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samedi 5 mars 2011

point, ligne, plan



Je ne m'en lasse pas.
Chaque fois que je trouve une nouvelle carte représentant les jeux du Group-Ludic (Aires et Volumes) ou de Sculpture-Jeux, je suis en joie.
Je me vois sautillant sur les cubes, basculant sur les haricots rouges, glissant sur les tubes.
Je pourrais aussi tout à loisir, me réfugier dans une des pyramides de couleur ou bien explorer la peur joyeuse au ventre le sous-marin caché sous le sable.
Sur cette carte postale éditée par le Groupe Mornay qui devait être le propriétaire du Village de Vacances des pins de Cordouan, on voit bien notre ensemble de jeux de plein air que nous avons déjà admiré ici ou ici.
Mais si on regarde bien, on sent une certaine usure de l'ensemble ce qui pourrait nous indiquer une prise de vue plus récente.
Et n'oublions pas, puisqu'il est bien visible ici, de jeter un œil sur le bâtiment lui-même, offrant des qualités architecturales indéniables. Il est de Messieurs Villeminot et de Champrit architectes.
La carte postale fut expédiée en 1981 et la photographie est de J. Bottin.




dimanche 12 décembre 2010

Toiles tendues, mettre les voiles.

J'aime certainement cette carte postale de manière immodérée :


Sur une plage de Palasca-Belgodère, dans un V.V.F, le génie d'un lieu inventé de rien ou presque.
Un grand carré de toile bleue (voir le ciel) est tendu vers le haut ou vers le bas par les pointes.
La tension crée les courbes enjoignant ainsi la géométrie à des efforts faisant rencontrer le cercle et le carré.
On entend le vent faire vibrer et chanter le câble d'acier sous la tension extrême et ce chant est celui premier de la résonance des cordes des instruments les plus beaux, donc les plus simples.
Et comme pour finir, mettre dessus des corps qui sautent courent dansent tombent et remontent les pentes infinies croyant parfois à juste titre arpenter le bleu du ciel.
Le point rouge d'un ballon géant rappelle sans cesse dans ses trajectoires les courbes et dessine à l'envi le parcours des tensions, des forces et de la gravité.
Joie.


Et dessous à l'ombre, voyant par transparence les réductions graphiques des corps projetés sur cet écran, un garçonnet se cache.
Il observe les points d'appui dans la toile, les pieds sous leur poids ajoutant encore à la tension.
Dessus, dessous, ombre, lumière, tension, souplesse, dedans, dehors, fort et léger, la structure de jeu est certainement l'une des architectures les plus belles que je connaisse.
Elle dit tout ce que nous attendons de l'architecture : une réponse et une stimulation à nos corps par les yeux (la couleur, la forme), par les pieds (la tension, la pente), par les oreilles (l'équilibre, le son).
Je cherche qui inventa cela.
Qui a pu comprendre ainsi que, offrir cela à nos corps, à leur jubilation vitale est un cadeau trop rare malheureusement ?
Je cherche dans mes ouvrages mais point ne trouve.
Au fond de l'image, trois pyramides de couleurs, trois tipis pourraient bien une nouvelle fois nous mettre sur la piste de Sculptures-Jeux ou du Group Ludic.
Mais comment en être certain ?


Jacques Simon dans ces merveilleux fascicules sur les aménagements des espaces libres ne nous donne pas la réponse mais nous propose une œuvre d'une certaine manière similaire du moins dans l'expérience corporelle :


Il s'agit de gros coussins gonflables dont étrangement la mollesse se rapproche pour moi de la tension du praticable de notre carte postale. La pression relative de l'air de l'un rejoint celle plus ferme des câbles tendeurs de l'autre. On le doit à Klaus Göhling.
La tension du textile fut ainsi souvent rapprochée des expériences de tensions précontraintes du béton. Je me souviens d'une photographie d'un filet de pêche séchant sur un bateau, rapproché par Monsieur Sarger ingénieur, du travail effectué sur le toit de l'église de Royan.
Mais voici un exemple plus direct :


