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vendredi 15 juillet 2011

en convalescence.



J'aime ce genre de rencontre. Deux cartes postales du centre de convalescence à Albigny-sur-Saône, toutes deux chez Combier éditeur.
On trouve de biens belles qualités qui ne sont pas sans faire penser à Monsieur Jean Deroche ou au travail de L'A.U.A.
Voussures, géométries sereines, béton de qualité, corniches en reprise de galet, huisseries épaisses et bien proportionnées donnent à cette construction quelque chose de bien marqué, d'un brutalisme adouci.
Mais ce joli ensemble se refuse à son identification.
C'est bien dommage.
Surtout que la vue intérieure nous donne dans un décor moderne la sensation que, ici, la convalescence doit être joyeuse comme les opalines de couleurs au plafond, sérieuse comme le reflet d'aluminium du bar et limpide comme la clarté qui baigne la salle.
Un lieu qui respire la santé retrouvée.
Qui retrouvera le nom du ou des architectes ?

mercredi 23 février 2011

Sonacotra en plastique

En essayant de trouver une carte postale pour chacun des articles de notre guide vénéré, je ne croyais pas possible de trouver pour la Sonacotra de Fos-sur-Mer une carte postale des Tétrodons de l'A.U.A.
Pourtant :


Il n'y a pas si longtemps je vous proposais un article sur les préfabriqués et voici qu'à nouveau grâce à cette image, on trouve une sorte d'échantillonnage de modèles allant de l'Algéco aux Tétrodons justement.





Ce qui est intéressant, au-delà de l'architecture si typée de ce genre de cellule et habitat en plastique c'est que le guide, selon les éditions, nous propose soit un dessin du projet soit une photographie des Tétrodons.





Je vous propose donc les deux versions. On remarquera également le changement d'attribution des constructions ou disons une plus grande précision dans la version nouvelle.


On peut se demander ce que sont devenus ces modèles d'architectures minimales et plastiques.
Et si aujourd'hui avec les containers on semble vouloir retrouver ce type d'habitat modulaire, il est à remarquer qu'ici l'expérience est aboutie et même esthétique.
J'entends Monsieur Chaslin qui nous donne de mauvaises nouvelles des containers du Havre transformés en logements d'étudiants.
Et si on rapatriait les Tétrodons de Fos-sur-Mer au Havre ?

La carte postale est une édition LaCigogne en H Color sans date.


samedi 22 mai 2010

la ceinture rouge



Nous pourrions nous être donné rendez-vous devant le Théâtre des Amandiers à Nanterre.
Nous aurions regardé les volumes simples, bien clos, construits en suivant le programme de l'édifice avec une sorte d'honnêteté, sans fioriture.
Nous aurions, le guide d'architecture contemporaine en France dans notre main, lu la critique assez acide qui en est faite.


Mais nous aurions aimé ce bâtiment tout de même, jubilant encore de l'image de la carte postale Raymon et de la réalité de la ville. Vous auriez tenté de trouver le point de vue exact du photographe en traversant sans regarder l'avenue Pablo Picasso et le bus vous aurait frôlé d'un peu trop près.


Nous aurions alors à pied décidé d'aller rejoindre les immeubles MH7 de Monsieur Kalisz. A droite, au bout de l'avenue nous aurions pris la rue Frédéric et Irène Joliot Curie vers la place des Droits de l'Homme.
Sous les platanes bien verts nous aurions disserté sur la ville à la campagne, ce goût des espaces verts. Une camionnette de la ville serait justement en train de faire le ménage des jardins.
Nous aurions cherché dans un silence respectueux le nom du sculpteur du monument dédié aux martyrs de la résistance et de la déportation. En vain...
Au rond-point à notre gauche nous aurions laissé la préfecture superbe dessinée par Monsieur Wogenscky et à notre droite nous aurions enfin trouvé notre immeuble.
Par la fenêtre ouverte d'une BMW cabossée, nous aurions entendu le remuant mais énergique morceau Liqor de Outback.
Bien lourd, les épaules incontrôlées et la tête balançant irrésistiblement...
Nous aurions alors tenté de retrouver cet endroit :


Le Parc de la Défense resterait bien difficile à trouver. Et malgré l'aide de notre carte postale Lyna, de notre ami photographe Rolf Walter, nous ne parviendrions pas à saisir le lieu.
Quel fossé profond enjambe donc cette petite passerelle ?
Avec cette fois encore une carte postale Lyna, et notre autre ami photographe J. E. Pinet, Nous finirions aussi par voir le MH7 depuis ce coin de verdure.


