samedi 16 août 2008

La rafale sur Tournesol 3





Toujours aussi magnifiques ces soucoupes volantes. Merci Monsieur Schoeller.
Quelques vues de détails intérieurs prises par Claude Lothier. Si le sujet vous intéresse ne pas oublier de lire "les années ZUP architectures de la croissance , 1960 1973" aux éditions Picard.

vendredi 15 août 2008

En veux-tu en voilà




Au Vaudreuil, la ville ancienne qui côtoie le Val de Reuil que Jean Renaudie aurait dû construire, j'ai rencontré mon amie la rabatteuse. Celle-ci me promit de belles trouvailles pour l'automne et m'invita à regarder, on ne sait jamais, dans le cageot plein de cartes postales. Ce que je fis.
Je trouvai quelques vues intéressantes de la région, vues un peu ennuyeuses, boring dirait Monsieur Parr. Mais quoi c'est de l'architecture et je propose de vous faire partager ce cadeau (eh oui un cadeau) que m'a fait ma gentille amie. Voilà.
Nous avons donc :
Sotteville-lès-Rouen la rue Garibaldi avec les immeubles Bourgogne et Champagne que je crois tous deux de Marcel Lods qui fut chargé de la reconstruction de la ville. La carte est une édition J. Kettler expédiée en 1980.
Rouen Mont-Saint-Aignan le centre commercial dans une édition Greff. C'est la ville universitaire de Rouen. Si vous passez devant ce centre commercial c'est sans doute que vous vous rendez à la Galerie Du Bellay, qui propose toujours d'excellentes expositions d'artistes contemporains. Voyez le lien ci-contre. La carte fut expédiée en 1987 pour un jeu concours dont la réponse était : l'amitié est une âme en deux corps. Oui c'est vrai. Et parfois plus...
Et enfin un autre point de vue du centre commercial Colbert aux éditions J. Kettler. Au fond on aperçoit le cinéma l'Ariel où j'ai vu les Tati en excellente compagnie.

marcher sur les pas de mon père




Petit à petit, suite à des conversations récentes, j'apprends que mon père, à son retour d'Algérie s'offrit avec un copain un tour en Italie avant de devenir un jeune époux. Ce voyage le mena à Turin. Alors, évidemment je me demande ce qu'il a vu que j'aurais pu voir aussi. Et comme les coïncidences se multiplient, je trouve ce matin un numéro de la revue Aujourd'hui de Juillet 1961, avec un article sur l'exposition internationale du travail à Turin. Juillet 1961 c'est exactement la date de ce voyage de mon père. Le Palais des expositions est celui de Nervi dans lequel nous nous sommes trouvés enfermés avec les étudiants en juin...
(article du 5 juillet)
Je pense donc que mon père a dû visiter le palais de Nervi et j'imagine la Dauphine noire au toit rouge comme les taxis parisiens de l'époque déposant les deux jeunes hommes à côté du monorail dont je n'ai rien vu. Pourtant, aucune photographie dans nos albums de ce voyage étonnant. Mais l'ami est toujours vivant et peut-être que lui a quelques images de ce périple. Est-ce en souvenir de ce monorail que notre père nous en offrit un en jouet lorsque mes frères et moi étions petits ? Je suis certain en tout cas que cette modernité a dû lui plaire à mon père. Il aimait tant les romans d'anticipations. Je vous donne quelques images tirées de cette revue. Pas de carte postale, pas encore mais...