Nous sommes à Cologne (Köln am Rhein) devant " der Tanzbrunnen im Rheinpark".
Je crois que la traduction pourrait être piste de danse ou kiosque à musique.
On retrouve là le vocabulaire de notre jeu de plein air.
Les câbles tendent une toile qui tout en se courbant se rigidifie. Suspendue ainsi, elle offre un abri léger, aérien.
Ici, c'est simple, l'architecte de cette merveille n'est rien moins que Frei Otto.
On regardera comme les parasols jaunes et rouges au premier plan semblent lourds.
Et si on ne peut arpenter la structure que par notre imagination on s'amuse alors aussi à glisser et sauter.
Pour vous prouver que le béton dit parfois la même chose :


Voici le pavillon du jardin de Stuttgart.
Vous voyez la tension, la fragilité apparente du voile de béton ?
Vous sentez l'envie qui vous vient de monter sur les courbes et de glisser sur ces petites collines ?
La carte postale est une photographie de L. Windstroser et fut expédiée en 1977.

dimanche 21 novembre 2010

Group Ludic : un document rare.



Julien Donada est important pour moi et pour ce blog.
Nous avons déjà maintes fois évoqué son travail de vidéaste, de passionné d'images et ses publications de vidéos et de livres sur Monsieur Haüsermann par exemple.
Voici que Julien Donada nous offre un beau et rare cadeau avec un petit tract passionnant sur le Group Ludic que vous connaissez également.
Ce petit document est vraiment important pour nous d'abord parce qu'il nous informe vraiment bien sur ce Group Ludic, ses membres et ses lieux d'interventions.
Mais en plus il est d'une belle beauté graphique.
Je vous le propose en version large et en version détaillée.
On remarquera que ce Group Ludic devient Aires et Volumes.










Mais comme nous sommes un blog consacré à l'architecture et les cartes postales, je vous propose une carte de Saint Quentin en Yvelynes. On y voit dans l'une des vues multiples les beaux volumes de Simon Koszel, David Roditi et Xavier de la Salle.




Comme cette intervention n'est pas listée sur le tract daté de 1971, on peut facilement déclarer que les jeux de Saint Quentin sont postérieurs.
Et pour finir, Julien Donada joint également à son courrier une carte postale superbe de Grenoble Villeneuve. On y voit les très beaux bâtiments du quartier à la polychromie aventureuse.

On remarquera la très belle qualité éditoriale de cette carte postale André pas datée malheureusement.


Il nous reste à remercier Julien pour ces beaux cadeaux et pour l'occasion qui nous est donnée d'évoquer encore le Group Ludic et sa belle inventivité.

jeudi 23 septembre 2010

compléments, ajouts et autres détails

Les cartes postales n'arrivent que rarement en lot, bien rangées par architecte ou par lieu.
Il m'est donc nécessaire de temps en temps de revenir sur des architectures et des cartes postales déjà publiées.
Alors un peu de manière confuse, mais aussi finalement comme un parcours dans un paysage, voici des architectures que les plus fidèles auront vues précédemment. Mais toutes ces cartes postales sont ici inédites...
Allez hop !




On retrouve d'abord la Société Pernod et sa Pernoderie que nous avions vues ici. L'architecte est Monsieur Willerval.
Les cartes postales sont des cartes de visite, vendues en souvenirs ou offertes aux visiteurs de la Société. Elles sont d'une taille supérieure à la normale (10x15cm) et toutes des photographies de Monsieur Francisco Hidalgo. Il fait un travail de couleurs étonnant, jouant du flou, pastillant de brumes colorées les lieux. On peut y voir une sorte d'hommage à la polychromie généralisée dans l'établissement.

Et là :


La vue multiple vous donne un peu de pittoresque et surtout une vue des jeux superbes du Group (e) Ludic déjà vus ici par exemple. (voir la gare de triage à droite)

On remarquera sur ce détail que deux garçons sont habillés exactement de la même manière, peut-être des jumeaux, ou des parents au sens pratique bien développé !
Les jeux, eux, continuent de me fasciner. Je les trouve vraiment très beaux. A nouveau, on constate le sens esthétique des V.V.F à cette époque et la curiosité des photographes pour ce type d'objet entre design et sculpture.
Un must :


Cette carte postale sera bientôt historique, elle l'est déjà.
Le Forum des Halles ici est bien photographié faisant socle à Saint Eustache. On peut à l'envi, plonger dans la transparence de la verrière au premier plan, glisser sur le très beau morceau que représente l'escalier, s'interroger sur le volume jaune vif à droite et aussi se demander à quoi servaient les Algéco visibles ici :