Les deux collègues photographes riraient ensemble du choix de leur cadre et des anecdotes fuseraient sur l'époque des éditions Lyna.
On évoquerait la question de la polychromie en architecture, certains farouchement contre d'autres totalement réjouis, tous tristes de l'état actuel et de l'abandon de ce jeu sur la façade.
On se souviendrait avoir vu déjà une des interventions colorée de Max Soumagnac à Grasse.
Mais ici à Nanterre Nous pourrions également penser à Aubervilliers.


Ici, devant la piscine d'Aubervilliers, nous nous dirions que les formes architecturales, celles du brutalisme français, ont su voyager de l'ouest parisien vers le nord en une ceinture rouge. Nous trouverions que décidément l'école d'architecture devant les barres ressemble à la piscine devant... les barres.
Nous nous régalerions du travail encore et encore de Monsieur Kalisz et de l'A.U.A et nous pourrions une nouvelle fois également nous dire que les attributions sont difficiles parfois.
Là encore le travail de couleur de M. Soumagnac.
Et puis surtout, on apprendrait que Jean-Marie a envoyé cette carte postale Raymon en 1987 pour tenter sa chance amoureuse à Tournez Manège !
Nous serions fascinés par la ligne de jardinières comme un rempart à l'architecture et comme une tentative minable d'agrémenter la ville.
Comme si, oui, la belle et dure architecture, celle des formes et des couleurs justes, n'était pas assez la ville ou peut-être trop la ville.



Guide d'architecture contemporaine en France
Messieurs Amouroux, Crettol et Monnet
technic-union éditeur, 1972

vendredi 28 août 2009

travelling sur la colline




Comme un très lent travelling.
Sauf que...
Si on regarde bien ces trois cartes postales du très beau village-vacances du comité central d'entreprise d'Air France à Gassin, on pourrait croire (et je l'ai cru) que le photographe s'est rapproché petit à petit du hameau en visant l'arbre toujours dans son cadre.
Eh bien non.
Rapidement on s'aperçoit que cela ne colle pas. Pourtant l'idée est belle d'une succession de cartes postales faites par exemple tous les 10 mètres par un photographe nous évoquant ainsi son parcours.
"Ed Rucha, sors de ce corps."
Mais finalement ce faux-vrai travelling, puisque tout de même on réalise bien une progression vers l'avant, bref ce vrai-faux travelling nous permet tout de même de suivre le chantier de ce magnifique village que nous devons à L'A.U.A. Rappelez-vous ici.
De très loin, on perçoit la colline comme grattée laissant la terre jaune faire chantier. Aucun remodelage de la topographie, ça épouse.
On se demande d'ailleurs à ce stade du chantier pourquoi diable faire une photographie qui ne rend pas compte ni dudit chantier ni même de son avenir. Seul l'arbre au premier plan d'un paysage de verdure semble le centre d'intérêt de cette carte postale. Une manière de nous dire le lieu du village en le maintenant à distance et en l'inscrivant parfaitement dans sa géographie.
Le chantier n'est PAS photogénique pour une carte postale.
Le deuxième cliché nous rapproche du village et le photographe nous colle encore un arbre à droite, arbre noir presque inquiétant, torturé. On voit enfin bien les volumes de l'architecture dont on admirera au passage l'habile jeu coloré dont il nous sera difficile de déterminer s'il est voulu à ce point par les architectes ou si la coloration du cliché n'emmène pas l'ensemble dans des tons plus chauds que nature. Le jaune teinte le béton en photographie ?
Mais l'architecture est là, belle cascade de volumes qui dégringole la pente de la colline sachant en jouer, se l'approprier tout en imposant sa radicalité sans tentation régionaliste. C'est du dessin.
Il clair que sur ce cliché, l'ensemble sort tout juste de terre et on perçoit même encore les traces parallèles de la pelleteuse dans le terrain. Une mère y promène pourtant son enfant.
La troisième image laisse à nouveau un arbre sur la droite. Seul, il fait le premier plan avec son écorce très sombre.
La carte précise en son verso que nous sommes au hameau Joseph Kosma et au "Mas". Il suffit alors de reprendre la première carte postale pour comprendre que nous avons en fait une vue générale et deux vues latérales...Vous me suivez ?
Et comme ça ?

