Il place le bâtiment dans une symétrie bien mesurée où la construction offre une ligne qui coupe la carte postale en deux.
Le premier plan permet pourtant de ce dégager d'une trop grande brutalité et offre une profondeur en utilisant la forme des topiaires du rond-point... habile cet Albert Monier !
Pas de date ni de nom d'architecte.
Attention les yeux !


Comment dire ?
Évidement mettre ainsi en concurrence l'une des plus audacieuse forme architecturale jamais produite et trois malheureuses jardinières en béton c'est un peu ironique.
j'aime ça !
Et puis ainsi le C.N.I.T est posé sur des gradins !
Ce qui fait aussi la force de cette image c'est la minéralité. Tout est sec même les pauvres plantes dans les jardinières !
Mais regardons attentivement.
Là :


Une soucoupe volante !
Que fait-elle là ? Vient-elle de Mars ou de Vénus ?
Il s'agit en fait d'une architecture de Suuronen un architecte finnois, la Futuro ! Mais pourquoi a-t-elle atterri ici ? Quel salon, quelle manifestation furent à l'origine de son installation sur le parvis du C.N.I.T ?
Je vous montre quelques images tirées d'un livre en allemand de Matthias Ludwig Mobile Architektur chez Diva éditeur.






Mais encore plus étrange...



Cette carte postale Abeille-carte nous montre également la Futuro mais aussi un énorme globe terrestre au premier plan !
Il semble même qu'on pouvait le visiter non ?
Or il ne fait aucun doute que ce globe n'est pas sur les deux images. Il fut donc très peu de temps sur les lieux à moins que ce ne soit la Futuro de Monsieur Suuronen qui fut longtemps exposée ici. Mystère.
Qui aura les réponses ?