Le trou des Halles était-il encore en chantier ?
La carte postale Yvon nous donne bien le nom des deux architectes messieurs Vasconi et Pencreac'h, elle est datée par l'expéditrice de 1982 mais de l'éditeur de 1979.
On retrouve cette architecture du Forum des Halles ici par exemple. Et ne pas oublier d'aller lire l'excellente lettre de Monsieur Pencreac'h ici.

mercredi 28 juillet 2010

Bobigny par le jeu

Deux cartes postales qui semblent vouloir jouer le même refrain, celui de l'atténuation de l'architecture par les jeux en plein air.
Vous connaissez maintenant mon intérêt pour ces lieux construits et ludiques, eh bien voici encore deux représentations de ces espaces au pied des tours de la Cité Paul Eluard de Bobigny.
La première :


Cette carte postale Raymon expédiée en 1975 inscrit cet espace de jeux au creux d'une sorte de vallon vert et encadré par ce qui semble un parking à jardinières. En haut sur la dalle les barres hautes et rugueuses, un rien (?) minérales dominent et surveillent.
Pour venir là il doit falloir descendre l'escalier à droite.
Les volumes de jeu sont des tubes de canalisation en béton
peints de couleurs vives. Il y a aussi des cubes qui jouent de l'échelle, bien plus petits que les immeubles mais encore trop grand pour un jeu de cube en bois. Ils sont une taille intermédiaire et sorte de réduction joyeuse d'un plan d'urbanisme.
Toujours je dois lire un détail. Toujours.


Et là dans cette image c'est ce jeune homme de dos habillé dans un ensemble bleu en jean qui me rappelle beaucoup celui de mon père dont je garde encore (et porte aussi parfois) la veste.
Les mains sur les hanches il parle à une jeune femme en surveillant j'imagine son enfant venu jouer là.
Où vont-ils se rendre ensuite tous les deux ?
Depuis quel étage l'enfant pointe-il du doigt cet espace de jeux lorsqu'il veut descendre ?
Puis si on se déplace légèrement :


Le même endroit photographié par Serge Henry pour les éditions Lyna, Abeilles-cartes.
C'est intéressant cette proximité de points de vues entre les éditeurs. Les deux photographes viennent là et placent tous deux leur appareil photographique sur ce morceau d'enfance au pied des tours.
Serge Henry choisit la hauteur et écrase un peu plus les jeux alors même qu'il s'en rapproche. Il fait dominer l'architecture mais aussi dans ce même geste propose cette tour de ciel qui ouvre l'image et écarte les deux tours l'une de l'autre.
On perçoit mieux de quoi sont faits ces jeux et une nouvelle fois on peut penser à Jacques Simon.
J'aime cette image car elle me semble faite de deux lieux, le bas, sorte de déjeuner sur l'herbe et le haut, radicalité massive du logement social.
En cherchant des informations sur Bobigny je suis tombé sur les images de Denis Darzacq. J'avais déjà eu la chance de voir ses photographies de la série
La Chute au Pôle Image de Haute-Normandie et j'avais été littéralement soufflé par ce travail superbe.
J'enviais alors à la fois la liberté des corps suspendus et la capture puissante de cet instant. Je jalouse complètement ce travail.
Et ma jalousie va de celui qui pose à celui qui photographie. Je veux dire qu'il m'est impossible d'entreprendre mon corps dans un tel espace et que je suis encore bien plus incapable de penser le saisir.
L'espace urbain, le lieu même de ces chutes apporte encore au sentiment de liberté car ici point de subterfuge de l'atelier ou du Lieu. Simplement le trottoir, la façade, la fenêtre éléments devenus un instant (300ème de seconde ?) le cadre, l'échelle de cette liberté.
Je vois ici Donald O'Connor marchant sur les murs, je le vois avec eux jouant chacun leur tour de leur connaissance parfaite de leur oreille interne et de l'articulation de leurs genoux !
Allez voir le travail de Denis Darzacq.

mardi 20 juillet 2010

Group Ludic à Chalon-sur-Saône



Une fois encore on retrouve les très beaux jeux du Group Ludic au pied des immeubles.
Ici nous sommes donc à Chalon-sur Saône grâce à une carte postale Combier.
C'est magnifique de vie, de couleurs, de jeux.