On peut donc sans trop se tromper penser que le photographe a réalisé ses clichés le même jour, se déplaçant au gré de son exploration du lieu ou de la commande. Ici, nécessité d'avoir des cartes postales idéales pour une localisation des vacanciers : c'est ici que nous sommes.
D'ailleurs et c'est toujours étonnant, aucun des expéditeurs n'évoque en bien ou en mal l'architecture de leur lieu de vacances sauf Lucien et Julienne qui nous disent qu'ils sont bien nourris et bien logés.
Voilà qui rassurera la famille et les architectes !
Les trois cartes postales sont des éditions du comité central d'entreprise d'Air France imprimées en Eurolux et peut-être éditées en hâte pour le premier été de vacances en 1970.

dimanche 3 mai 2009

Grenoble A.U.A

Je vous l'ai déjà dit mais la ville de Grenoble occupe à elle seule 13 pages de notre guide fétiche.
Hier j'ai déniché ça :

La carte postale André nous dit qu'il s'agit de Villeneuve de Grenoble, le quartier de l'Arlequin.
Pas de date ni de nom d'architecte.
Mais notre guide nous dit ça :


Et là quoi ajouter de plus ?
Que Fernande trouve le quartier très agréable car une piscine vient d'ouvrir et que chaque matin elle descend prendre un bain.
Dire aussi que la grille est belle, que les couleurs ajoutent beaucoup, que le dôme de gazon est juste planté.
Qu'est devenu ce quartier ? Qu'est devenue Fernande , Que sont devenues les couleurs de l'Arlequin ?
Guide d'architecture contemporaine en France
Messieurs Amouroux, Crettol et Monnet
Technic-union 1972

mardi 23 décembre 2008

A.U.A et les vacances


Bon, ça tourne en rond et le centre en serait l'A.U.A.
Me revoici avec une carte postale du Village de Vacances Provençal du Comité Central d'Entreprise d'Air France à Gassin dans le Var. Ici plus précisément, la Bastide halte d'enfants. En rangeant les cartes précédentes, je tombe dessus. C'est le ricochet...
Là encore, des matériaux pris pour ce qu'ils sont, des formes fortes et géométriques s'emboîtant avec rigueur. On devine pourtant un peu de tuile romane. L'ensemble coloré est harmonieux mais je crois que la photographie égalise un peu tout cela. La carte postale est une édition de la collection du comité central d'entreprise d'Air France imprimée en Eurolux. Je vous laisse lire l'article de notre guide vénéré :





Piqûre de rappel : Guide d'architecture contemporaine en France par messieurs Amouroux, Crettol et Monnet éditions AA Technic Union 1972. Je le redis encore : une merveille.

V.V.F et l'architecture

Les Villages Vacances Familles ont eu droit à deux beaux bâtiments. Je vous ai déjà évoqué mon goût pour la Chambre d'Amour à Anglet, magnifique fortification de loisir posée sur le sable.
Voici Grasse. On admire sur cette vue aérienne l'ensemble de petites constructions basses aux toits plats faisant furieusement penser à la fois à Monsieur Candilis et aux villages du Maghreb. On devine de la couleur sur les murs et une circulation automobile interdite compensée par un immense parking à l'entrée. C'est immense et étalé ! On regrettera que les toits ne soient pas en terrasse et pas végétalisés comme pour la Font des Horts à Hyères que j'aime également beaucoup. Mais c'est tout de même un bel ensemble. Notre guide vénéré nous indique :
Ces deux unités se divisent en huit hameaux qui s'articulent autour des installations communes : pavillon central, équipements sportifs, salle commune. La structure est en béton armé. Le remplissage en parpaings a été recouvert d'un enduit teinté dans la masse (Polychromie de Max Soumagnac). Les voutains en béton qui couvrent les cellules d'habitation et les voûtes en briques des salles communes ont été laissés apparents.
Architectes : A.U.A
J. Deroche, V. Fabre, J. Perrotet.
Ingénieurs : M. kostanjevac, S. Venturelli
Aménagements intérieurs : A. Tribel
Maître d'ouvrage S.C.I.C (tiens tiens...)
1966.
Donc pas de la caille !
Qui fera une étude sur les choix architecturaux des V.V.F ? Qui était responsable de cela au sein de l'association ? Car le guide nous indique un autre site intéressant à Gassin pour Air France dessiné par la même équipe. il y a là matière à une thèse, études, article, vidéo... Qui s'y colle ?
Je vais jeter une bouteille à la mer et écrire aux V.V.F. On verra bien.


La carte postale de la vue aérienne est une édition Gilletta photographiée par C. Geay, elle est datée de 1971.

La salle de jeu est une carte postale Gilletta également. Mais d'où est prise cette image ? D'ici ? D'ici ou bien d'ici ?


j'apprends à l'instant que l'ensemble a obtenu le Label patrimoine XXème siècle, voici la fiche :
http://www.paca.culture.gouv.fr/dossiers/xxeme_label/notices/06/grasse/village_clavary/village_le_clavary.pdf