jeudi 14 août 2008

un hangar pour Dieu et les siens



Extraordinaire construction !
Malgré mes nombreux ouvrages sur les églises contemporaines et modernes, je n'avais jamais vu cette église Saint-Léopold de Lunéville. Construite en 1954 sous l'impulsion du Père Aubry, amateur de la chose contemporaine, elle est l'œuvre de l'architecte Paul Jacquot. Encore une fois, il semble que pour bâtir contemporain, les architectes de cette deuxième moitié du XXème siècle, se soient tournés vers l'industrie. Ne dirait-on pas un hangar à avions ou dirigeables de Freyssinet ?
La forme est abandonnée à sa technique de mise en œuvre ce qui produit une belle radicalité, une franchise et même une ambition assez jubilatoire. Belle époque où l'intégration, le camouflage étaient des mots inconnus. Admirons l'escalier en vis digne d'un silo à grain. Comme il donne envie d'y monter et d'aller regagner les cieux vers l'infini et au-delà. (Je m'égare, je m'égare...)
Le ciel blanc en plus et je suis certain que les Becher sont venus à Lunéville. La 2cv est-elle celle du curé ? A moins que ce ne soit son vélo ? Il s'agit en tout cas d'un des premiers modèle de la célèbre Citroën avec le coffre en toile (immatriculation 91 CJ 54).
C'est, par son type, sa construction et sa photographie le prototype même de mon goût pour l'architecture et la carte postale.
Un chef-d'oeuvre de ma collection.
Il s'agit d'une carte postale éditée par CIM en photographie véritable, non datée. vous trouverez une fiche détaillée là :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?

mercredi 13 août 2008

comprendre et jouer 1





A regarder béat la finesse du voile de béton qui fait le marché de Royan, je ne pouvais qu'avoir envie, aussi un peu pour comprendre, de réaliser à mon tour et à mon échelle une telle construction. Il y a deux ans de cela me voici qui me décide à tenter quelque chose sur la table du salon.
Je vois toujours cette coque comme à la fois une tension et un moulage. Mais si je peux comprendre le coffrage, j'ai du mal à saisir la tension comme une armature. C'est sans doute pour cela que l'idée de partir de fils tendus sur un modèle m'est venue. Cela n'est pas non plus sans un peu d'ironie devant les tableaux de fils tendus qui firent un malheur dans le loisir créatif de la fin des années soixante.
Depuis un pilier central, faire partir des ficelles à rôtir vers une parabole de carton qui épouseront cette dernière. On tend au maximum chacune de ces ficelles qui ainsi maintiennent le carton. Mon béton sera fait de bandes plâtrées que je n'aurais alors qu'à déposer sur mes fils tendus. Une fois le plâtre durci, on peut répéter l'opération en tournant autour du pilier central. C'est très amusant, toujours, de voir que la tension produit de la solidité et cela avec un matériaux fragile comme la ficelle. Mais est-ce que ma ficelle à rôtir peut réellement, d'un point de vue constructif jouer le jeu des fers à bétons et autres filins d'acier d'une vraie construction ?
Curieusement, je trouvais quelque temps après dans le numéro 1 de la revue Gypsum de 1963 un article consacré aux Voûtes du XXème siècle illustré d'étonnantes constructions similaires à mes tentatives ! Puis dans un cahier du centre d'études d'architectures consacré aux structures nouvelles, numéro 1 confié au génial René Sarger on trouve une belle maquette qui, à nouveau évoque ce système. Il semblerait donc que mon intuition ait rejoint une réalité didactique. Mais je reste pexplexe devant la complexité du coffrage et je me souviens avec quel plaisir j'avais observé les magnifiques moules du chantier de l'église de Firminy. Des Richard Deacon sur le sol.
Pour ce message, les images doublées sont en fait des images en stéréoscopie. Si vous louchez un peu, par écartement et non par croisement, vous verrez en relief ! Allez un peu de courage, cela en vaut la peine !

comprendre et jouer 2




Voici des images tirées du cahier du centre d'études architecturales N°1, éditions Paul Mignot 1967.
Royan doit beaucoup à René Sarger, je lui dois donc beaucoup.

comprendre et jouer 3





Et enfin des images de la revue Gypsum N°1, édition du centre d'information du plâtre, Printemps 1963. Là, la ressemblance est stupéfiante, même si je suis loin d'égaler les voûtes fines des étudiants d'une école d'art appliqué dont on ignore malheureusement le nom.