Un petit cow-boy se dirige vers une structure à la manière de Buckminster Fuller qui semble investie par les filles, d'autres sont juchés sur les boules, un peu haut je trouve et j'ai un peu peur pour eux.
Regardez bien d'ailleurs comment ces boules sont reliées par une sorte de tunnel en filet à droite de l'image.


Au loin, au troisième étage une silhouette à la fenêtre surveille de loin les jeux.
La carte postale fut expédiée bien après la réalité de sa prise de vue, en 1995 !
Mais qui construisit ces immeubles de Chalon-sur-Saône ?
Qui décida qu'avec ces boules sur pilotis les enfants vivement colorés de Tergal trouveraient là un terrain d'expression ?
Qui, dans les catalogues de fabricants pointa son doigt sur ceux du Group Ludic ?
Qui et où ?
Et maintenant...

vendredi 23 avril 2010

aires de jeux dans l'air du temps


Alors que je devisais joyeusement avec quelques amis nouveaux et anciens, Marc Hamandjian toujours au fait de ce qui se passe et de ce qui peut m'intéresser (merci Marc) me parla d'une exposition à Vélizy-Villacoublay sur le rapport entre les aires de jeux et les pratiques artistiques...
Mon sang ne fit qu'un tour et je pensai immédiatement à mon intérêt nouveau pour ce genre d'espace depuis mes articles publiés sur le Group Ludic ici ou ici, Jacques Simon ici ou ici ou Monsieur Székely ici ou .
Marc m'annonça en même temps qu'un catalogue avait été édité et c'est immédiatement que je courus l'acheter.
L'ouvrage d'un aspect brut un peu à la manière des belles publications de Jacques Simon nous propose entre autres un texte de Vincent Romagny le commissaire de l'exposition qui est également l'éditeur.
Il arrive à nous faire comprendre les rapports, les enjeux, les liaisons qui existent et qui traversent les deux pratiques, l'art et les jeux avec des exemples remarquables pour moi et très souvent inconnus d'artistes et de pratiques mettant en avant cette relation.
Vraiment superbe.
Mon regret se place dans l'absence de certaines de mes connaissances comme justement Jacques Simon ou le Groupe Ludic.
Il restera donc encore à Monsieur Romagny dont on signale ici le courage éditorial, à nous faire un livre sur cette production peut-être plus orientée vers la question du design et la production d'objets édités.
En tout cas il s'agit là d'une surprise indispensable à tous ceux qui veulent voir l'espace public comme possiblement un espace ludique.
Au moins un espace ouvert et libre.
Il me faudra voir les expositions à Vélizy-Villacoublay et à Quimper (plus dur...)
Voici Fabrice Gygi (dont j'ai eu le bonheur d'exposer des gravures parmi les plus belles) en plein vol sur une aire de jeu de sa conception :


Ici, une belle sculpture-jeu de Monsieur Székely dont j'ai souvent évoqué le nom sur ce blog :

De qui est cette pièce ?

Et voici une intervention d'Aldo Van Eyck :


Et comme nous sommes ici sur un blog concernant les cartes postales et l'architecture, un peu comme ça histoire de... Voici une carte postale de Vélizy-Villacoublay :

une édition Yvon en Draeger 301 expédiée en 1974. C'est la résidence des Sorbiers. Pas de nom d'architecte. Le centre d'art de L'Onde est, lui, de Monsieur Vasconi.

Anthologie Aires de Jeux d'Artistes
Infolio
Vincent Romagny éditeur
isbn : 9782-88474-183-5
30 euros

Aires de jeux, contre-emplacements,
Micro Onde centre d'art de l'Onde
Vélisy-Villacoublay
du 10 avril au 4 juillet 2010

Aires de jeux, la police ou les corsaires
centre d'art contemporain Le Quartier
Quimper
du 2 juillet au 24 octobre 2010

dimanche 11 avril 2010

Group Ludic, le sous-marin



Vous reconnaissez maintenant ce lieu.
Oui nous sommes bien devant le village-vacances "les pins de Corduouan" à la Palmyre en Charente Maritime, juste à côté de Royan.
La carte postale nous offre un nouveau point de vue sur le beau bâtiment de messieurs Villeminot et Champrit et surtout devant le formidable espace de jeux pour les enfants créé par le fameux Group Ludic dont nous avons déjà évoqué les réalisations ici et ici aussi.
Lisons ce que nous disent au verso Maud et René :
" Je t'envoie le" sous-marin", un des jeux du village où nous sommes. Les enfants entrent par un tube, passent sous la terre et ressortent par un autre tube..."
Voilà, tout est dit.
Une merveille colorée, joyeuse et certainement inoubliable pour plein de gamins !
Si vous voulez voir l'intérieur allez ici, c'est superbe aussi.
J'imagine que ce type d'expérience doit être bien difficile à réaliser aujourd'hui...
Notons que le Groupe Ludic est nommé mais avec cette orthographe Group-Ludic.
La carte postale est une édition Artaud expédiée en 1972.

Un gamin prêt à descendre dans le sous-marin.

Ici l'entrée principale....

...et la sortie du tunnel !

vendredi 21 août 2009

Group Ludic, une réponse de Monsieur David Roditi


Bonjour,

J'étais un des fondateurs du Group Ludic en 1967 et l'aire de jeu souterrain aux Pins de Cordouan était notre première grande réalisation en 1968. La sortie du souterrain est visible sur la droite de la photo (forme avec une diagonale blanche) et l'entrée était par toboggan hors champ.

Cet aire de jeux n'existe plus, pas seulement à cause de l'âge des équipements, mais la plage a disparu aussi à cause de l'érosion !

Tu peux voir d'autres images sur mon site http://www.facebook.com/l/;www.outilssolaires.com

voir http://www.facebook.com/l/;www.outilssolaires.com/galerie/29-ludic.htm

Le Group Ludic a réalisé une centaine d'aires de jeux avant de disparaître après 7 ou 8 ans. Actuellement les traces des équipements doivent être très rares.

Simon Koszel et Jacques Simon ont travaillé ensemble dans le temps.

Bonne continuation avec ta collection de cartes postales.

Cordialement,

David Roditi

jeudi 20 août 2009

Royan et alentours

Retour sur le Group Ludic et l'espace de jeux.
Dans un environnement que je connais bien, ma nostalgie parfaite : Royan.


Plus précisément nous sommes dans un village-vacances des Pins de Cordouan.
On retrouve la très belle qualité des jeux pour enfants. Admirons volumes et couleurs...
Je suis de ces couleurs là.
J'ai dû, comme l'enfant au premier plan, arborer fièrement un polo jaune et un maillot de bain de ce bleu.
Je me souviens des pouf en velours de ces couleurs au centre aéré Renault.
Mais revenons ici à Cordouan.
Regardons bien le groupe installé, il n'y a pas d'autre mot, sur les jeux. Ils posent non ?


Tout le monde fixe le photographe et on s'amuse même à des jeux de cache-cache avec les sculptures.
Le Group Ludic en pose ?
J'aime tout particulièrement le jeune homme assis sur le haut du cylindre, très décontracté !
Je crois que vers 1970, j'aurais pu aussi faire basculer le haricot blanc sous mes pieds mais bien peu téméraire, je n'aurais pas su escalader les colonnes blanches préférant le refuge coloré d'un périscope bleu.
Mais le bâtiment derrière est aussi fort intéressant. Grandes baies vitrées, huisseries de bois lui confèrent une belle allure. Décidément ces villages-vacances sont particulièrement bien construits. La carte postale nous indique : réalisations sociales des caisses de cadres du groupe Mornay.
Mais revenons par la route de la plage, sous l'ombre des pins et la chaleur un peu écrasante, oui revenons à Royan.
Chef-d'œuvre :


Une bien belle carte postale du marché couvert avec une ambiance bien marquée. Juvaquatre, Hy Citroën et 2cv sous le soleil au zénith.
Mais une échelle est posée sur le voile mince de béton. Encore en travaux ?
Les forains s'installent ? Curieux à cette heure, ils plient boutique oui. C'est la fin du marché. L'ombre dit l'heure.
Cette ombre dessine d'ailleurs en noir dur les ouvertures et blanchit le toit.
La carte postale est expédiée en juillet 1957. Les éditions Glatigny ne citent pas les architectes de cette merveille : messieurs Simon et Morisseau et monsieur Sarger ingénieur.
J'ai eu la chance de voir le marché lors de sa restauration. On pouvait voir le vide sous certains des appuis. Spectaculaire coque fine juste posée sur le sol. A l'intérieur aucun pilier, rien que le brouhaha des forains et des clients pour porter cette construction.
Royan...